27.06.2008

France à la Une

15183f5998c9240ec1fe3dd1fe112439.jpgA la veille de la Présidence Française de la communauté européenne, le voyage du président Sarkozy en Israël et dans les Territoires Palestiniens restera dans les annales!

Son discours à la Knesset a réussi le tour de force de réunir un consensus sur ses prises de position. 

"Je suis plus que jamais convaincu que la sécurité d'Israël ne sera vraiment assurée qu'avec la naissance du deuxième Etat, l'Etat palestinien".

"Un accord est possible, demain, et cet accord permettra aux deux peuples de vivre côte à côte dans la paix et sécurité"

"La France pense que cela fait trop longtemps qu'il y a de la souffrance et des morts"

Lire le discours à la Knesset

"Au Moyen-Orient se mélangent et s’affrontent depuis des millénaires des peuples qui ont donné à l’humanité tout entière ce qu’il y a de plus élevé dans la pensée, de plus beau dans la religion, de plus important dans le savoir. Mais, au Moyen-Orient, tous les peuples, tous, dans leurs prières, parlent d’amour, de justice et de paix. Au Moyen-Orient, tous les peuples aiment la vie. Tous sont les enfants d’Abraham. Tous ont la Bible en partage. Et avec cela, on va continuer à avoir une guerre millénaire ?

Ayant bu à la même source, car vous avez bu à la même source, ayant partagé si souvent la même histoire, les peuples du Moyen-Orient ont tout pour se comprendre et s’entendre. Et cette terre pour laquelle ils se battent avec tant de désespoir, cette terre qui les a vus naître, cette terre où reposent vos morts, cette terre dans laquelle s’inscrit le souvenir de vos souffrances et de vos joies, pardon de vous le dire, où vous vous ressemblez tant, cette terre dont on pressent, en regardant ce qui a été accompli ici, en Israël, ce qu’elle pourrait donner à force d’intelligence, de travail et de courage, cette terre, la vôtre, pourrait devenir un paradis pour tous et grâce à laquelle la misère pourrait être vaincue si elle n’était si souvent ruinée par la guerre, cette terre, la vôtre, qui pourrait être si féconde si tous la travaillaient ensemble au lieu de verser sur elle le sang des innocents, cette terre, elle est si belle qu’elle devrait unir les peuples au lieu de les opposer."

 Bravo à l'auteur de ces lignes!

Je ne suis pas la personne qui encense le Président Sarkozy mais je dois dire que je me suis réjoui de ce passage. 

En discutant avec mon ami en Tunisie, j'ai constaté avec bonheur que lui même avait apprécié ce message. Et l'autre soir de Tunis, j'ai entendu sur une chaine française le patron  de Marianne, Jean-François Kahn, encenser Nicolas Sarkozy, lui qui depuis des mois voire des années lui porte une critique sévère... Il faut reconnaître que ce discours a de quoi montrer une France de haut niveau.

Espérons que la paix sera au rendez-vous! 

18.06.2008

De la constance...

2e44f0909606e48ed1c2da6c03b6e6c7.jpg« Le sage ne sera touché des insultes de qui que ce soit ; car en vain les hommes diffèrent tous entre eux, il les estime tous pareils en ce que leur folie est égale. S’il s’abaissait jusqu’à prendre à cœur une injure, ou grave ou légère, jouirait-il jamais de la sécurité qui est le propre, le trésor du sage ? Il se gardera de tirer vengeance d’une insulte : ce serait en honorer l’auteur. Car s’il existe un homme dont le mépris nous pèse, nécessairement son estime nous flatte. »

Sénèque, De la Constance du Sage, Traduction J. Baillard, 1914.

 

Je viens d'être confrontée à une situation délicate et qui me fait sourire à la fois...délicate car il n'est guère agréable, quand on a rien à se reprocher, de se voir mettre à la porte en cinq minutes par une personne que l'on croit être un ami. Mais la scène peut être tellement décalée par rapport à une réalité de loin plus dramatique que cela peut même amuser un esprit comme le mien qui ne s'attend pas à des miracles de constance parmi les relations qu'elle entretient tout au long de cette route qu'est finalement la vie, ma vie. Et je dois dire que les promesses ne nourrissent pas une amitié ce sont  les actes et surtout les actes renouvelés.

 

Comme je viens d'essuyer quelques crises sérieuses dans ma vie privée, je reste finalement imperturbable face aux aléas dus aux incompréhensions dans le cadre du travail. J'ai appris au fil des années qu'on ne doit pas compter sur les Autres, qu'on est seul face aux difficultés de la vie, que par moments une rencontre peut changer le cours de l'existence mais que rien ne dure. Cette vision un peu pessimiste, vous me direz en est une de sagesse.

 

J’ai vraiment l’impression que j’ai mûri car je suis imperturbable et que je m’accroche sur mon radeau toujours plus comme Ulysse. La difficulté de l’installation en Tunisie ne me fait pas renoncer. Je trouve sur mon chemin chaque fois une personne qui vient pallier à la difficulté immédiate et finalement je me sens soutenue. Je crois que j’ai pris un pari difficile celui d’encore une fois reprendre la route. Je suis au bord d’une nouvelle immigration, mais cette fois vers le pays des origines dans un moment qui peut sembler favorable mais qui n’est pas forcément simple pour une femme seule.

 

Comme je l’ai écrit plusieurs fois, je crois qu’on se révèle à soi-même dans le défi et qu’on progresse dans sa connaissance de l’Autre en se frottant à sa différence. Imaginez-vous, j’ai décidé d’apprendre une langue dialectale, le Tunisien pour m’intégrer mieux dans une société fort différente de celles que j’ai connues par le passé. Comme je ne suis absolument pas douée pour cet exercice l’apprentissage sera surement assez long. Là aussi je suis confiante et je persisterai.

 

 Si je rencontre de temps en temps sur mon passage des girouettes, des personnes de peu de parole et qui sont d’une remarquable versatilité, j’ai la chance de croiser des personnes généreuses et dignes d’admiration. Je me trompe et ne cherche jamais à tromper, mais je comprends également que je puisse décevoir : ce sera probablement que l’Autre aura posé sur moi des attentes irréalistes, ou peut être que mon individualisme le choquera. Il n’empêche que je continue stoïque ma route tout en essayant de ne pas m’égarer.

 

PS

 

Pour ceux, les plus enclins à la philosophie et qui veulent s'initier au Stoicisme et à la pensée deSénèque je vous convie à lire L'encyclopédie de l'Agora 

 

 

26.05.2008

Nouvelles de Tunis observations et pensées intimes

7bcd9a3eecc57e69567a4bb3a91c4321.jpgCela fait longtemps que je n’ai pas écrit sur ce blog. Je dois dire que la vie dans l’action fait passer le temps plus rapidement que dans la réaction et l’observation. Des problèmes techniques peuvent aussi ralentir et perturber totalement ce lien  quotidien à la toile et vous pouvez le comprendre simplement : je ne suis pas encore connectée à l’internet chez moi. Or je n’écris jamais hors de chez moi. La confidentialité m’est nécessaire, le calme et l’intimité avec mon ordinateur. Ces conditions, depuis mon arrivée en Tunisie ne sont pas totalement réunies et c’est pourquoi je me suis tue.

 
J’ai pourtant tant d’observations à partager plongée dans une vie autre. La langue d’abord à laquelle il faut s’accoutumer car si le français est partagé par la population éduquée, les petites mains et les jeunes gens ne maitrisent pas ou mal le Français, si bien que si je veux vraiment comprendre la culture tunisienne cela passe par l’apprentissage de la langue parlée, un mélange d’arabe, de berbère, d’italien et de français. Ce subtil mariage demande de l’attention, des qualités de mimétisme et quelques cours, peut-être à Bourguiba School. La télévision sans base minimale ne sert pas à grand-chose sauf peut-être pour réviser quelques vocabulaires grappillés ici et là. Les séries et les chansons passées en boucle à la télé me tiennent compagnie deux heures par jour et j’y observe les comportements et les manières de vie si différentes entre les jeunes gens et leurs parents.

J’y observe aussi les métissages évidents de la société, les yeux clairs côtoient les yeux noirs, les peaux claires et diaphanes se démarquent de toutes les teintes mates qui gravissent des gammes de plus en plus foncées. Les maquillages  accentués à la libanaise sont présents dans les soirées mais des femmes voilées et sans maquillage sont présentes dans la rue au même titre que des femmes en jean. On ne voit pratiquement pas de femmes ou jeunes filles en jupe. Elles réservent ces attributs à quelques soirées privées et mondaines. La jupe longue est préférée et partout le pantalon, le plus souvent noir ou de couleur foncé. Le jean est l’élément le plus évident qu’il soit porté par les hommes ou les femmes. Si la femme est très moderne et bien faite comme notre secrétaire au bureau, elle le porte moulant avec un haut jamais décolleté mais près du corps, très ajusté. Si elle est plus discrète la jeune femme porte une tunique souvent blanche sur le jean, elle cache ainsi ses formes.

7a967e002b2a55d60ee4ecf45a314e6e.jpg5e90853faeb81589ffd01f4994a6ee82.jpgLa classe moyenne est grandissante et la consommation est un moyen évident de marquer son appartenance à une petite bourgeoisie montante. Les Carrefour, Monoprix et autres grandes surfaces ont fleuri dans et autour de Tunis, les beaux magasins dans les quartiers de la Banlieue moderniste comme à El Nasr, tout proche de l’immeuble dans lequel j’ai trouvé un pied à terre confortable, me ravissent car je n’ai pas l’impression d’être perdue dans ce monde. Évidemment j’ai choisi en fonction des personnes que je fréquente, j’habite dans un immeuble où je suis la seule étrangère et je me fais la plus discrète possible et respecte les modes de vie ambiants. Je m’impose même, pour l’instant,  de ne pas inviter chez moi pour qu’il n’y ait pas de fausse réputation qui jaillisse à mauvais escient. La société est encore conformiste car traditionnelle, peu de femmes vivent seules. A 40 ans, une femme non mariée vit encore chez ses parents et respecte les volontés paternelles. Elle sort rarement seule et essaie de rentrer vers minuit. Bien sûr je suis une étrangère et ne suis pas musulmane et donc j’ai droit à me différencier mais il n’est pas question de choquer. Il est assez drôle de voir qu’on me conseille de trouver un ami, la présence d’un homme et un seul serait la bienvenue pour plusieurs de mes amies.

 
Je crois que si je devais vivre à 100 % de mon temps je serais poussée par la société ambiante à me conformer à ce diktat collectif. Les rapports entre les hommes et les femmes restent encore très codés et je sens que la réputation des étrangères est qu’elles sont libérées et donc convoitées à deux titres, sexuel et financier. C’est très désagréable à vivre et les amies tunisiennes m’ont mises en garde. Les jeunes gens sont les plus terribles, il ne faut surtout pas les prendre au mot car l’aventure peut s’avérer misérable. Les exemples sont trop nombreux pour les ignorer. J’essaie donc de mettre un espace entre mes amis masculins et moi. Ce n’est pas toujours facile mais il faut, pour leur faire confiance qu’ils aient eu une expérience assez longue à l’étranger. Les hommes ont je crois une conscience de leur virilité en affichant des conquêtes, donc ils s’essaient constamment à vous draguer. Les paroles d’amour et surtout les compliments fleurissent tout le temps à leur bouche. De séduisant au départ, cela devient vite comique…puis pesant. Car c’est une forme de séduction un peu lourde, surtout quant elle vient du chauffeur de taxi ou du type dans la rue qui vous aborde sur l’Avenue Bourguiba.

Le maitre mot est méfiance, encore plus quand on est une étrangère.

 
J’ai encore du mal à croire à l’amour et aux grands sentiments. Je viens de vivre une tellement grande déception dans ma vie personnelle que les hommes qui m’approchent peuvent à la rigueur me distraire, mais je ne ressens pas encore autre chose que de la surprise et de la curiosité. Je suis encline à vouloir trouver un ami de confiance plutôt que de remplacer un mari déficient. Préoccupée comme je le suis par la réussite professionnelle que je me dois de reconstruire, j’ai du mal à me repositionner dans une relation durable. Alors je suis un peu une âme en peine à Tunis. Et mon humeur fluctue en fonction des personnes qui m’entourent ou se détournent.

08.05.2008

La poésie résiste

De l'autre côté de l'océan aussi, de l'autre côté de la Méditerranée également, la poésie francophone résiste et elle nous émeut parce qu'elle est dans son rythme comme dans ses mots un condensé d'émotions, de douleurs et d'espérance.
L’espoir
Je ne sais quoi !
Je ne sais plus !
Quelle dague choisir pour me piquer ?
Dois-je utiliser une balle en argent dans la roulette de ma vie
Pour couper court à mon immortalité ?
Je ne sais plus !
Quel œil crever !
Pour ne plus me voir dans son reflet.
Quel bras mutiler !
Pour ne plus lever un toast en l’honneur de mon obsession
D’être le premier.
Pour ne plus écrire des poèmes d’éloge.
Je ne sais plus !
Quel mot prononcer !
Dans le balbutiement de mon mutisme.
Dois-je couper ma langue au milieu !
Pour la rendre fourchue !
Pour la rendre deux !
Et baisser les yeux.
Je ne sais plus !
Quel sang coulera !
Le jour de ma renaissance,
Si j’en aurai le courage !,
Quel pied me portera
Face à mon inépuisable déchéance
Face au poids de ma vanité !
Je ne sais plus !
Je ne sais quoi !
Mais ce que je sais
Ce que j’ai toujours su
Quelque part derrière la porte
Quelque part après la nuit
Quelque part…quelqu’un
Attend que je me désagrège
Pour me tendre sa tendresse
Qui collera mes fracas…
Qui me fera…
Je ne sais qui…
Je ne sais quoi…
Mais qui me fera.
Tunis 29 -01-2008
DIFFERENCES

Ne lui dites pas qu'il est anormal

Vous risquez seulement de lui faire mal

Car sait-on ce qu'est la normalité :

Force, par le nombre, contre l'unité ?

Vue de différents angles : Relativité

Ou seule et immuable, érigée VERITE ?

Dites-lui plutôt qu'il n'est que différent

Mot, il est vrai, que tout le monde comprend

Différence qui porte tantôt sur les couleurs

Pure adaptation au milieu qui nous entoure

Dont le sens ne vous cause point de douleurs

Qu'il soit trisomique qu'il soit orphelin

Soyez simple, ne faites pas le malin,

De tracas et de malheur, il a eu sa dose

Victime frappée de mucoviscidose


Ou par le fait du sort, tétraplégique

Il préfère serrer une poignée énergique

Quoique son teint ne fasse pas couleur locale

Celle des seigneurs ou des ariens

Ou celle des démunis qui ne possèdent rien

Vous verrez sa santé dans sa force mentale


Acceptez, en lui, l'être qu'il EST :

Voyez par delà ce qui vous paraît laid

Ce qui vous rebute et ce qui vous effraie,

Oyez le autrement qu'il ne vous parait

Vous verrez qu'il s'agit d'un humain

Que vous pouvez, sans crainte, lui serrer la main


Si le Sida vous fait toujours peur

Mal insidieux qui ronge de l'intérieur,

L'autre ne veut vous embarrasser,

Ni obséquieux ni trop élogieux

Déjà « vérifié », il n'est pas contagieux

Et d'autres ont même osé l'embrasser

 Kamel M’Rad

Lyon  février 2008 


Et pour finir, une petite histoire toute simple dans le RER hier, alors que j'allais au Théâtre Edouard VII voir les Brasseur, père et Fils dans une pièce de Sacha Guitry qui fait fureur à Paris, ces temps-ci:
J'ai ramassé un journal à mes pieds, il était abandonné et j'ai remarqué quelques mots qui ont accroché mon attention...DERRIDA en dessous du mot SAVOIRS ...et le journal était ouvert sur Cinéma et son titre Journal d'un cinémateur...j'ai pris le journal, l'ai tourné, remis à l'endroit...je me demandais quel était donc ce journal, de culture sans aucun doute et... dans un élan de rationalisation, j'ai cherché la Une. Il s'agissait du journal Les Lettres françaises du mois de mai...c'était la première fois que je voyais ces feuilles de culture...moi qui me prétend cultivée...je me suis mise à dévorer les articles. Ce matin en écrivant ces mots, je me suis aperçue que c'était le supplément du journal l'Humanité du 3 mai 2008, très certainement abandonné dans ce RER déshérité de la banlieue parisienne. Tout s'explique je n'achète pas l'Humanité...
Il y avait un article intitulé La poésie résiste de Françoise Han, ce qui explique le titre de ma note de ce matin. Elle y parle, notamment d'un ouvrage sur la poésie juive pendant l'occupatin allemande:  Les poèmes de Czernovitz, traduits et présenté`s par François Mathieu, qui font partie d'une collection Bruits du temps aux Éditions Laurence Teper.
Je finis par des citations extraites de ce receuil de plusieurs poétesses:
"Plaie devient Mot/ mot devient geste/ geste poème"
"Ma patrie est morte/ils l'ont enterrée/dans le feu/ je vis/ dans ma mère patrie/ le mot "
Je vous quitte sur une phrase de Kafka que je rapproche d'une autre, de Paulo Coelho- Le pèlerin de Compostelle
« Ce que nous appelons chemin, c’est notre indécision. »

 

«L'extraordinaire se trouve sur le chemin des gens ordinaires.»

A MEDITER !

 

24.04.2008

Que de chemin parcouru...Fais moi ton cinéma!

Puisque j'en suis aux constats, je vous le dis tout net...mon retour en France n'était qu'une étape sur ma route.

 Un jour quelqu'un m'avait dit, quand tu pars de France, ne fais pas la bêtise d'y revenir...ce conseil je l'avais reçu trois mois avant mon départ au Canada. Cet inconnu rencontré dans un café était un amer désillusionné...il avait vécu aux États-Unis et en était revenu cinq ans plus tard, depuis lors,  sa vie n'avait pas repris racine en France; il avait franchement l'air de végéter. Nous étions en 1993 avant l'heure d'Internet pour tous...je ne sais pas ce que cet homme est devenu, mais l'autre jour je suis allé au Café à Sartrouville tout à côté de l'ANPE...J'allais rencontrer la jeune femme qui suit mon dossier de "future créatrice" d'entreprise en France...sans indemnité...ne vous inquiétez-pas! ici, si j'étais totalement seule et compte tenu de mon PHD et encore plus de mon âge...on m'accorde 350 euros par mois, dans un pays où pour un studio comptez 450 euros minimum, à Paris 650, la place de théâtre coute 45 euros en moyenne et la bavette chez mon boucher 25 euros le kg...je ne vous parle pas de toutes mes notes de restaurant, où je ne suis même pas sure de manger quelque chose de savoureux...le thé sur Paris 4 euros...

Revenons à ce petit café propet tenu par une dame portuguaise et je voyais les mêmes têtes que 15 ans en arrière, des gens désillusionés et qui me savent pas pourquoi ils sont là...moi j'ai avalé un croissant et je suis allée rencontrée ma "personne ressource" pour lui annoncer que je mettais ma création en suspens...puisque deux jours avant mon mari m'avait déclaré tout de go...et sans préliminaires qu'il souhaitait descendre de notre train, pour poursuivre sa route dans une limousine... La tête de mon interlocutrice...Ah les hommes et voilà qu'elle me raconte sa vie...sans doute moins enviable que la mienne! Cela m'a fait du bien de voir que, Nous les Femmes, nous subissons des conjoints égoïstes, inconséquents, inconstants et bien souvent lâches...bon à part cela, pas de quoi se réjouir...Nous étions le 15 janvier 2008.

0074f047d7aebe3278c621f218310611.jpgDepuis il s'est passé tant de choses en Tunisie que le moral est revenu et je viens de prendre la grande décision de ne pas stagner en France...Non je ne vais pas retourner au Canada, j'en suis partie pour trouver mes congénères et figurez-vous, je les ai trouvés... C'est unique, mais j'ai eu la chance de rencontrer mon double, un parcours identique dans le temps et dans l'espace Tuniso-canadien...RARE...mais non pas un fantasme d'écrivain...une vraie rencontre impromptue et irréelle...à faire un film...une abstraction devenue réalité...Vouloir très fort et très haut, se déclarer dans son authenticité, et les choses désirées arrivent...au bon moment à la place comme disent les Québécois...une synchronicité...époustouflante!

Les Flux sont des aspects de la géographie qui me passionnent, surtout quand on s'intéresse aux imaginaires qui font voyager, immigrer, être dans le mouvement... et tous les transports de l'esprit font partie intégrante de cette géographie symbolique que j'aimerais saisir...cartographier si c'était possible... Le Cinéma modèle l'Imaginaire contemporain...le Cinéma est un vecteur extrêmement important de ces flux et transports de l'âme. Le cinéma est un média qui nous fait voyager dans le temps et dans l'espace, qui nous conduit aussi au plus profond de nous-mêmes dans ce voyage intérieur...dans cette rencontre avec notre identité personnelle et collective. Le Cinéma nous donne à voir notre visage social ou celui qu'on voudrait faire voir...plus encore le Cinéma d'Ailleurs, nous aide à rencontrer l'Autre, tel qu'il veut être vu et parfois, malgré le vernis, tel qu'il est vraiment. Le Cinéma est un miroir qui réfléchit nos bonheurs, nos misères, nos aspirations, nos velléités, nos appréhensions et nos victoires...les rencontres cinématographiques sont donc capitales et je les tiens en haute estime. Un pays sans cinéma n'existe pas, la culture véhiculée grâce à ce media est indissociable de ma géographie symbolique...0de40ff6b342650d0794b061293b68ec.jpg

C'est pourquoi et pour répondre à une question d'un Français ignorant la réalité tunisienne...je finirais par l'annonce de ce qui se passe actuellement à Tunis : 23 au 27 avril  à la salle 'Le Mondial' et à 'Cinémafricart': "Le cinéma tunisien des années 80" dans le cadre des Journées du Cinéma tunisien

Les journées du cinéma tunisien sont organisées par l’association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique (ATPCC) en collaboration avec : le Ministère de la culture et de la sauvegarde du patrimoine, les cinémas Le Mondial et CinémAfricArt, la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs (FTCA), la Fédération tunisienne des ciné-clubs (FTCC) et l’Institut français de coopération (IFC).

Je n'y suis malheureusement pas mais je suis cela de près puisque j'ai la chance de connaître deux personnes grandement impliquées dans cet évènement:  le secrétaire général de l’Association (ATPCC) Mohamed Naceur Sardi et le créateur du portail cinematunisien.com, et aussi graphiste de l'affiche, Nejib Riahi  Il n'est pas innocent de préciser que ces deux amis ont aussi un lien particulier avec ma propre route tuniso-canadienne, l'un en est revenu dix ans avant moi et l'autre y part bientôt...

Le programme commenté :

Le mondial

Mercredi 23/04 19h Soirée d’ouverture « Le fou de Kairouan » De Jean André Kreuzy

 Le Fou de Kairouan
1937, 73’, France / Tunisie, N&B
Réalisation : Jean André Kreuzy
Scénario : Paul Hug, Hassen Rachik
Avec : Mohieddine Mrad, Flifla Chamia, Abdelamajid Chabbi, Selma Ridha
Le Fou de Kairouan est une histoire d’amour comme au bon vieux temps, de celles qui ne peuvent être qu’en noir et blanc, de celles qui provoquent une émotion toute particulière, quand on va au cinéma pour y chercher les larmes d’une romance comme on n’en fait plus. Mais Le Fou de Kairouan, c’est aussi une rareté qui marque la naissance du cinéma tunisien, à l’époque coloniale, parce que le film est tiré d’un vieux conte arabe (l’amour fou de Majnun, poète fiévreux, pour sa cousine) et qu’il est parlé et chanté en arabe. Un film qui ne peut faire l’objet que d’une invitation à être vu, pour la culture du plaisir et le plaisir de la culture.

"Le Fou de Kairouan, premier film tourné en langue arabe en Tunisie, sorti sur les écrans durant l'hiver 1939, est ainsi l'occasion de réfléchir au possible développement d'une industrie cinématographique de langue arabe en Tunisie." Morgan Corriou auteur de la thèse soutenue à la Sorbonne en 2005 "Les Français et la vie culturelle en Tunisiedurant la Seconde Guerre mondiale"

Jeudi 24/04 15h30 « Halfaouine » De Férid Boughedir726bf21e4c0bda7084956bc42395103c.jpg

18h30 « Champagne amer » De Ridha Béhi

20h30 « Traversées » De Mahmoud Ben Mahmoud

Vendredi 25/04 15h00 « Les baliseurs du désert » De Nacer Khemir
17h30 « Leïla, ma raison » De Taieb Louhichi
 20h00 « L’homme de cendres » De Nouri Bouzid

Filmographie de Nouri Bouzid 

 Samedi 26/04 15h00 « Programme FTCA » Films des années 80

17h30 « Arab » De F.Jaïbi et F.Jaziri


Dimanche 27/04 10h00 « Programme Dessins Animés Tunisiens » Années 80
15h00 « La nuit de la décennie » De Brahim Babaï
17h30 « Poussière de diamant » De Mahmoud Ben Mahmoud et Fadhel Jaibi

CinémAfricArt

Samedi 26/04 20h30
Première Soirée Courts Métrages Tunisiens - années 80
Dimanche
27/04 20h30
Seconde Soirée Courts Métrages Tunisiens années 80

La Maison Maghrébine de la Culture – Ibn Khaldoun

Dimanche 27/04 10h00 Table Ronde


10.04.2008

3ème Panorama des cinémas du Maghreb

Annonce pour tous ceux présents dans la Région parisienne

ce14384a91f5c940427f160ca878eeb7.jpgMerci à Rym Temimi du groupe LE MONDE DU CINEMA TUNISIEN SUR FACEBOOK, de m'avoir signalé cette manifestation au travers de la projection du film du cinéate tunisien Moncef Dhouib

"Talfza jaya de Moncef Dhouib, sera projeté à Paris le 13 avril à la salle l'écran (Saint-Denis) dans le cadre du Panorama des cinémas du Maghreb.

I182489a4c23d0638c5e9a0123eb809b2.jpgl sera projeté le même jour en Australie dans le cadre du Sydney Arab Film Festival.

Le 3 mars dernier la Yale University (USA) avait organisé une projection du film suivie d'un débat dirigé par le penseur Hammadi Redissi."

 

Synopsis du film (source www.cinematunisien.com

El-Malga, village tranquille dans le Sud Tunisien, vit au rythme des fêtes nationales pendant lesquelles le comité culturel propose systématiquement le même programme. Un coup de téléphone de la capitale, annonce la visite prochaine d'une équipe de télévision Allemande dans la région. Le comité culturel décide alors, de donner une image positive du village et du pays et se livre à une mise en scène qui travestit la réalité.

 

3ème Panorama des cinémas du Maghreb
Dates : du Jeudi 10 au 13 avril 2008

Lieu : cinéma l’Écran de Saint-Denis (Saint-denis 93200)
Tarif : 6 € / 5 € TR / accès gratuit à la tente nomade

À travers des productions de plus en plus importantes et une nouvelle vague de cinéastes talentueux - du Maroc, d’Algérie, Tunisie mais aussi des diasporas dans le monde - les cinématographies maghrébines font parler d’elles dans les festivals internationaux où leurs films sont régulièrement récompensés.

Le 3ème PANORAMA DES CINEMAS DU MAGHREB, c’est :

::: DES PROJECTIONS de longs-métrages (Fiction et documentaires inédits) : 7 films marocains ; 3 tunisiens ; 5 algériens (dont 1 film du patrimoine) ; 2 reprises “Vivre au Paradis” et “Le gone du chaâba” et 9 courts métrages.

::: DES RENCONTRES avec les réalisateurs, comédiens et producteurs invités

::: DEUX TABLES RONDES ouvertes au public : “En quoi les films parlent de nos racines” “Comment sauver les salles de cinéma du Maghreb ? ”

::: UNE TENTE NOMADE AVEC SALON DE THE ORIENTAL Dressée en face du Cinéma, sur la place du Caquet, elle permettra d’offrir un lieu de rencontre convivial entre les professionnels et le public et d’accueillir les tables rondes et le concert du groupe MEJJA.

::: TROIS CONCERTS EXCEPTIONNELS La chanteuse NAZIHA MEFTAH, (la Piaf orientale), le groupe MEJJA (musique sud marocaine berbère gnawa) et la grande comédienne et chanteuse FETTOUMA BOUAMARI viendront déployer tout leur talent et nous entraîner dans leurs univers.



Infos pratiques 3ème Panorama des cinémas du Maghreb :
Lieu : cinéma l’Écran de Saint-Denis
Adresse : 14, passage de l’Aqueduc
Ville : Saint-denis 93200
Métro : Basilique de Saint-Denis (L13)

Contact / Plus d'infos sur 3ème Panorama des cinémas du Maghreb :
Téléphone : 01 49 33 66 88
Mail : lecran.stdenis@club-internet.fr
Site : www.lecranstdenis.org

Source: Parisetudiant.com

06.04.2008

Dur Dur le retour...

Une nouvelle fois je me suis retrouvée dans une situation inconfortable...et oui, à peine descendue de l'avion, seule comme prévue, j'ai réussi à faire une chute dans l'escalier roulant du RER à Antony et je n'ai eu la chance de me relever que par l'intervention de femmes qui m'ont vue basculant sous le poids de mes bagages, totalement déséquilibrée...Bon pas mal d'ecchymoses et des ongles cassés...rien de malheureux mais une lassitude...et une envie de crier... Et voilà qu'arrivant à Maisons-Laffitte, le pire m'a fait pleurer...il neigeait...je venais de quitter la Tunisie sous un soleil magnifique et 25 degrés...alors la détresse de mon temps au Québec est revenue...

Il fallait encore que je monte tous mes bagages au 3ème étage sans ascenseur et cela a bien pris 20 minutes...

et puis je me suis mise à lire mes mails et à regarder les messages sur Facebook: il y avait un lien sur une chanteuse de 18 ans qu'Éric recommandait...je suis allée cliquer et me rendre sur My Space et franchement j'ai aimé, alors je vous la recommande: 

http://www.myspace.com/joycejonathan

Joyce LIVE - Ma musique
Vidéo envoyée par MyMajorCompany

Devenez producteur de Joyce sur www.mymajorcompany.com/joycejonathan !

 

 

 

 

04.04.2008

Ouled Lenine

Il y a quelques jours, j'ai présenté sur mon blog des distinctive women, une femme cinéaste franco-tunisienne Nadia El Fani qui a réalisé un film personnel sur son père et les compagnons de celui-ci, tous d'anciens militants du parti communiste tunisien.

Intriguée par le sujet et friande d'assister à une projection qui touche au passé proche et à la mémoire de ce pays où je suis né et que j'essaie de réapprivoiser, je suis allée à cette unique séance du Doc de Tunis, accompagnée de Nejib, le créateur du portail internet consacré au cinéma  tunisien et de mon ami Habib, professeur d'histoire à l'Université de la Manouba.

Un tel sujet aurait pu apparaître comme une entreprise périlleuse: faire parler des militants désillusionnés. Or, je dois dire que ce documentaire est fort riche et que j'ai littéralement absorbé les échanges de tous les protagonistes de cette histoire qu'on sent douloureuse, encore de nos jours.

Il est toujours difficile de parler du passé proche, surtout quand on est une artiste et qu'on ne cherche surtout pas à faire un catalogue historique, ni oeuvre journalistique. L'utopie communiste est effectivement, à mon avis, abordé de la meilleure façon, la plus tendre et la plus subjective, celle de l'approche familiale.

Dans ce documentaire, il est frappant de constater la relation intense Père-Fille. Ce film est littéralement un cri d'amour et d'admiration d'une fille pour son père, un homme qu'on sent pur et attachant, un intellectuel de gauche, humaniste et intègre, une figure emblématique et brillante. C'est aussi un homme vieillisant auquel la fille veut rendre hommage. Cet intellectuel est entouré de ses amis, femmes et hommes, de cette famille que fut la parti communiste tunisien.

Nadia El Fani a choisi de donner la parole à une partie des anciens compagnons de route de son père et c'est un film plein de paradoxes où les femmes sont critiques et se souviennent combien elles étaient, à la fois la cible des étudiants islamistes mais aussi celles de leurs propres amis masculins de gauche. Ces féministes qui mettaient leur cause en avant avaient donc un double fardeau à gérer, le fait d'être communiste et d'être féministe. On sent évidemment dans le film que les témoignages révèlent des blessures encore profondes.

Ce film est une réussite pour le public averti présent dans la salle lors de cette projection. Les réactions animées ponctuant le film ne laissent aucun doute sur l'impact qu'un tel documentaire peut produire sur les Tunisiens ou les spectateurs intéressés par l'histoire de la Tunisie. Au travers des déambulations de la fille et de son père dans les rues de Sousse ou de Tunis, on découvre en filigrame une autre lecture de la Tunisie, plus contemporaine, celle d'une société qui n'aurait pas réussi à diffuser l'idéal  communiste de communautés fraternelles. 

J'ai été séduite par la figure du père, celle d'un intellectuel aux remarques d'une grande acuité, à ce personnage frêle si fidèle à ses idéaux. Je suis sortie séduite face à tant de  sagesse et j'ai aimé ce film parce qu'il a su plonger le spectateur dans un univers dont on ne parle jamais.

28.03.2008

Festival du film documentaire à Tunis

Je pars une nouvelle fois à Tunis et durant la semaine prochaine a lieu une belle aventure Doc à Tunis:

"Afin de s’inscrire dans l’histoire universelle du documentaire, une œuvre notoire sera (re)visitée. «Doc à Tunis» rend ainsi hommage à un auteur parmi les plus représentatifs de son époque. Pour cette année, une rétrospective de plusieurs documentaires est prévue pour rendre hommage à Agnès Varda, cinéaste française. Parmi les 16 films au menu, citons : Ulysse (1982); 22’), Salut les Cubains (1962-63, 30’), Le Lion volatil (2003, 12’), Réponse de femmes (1975,8’).
25b17745e8cb707208d016a4695f5a00.jpgAutre hommage : consacré à Mustapha Hasnaoui, Tunisien résidant en France. 7 films sont proposés dont L’écriture sous surveillance (20’), Des belles étrangères, Palestine (75’), Le Caire mère et fils (55’), Essayad musicien (60’).
Cet hommage s’inscrit dans le cadre de la fenêtre sur le documentaire tunisien, une thématique, le documentaire qui réfléchit sur le cinéma permettra de découvrir des films parfois inédits ou peu vus. L’écran réservera une place particulière à ce documentariste qui réside et travaille en France depuis les années 1980 et dont l’œuvre reste peu connue du public tunisien." La Presse

 Du 2 au 6 avril se succéderont:

• 60 films, hommages, rencontres, débats et ateliers de cinéma
• Inauguration de la compétition consacrée aux documentaires arabes
• Ouverture avec Mots d’après la guerre de Anouar Braham, le 2 avril
• Clôture avec L’avocat de la terreur de Barbet Schrœder, le 6 avril
 
Ce festival est à l'initiative d'une équipe soudée autour de Frédéric Mitterrand : président, Syhem Belkodja : directrice, Hichem Ben Ammar : directeur artistique et Houria Abdelkhalek : délégué générale.
Syhem Belkodja, dont j'ai parlé dans mon blog Distinctive Women in Tunisia a annoncé à la presse: 
 
«l’objectif est d’impulser plus d’élan à la production et à la diffusion d’images documentaires au moyen d’une coopération entre les pays des deux rives du bassin méditerranéen n’est plus seulement en germe. L’idée a mûri et des initiatives commencent à se concrétiser ça et là. Des films découverts par «Doc à Tunis» ont connu une belle carrière internationale, les prouesses documentaires annoncent l’émergence de nouveaux talents, des films sont en chantiers, rouverte sous le label Cinéma d’art et d’essai, une salle de Tunis réserve une place de choix aux films documentaires. En deux sessions, l’impact du festival est patent et c’est pourquoi il nous paraît nécessaire de consolider cet acquis pour assurer un développement durable à la profession».

Dans cette programmation le choix du film d'ouverture est très intéressant:

cad39263472ee62db9e72efdc6a684cc.jpgC'est un film tunisien qui a été choisi et qui nous parle du Liban meurtri a l'été 2006: Mots d’après la guerre, ce documentaire de 58’ du musicien Anouar Braham, nous montre es témoignages d’artistes libanais et arabes recueillis après le cessez-le-feu de la guerre au Liban en été 2006. Ce film a été sélectionn au festival de Locarno en Août dernier.

Le dossier de presse du Festival de Locarno 

Parmi les films tunisiens au programme, citons :
- Ouled Lenine de Nadia El Fani (84’),
- Histoires vives de Fitouri Belhiba et Jean Marie Fawer (52’) (Tunisie-France),
- De Casa au paradis de Hend Meddeb (44’),
- Gharsallah, la semence de Dieu de Ridha Béhi (55’). (source Rim Temimi)36bb9b06e4796d266e3bd06a935698f3.jpg

Depuis l'ouverture à Tunis de la première salle de cinéma l'OMNIA-PATHE en 1909, le cinéma a droit de cité en Tunisie. C'est en 1937 qu,est tourné le 1er long-métrage Tunisien "Le fou de Kairouan" de Jean André Crezy avec Mohieddine M'Rad (parlant arabe).
C'est la même année qu'on voit éclore  la première revue tunisienne de cinéma "Arradio wa Assinima" (Radio et Cinéma).

C'est en 1955 que naît la première société de production (privée) de la Tunisie indépendante El Ahd El Jadid (l'Ere Nouvelle) qui produit les Actualités Tunisiennes.

Et si vous vous intéressez au cinéma Tunisien je vous invite à rejoindre Facebook et la groupe du Monde du Cinéma Tunisien, créé par Rim Temimi

Je sais aussi qu'un portail du Cinéma tunisien est en cours d'élaboration et que la saison sera riche en projection de films tunisiens.

 

LA PAGE LA DOC A TUNIS 

22:55 Publié dans CULTURE , Guerre