04.06.2008
Barack OBAMA CONTRE McCAIN
Je n'ai pas du tout couvert la campagne américaine. Si J'avais été au Canada je l'aurai probablement suivie de très près, parce que j'en aurai eu le goût et sans doute le temps et puis, ne l'oublions pas, cela faisait partie de mon métier que de suivre les évènements politiques majeurs. Ma vision de prof de géographie culturelle est aujourd'hui altérée par mes préoccupations plus prosaïques et ancrées dans la vraie vie.
Il n'empêche que je me souviens d'une discussion que j'avais eu lors d'un dîner en présence d'un éminent Tunisien qui me soutenait qu'Obama serait président, alors que moi je prétendais qu'il serait impossible d'élire un président noir à la tête des Etats-Unis. Et je le soutiens toujours aujourd'hui.
Ne vous trompez-pas, je ne le dis pas cela parce que je souhaite qu'il en soit ainsi. mais j'ai la nette conviction quand je vois l'acharnement de Mme Clinton à ne pas vouloir céder ses voix à Obama, qu'il y a hélastoujours un profond sentiment, encore présent même confus dans la tête des Blancs d'une prétendue supériorité. Même si les Etats-Unis ont fait des progrès considérables, ils sont encore loin d'avoir un Président noir. Je souhaite que les faits viendront me contredire mais reste à prouver.
Ma pratique des États-Unis datent de moins de cinq ans et je n'y ai pas souvent vu de parfaite égalité entre les Noirs et les Blancs. J'y ai vu au mieux une parfaite indifférence. Oui je sais les choses changent vite en Amérique, on est moins crispé que dans la Vieille Europe, mais là encore, je demande à voir.
De toute manière, au cours des cinq prochains mois, deux questions structureront lle débat et la course à la succession de George W. Bush: la fragilité de l'économie américaine et la conduite de la guerre en Irak, tout comme les questions d'âge et de race.
Mc Cain avec ses 71 ans et son passé de valeureux soldat va être opposé à un jeune candidat vigoureux et intellectuel de 46 ans. Les Américains n'aiment pas les gens qui pensent trop, ils aiment les hommes (on le voit clairement là... pas de femme présidente), ils les aiment d'action mais ils ne haïssent pas la jeunesse.
Une question clé est le sort d'Al Quaida qui résonne encore dans toutes les têtes en Amérique. En Février dernier Mc Cain s'était moqué des propos d'Obama lorsque celui-ci avait déclaré qu'il protègerait les intérêts américains "si Al-Qaïda forme une base en Irak". Et Mc Cain de répondre : "J'ai une grande nouvelle: Al-Qaïda est en Irak. Ca s'appelle 'Al-Qaïda en Irak'"
A mon avis, Obama va devoir hausser le ton par rapport à ce sujet épineux, s'il veut être élu Président, je ne crois pas qu'il pourra se présenter comme celui qui va retirer les troupes d'Irak...il a d'ailleurs nuancé son propos en déclarant que s’il était élu en 2008, il serait prêt à utiliser la force militaire contre des cellules d’Al-Qaeda au Pakistan. On n'a aucun doute sur le choix de Mc Cain qui veut poursuivre Al Qaida jusqu'à disparition. Il soutient un renforcement des troupes en Irak et s'oppose à un retrait rapide. Il préconise aussi des sanctions plus sévères contre l'Iran.
Barack Obama est le candidat du Changement, il est le candidat de la jeunesse, il est le candidat des Noirs. Mais il y aussi le facteur de la grande crise américaine consécutive aux subprimes et à l'effondrement du marché immobilier et maintement au renchérissement du pétrole qui fait courir la classe moyenne à a faillite.
Face à cet état de fait Obama propose de baisser les impôts pour les classes moyennes, d'augmenter les investissements dans les « green tech », le droit à se syndiquer, une réforme du surendettement et une aide aux victimes des subprimes. Le Républicain Mc Cain s'en tient aux mesures habituelles de baisses d'impôts, il préconise un contrôle renforcé et des punitions sévères à l'encontre de Wall Street.
Mc Cain bénéficie de son statut de vaillant vétérant du Vietnam torturé pendant cinq ans. Il est l'homme d'action que les Américains éliront d'emblée si un problème de sécurité intérieure devait surgir avant l'élection. Obama doit trembler pour sa sécurité personnelle et dev ra probablement avoir une garde rapprochée encore plus vigilante. Les propos de Mme Clinton, jugés pervers par plusieurs, sont révélateurs d'une réalité et le discours qu'Obama s'apprête à faire le 25 août prochain résonnera très fort symboliquement parlant: lors du 40e anniversaire du discours de Martin Luther King: I Have a Dream
" L'espoir, c'est ce qui m'a amené jusqu'ici. Avec un père du Kenya, une mère du Kansas, et une histoire qui ne pourrait arriver qu'aux États-Unis d'Amérique.
L'espoir est la base de cette Nation. La croyance que notre destin n'est pas écrit pour nous mais par nous, par tous ces hommes et toutes ces femmes qui ne se contentent pas du monde tel qu'il est, mais qui ont le courage de reconstruire le monde tel qu'il devrait être."
Discours d'Obama traduit par valery Gaillard sur le site Par Rue89 | 05/01/2008 |
À LIRE
McCain et Obama, deux candidats que tout oppose
20:10 Publié dans personnalités , POLITIQUE , RACISME , SOCIÉTÉ , USA | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Obama, Clinton, Mc Cain, Luther King, démocrates, Convention
01.06.2008
Nés en 68
Hier soir, je suis allée voir un film dont le titre me tentait, Nés en 68…l’anniversaire de ce mai très spécial et qui a marqué l’histoire de la France. J’y suis allée sans a priori par rapport aux acteurs ne sachant pas qui jouaient, quasiment à l’aveuglette tant le titre avait de l’impact dans ma conscience d’ancien prof d’histoire-géo. Si je n’avais aucune attente par rapport aux comédiens, j’en avais par rapport à la trame du film, car je savais que ce n’étais pas un documentaire, mais bien une fiction à laquelle j’allais assister.
Le synopsis est simple, la vie de quelques jeunes idéalistes menées par Catherine, une jeune bourgeoise juive révoltée qui veut faire éclater tous les tabous et qui milite pour un monde meilleur où l’amour libre est un principe érigé en norme, où l’avortement est un droit et où la campagne est un havre de sérénité. Autour d’elles gravitent des hommes qui la quittent, tour à tour, et des enfants bien malmenés par un environnement familial anti-conformiste.
Je ne vous cacherai pas ma déception face à ce film trop long qui veut embrasser 40 ans de la vie des protagonistes dans une fresque qui ne convainc pas. Un tel sujet aurait pu donner un grand film, si le synopsis avait été plus travaillé et si les personnages n’avaient pas été aussi outrés. Le film se déroule dans une campagne, certes belle mais pas si hospitalière, qu’on aime à se l’imaginer. Le côté bucolique des hippies dansant nus au son de la guitare frise quasiment le ridicule, même s’il veut dépeindre un mode de vie ayant effectivement existé pendant quelques temps en France, certes un peu moins qu’en Californie.
Le défaut principal du film est de vouloir montrer trop de choses, de ne pas avoir fait un choix, de rester dans un discours sociographique : rien ne nous est épargné des thèmes de lutte ayant effectivement existés en France depuis mai 68. Mais cela ne sent pas le réel, la concentration de tous les malaises de la société française voire de l’humanité tournant autour du même personnage ne lui donne plus la consistance souhaitée pour laisser une trace impérissable. De l’avortement au suicide, de la guerre d’Algérie au racisme, du militantisme au meurtre, du mariage mixte au pacs, en passant par l’homosexualité, le sida et le cancer…le film ne provoque pas l’émotion attendue. On s’ennuie ferme car on décroche. Je me suis surprise à bailler.
Une erreur de Casting n’a pas arrangé la crédibilité du film : autant Laetitia Casta en jeune étudiante militante demeure crédible au début du film, autant vouloir lui faire tenir le rôle d’une femme ayant passé la cinquantaine est ridicule. La transformer en mère d’une jeune femme à peine moins âgée, est dramatique. Les personnages ne vieillissent pas et restent impénétrables. Les jeunes enfants issus de la génération de mai 68 sont traités de manière aussi caricaturale, la fille cherche à devenir le contraire de sa mère, dégoûtée par le comportement sexuel libéral de celle-ci et le fils est un jeune homosexuel papillonnant. Comme si une fille mère ne pouvait qu’avoir des enfants à problèmes!
Résultat des courses ce film est imsipide, la mayonnaise ne monte pas cat la recette est indigeste, à telle preuve que la salle de cinéma peu remplie au début de séance s’est avérée désertée au bout de deux heures. Moins de dix personnes dans la Salle sur le boulevard des Capucines à Paris un samedi soir, c’est dire l’étendue du désastre. Or, Mme Laetitia Casta est une artiste fort recherchée au cachet impressionnant…ce film est probablement un flop commercial.
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| Réalisation : Olivier Ducastel et Réalisation : Jacques Martineau | ||
| avec : Laetitia Casta (Catherine), Yannick Renier (Yves), Yann Trégouët (Hervé), Christine Citti (Maryse), Marc Citti (Serge) | ||
Filmographie de Mme Laetitia Casta :
Nés en 68 d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau (21/05/2008)
La Jeune fille et les loups de Gilles Legrand (13/02/2008)
Le Petit monde de Charlotte de Gary Winick (voxographie) (2007)
Le Grand appartement de Pascal Thomas (2006)
Errance de Damien Odoul (2003)
Gitano de Manuel Palacios (2002)
Rue des plaisirs de Patrice Leconte (2002)
Les Ames fortes de Raoul Ruiz (2001)
La Bicyclette bleue (téléfilm) (2000)
Astérix et Obélix contre César de Claude Zidi (1999)
23:35 Publié dans Chroniques de France , CULTURE , Femmes , Guerre , IMMIGRATION , SOCIÉTÉ , USA | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : casta, Laetitia, 68, Mai, France, hippies, Gauche
02.03.2008
Nouveauté de Mars : Facebook
Je suis quelque peu absente ces temps-ci de mon blog Routes américaines, pour plusieurs raisons dont l'une est la mise en place de mes activités en Tunisie et l'autre, depuis le 20 février, à mon adhésion au réseau Facebook.
Je sais que certains d'entre vous, surtout au Canada, avaient cédé à cette FecebookMania :
"Avec 8 millions de membres, représentant 25 % de la population et 13% de celle de Facebook, le Canada mérite le titre de paradis de la sociabilité virtuelle manière Facebook." Jacques Dufresne, sociolgue québécois sur l'Encyclopedie de l'Agora.
La France avait résisté à l'attractivité de ce réseau sans doute à cause de l'anglais omni-présent, mais depuis quelque temps, deux millions de Français se sont inscrits dont moi, finalement. Au mois de novembre dernier le phénomène s'est précisé et les Medias français se sont emparés de cet univers relationnels virtuels nouveaux.
Le 3 janvier dernier un français ultra communiquant faisaitalor la Une de certains médias en prétendant toucher deux fois plus de monde que le président de la France Nicolas Sarkozy en étant sur FACEBOOK :
"Arash Derambarsh, Français d'origine d'iranienne, a remporté mardi l'élection présidentielle de Facebook, ce site de socialisation sur le Web dont le succès n'est plus à démontrer. Le scrutin virtuel avait été organisé par une entreprise" titrait TF1 et LCI Malgré le démenti quasi immédiat de la réalité de l'élection de ce Président, les insceiptions à Facebook se sont multipliées et Facebook ne peut que se féliciter du coup de pub que cette fausse bonne nouvelle ait provoquée par ricochet...un "président français pour Facebook"
"Que ceux qui ne connaissent pas Facebook lèvent le doigt. C'est toute la puissance du phénomène de mode, qui s'impose avec la force de l'évidence : Facebook s'est hissé en un temps record au rang de géant mondial dans le créneau des sites de socialisation. C'est donc le lieu du Net où il faut être. On s'y montre, on s'y retrouve, on s'y rencontre. Toute une palette d'outils est mise à la disposition du nouvel arrivant pour favoriser les échanges, depuis les listes "d'amis" que l'on peut piocher sur Facebook jusqu'aux connexions sur votre profil signalées directement par mail, en passant par les messages laissés par les visiteurs sur votre page personnelle... Autant d'outils, autant de codes - et autant de risques de surprises quand les relations virtuelles côtoient d'un peu trop près le réel."
En effet Facebook est loin de faire l'unanimité et on peut lire des mises en gardes faites par d'éminents sociologues comme Jacques Dufresne au Québec arguant de la "complicité des membres canadiens de Facebook au néoconservatisme américain", ou du sociologue français Philippe Breton "On est très imprudent dans ce monde virtuel" (...) "Ça conduit à des heureux hasards, mais aussi à beaucoup de contresens, de rencontres qui ont l'air de se faire mais ne se font pas". Il parle de déshinibition possible source de problèmes "elle n'est pas forcément un atout pour la communication. Il vaut mieux parfois être plus inhibé, c'est-à-dire plus prudent, réfléchir à ce que l'on fait, garder une certaine distance. C'est en soi une qualité sociale".
L'aventure continue et triplera sans doute la fréquentation française de Facebook puisque fin mars un Facebook en Français sera disponible.

En attendant, je m'y suis mise et c'est très sympa, car cela m'a permis de retrouver des ami(e)s perdus de vue et qui viennent participer à des activités et groupes que je publicise ainsi comme le CLub Distinctive Women qui ainsi touche mes amies du Canada et des Etats Unis ou Le Cercle Nature et Culture en Tunisie qui touche enfin des personnes sensibilisées aux causes environnementales et patrimoniales.
Oui bien sûr c'est aussi, si on le veut, un lieu de drague mais vous pouvez afficher clairement votre niveau d'intérêt relationnel et si vous cherchez une aventure vous la trouverez sans doute. Mais, bien entendu, ce n'est pas l'essentiel et dans un monde urbain où on ignore son voisin et où la solitude fait le lot de bien des gens, Facebook est un bon moyen de se créer un réseau de connaissances à l'échelle de la planète.
Alors je vous invite à venir voir mon profil
15:33 Publié dans Blog , Chroniques de France , CULTURE , NETWORKING , QUÉBEC , SOCIÉTÉ , TUNISIE , USA , Voyage , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Geronimi, Martine, Martine Geronimi, Facebook, DW, Distinctive Women, Cercle
28.12.2007
Une femme assassinée: Benazir Buttho
En cette toute fin d'année 2008, la violence et la mort règnent de plus belle. Une nouvelle fois, une femme est la cible d'une violence odieuse: Benazir Buttho. Ayant échappé à un premier attentat, il y a quelques semaines, dès son retour au pays, elle vient de succomber à un attentat suicide.
Première femme chef de gouvernement d'un pays musulman à juste 35 ans en 1988, après la victoire du PPP (parti socialiste pakistanais), parti fondé par son père. Très rapidement elle est en but à des accusations de corruption et de mauvaise gestion et deux fois chassée elle avait préféré se réfugier à l'étranger en 1999, tout en contestant le bien-fondé de ces accusations.
En exil à Londres et à Dubaï, où résident ses enfants, elle était revenue pour participer aux élections, comme opposante au Général Musharraf
Le 15 décembre dernier le président Musharraf avait justement levé l'état d'urgence proclamé en novembre et annonçait que les élections prévues le 8 janvier 2008 seraient équitables et transparentes. Ces élections sont désormais compromises.
D'après certains journaux, comme Libération, le pays est en proie à des manifestations de colère des partisans de Benazir et on peut s'attendre à des suites funestes.
La télévision pakistanaise, elle, a indiqué que Musharraf a qualifié l'assassinat de Bhutto «d'immense tragédie nationale» et a décrété un deuil de trois jours dans le pays.
Aux États-Unis, "l'assassinat de l'ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto a soudainement forcé jeudi les présidentiables américains à parler terrorisme et sécurité nationale, à une semaine des premiers scrutins.
La mort de Benazir Bhutto a remis au centre de la campagne américaine la thématique de la "guerre contre le terrorisme", jusqu'alors largement éclipsée par des questions socio-économiques et des différences de style entre des candidat. Guliani, l'ex maire de New York et candidat à la Présidentielle a dit dans un communiqué : "L'assassinat de Benazir Bhutto est un événement tragique pour le Pakistan et la démocratie au Pakistan" (...) "Sa mort montre que le terrorisme est partout, à New York, Londres, Tel-Aviv ou Rawalpindi, un ennemi de la liberté"
Le quotidien libanais d'expression française, L'Orient le jour, rapporte les propos du chef de gouvernement Fouad Siniora qui s'affirme "choqué" et qualifie cet attentat mortel de« crime odieux contre une femme combattante et une leader du Pakistan et du monde islamique ».
Le Figaro en France, il y a moins d'une heure parlait de la marque d'Al Qaida:
"La marque d'al-Qaida. Le réseau terroriste a revendiqué vendredi la paternité de l'attentat suicide qui a coûté la vie à l'ex-premier ministre et chef de file de l'opposition pakistanaise Benazir Bhutto jeudi près d'Islamabad, selon la TV pakistanaise. Le gouvernement pakistanais a presque immédiatement assuré ne pas être au courant d'une telle revendication, préférant accuser les islamistes considérés comme proches d'al-Qaida d'être les auteurs de l'assassinat." Et de rajouter un compte sordide et symptomatique d'une crise dans un pays de 160 millions de personnes: "L'assassinat de Benazir Bhutto est le dernier d'une série record d'attentats suicide dans l'histoire du Pakistan, qui ont fait près de 800 morts en 2007. Le plus meurtrier avait eu lieu le 18 octobre, quand deux kamikazes avaient tué 139 personnes dans un gigantesque défilé de sympathisants qui célébraient à Karachi le retour de l'ex-premier ministre après six années d'exil."
Les conséquences économiques d'un tel attentat sont sérieuses et ce matin La Tribune de Genève faisait le point de la situation des marchés boursiers en Asie-Pacifique qui "ont reculé vendredi dans le sillage de Wall Street qui a enregistré de fortes pertes sur fond de craintes d'instabilité déclenchées par l'assassinat du chef de l'opposition pakistanaise Benazir Bhutto".
09:15 Publié dans Chroniques de France , Femmes , personnalités , POLITIQUE , USA | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Benazir, Bhutto, Musharaf, Pakistan, terrorisme, attentat, Kamikaze
09.12.2007
Ne pas oublier, La Nouvelle Orléans
Il ya quelques jours nous apprenions par les Médias que l'acteur Brad PITT soutenait financièrement une reconstructon écologique de La Nouvelle-Orléans. La vedette est pasée sur CNN, à l'émission la plus regardée le soir, celle de Larry King, et pour ceux qui comprennent l'anglais vous pouvez visionner le Podcast de CNN.LE PROJET "MAKE IT RIGHT" est assez bien développé dans le journal Libération, sous la plume de PHILIPPE GRANGEREAU, correspondant du journal à Washington, le jeudi 6 décembre 2007. Ce dernier écrit:
"Tandis qu’Angelina Jolie parcourt le monde comme ambassadrice de bonne volonté pour le Haut-Commissariat des Nation unies aux réfugiés, monsieur finance des maisons pour les démunis de La Nouvelle-Orléans. Brad Pitt, acteur, millionnaire et philanthrope, vient de lancer un projet pour la construction de 150 maisons destinées à pallier l’incompétence flagrante de l’administration américaine et de la Maison Blanche. En effet, plus de deux ans après l’ouragan Katrina qui a provoqué la pire catastrophe naturelle de l’histoire des Etats-Unis, moins de la moitié de la population a pu se réinstaller. Nombre d’habitants sont à la rue, faute de logements.
«C’est quelque chose qui me tient plus à cœur qu’aucun des films dans lesquels j’ai joué», a expliqué Brad Pitt en présentant cette semaine l’armature de son projet, baptisé Make It Right («le faire bien»), sous la forme d’une installation de tentes roses plantées en lieu et place des maisons qu’il y fait construire. A la nuit tombée, un millier de lumières éclairent le site en mémoire des 1 836 victimes. «Il n’y a pas de raison pour qu’on n’érige pas 1 000 maisons, ou même 10 000 si tout le monde s’y met… Ça restaurerait ma foi dans l’humanité», a lancé l’acteur en concédant qu’il n’est «pas très fort dans les histoires de business». Il a promis d’y consacrer 5 millions de dollars, et a appelé d’autres mécènes à l’aider. Le milliardaire Steve Bing s’est engagé à mettre la même somme sur la table.
Panneaux solaires. L’année dernière à la même époque, Brad Pitt était allé au sud de Bombay (Inde) pour donner un coup de main à la construction d’une centaine de maisons pour les populations démunies. Ce projet, lancé par l’ancien président américain Jimmy Carter, l’a inspiré.
En Louisiane, où l’ouragan avait provoqué la rupture des digues de La Nouvelle-Orléans, les maisons seront construites sur pilotis afin de parer à de nouvelles inondations. Féru d’architecture, Pitt a sollicité plusieurs agences de renom. Esthétiques et écologiques, les habitations arboreront un toit équipé de panneaux solaires et un système de récupération des eaux de pluie. Coût : 150 000 dollars la maison. Toutes seront bâties dans le Lower 9th Ward, un quartier entièrement laminé par l’ouragan et qui ressemble toujours aujourd’hui à un bout de tiers-monde. Brad Pitt n’a pas précisé sur quelles bases seront attribuées ces maisons, destinées aux anciens résidents du quartier. Pour l’heure, huit premières familles ont été retenues." Brad Pitt a fait de cet événement une couverture médiatique monstre. Il est passé sur toutes les chaines et dans le Journal TODAY Show et on peut voir l'état de la Nouvelle_Orléans sur MSNBC
SOURCE: From NBC, 12/3 SOURCE huffingtonpost.com
21:40 Publié dans ÉCONOMIE , ENVIRONNEMENT , Louisiane , MEDIAS , PODCAST , Souvenirs souvenirs , USA , Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BRAD, PITT, BRAD PITT, ANGELINA, JOLIE, MAKE IT RIGHT, NEW ORLEANS
31.10.2007
La France encore en baisse et sa compétitivité recule
Forum Economique Mondial - Rapport sur la compétitivité
http://www.weforum.org/gcr 31.10.2007
Thierry Geiger, économiste au Forum Economique Mondial commente les résultats du dernier Rapport Mondial sur la Compétitivité 2007-2008
La France est au 18e rang, les USA au premier. entre les deux le Canada est au 13e rang, l'Angleterre au 9e et l'allemagne au 5e.
Signalons la performance tunisienne au 32e rang précédant la Chine au 34e, talonant l'Espagnne 29e rang.
"Global Competitiveness Index rankings and 2006–2007 comparisons" est le document complet que vous pouvez télécharger sous forme pdf gcr2007_rankings.pdf
Si vous regardez attentivement ces chiffres vous verrez que la France a perdu 3 places!
Le Canada a perdu une place, les Etats-Unis conservent leurs acquis de premier.
La Suisse et la Suède ont fait de véritables gains de compétitivité.
Le Royaume uni recule fortement de la 2e à la 9e place
Les raisons qui expliquent le recul français d'après cet expert: " deux gros point noirs:
la flexibilité de son marché du travail (129e sur 131 pays, la nature des relations entre employeurs et employés bonne dernière, la facilité à engager du personnel, de même),
la situation macro-économique (un très haut déficit, une dette élevée, une épargne basse qui pénalise les investissements"
12:55 Publié dans Chroniques de France , ÉCONOMIE , NETWORKING , PODCAST , SOCIÉTÉ , USA | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : comparaison, France, Chine, Inde, Russie, Bresil, pays émergents
30.09.2007
Immigration France Amérique, une comparaison et un témoignage
Sur le nouveau media en ligne, Rue 89, j'ai trouvé une lettre d'un chercheur français émigré aux États-Unis, Antoine Lessuffleur, parce que sa femme chercheure d'origine ukrainienne et naturalisée française n'a jamais pu trouver de travail en France après deux ans de recherches intensives. Cette lettre fait totalement écho à mon expérience personnelle. Aussi je reproduis ici une partie de ce témoignage digne de foi et vous engage à aller lire l'intégralité de son propos sur Rue 89
"Nous sommes arrivés aux Etats-Unis avec une offre d’emploi à mon nom pour effectuer des travaux de recherches dans le domaine des nanotechnologies appliquées au biomédicale et mon épouse est donc entrée aux Etats-Unis avec un visa en tant que dépendante de travailleur temporaire. Elle fut à peu prés dans la même situation que lors de son arrivée en France à ceci près que mon statut en France était évidemment celui de citoyen français. Et c’est la que l’efficacité et le pragmatisme américains font toute la différence.
Tout d’abord pour l’obtention du visa, le consulat américain nous a posé quelques questions et nous a envoyé notre visa quelques jours après. En Ukraine, nous avons du relancé plusieurs fois pour obtenir le visa de mon épouse. Je suis resté plus de trois mois en Ukraine pour pouvoir faire les démarches administratives avant et après notre mariage.
Une fois sur le territoire américain, mon épouse a fait une demande d’autorisation de travail qu’elle a obtenu en 6 semaines. Au contraire, à son arrivée en France, mon épouse avait demandé une carte de sejour et une autorisation de travail qu’elle avait obtenues après six mois et suite à des relances multiples de ma part car manifestement, notre dossier avait été laissé au point mort. Certes, on lui a délivré un récépissé qu’il a fallu renouveler à cause des délais de délivrance pour la carte de séjour. Mais chercher un travail avec un récépissé valable quelques mois, cela ne fonctionne pas beaucoup dans notre profession.
Une fois que mon épouse a obtenu son autorisation de travailler aux Etats-Unis, elle a trouvé un travail de chercheur dans le département R&D d’une très grande entreprise américaine et cela après moins d’un mois de recherche d’emploi. En France, elle a intensivement cherché pendant deux ans sans résultat.
Une différence de mentalité
Je pense qu’il y a deux éléments qui font une très grande différence entre les Etats-Unis et la France à ce sujet. La première est l’organisation de l’immigration. Aux Etats-Unis, les officiers vont considérer l’apport de l’immigrant à l’économie nationale. Les démarches sont plus simples de mon point de vue et surtout, il y a beaucoup plus de visibilité sur l’état réel de notre demande.
La seconde concerne la mentalité. Une fois entrés aux Etats-Unis, nous avons été considérés et valorisés pour ce que nous sommes. Etre des immigrants ne constitue en aucun cas un désavantage dans notre vie professionnelle et quotidienne. Mon épouse et moi-même avons également travaillé au Canada pendant une année. A travers ces expériences de "chercheur immigrant", j'ai compris une chose.
La France souhaite attirer des travailleurs qualifiés mais elle ne sera pas attractive. Toutes ces politiques d'immigration sont très vite connues de tous les immigrants. Des immigrants comme moi et mon épouse ne s’intéressent pas en premier lieu à la gastronomie raffinée, aux musées mais à l'accueil qui nous recevons de la part des autorités du pays où nous immigrons, des possibilités qui nous serons offertes et de la façon dont nous serons traités. Or dans ces domaines, la France ne fait pas envie et j'ai pu le constater à travers de nombreux échanges que j'ai eu avec des étudiants et chercheurs chinois, indiens, coréens et de plusieurs autres parties du monde.
Arrogance française et méconnaissance
Cela fait partie a mon sens de l'arrogance française que de prétendre que les travailleurs qualifiés voudront tout de même venir en masse en France malgré les conditions dégradées que la France leur offre par rapport à l'Amérique du Nord, l'Australie ou certains pays d'Europe autant au niveau des salaires, de l'avenir de leurs enfants que de la simplicité et de la visibilité des procédures administratives.
Mais finalement, quand j'ai entendu certaines aberrations sur le plateau de Ripostes comme par exemple l'amalgame entre la population noire américaine et la population immigrée aux Etats-Unis, j'ai bien vite compris que la pluparts des français qui parlent d'immigration n'y connaissent rien et n'ont aucune expérience personnelle à ce sujet. L'immigrant américain a pour finalité de devenir un citoyen américain et je n'ai pas non plus compris la comparaison avec le système britannique.
Finalement vous avez la lourde tache d'élever le niveau de connaissance des français à ce sujet et je mesure combien votre travail est difficile. Pour ma part, l'immigration est devenue un de mes sujets favoris au travers du cas de mon épouse que j'ai trouve aberrant et de mes expériences d'immigrant. La comparaison des systèmes d'immigration me fascine et je suis stupéfait de la naïveté française à ce sujet.
Dans ma profession, l'échange culturel est très important car il nous oblige à penser différemment, à prendre les problèmes sous des angles inédits. Mes compétences et ma créativité scientifiques se sont approfondies au contact d'étudiants ou de chercheurs indiens, chinois, américains canadiens, coréens, nigérians...Cette richesse provenant du contact avec des personnes d'origines et d'horizons différents, je souhaite la faire partager autour de moi.
Mais je suis en colère à propos de la teneur du débat en France car je pense que les pays qui sauront le mieux composer et harmoniser l'immigration seront les champions de demain. J'ai beaucoup apprécie la lecture du livre du professeur Richard Florida "The flight of the creative class" qui évoque aussi tous ces sujets.
Enfin, je voudrais terminer cette lettre par une anecdote assez révélatrice. Quand mon épouse a passé son entretien d’embauche ici aux Etats-Unis, les recruteurs lui ont demandé pourquoi elle était restée sans travailler pendant deux années. Elle leur a alors raconté ses diverses démarches sans succès en France. Ils ont eu d’abord du mal à la croire et face à l’évidence et ils ont dit être surpris par ce mode de fonctionnement.
Pour nous, cela a été d’un profond réconfort car nous avons alors compris que nos déboires ne venaient pas de nous mais du système français. Excusez-moi d'avoir pris quelques minutes de votre temps mais je tenais tout d'abord à vous dire que des personnes comme vous ont a mon avis un travail très important et très difficile sur ce sujet. Je voulais aussi vous dire combien c'est rassurant d'entendre les propos d'un expert du sujet à propos de l'immigration dans un débat télévisé.
Je rêve d'un jour où la France comprendra les problématiques liées à l'immigration et ne traitera plus ce sujet de cette façon. J’aime certainement le pays qui m’a vu naître, la France mais je suis touché et j’apprends tous les jours à aimer un peu plus, un pays, les Etats-Unis d’Amérique, qui me donne une chance de pouvoir construire un avenir avec mon épouse et une famille. Nous ne parviendrons peut-être pas à rester aux Etats-Unis mais nous leur sommes reconnaissants de nous donner une chance réelle. Sur ce point, je pense que les Nord-Américains ont compris plus de choses que les Français."
Cette lettre fait suite à l'émission de Serge Moati RIPOSTES sur France 5, qui le 20 septembre dernier avait pour sujet: Sans-papiers, immigration : urgence nationale
18:25 Publié dans Chroniques de France , ÉCONOMIE , Femmes , IMMIGRATION , SOCIÉTÉ , USA , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rue 89, MOATI, immigration, université, biomédical, reherches, Attractivité
20.09.2007
Rumeurs de Guerre
« Les propos de Bernard Kouchner quant à la possibilité d'une "guerre" contre l'Iran ont provoqué de nombreuses réactions, lundi 17 septembre. Le chef de la diplomatie française, critiqué par l'opposition, a reçu le soutien du premier ministre qui, sans prononcer le mot de "guerre", a souligné que les Iraniens doivent comprendre que la situation dans la région "est à son extrême".
Tout en estimant que M. Kouchner "a raison", François Fillon a indiqué que "tout doit être fait pour éviter la guerre". "Le rôle de la France, a-t-il ajouté, est de conduire vers une solution pacifique une situation qui serait extrêmement dangereuse pour le reste du monde."
A l'étranger, la réaction de la Russie contraste avec celle des Etats-Unis. Le vice-ministre russe des affaires étrangères, Alexandre Lossioukov, a estimé qu'une éventuelle intervention militaire contre l'Iran serait "une erreur politique" avec "des conséquences catastrophiques". "Nous sommes convaincus qu'il n'y a pas de règlement militaire au problème iranien", a-t-il ajouté.
A Washington, le département d'Etat a observé qu'il "serait faux de parler de menaces de guerre", ajoutant : "Au contraire, nous prenons cela comme la preuve que nos amis français prennent la situation au sérieux." »
Alors que Bernard Kouchner se trouve aujourd’hui à Washington en plein réchauffement des relations irano-américaines, et après avoir soufflé le chaud, il se dit prêt à aller demain en Iran pour négocier.
Dans le Figaro de ces derniers jours, pourtant, j’avais lu que le ton montait et que les patrons français devaient se mettre de la partie : «Le patron du Quai d’Orsay a également souhaité que l'Union européenne prépare des sanctions contre Téhéran. «Nous avons décidé, pendant que la négociation se poursuit -et elle doit s'amplifier- de nous préparer à des sanctions éventuelles en dehors des sanctions de l'ONU, qui seraient des sanctions européennes», a-t-il déclaré. «Nos amis allemands l'ont proposé», a-t-il ajouté, en précisant qu'il s'agirait de «sanctions économiques à propos des circuits financiers» visant notamment «les grandes fortunes, les banques» en Iran, pas la population ordinaire.»
Maintenant la baudruche se dégonfle-t-elle... mais à quoi joue Bernard Kouchner?
Il se dit mal compris et joue à la victime :
«J’ai été tellement mal compris qu’il est temps de rétablir l’honnêteté et la transparence de ma démarche. Nous ne sommes pas hostiles au dialogue avec les Iraniens, au contraire. Nous l’avons toujours maintenu. J’ai moi-même reçu à Paris Ali Larijani (président du Conseil de sécurité iranien, patron de la diplomatie et de la défense de l’Iran); à New York, j’ai rendez-vous avec mon homologue iranien; il n’y a pas une semaine qui passe sans que je téléphone à M. Larijani. Nous disons à tous ceux qui ont mal interprété des mots pris hors de leur contexte que nous sommes prêts à continuer à dialoguer avec acharnement avec les Iraniens, sans craindre les échecs. Aucun échec ne nous fera renoncer au dialogue nécessaire. Mais ces discussions ne peuvent pas durer des années : il faut trouver une solution. Je ne veux surtout pas faire de procès d’intention à l’Iran, mais certains observateurs estiment que l’accord que l’Iran a passé avec l’AIEA est une façon de gagner du temps. Tous les experts de la planète sont inquiets. » Le figaro d’aujourd’hui
Pour moi, la poudrière du Moyen Orient est le principal nœud de politique international, bien sûr et le Liban, ce matin, est là, une fois encore, pour nous le rappeler : un nouvel attentat extrêmement meurtrier a coûté la vie à un député anti-syrien Antoine Ghanem
, qui avait été dernièrement accueilli par la France et donc Bernard Kouchner à la conférence de La Celle-Saint-Cloud du 14 et 15 juillet 2007
Tribune de Bernard Kouchner du 4 juillet 2007 précédant la Conférence
Les victimes de cet attentat: 5 morts et 71 blessés
d'après les médias suisses couvrant de près ce drame : "Antoine Ghanem et quatre autres personnes ont été tuées et 71 blessées dans l'attentat à la voiture piégée dans une banlieue chrétienne de Beyrouth. Vingt kilos de TNT disposés dans une voiture ont explosé.
Malgré cet attentat, le président du Parlement Nabih Berri a affirmé au quotidien An-Nahar que la convocation des députés pour élire le successeur du président prosyrien Emile Lahoud était maintenue au 25 septembre." Je vous invite à lire et écouter la télévision radio Suisse romande RSR.Ch
L'assassinat du député franco-libanais antisyrien Antoine Ghanem, mercredi à Beyrouth, viserait à torpiller l'élection d'un nouveau président de la République, d'après la presse libanaise de ce jeudi matin.
La France, médiatrice au Moyen Orient a vaiment fort à faire!!!
15:15 Publié dans Blog , Chroniques de France , Guerre , MEDIAS , POLITIQUE , SOCIÉTÉ , USA , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Iran, Liban, Proc he Orient, Syrie, attentat, Ghanem, Kouchner
11.09.2007
Le 11 septembre, un an en France
Aujourd'hui, évidemment, tout le monde se souvient de la tragédie du World Trade Center! Moi aussi, puisque c'était mon premier jour au département de géographie de l'Université du Québec à Montréal. Ce matin-là à 9h30 heures locales j'avais rendez-vous avec un collègue dont j'avais eu le nom par un grand ami prof à la Sorbonne. Ce rendez-vous est gravé dans ma mémoire puisqu'arrivée au département, je savais déjà qu'une première tour s'était effondrée et j'ai vu en direct à la télé, allumée dans la salle des ordinateurs, qu'une deuxième tour tait percutée de plein fouet et s'effondrait quelques minutes plus tard. Nous étions tous incrédules!
A l'époque j'habitais moi-même dans une tour au 22ème étage, juste en face du Mont Royal mais ces images vues et revues ad nauseam pendant les mois qui suivirent, m'ont fait détester à jamais les étages élevés.
Aujourd'hui c'est surtout l'anniversaire de l'année en continu de mon retour en France.
Ce sont de nouveaux projets et beaucoup d'écriture. Mais c'est aussi une année sans rentrée d'argent...aucun droit
au chômage, pas de place dans les Universités et une dépendance par rapport à mon conjoint québécois. C'est dur, mais c'est mon choix de changer de vie pour être en accord avec mes valeurs! Finalement c'est une année de transition qui est la bienvenue et qui me fait vivre intensément, car je me construis une légitimité fondée sur une identité multiple mais qui a tout son sens. Je sais que je suis une Française de Tunisie devenue Canadienne et qui apprécie sons statut de citoyenne du Monde. Maintenant je travaille très fort à me constituer mon réseau, à m'entourer de mes semblables, ces citoyens du Monde que j'ai choisi de regrouper dans un Hub sur Viadeo intitulé La Constellation Nomade. 20:55 Publié dans Blog , Chroniques de France , IMMIGRATION , Louisiane , QUÉBEC , SOCIÉTÉ , Souvenirs souvenirs , TUNISIE , USA , Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Viadeo, Networking, France, New York, USA, constellation, <

























