29.07.2009

L'été en Tunisie; tranche de vie

1900541640.jpgDepuis fin mai je suis très prise par une belle aventure éditoriale. Si en octobre dernier; j'avais exprimé le souhait de créer un magazine de décoration en Tunisie car j'en voyais l'utilité...mais qu'hélas je n'avais pas réussi à la faire...grâce à une agence de Com tunisienne Alliance, je participe tout de même à cette nouvelle route...ce nouveau défi ....Dary Magazine sachant que Dar veut dire maison et Dary la maison vous avez compris journal de la maison. Autant je pensais réaliser un trimestriel...autant là le défi est immense nous avons la tâche exaltante et périlleuse d'un mensuel.

Je suis rédactrice principale et le résultat de ce premier numéro me rend fière de ce chemin pris.

voici le contenu de mon dossier principal Thema:

Thema

C’est la rubrique clé de Dary magazine : un thème mensuel à fort intérêt pour les lecteurs est présenté sous différents angles.

 

Le cœur du magazine, un dossier dont j’ai la responsabilité éditoriale. Le thème de ce premier numéro est Tunisie…maisons d’été un thème qui colle à l’actualité

Composé d’

 

Une introduction sur la genèse de la villégiature en Tunisie

Un reportage sur une maison de vacances Design à Djerba

Une composition Couleur et Lumière dans la maison

Un article complet sur le rotin, son origine et son utilisation en décoration

Un reportage sur une maison astucieuse à Sounine

 

 Extrait de mon article sans les illustrations

Les vacances, ce temps du repos, ce temps de rupture avec le quotidien se cristallisent dans une maison où on a le loisir de ne rien faire. Une maison qui est le repère de tous les proches, celle où on aime se réunir avec la parenté, mais également les amis intimes.

La maison de vacances est aussi dans bien des cas, la maison de famille celle de sa région natale, celle de ses origines. Le temps des vacances est un moment fort où le Tunisien retrouve ses racines.

S’il y a une tendance aux retours des valeurs identitaires, à cette nostalgie de la Terre et de ses jardins fruitiers, à ce regard vers le passé qui conduit à alimenter une vogue certaine des produits artisanaux, il y a aussi un besoin d’innovation. Cette opposition entre patrimoine et modernité, entre reproduction et innovation est un enjeu de créativité pour l’architecte et le designer d’intérieur tunisien

En effet, le dilemme est de satisfaire deux aspirations opposées, tout en utilisant un  registre moderne, il y a une demande pour ne pas rompre avec le passé et son vocabulaire architectural. Mais il ya également une volonté de ne pas vivre en dehors de la modernité voire même de la devancer et d’introduire le design.

La maison de vacances se veut moderne par son confort et son équipement, mais cherche à préserver son esthétique tunisienne, alliant des matériaux locaux et les talents des artisans régionaux, même en abordant un registre volontairement design.

1-Le temps des vacances : Les  Tunisiens plébiscitent la Tunisie.

Durant la période estivale, ce sont les villes côtières qui connaissent une activité intense. Touristes et estivants se ruent sur ces destinations, comme Sousse, Nabeul, Hammamet, Tabarka, Bizerte…. Hormis les touristes internationaux, les Tunisiens eux-mêmes se précipitent au bord de l’eau pour trouver la fraicheur et sortir des villes écrasées par le soleil. Les Tunisiens de la classe moyenne y vont quelques jours, louant des chambres d’Hôtel ou  se réservant une villa en location. Les plus aisés des Tunisiens sont eux propriétaires de leurs maisons de vacances et y installent leur famille pendant plusieurs mois en attendant que les chaleurs cessent.

La Tunisie des vacances est rythmée par son calendrier scolaire d’une part et son calendrier religieux d’autre part. N’oublions pas que pour cette année 2009, et l’année suivante, le grand moment du ramadan tombera en pleine période estivale…il viendra se surimposer à une période qui est plus généralement une période de plaisirs extérieurs. Cette année, le dernier tiers du mois d’Août devrait probablement mettre l’emphase sur l’intérieur de la maison, en revanche le mois de juillet sera complètement réservé à l’extérieur…au plaisir de la plage et de la baignade.

Ce temps des vacances suit également une évolution historique qu’il ne faut pas oublier. Ce sont les Beys, puis les notables de Tunis qui bénéficient les premiers du temps libre, de celui des loisirs où ils s’installent dans la période la plus chaude de l’année, à l’écart de la ville et de ses miasmes dans des lieux de Villégiature.

Ainsi La Marsa, dès le XVIe se transforme en villégiature princière puis  résidence des Beys et des notables tunisois au XVIIIe siècle. Il faut attendre le début du XXe pour voir éclore les villas des bourgeois tunisois qui quittent durant tout l’été la Medina pour leur station privilégiée de Villégiature. Le temps des vacances et de la plage, cette saison de la Khlaâ, s’étalent dans la première moitié du XXe siècle et l’on voit fleurir les cabines de bain à l’européenne et les traditionnelles « Barrakas ». La mode du bain de mer est lancée. Le bord de mer est apprivoisé et peu à peu se diffuse dans toute la société. La corniche joue son rôle de promenade de plaisirs à la fois d’ostentation et de séduction. Ce sont les villas aux façades à vérandas et aux jardins clôturés de la Marsa qui créent la première tendance de la maison de vacances.

Après l’indépendance,  lorsque la Tunisie rentre dans l’ère du Tourisme international, l’influence de ce nouveau tourisme, qui choisit le bord de mer et la création d’un littoral bétonné, laisse des traces dans le paysage, mais aussi dans le choix de l’implantation de sa maison de vacances. Un nombre croissant de Tunisiens construisent des résidences secondaires  au bord de la mer qui sont, selon la chercheure Sondes Zaïer, susceptibles par la suite de devenir des résidences principales.

25.05.2009

Bilan depuis ma réinstallation à Tunis fin janvier 2009


Alors que les marchés économiques sont en berne, je tente de survivre professionnellement, en pleine tourmente, dans un monde qui marche sur la tête. Tous les jours un peu plus, ma petite vie d’Ulysse en jupons m’apporte son lot de déceptions, mais aussi de moments de gentillesse, de très petits bonheurs presqu’inaperçus et qu’on pourrait croire inaccessibles. Discuter avec le vendeur de légumes m’enchantent, non pas pour le contenu de ces mots échangés, mais par le regard souriant de cet homme, né à Jendouba et qui, un soir que j’étais visiblement fatiguée et trop chargée, m’a aidée à porter mes paquets jusqu’à l’ascenseur de mon immeuble.


Car, oui j’ai quitté ce que beaucoup de personnes recherchent, la petite maisonnette au fond d’un parc à Hammamet, pour retrouver mes marques en ville et habiter dans une résidence du nord de Tunis, un immeuble de standing dans un quartier qui ne dort jamais avec ses néons et ses fêtards, un quartier jeune, branché et qui vibre aux cris des supporters des équipes de foot. Oui la Tunisie n’existerait pas sans son football… Et moi je m’amuse de voir toutes les semaines ces hordes de jeunes avec leurs fanfares, leurs hymnes et leurs maillots qui exultent sous mon balcon…La rue Hedi Nouira est sans doute la plus animée en ville, mais je l’adore…Je suis seule la plupart du temps chez moi et je m’aperçois combien cet effervescence, cette jeunesse non seulement me tient compagnie, mais me dynamise. Je suis transformée. Car c’est vrai, je ne peux le nier, je déteste la solitude et le calme qui sont pour moi les ferments de l’angoisse. Ici je passe mon temps dans mon bureau appartement ou de l’autre côté de la rue, à la Phalène, un salon de thé qui possède deux vertus essentielles, un cadre vraiment cosy et un accès Internet permanent… Il a de plus une valeur suprême, il est fortement climatisé et en ce début de saison caniculaire…vous ne vous imaginez pas combien c’est merveilleux…depuis une semaine j’en ai fait mon deuxième bureau.


Après une période un peu difficile en février, durant laquelle j’ai dû prendre en charge ma santé et me reposer car j’étais extenuée, je retrouve non seulement un appétit de vivre mais aussi le goût de créer à nouveau. L’ouverture de Castorama, non loin de chez moi, vient de me donner un grand bonheur : j’ai pu enfin me racheter un chevalet (le troisième, tout un symbole…j’entame ma troisième vie…) et des toiles. J’étais si contente que je parlais à tout le monde dans le magasin, du moins à tous les employés…et même au directeur commercial de la chaine. On m’a souvent reprochée au Québec de prendre trop de place…Combien de fois mon Directeur de Thèse ne m’a-t-il suggéré de faire low profile et bien, figurez-vous que je revendique ce côté too much de ma personnalité, parce que je suis authentiquement un personnage qui ne passe pas inaperçu. Si j’étais si mal dans ma peau au Québec, c’est que j’étouffais littéralement, je n’étais pas à ma place dans cet enfer blanc, glacial et trop ordonné. Car oui j’aime le fouillis, l’esprit souk, les odeurs, les cris et les sirènes…finalement c’est ça pour moi la VIE. D’aucuns diront, c’est le stress, c’est vrai …il me convient…Les psys qu’en pensez-vous ?


Alors ce retour au pays de mes origines, dans un moment où la Tunisie est en pleine transformation, dans une course pour se hisser au niveau des pays occidentaux me semble une grande chance. Après tout, ma situation personnelle après mon départ de Montréal il y a près de trois ans avait pris une tournure catastrophique : vol de mon déménagement, déception à l’arrivée en France, séparation de mon mari non désirée…plus de travail aucune part…plus d’horizon clair fin janvier 2008. Seize mois plus tard, je rebondis. Je négocie en douceur un nouveau virage…j’ai des projets clairs et je me sens bien dans ma tête car je me dis que j’ai beaucoup d’atouts dans mon jeu : j’ai accumulé une expérience internationale énorme, j’ai toujours vécu la tête haute, je peux me regarder dans un miroir et me dire que chaque abandon ou chaque échec ont un sens et m’aident à mieux me comprendre. Je crois à la nécessité d’affronter des épreuves et que la vie est encore plus belle quand on arrive à surmonter ces difficultés…on en ressort plus fort.


Il y a quelques jours, j’ai appris la mort accidentelle d’un collègue français du département de géographie de l’UQAM. Il allait avoir 44 ans et cela a été un vrai choc… Je me souviens encore de notre dernière discussion dans son bureau qu’il quittait alors, las de l’hostilité des personnes rencontrées au Québec. Je me souviens de son envie de retourner en France, de son incompréhension envers une société d’accueil qui l’ignorait… Et puis, il est retourné en France où il poursuivait une fort brillante carrière jamais interrompue et le destin a voulu que cette route s’achève si jeune… Je me suis souvenue qu’il avait plusieurs enfants et que ce drame est atroce pour ces jeunes orphelins. Une fois de plus, avec encore plus d’acuité, j’ai pensé qu’il fallait savourer tous les petits moments de la vie, les plus simples, les plus insignifiants…j’ai le sentiment qu’il faut dire son amour aux gens qu’on aime et que l’instant est la chose la plus précieuse et qu’il nous faut apprendre à le savourer…cet instant … avant qu’il ne soit trop tard.

Cette pensée m’accompagne depuis et je me sens sereine.

16.04.2009

I Have Fantasies Of You

Pour les amoureux de la langue anglaise, pour les amoureux de l'amour...

 

 

I Have Fantasies Of You

 

I have fantasies of you
Every day and every night
My happy thoughts turn blue
Because I know that I might
Have held you in my arms
Like I hold you in my heart
Wrapped up all tight and warm
But those dreams have come apart

I have fantasies of you
All the time and every place
Hoping they’ll come true
Just to caress your tender face
I wish you’d love me back
At least a little now and then
Then love my heart does lack
You have refused to give again

My heart you have caught
And I long to know why
I get these intimate thoughts
Please don’t say good-bye
My body goes numb
And I don’t have a clue
Of where these feelings come from
When I have fantasies of you

M.K. Muldrow

 

Ce poème est dédié à un ami américain qui m'a fait connaître l'expression et du coup a aiguisé ma curiosité légendaire.

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25.03.2009

Atef El Atifi, pionnier du Cinéma romantique en Tunisie

Atef El Atifi, pionnier du Cinéma romantique en Tunisie

 

Lors d'une émission culturelle en plein Tunis, j'ai fait la connaissance d'un jeune auteur-réalisateur  tunisien Atef El Atifi. Dès le premier regard, on sent vibrer une âme romantique et un amour pour le cinéma, dès les premiers échanges. Atef , beau ténébreux, vit sa passion pour l'écriture cinématographique depuis quelques années et nourrit un rêve, celui  de créer une voie différente, celle du cinéma romantique en Tunisie.

Sa vision du romantisme s'éloigne de l'image habituelle d'un cinéma « à l'eau de rose »,  où tout n'est que rêve ; il se défend également de voir dans ce romantisme une vision négative  dans laquelle la passion amoureuse se transforme toujours  en obstacle. Atef El Atifi , lui,  veut mettre l'accent sur une conception où le romantisme est un moteur et une force qui permettent à l'individu de se forger  un Destin.

Son inspiration tire sa source dans ses relectures  de Fréderic Nietzsche et de Jean Paul Sartre. Il est  aussi nourri  des Grands noms du Cinéma italien, comme Fellini, Pasolini ... Il accorde une place particulière au cinéaste syrien récemment assassiné, Mustafa El Akad. Enfin, les personnages  de ses films atteignent une épaisseur réaliste grâce à sa formation initiale en psychologie.

Dans son premier documentaire de création, TARATATA,  Atef El Atifi  veut  montrer les paradoxes entre Orient et Occident, entre le Moi et l'Autre,  entre ces deux formes d'humanités qui tantôt veulent se surpasser et se rapprocher de la divinité et tantôt retourner dans les profondeurs de l'animalité.  Il propose une vision critique de la violence insidieuse exercée sur  les enfants par les actes violents  dont ils sont témoins lors des fêtes de « Zaouia ».

Dans Sous l'embargo, son deuxième documentaire, Atef El atifi  insiste sur cette mémoire visuelle des actes violents  consommés par les enfants au travers des films d'action  projetés  sur les chaines de télévision ainsi que l'usage des  jeux vidéos dans ce monde de plus en plus virtuel.  Il veut alerter  la société sur les méfaits de cette mémoire puisque  les  enfants  reproduisent cette violence au détriment de leur vie et de celle des autres.

Dans  son premier court métrage de fiction intitulé Tapis Rouge, Atef El Atifi  exploite pour la première fois son concept de romantisme. Dans ce film, une histoire d'amour entre deux photo-journalistes qui se rencontrent en pleine guerre, les protagonistes rêvent de réaliser un scoop et de se retrouver ensemble sur le Tapis rouge d'un festival de presse. Mais la réalité les rattrape et les bombardements achèvent le rêve sur le Tapis rouge.

Son prochain film sera « Rendez-vous au Paradis ». C'est l'histoire de Nidhal, un jeune Tunisien qui vient de se faire rejeter par sa fiancée parce qu'il est pauvre. Il décide alors, pour changer le cours de son destin et se venger de la belle, de devenir opportuniste. Au hasard des rencontres, il fait la connaissance d'une femme italienne Rosa , d'origine tunisienne qui  revient dans le pays de sa naissance. Il décide alors de la séduire pour profiter de sa générosité.  Mais Nidhal est pris au piège de l'amour et de la mort annoncée de Rosa. Atef El Atifi développe pleinement dans ce scénario sa vision du romantisme.

Je vous laisse découvrir ce jeune talent et vous convie à l'encourager à poursuivre sa carrière pour le grand bonheur des cinéphiles.

Martine Geronimi , PhD

02.03.2009

La destruction créatrice

La destruction créatrice

 

Détournant le concept de Schumpeter et l'appliquant à ma propre vie, je trouve cette expression pleine de sens. L'artiste aime la ligne brisée et vit souvent un équilibre dans un déséquilibre. Vivre c'est se mettre en danger, c'est ne pas être contraint par la routine, ce fameux train-train quotidien. Dans un moment où toutes les certitudes fléchissent, les mieux adaptés sont ceux qui avaient par leur esprit conquis un certain détachement. L'écriture donne cette force-là. La rupture amoureuse donne aussi une créativité renforcée par le sentiment de manque et la souffrance. Depuis quelques jours je n'arrête pas d'écrire...les sentiments contradictoires créent un nouveau souffle, une inspiration...

Alors j'ose encore écrire:

Le vacarme de tes yeux

Assourdit ma mémoire

L'éclair de ton refrain

Chante dans mon miroir


La lumière de ma prison

étreint tous nos espoirs

Le tintamarre de ton vide

Éblouit notre histoire


L'absence est création

et comble le désespoir


Nota bene: pour mes amies et amis, ne pas prendre à la lettre tout ce que j'écris, les mots sont un prétexte à un plaisir indicible, celui de les agencer...la poésie se lit et s'écrit à haute voix et j'en éprouve le rythme et les sonorités...je me libère et suis beaucoup mieux une fois, la dernière ligne posée.

 

28.02.2009

Malentendus

Je veux plus de ces amours cachées parce qu'elles se vivent dans le déséquilibre perpétuel...je sais qui je suis, j'ai le sentiment que lorsqu'on aime, les différences ne comptent pas et, seule, la sincérité doit guider notre chemin. Mais dans notre monde, où que je sois, je ne trouve que mépris, abus et mauvais esprit...l'amour est vénal ou trop souvent se cache sous le masque de la bienpensanse. Et pourtant...

 

Amour Passion : malentendus

UNIQUE je suis

Et telle veux être vue

Et telle veux être aimée

UNIQUE et reconnue

A ton bras, adulée

Dans mon lit, vénérée

Fière de ton regard

Libres face à la foule

Débarrassés des contingences

Admirés et heureux

Enviés et radieux

Se moquant de l'ignorance

Libres face à la houle

Fier de mon regard

A mon bras, admiré

Dans ton lit, passionné

Uniques et reconnus

Tels je veux nous AIMER

 

Je veux plus de ces amours cachées parce qu'elles se vivent dans le déséquilibre perpétuel...je sais qui je suis, j'ai le sentiment que lorsqu'on aime, les différences ne comptent pas et, seule, la sincérité doit guider notre chemin. Mais dans notre monde, où que je sois, je ne trouve que mépris, abus et mauvais esprit...l'amour est vénal ou trop souvent se cache sous le masque de la bienpensanse. Et pourtant...

04.02.2009

LOVE Difference, une initiative de paix

LOVE Difference, une initiative de paix logo.gif Love Difference : un mouvement artistique pour une politique interméditerranéenne Traduction Martine Geronimi Parce que des différences culturelles sont une valeur. Parce que par l'art il est possible de contribuer ... Read Moreà une transformation responsable de la société. Parce que nous activons les projets artistiques qui promeuvent la rencontre et le dialogue parmi les différents. pays de la Méditerranée "Love Difference est un Mouvement Artistique pour une politique interméditerranéenne qui a pour but d' apporter l'amour là où le conflit tragique surgit entre les Peuples et lkes Cultures" Michelangelo Pistoletto Love Difference une association à but non lucratif établie en juin 2002 par Cittadellarte - Fondazione Pistoletto ensemble avec des institutions internationales, des centres culturels, des chercheurs, des conservateurs et des artistes. Il compte actuellement 650 membres. L'objectif de l'Association Love Difference est de développer des projets créateurs de dialogue stimulant entre les peuples de contextes culturels, politiques et religieux différents et construire un réseau solide entre ceux qui veulent se rencontrer et résoudre des questions sociales par l'art et la créativité. Love Difference a gagné le Prix d'Evens pour l'Éducation Interculturelle 2005-06 pour son approche créatrice, interdisciplinaire incitant à la transformation responsable de la société en fondant un un réseau international pour étendre un nouveau modèle pour l'intégration culturelle par l'art et la créativité. Love Difference promeut et appuie : des Projets Créateurs pour une Société Interculturelle, un Réseau de Connaissance Libre(Gratuit), des Ateliers pour Activateurs Interculturels; Conventions, Rencontres, Séminaires, Concerts, Fonctionnement, expositions, autour de la Méditerranée, Mers du Monde. Les initiatives de Love Difference sont issues d'une approche créative interdisciplinaire. Elles sont innovatrices, transparentes, durables et participatives. UNE INITIATIVE ITALIENNE SI CELA VOUS INTERESSE Love Difference - Not for profit Association co. Cittadellarte-Fondazione Pistoletto via Serralunga, 27 - 13900 - Biella - Italy email: info@lovedifference.org En Tunisie fondation qui représente cette association DAR BACH HAMBA 9 Rue Bach Hamba 1000 - Tunis - Tunisie Tel/Fax: +216 71325115 fondationorestiadi@wanadoo.tn A vrai dire, je ne connaissais pas du tout cette association car elle n'est pas connue au Canada pays dans lequel j'ai vécu depuis 1994 jusqu'à ce que je décide de revenir tenter ma chance auprès de mon pays de naissance et des racines familiales sicilo-corse-tunisiennes... Alors voilà en faisant une recherche cet après-midi ce que je découvre...moi qui suis branchée par passion sur les Arts... bledi-3.jpgEX DE PROJET PROMU PAR LOVE DIFFERENCE: BLEDI UN DOCUMENTAIRE SUR LA COMPLEXITE DE LA VIE ALGERIENNE REALISE PAR UN JEUNE ARTISTE REALISATEUR FRANCO ALGERIEN KA

17.01.2009

Palestine anti-poésie

Anti-poésie sur un air de Rap

Palestine meurtrie,
Palestine endolorie,
Palestine ton cri
N'arrive plus dans nos vies
a soulever nos esprits
Pourquoi pourquoi pourquoi
nos yeux sont taris
et cette paralysie
devant ces victimes
de Palestine

M.Geronimi


A la veille d‘un cessez le feu unilatéral. dit-on aujourd’hui, samedi 17 janvier, je me réveille comme tous les jours et je regarde France 24 depuis ma tanière d’Hammamet.
Depuis le début de l’année, je n’ai pas eu envie d’écrire…

 

Chaque année depuis deux ans, le début d’année m’avait apporté détresse et désarroi :

  • en janvier 2007 j’avais appris que toutes mes affaires incluses dans mon déménagement entre Montréal et Paris avaient disparu. Je perdais ainsi l‘intégralité de mes douze ans passés au Québec, à savoir toutes mes toiles peintes durant le séjour, l‘intégralité de mes documents papiers de recherche sur Québec et La Nouvelle Orléans, la totalité de mes 300 livres, l’ensemble de mes CDs Jazz et Classique sans compter les bibelots et autres pièces que je ramenais…mais le pire ce sont toutes les photos avant le numérique, toute ma vie évaporée… une petite mort…
  • en Janvier 2008, mon conjoint québécois depuis 1994 m’annonçait simplement et très élégamment à Roissy à ma descente d’avion d’un séjour de travail de 5 jours en Tunisie : j’ai pris une décision, je te quitte Martine. Un véritable tsunami affectif pour moi qui s’est soldé par une séparation, puisque nos vies ne pouvaient plus suivre le même chemin. On ne peut forcer aucune personne à vous aimer.

En ce début d’une année triste car endeuillée par cette guerre sale et médiatisée à outrance sans intervention efficace des voyeurs et en attente des décisions du géant américain et de son nouveau Président, le très espéré Obama, je fais profil bas. Je me demande ce que l’avenir nous réserve encore à la fois professionnellement et personnellement. La crise boursière et financière a mis à mal depuis septembre toutes les économies et les investisseurs se font plus rares, soit qu’ils sont ruinés ou qu’ils sont dans une situation de retraits et d’attente prudente voire de repli.


L’heure est à la réflexion et au repositionnement au niveau des valeurs indispensables. L’honnêteté n’est pas toujours une valeur essentielle dans le milieu des affaires et pourtant je la revendique parce que face à tous les indélicats (des hommes en général) que je rencontre sur ma route, c’est une force indéniable et je peux le proclamer haut et fort : je suis incapable de m’associer avec un partenaire que j’ai pu tester et qui est soit perfide soit incompétent. Et je suis sure que mes clients sauront faire la différence car mon service, qui bien entendu s’est affiné en prenant le temps de connaître encore mieux la Comédie humaine, pourra se développer pleinement, une fois la tourmente passée. Je suis optimiste de nature.

Mes valeurs sont fortes, je soutiens comme vous le savez toutes les initiatives culturelles et patrimoniales, l’alliance nature et culture, la cause des femmes. Je suis foncièrement pacifiste et je crois que la femme est le meilleur de l’homme car elle lui apporte une qualité primordiale qui lui manque : l’intuition.


Vous savez ces mois de solitude, cette vie de célibat forcé, me font plonger jusque dans mes limites les plus intimes. Le stress est majeur par moment et se traduit par des malaises physiques. J’apprends combien je suis foncièrement urbaine, comment je déteste être seule dans une maison retirée où j’entends les chiens errants hurler toutes les nuits au milieu des oliviers et les coqs vociférés à tue tête…seul l’appel du Muezzin au loin arrive à me calmer au petit matin et les images de guerre lorsque j’ouvre ma télé satellitaire ne viennent pas à mon secours, non plus.


Les déceptions se sont accumulées et je dois dire que les appels à la prudence de toute part ne sont pas vains. Je pourrais écrire des tonnes de nouvelles qui raconteraient telle ou telle mésaventure arrivée ici mais à quoi bon…il existe deux types d’être humain, une majorité casanière et pusillanime et dont la vie est un long fleuve tranquille, une minorité foncièrement aventurière allant jusqu’â l’excès et qui a envie de prendre des risques quitte à perdre, pour mieux rebondir…alors les appels à la prudence sont donnés par les premiers et écoutés parfois par les seconds qui ne veulent pas en tenir compte.

 

Si vous aimez avoir des émotions et mettre votre vie en danger alors sortez de France ou du Canada et frottez-vous à la vraie vie, pas celle des expats à la cage dorée…non une vie sans filet, une vie d’entrepreneur… au moins quelques temps pour retrouver votre moi intime, pour connaitre finalement ces limites qu’on ignore de soi, celles qui vous font comprendre que vous existez vraiment que la vie ne se résume pas au Voiture-Boulot-Télé ou couche-culottes.
Je vous assure que ce n’est pas toujours facile mais prendre sa vie à bras le corps c’est un défi qui me parait celui du courage et de la lucidité.

Si vous faites partie de la deuxième catégorie je vous invite au voyage, celui-là non organisé

12.01.2009

Bonne Année de Tunisie

Je vous souhaite à toutes et à tous une année de qualité et d'enrichissement personnel et professionnel. Votre amie Martine.

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22.12.2008

La vie nous dépasse

Dans une discussion amoureuse avec mon ami, j’ai noté qu’il avait par deux fois insisté sur une notion philosophique très importante, la vie existe au-delà de notre propre personne. Cela me fait bien entendu réagir, car je suis en train de « revivre », après le plus grand choc affectif de ma vie. Cette assertion introduit le problème de la dépendance affective. A quel moment l’attachement se transforme en dépendance ?

J’ai l’impression que les femmes sont plus susceptibles de développer une dépendance vis-à-vis de l’homme de leur vie. Du moins les femmes traditionnelles pour lesquelles l’homme est essentiel, car il joue tous les rôles : le mari viril, le protecteur, le frère et l’ami. La dépendance est en plus totale quand elle est très souvent aussi financière. Maintenant sans aller à ses extrêmes, la Femme moderne qui aime un homme est à la recherche d’un attachement sincère et fort. Comment peut-on glisser d’un attachement fort et équilibré à la dépendance affective lorsqu’on est une femme soi-disant libérée ?

J’ai deux réponses qui se croisent probablement : l’amour se développe chez une femme au caractère passionné et romantique, cela peut être le cas d’un homme bénéficiant du mêhistoire_passion_amoureuse.jpgme tempérament, mais ils sont, à ma connaissance, moins nombreux…, l’amour est exclusif et vite exigeant, l’univers du couple est restreint à la relation amoureuse et la dépendance se créée d’elle-même. L’enfermement amoureux serait une juste lecture du couple. Tant que les deux adhèrent à ce modèle, tout va bien…le couple vit dans une névrose amoureuse qui est la dynamique du couple…mais à tout moment le moins passionné des deux va se détacher et l’autre sera de plus en plus dépendant voire malheureux jusqu’à la rupture finale, inexorable. Ne dit-on pas que la passion amoureuse nourrit sa fin ?

La solitude conduit à la dépendance. Dans des cas plus spécifiques, le couple fonctionne en quasi autarcie et il créé son propre équilibre fondé sur la dépendance réciproque, sorte de synergie pour avancer à deux. Placés dans un nouvel environnement plus favorable à l’épanouissement de l’un des deux du couple et la nouvelle dynamique va briser le rythme et celui qui a la situation qui s’améliore, va se déprendre de l’autre car il s’individualise…et n’a qu’un but quitter l’autre qui ressent alors la dépendance plus fortement…voire elle réalise quand on la quitte combien elle était dépendante de celui qui part…

Mon couple correspondait au deuxième cas de figure…je me suis trouvée dans une situation précaire en abordant le Canada. Très fragilisée par mon immigration je reportais tout sur mon compagnon qui, lui aussi était en souffrance personnelle, nous nous aimions et nous rassurions simultanément, seuls dans notre solitude partagée. La situation a changé arrivés en France, lorsque sa situation lui a été plus favorable dans un environnement où il s’épanouissait, alors que moi je me noyais dans le travail et les projets en Tunisie. Résultat des courses la rupture, le tsunami affectif parce que je ne voulais pas voir la réalité, nous ne partagions plus rien et il n’avait plus besoin de se sentir rassuré, il se sentait capable de fonctionner sans moi, mieux, lorsque je m’absentais pour la Tunisie, il vivait mieux sans moi. La rupture était inéluctable.

Depuis que j’ai accepté l’évidence de la nécessité de vivre chacun de notre côté, j’ai compris que j’avais tout misé sur Michel et que je vivais avec la certitude qu’il ne me quitterait jamais… je me suis bien trompée. Et c’est tellement vrai que la vie ne s’arrête pas à Michel ! Il avait compris avant moi combien sa vie ne s’arrêtait pas à Martine… Alors probablement, lorsqu’on aborde une nouvelle relation amoureuse, il faut se dire que la vie ne tient pas à cette personne, qu’elle sera une étape dans notre parcours de vie, sur notre route…et que nous sommes également une étape dans la sienne. Je ne voudrais pas penser ainsi, mais je crois que la réalité de notre vie contemporaine ne laisse pas la place à l’amour-toujours.

Comme je suis une optimiste de nature et que je positive les situations de la vie, je crois que la vie existe au-delà de nous, grâce à ce que nous laissons derrière nous. Je m’explique ; la vie ne se résume pas à la vie amoureuse, à la vie privée, elle est transcendée par nos engagements, nos œuvres, il existe une vie intellectuelle qui remplit notre univers et nous aide à nous sortir des crises affectives. Il est certain que je ne peux parler au nom de toutes les femmes, mais je sais combien les femmes jouent des rôles importants dans toutes les sociétés et que sans elles beaucoup de secteurs de la vie collective ne pourraient exister sans leurs dévouements et leurs actions.

En ce qui me concerne l’écriture, le cinéma, la peinture, la radio, la culture en général me permettent d’exister au-delà de ma petite personne, m’apportent une joie extrême et me donnent l’occasion de transmettre à celui qui veut m’entendre et me lire…je transcende ma petite personne pour atteindre l’autre au plus profond de son âme parfois. Je fais ainsi de magnifiques rencontres qui m’ouvrent à de nouveaux univers. Je ne suis plus la consommatrice de culture mais l’actrice voire la productrice. Cette attitude est à la fois individualiste et totalement altruiste. Elle me fait exister plus intensément car ma vie c’est l’art et je souhaite qu’au-delà de ma petite personne, j’aie réussi à donner le goût pour l’art aux lectrices et lecteurs à mes étudiants et aux personnes qui m’ont approchée sur ma route.

 

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