17/02/2010
Mon CV universitaire
CURRICULUM VITAE
Dr Martine GERONIMI
Renseignements généraux
Lieu de naissance : MEGRINE (TUNISIE)
Nationalité : canadienne et française
Téléphone : 20 673 899 (portable) Tel-FAX 71 814 168
Courriel : Geronimi.consulting@gmail.com
Connaissance des Langues Français langue maternelle
Anglais actif
Allemand et polonais passif
2001 Doctorat en sciences géographiques, à l'unanimité du Jury, Département de Géographie, Université Laval. Faculté des Lettres
Membres du jury : Guy Mercier, Directeur, géographe (Université Laval); Luc Noppen, historien d'architecture (Université Laval) ; Luc Bureau, géographe (Université Laval), Robert Stebbins, Sociologue, (Université de Calgary).
Titre de la thèse : " IMAGINAIRES FRANÇAIS EN AMÉRIQUE DU NORD. Géographie comparative des paysages patrimoniaux et touristiques du Vieux-Québec et du Vieux Carré à la Nouvelle Orléans", 376 p. et 105 figures, 4 cartes originales.
1996 Maîtrise en Géographie culturelle. Département de Géographie, Université Laval. Faculté des lettres.
Membres du jury : Luc Bureau, Directeur, géographe (Université Laval); Guy Mercier, géographe (Université Laval), Marc Grignon, historien d'architecture (Université Laval) ;
Titre du mémoire : " Le Vieux-Québec au passé indéfini. Entre patrimoine et tourisme", 132 pages et 47 figures
Carrière scientifique
Tourisme International
Tourisme et Patrimoine
Géographie historique et culturelle
E-tourisme et TIC
Professeure associée, Département de Géographie UQAM juin 2004-juin 2007
Carrière d'enseignement
UQAM- Université du Québec à Montréal, département de géographie 1er et 2ème cycle de 2002-2007
Cours 2ème cycle Maitrise géographie Les problématiques touristiques et environnementales au Québec, étudiants en échange CREPUQ France/Québec
Cours 1er cycle Géographie du tourisme, étudiants à lSG, formation de professionnels du Tourisme
Cours 1er cycle- Géographie historique et culturelle, formation de culture générale pour géo-historiens
Cours 1er cycle - Morphologie urbaine formation d'urbaniste
Cours 1er cycle Québec/Canada dynamiques régionales et structures sociales, formation d'enseignants du secondaire
Cours 1er cycle État du Monde, géographie identitaire, formation d'étudiants non spécialistes de géographie
Co-direction maîtrise française
Ludivine Tesnière. Étudiante CREPUQ, « Le tourisme international à Montréal », Université de Caen, Mr Rémi Rouault, directeur en France, note obtenue 16/20
Kevin Stiver, étudiant CREPUQ, « Parcs urbains : artificialisation de la nature », Université du Maine, Mme Pascale Lévesque Directrice en France, note obtenue 17/20
Samuel Bross et, étudiant CREPUQ, « analyse du comportement de l'étudiant de géographie dans son rapport au données », Université du Maine, professeur Jacques Chevalier, note obtenue 17/20
Julien Beuchard, étudiant CREPUQ, "Le Vieux Port de Montréal : comment réunir la ville et son fleuve ?", Université du Maine, professeur Jacques Chevalier, note obtenue 12/20
Kamel Rezagui, étudiant CREPUQ, « Les Lieux d'appropriation de Montréal par les communautés issues du Maghreb : Cartographie des lieux de mémoire collective », Université Bordeaux 3, Jean-Pierre Augustin directeur
Jérémie Hua NGoc, étudiant CREPUQ « La communauté vietnamienne à Montréal, la pratique de l'espace par l'individu », Université Bordeaux 3, Jean-Pierre Augustin directeur
Camille Blosse étudiant CREPUQ « Dynamiques urbaines et perspectives futures dans l'Est du Centre-ville montréalais. Le quartier des spectacles », Université Bordeaux 3, Jean-Pierre Augustin directeur
Marjorie Perli. Étudiante CREPUQ, « Le réseau autoroutier dans l'agglomération Montréalaise », Université de Grenoble, F. Mancebo directeur
Florence Masson, Étudiante CREPUQ, « La promotion du territoire québécois grâce à l'Internet », Université de Toulouse, directeur Emmanuel Éveno
Co-direction Maîtrise et DESS québécois
Pierre Gaufre, « Les acteurs du Vieux Montréal », Directeur Mario Bédard, maîtrise
Ludivine Tesniere, Stage DESS québécois, la promotion touristique du Canal Lachine, attractions festives, directeur Mario Bédard
Carrière de Recherche
2002- auj. Membre du comité de rédaction de la revue universitaire en tourisme Téoros
2003-2006 Chercheure du groupe de recherche sur les espaces festifs (GREF), département de géographie avec le professeur Sylvain Lefebvre
2003- 2007 Chercheure-associée Institut Santé et Société UQAM ---Équipe Professeur Joseph Lévy, espace de la sexualité
2002- 2007 Chercheure-associée au LABTIC laboratoire de Technologie de l'information et de la communication au Département d'Études urbaines et touristiques, École de Gestion de l'UQAM---Équipe Professeur François Bédard
2002 Chargée de projet, Enquête sur les Nouvelles technologies auprès des enseignants de l'UQAM
2001-2002. Chercheure-postdoctorale au CELAT (centre interuniversitaire d'études sur les lettres, les arts et les traditions) et à la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain.
Problématique: Tourisme et requalification culturelle. Les requalifications urbaines, Montréal ville bohémienne sous la direction de Lucie K.Morisset et Luc Noppen
2000-2001. Chercheure-doctorale invitée à la Sorbonne Paris I Panthéon par le GDR Tourisme du professeur G. Cazes et le professeur J. Malézieux du CRIA (Centre de recherche industrielle et d'aménagement)
Chercheure doctorale invitée à l'École des Hautes Études en Sciences sociales, au Centre d'Anthropologie des Mondes Contemporains (C.A.M.C.) :
Problématique: " Les Puces, espaces de loisirs parisiens et espaces marchands avec l'équipe de Michelle de la Pradelle
Chercheure-invitée du groupe de recherche Stratégies touristiques et Information, Equipe CNRS-ISIS Université de Marne-la-Vallée dirigée par Nacima Baron-Yelles
1999-2000 Chercheure-doctorale invitée au College of Urban and Public Affairs de l'Université de la Nouvelle-Orléans. Terrain de recherche sous la supervision de Mme Jane Brooks, professeure en Urban Planning et Historic Preservation.
Geronimi M., 2001, Imaginaires français en Amérique du nord. Géographie comparative des paysages patrimoniaux et touristiques du Vieux-Québec et du Vieux Carré à la Nouvelle Orléans", 376 p. et 105 figures, 4 cartes originales.
Geronimi M., 2003 "Québec et la Nouvelle-Orléans, Imaginaires français en Amérique du Nord", Paris. Belin, éditeur collection Mappemonde
Geronimi M., 2006, Numéro spécial Téoros, « Désirs d'orient : le tourisme au Moyen Orient », vol 25-numéro 2, Montréal, PUQ (sortie été 2006)
Geronimi M., 2003 Les routes touristiques à thèmes", Téoros, vol. 22, no 2, Été
Geronimi M., 2002 " Tourisme dans les villes Capitales ", Téoros, vol. 21, no 1, hiver
, La rue, la nuit à Montréal, paysages festifs et identitaires, J.P. Augustin, dir. Sites publics, lieux communs. Aménagement des rues et des ponts au Québec et au Canada Pessac MSHA
Geronimi M., 2008, Du village global au Village Gay, Joseph J. Levy dir, Dictionnaire de la sexualité du Québec, Montréal, Institut Santé Société
Geronimi M., 2006 , Symbolic landscapes of Vieux-Quebec, TERKENLI THEANO et A.M d'HAUTESSERRE, dir Landscapes of a new cultural economy of space, Springer Academic Publishers (Landscape Series)
Geronimi M., 2006 Identité urbaine, reconversion industrielle et dynamique territoriale à Montréal : Le cas d'Hochelaga-Maisonneuve Norois, 2006, no199, pp. 45-60
Geronimi M., 2005, Sentiment patrimonial et préservation d'une ville du patrimoine mondial : les résidents du Vieux-Québec entre patrimoine et tourisme, dans Habiter le patrimoine, sens, vécu, imaginaire, Maria Gravari Barbas, dir., Université de Rennes
Geronimi M., 1999, Permanence paysagère et consommation touristique : le cas du Vieux-Québec, Cazelais N., Nadeau R. et Beaudet G., dir. L'espace touristique, Québec, Presses de l'Université du Québec pp.199-212
Articles
PUBLICATIONS INTERNATIONALES
Avec comité de lectures
Europe
Geronimi M., 2003, " Québec et la Nouvelle-Orléans, villes de mémoire française en Amérique. Géographie comparative des paysages patrimoniaux et touristiques du Vieux-Québec et du Vieux Carré", Annales de Géographie, n◦ 629 p. 68-90
Bédard F. et Geronimi M 2003 , Stratégies d'adaptation aux Technologies de l'information et de la communication dans la formation supérieure en tourisme, TedQual n°1/2003 Creating and Disseminating Knowledge in Tourism, Madrid OMT THEMIS, pp 18-21
Canada
Geronimi M., 2006, L'Orient, géographie imaginaire. Les écrivains français et les villes de désir, Téoros 25-numéro 2, Montréal, PUQ
F. Bedard,B. Kadri, P.Giroux, M.Geronimi et ali, 2005, Les enjeux de l'intégration des TIC dans l'Université vol23-1 : 7-25, Res Academica, SherbrooKe
Geronimi M., 2003, Les Américaines de la Classe des Loisirs et le Grand Tour en 1900 / Un modèle, Téoros, vol 2, no 2 : 10-15
Geronimi M., 2003, La Nouvelle-Orléans et le tourisme sexuel : l'expérience de Storyville, Téoros, vol 2, no 1 Printemps 2003
Geronimi M., 2002" Le French Market à la Nouvelle Orléans ; alibi patrimonial et mise en scène touristique d'un espace préservé", Québec, Ethnologies, 24 -1/2002, volume spécial intitulé Space/Espace
Geronimi M., 2001, " Parade Zulu et carnaval indien, un mardi gras différent à La Nouvelle Orléans." volume 23, Québec, Ethnologies volume spécial intitulé Festival/Non festival, pp.89-122
Geronimi M., 2001, "New Orleans's French Market, Preserved Past, Heritage Pretext and Commercial Glorification.", Montréal, Society for the study of architecture in Canada (SSAC), Automne 2001
Geronimi M., 2001, " Panorama du tourisme des jeunes en France", Montréal, Téoros, vol 20, no 3, Automne
Geronimi M., 2000, " Imaginaire français en Amérique du Nord : genèse d'un tourisme de distinction à Québec et la Nouvelle-Orléans, Québec, Anthropologie et Sociétés", volume 25, numéro 2, p. 151-170
2006 (M.Geronimi), Cahiers de géographie du Québec, vol. 51, no 142, Barthel, Pierre-Arnaud Tunis en projet(s). La fabrique d'une métropole au bord de l'eau. Rennes, Presses universitaires de Rennes, 206 p
2005 (M.Geronimi), Cahiers de géographie du Québec, vol. 50, no 140, RAIBAUD, Yves Territoires musicaux en région. L'émergence des musiques amplifiées en Aquitaine. Pessac, MSHA, 332 p.
2005 (M.Geronimi), Cahiers de géographie du Québec, vol. 49, no 137, WEIDMANN KOOP, Marie-Christine (dir.) (2003) Le Québec aujourd'hui. Identité, société et culture, Québec, presse de l'Université Laval
2002 (M.Geronimi), Téoros, vol21, no 3, Di Castri et Balaji (2002) Tourism, Biodiversity and information, Leiden, Backhuys Publisher
2002 (M.Geronimi), Téoros, vol21, no 3, Janice Deledalle-Rhodes (2000), L'Orient représenté. Charles Montagu Doughty et les voyageurs anglais du XIXe siècle, Bruxelles, Peter Lang
2001 (M. Geronimi) Anthropologies et Sociétés, volume 25, no 2, Franck MICHEL (2000), Désirs d'Ailleurs. Paris, Armand Colin, pp.179-180.
2000 (M. Geronimi) Anthropologies et Sociétés, vol. 24, no 2, AMIROU, Rachid (1995) Imaginaire touristique et sociabilité du voyage. Paris, Puf (Coll. " Lle Sociologue ")
1999 (M.Geronimi), Canadian Folklore Canadien, (automne) NOPPEN LUC et MORISSET Lucie K. (1999) Québec de roc et de pierres. Québec, Éditions MultiMondes et Commission de la Capitale Nationale du Québec.
1999 (M.Geronimi), Cahiers de géographie du Québec, vol. 43, no 120, BARBIER,B et ROSCISZEWSKI, M (1998) La Pologne. Paris, PUF (Collection "Que sais-je").
1999 (M. Geronimi) Ethnologies, vol. 21, no 2, LE MÉNESTREL, Sara, Tourisme et identité en Louisiane , Paris, Belin
1998 (M.Geronimi), Canadian Folklore Canadien, vol. 20, no 1, chapitre Tourisme et Société; dans Histoire et Anthropologie (1997) juillet-décembre 1997, pp. 9-115.
Conférences et séminaires internationaux
"Symbolic Landscapes of Vieux-Quebec, AAG Conference, Denver April 7
Geronimi M., 2005, "Heritage and Tourism, a success story in the Old Montreal, the strategy of Boutique Hotels, AAG Conference, Denver April 9
Geronimi M., 2005, " Le quartier gay à Montréal. ", Séminaire Géographie culturelle MSH, Bordeaux III, 2 mai 2005
Geronimi M., 2005, " Carnaval afro-américain à la Nouvelle-Orléans. Une tradition inventée : le cas du Black Indian Mardi-Gras. ", Séminaire Cultures et espaces, Montpellier, 4 mai 2005
Geronimi M., 2004, "Sense of place and tourism, Old Montreal and its Boutique-Hotels", AAG Conference, Philadelphie, March 16
Geronimi M., 2003, "Quebec and Scotland, a comparative perspective on the WEB "Séminaire du Département du Scottish Hotel School, Glasgow, Université de Strathclyde, 3 Juin
Geronimi M., 2003, "Using Webct in my tourism geography class ", AAG Nouvelle Orléans- 7 mars
Geronimi M., 2003, " Tourisme sexuel à la Nouvelle Orléans, Storyville et l'invention d'une tradition ?", ACFAS, 21 mai Rimouski
Geronimi M., 2003, "Sentiment patrimonial à la Nouvelle Orléans : associations de sauvegarde versus milieux d'affaires", Montréal, 8ème conférence mondiale des Villes Historiques. 6-8 octobre
Geronimi M., 2003, " Sentiment patrimonial et préservation d'une ville du patrimoine mondial : les résidents du Vieux-Québec entre patrimoine et tourisme ". Saumur, Université d'Été 13-16 octobre
Geronimi M., 2003, " Parc Extension à Montréal, Immigration, intégration, urbanité", 1er Colloque Européen d'Études Québécoises, Paris, 23-24 octobre
Geronimi M., 2003, "The Road to Utopia or the road to Nowhere : New Orleans and Quebec" Panel Author meet Critics, AAG Nouvelle Orléans- 6 mars
Geronimi M., 2001,., " Quebec and New Orleans ", Ve congres Las Americas, Puebla (Mexico) 18 octobre
Geronimi M., 2001, " Québec et la Nouvelle-Orléans, vice et vertu en Amérique française : l'imaginaire des touristes américains.", AFI, 26 mai Québec
Geronimi M., 2000, " Le Vieux-Québec, ville de patrimoine mondial, perspectives touristiques", Séminaire Institut de Géographie, Paris I Sorbonne Panthéon, Cours de maîtrise de Georges Cazes, juin
Geronimi M., 2000, " Reinvented French traditions in North America: a comparative study of the space and time of Carnival in New Orleans, Quebec City, and Nice ", Musée du Cabildo, La Nouvelle Orléans, conférence dans le cadre du Mardi Gras 2000, 3 Mars
Geronimi M., 2000, " Espace touristique, décor patrimonial, ambiance française : le Vieux Carré à la Nouvelle-Orléans", Séminaire IFIS, Université Marne-la-Vallée, Groupe Stratégies Touristiques et Information 1er Décembre
Geronimi M., 1999, " Image of Old Quebec in the 19th century.", Conférence Alliance Française, La Nouvelle Orléans, 10 février
Geronimi M., 1999, "Image-makers of Old Quebec in the 19th century.", Conférence SWACS South-Western Association of Canadian Studies La Nouvelle Orléans, 30-31 janvier
Geronimi M., 1998, " Entre tourisme et patrimoine : Le Vieux-Québec des faiseurs d'images au 19e siècle", Colloque Ville imaginaire--ville identitaire, complexe Méduse, Québec, Octobre, 8-10
Geronimi M., 1997, " L'héritage Français du Vieux-Québec et la conservation du patrimoine", Alliance Française, Santa Rosa (Californie), 14 septembre
Geronimi M., 1997, " Le Vieux-Québec et le tourisme, une tradition paysagère.", participation au colloque International organisé par le CELAT intitulé : Entre globalisme et localisme au Québec et en Russie; sémiologie du culturel et de l'interculturel. 18-19-20 septembre
Rapport de recherche
Bédard F. et Geronimi M., 2002, Ajustement aux technologies de l'information - stratégies émergeant des attitudes et des comportements des enseignants universitaires, Montréal : LABTIC, École des sciences de la gestion, Université du Québec à Montréal.
Bédard F. et Geronimi M., 2003 " Intégration des TIC à l'enseignement universitaire, une recherche innovante à l'UQÀM " AIPU, 29 mai Sherbrooke
Geronimi M., 2003, Expériences, usages et évaluation par les étudiants de leurs cours de géographie sur Webct ", AIPU, 28 mai Sherbrooke
Geronimi M., 2002, Démonstration de visualisation interactive d'un site de classe de géographie historique et culturelle sur Webct3, Pré-colloque ETS Écoles de technologie supérieure de Montréal, 12 novembre
Geronimi M., 2002, Colloque de l'UQ 24-25 avril, dans le cadre de la troisième édition des Journées-réseau sur l'appropriation des TIC : Enseignement universitaire & TIC Bâtir des succès ! " Présentation d'un site de cours de géographie touristique sur WebCT, l'exemple d'une utilisation pédagogique gagnante en classe et en situation
Geronimi M., 2002 En charge au sein du LABTIC (Laboratoire en Technologies de l'information et de la communication du Département d'études urbaines et touristiques) du projet de recherche subventionné sur les stratégies d'adaptation aux technologies de l'information chez les enseignants. Projet supervisé par François Bédard, directeur du LABTIC
Participation à comités scientifiques
2008 Université de Nîmes (France), 17-18 avril 2008, « Le développement culturel: un avenir pour les territoires ? »
2006 Colloque "La fête au présent" organisé à Nîmes les 14, 15 et 16 septembre 2006 par l'UMR Mutations des territoires en Europe.
1996 Organisation du Stand des revues de la Faculté des Lettres de l'Université Laval au Salon du Livre d'Automne, Québec
Organisation du Cocktail du Quarantième anniversaire de la revue Les Cahiers de Géographie du Québec de l'Université Laval
1997 Organisation du Colloque de Géo-recherche, département de géographie, Facultés des Lettres, Université Laval.
1997 Participation à l'atelier sur les Paysages et l'aménagement de la Colline Parlementaire, atelier présidé par Gérard Beaudet sous la présidence de la Commission de la Capitale Nationale
2006 Chaire de recherche des Amériques Université de Rennes
2005 Projet d'intégration site Internet Groupe de recherche sur les espaces festifs
2003 Projet d'intégration sur la mise en forme du projet de réforme du Baccalauréat du département de Géographie de l'UQAM. UQAM-RH
2002 Projet de recherche subventionné sur les stratégies d'adaptation aux technologies de l'information chez les enseignants- LABTIC UQAM- subvention UQAM,
2001-2002 Centre d'études interdisciplinaires sur les lettres, les arts et les traditions des francophones en Amérique du Nord (CÉLAT) de l'UQAM - bourse postdoctorale
2001-2002 Chaire de Recherche canadienne en patrimoine urbain - bourse postdoctorale
2000 Centre d'études interdisciplinaires sur les lettres, les arts et les traditions des francophones en Amérique du Nord (CÉLAT) de l'Université Laval - bourse d'excellence de rédaction de fin de thèse
2000 Bourse de voyage, Centre d'études interdisciplinaires sur les lettres, les arts et les traditions des francophones en Amérique du Nord (CÉLAT) de l'Université Laval -bourse postdoctorale
Bourse subvention de voyage Faculté des Lettres
Bourse de voyage, Association des Étudiants Gradués de L'Université Laval
1999 Bourse d'excellence du Codofil et de l'état de Louisiane
1998- 1999 Fondation Desjardins Bourse du Président- Musée de la Civilisation, Bourse d'excellence Doctorat
1998-1999 Musée de la Civilisation et Faculté des Lettres de l'Université Laval, Bourse de Doctorat
1997-1998 Musée de la Civilisation et Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d'expression française en Amérique du Nord (CEFAN)
1996-1999 Bourse d'excellence de Doctorat pour étudiants étrangers, Fondation Université Laval
1996-1998 Département de géographie, Université Laval - Soutien au revenu des étudiantes et étudiants au doctorat (bourse au mérite)
2005 Membre du comité exécutif de la faculté des Sciences humaines UQAM
Membre au conseil académique de la Faculté des Sciences humaines UQAM
2003 Chargé de projet Comité de programme, réforme des programmes département de géographie
2003 Membre du Groupe de Réflexion sur les populations étudiantes au sein du Bureau de la Recherche Institutionnelle de l'UQAM
1998 Membre organisateur du cinquantième anniversaire du département de géographie
Membre étudiant du Comité d'admission et de supervision du département de géographie, Facultés des Lettres, Université Laval.
1996-1997 Membre de l'association des Étudiants gradués du département de géographie, responsable de l'organisation du Colloque Géo-recherche
1995-1996 Secrétaire de l'association des étudiants gradués en géographie département de géographie, Facultés des Lettres, Université Laval.
2001-2002 Rédactrice adjointe Téoros
1996-1998 Responsable des abonnements et du marketing à la revue Les Cahiers de Géographie du Québec - Département de Géographie, Université Laval
2005 Radio Canada, entretien Martine Geronimi « La Nouvelle-Orléans dans l'ouragan » émission radio
« Ouvert le Samedi » animé par Michel Lacombe, 3 septembre
2005 Radio Canada, émission RDI en direct, entretien télévisé « le patrimoine historique de la Nouvelle Orléans
en danger ? » de Martine Geronimi par Marie-Josée Bouchard 1er septembre
2005 Radio Canada, émission Matin Express, entretien télévisé « Le passage de l'ouragan Katrina menace le patrimoine historique de la Nouvelle Orléans » de Martine Geronimi par Michel Viens, 1er septembre
2005 L'Express, numéro spécial Mai juin 2005 « Cap sur le Québec », Parole d'experts, interview de Martine Geronimi par Valérie Lion
2005 Journal de L'UQAM, 10 janvier 2005, « Québec et La Nouvelle-Orléans. Quand le tourisme met en spectacle le patrimoine » entretien de Martine Geronimi par Michelle Leroux vol 31, n◦8 p.5
2002 Geronimi M., Imaginary France in North America. Comparative geography of the heritage and tourist landscapes of the Vieux Quebec in Quebec City and the Old Square in New Orleans. Tourism Geographies : 4,4 novembre
2001 Geronimi M., Imaginaires français en Amérique du Nord, Position de Thèses, Inter-géo Bulletin, 2/2001, Paris Prodig, CNRS, pp. 53-55
Jusqu'en 2007
- Association of American Geographers (AAG)
- Association Professionnelle des Géographes du Québec (APGQ)
- Association Internationale des Études Québécoises (AIEQ)
- Association des Communicateurs scientifiques du Québec (ACS)
- Culture Montréal
- Conseil des Arts de Montréal (réseau de soutien pour les artistes immigrants)
Réalisation de Blogs et pages Internet
Enseignement sur plateforme interactive
Cours multimédias
ANGLE DE FUTURES RECHERCHES
La géographie symbolique des Médinas en TUNISIE
16:08 Publié dans Chroniques de France, CULTURE, CV, Femmes, IMMIGRATION, Louisiane, NETWORKING, QUÉBEC, Science, Souvenirs souvenirs, TUNISIE, USA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dr, geographie, culture, université, canada, québec, montréal, tunisie
22/12/2008
La vie nous dépasse
Dans une discussion amoureuse avec mon ami, j’ai noté qu’il avait par deux fois insisté sur une notion philosophique très importante, la vie existe au-delà de notre propre personne. Cela me fait bien entendu réagir, car je suis en train de « revivre », après le plus grand choc affectif de ma vie. Cette assertion introduit le problème de la dépendance affective. A quel moment l’attachement se transforme en dépendance ?
J’ai l’impression que les femmes sont plus susceptibles de développer une dépendance vis-à-vis de l’homme de leur vie. Du moins les femmes traditionnelles pour lesquelles l’homme est essentiel, car il joue tous les rôles : le mari viril, le protecteur, le frère et l’ami. La dépendance est en plus totale quand elle est très souvent aussi financière. Maintenant sans aller à ses extrêmes, la Femme moderne qui aime un homme est à la recherche d’un attachement sincère et fort. Comment peut-on glisser d’un attachement fort et équilibré à la dépendance affective lorsqu’on est une femme soi-disant libérée ?
J’ai deux réponses qui se croisent probablement : l’amour se développe chez une femme au caractère passionné et romantique, cela peut être le cas d’un homme bénéficiant du mê
me tempérament, mais ils sont, à ma connaissance, moins nombreux…, l’amour est exclusif et vite exigeant, l’univers du couple est restreint à la relation amoureuse et la dépendance se créée d’elle-même. L’enfermement amoureux serait une juste lecture du couple. Tant que les deux adhèrent à ce modèle, tout va bien…le couple vit dans une névrose amoureuse qui est la dynamique du couple…mais à tout moment le moins passionné des deux va se détacher et l’autre sera de plus en plus dépendant voire malheureux jusqu’à la rupture finale, inexorable. Ne dit-on pas que la passion amoureuse nourrit sa fin ?
La solitude conduit à la dépendance. Dans des cas plus spécifiques, le couple fonctionne en quasi autarcie et il créé son propre équilibre fondé sur la dépendance réciproque, sorte de synergie pour avancer à deux. Placés dans un nouvel environnement plus favorable à l’épanouissement de l’un des deux du couple et la nouvelle dynamique va briser le rythme et celui qui a la situation qui s’améliore, va se déprendre de l’autre car il s’individualise…et n’a qu’un but quitter l’autre qui ressent alors la dépendance plus fortement…voire elle réalise quand on la quitte combien elle était dépendante de celui qui part…
Mon couple correspondait au deuxième cas de figure…je me suis trouvée dans une situation précaire en abordant le Canada. Très fragilisée par mon immigration je reportais tout sur mon compagnon qui, lui aussi était en souffrance personnelle, nous nous aimions et nous rassurions simultanément, seuls dans notre solitude partagée. La situation a changé arrivés en France, lorsque sa situation lui a été plus favorable dans un environnement où il s’épanouissait, alors que moi je me noyais dans le travail et les projets en Tunisie. Résultat des courses la rupture, le tsunami affectif parce que je ne voulais pas voir la réalité, nous ne partagions plus rien et il n’avait plus besoin de se sentir rassuré, il se sentait capable de fonctionner sans moi, mieux, lorsque je m’absentais pour la Tunisie, il vivait mieux sans moi. La rupture était inéluctable.
Depuis que j’ai accepté l’évidence de la nécessité de vivre chacun de notre côté, j’ai compris que j’avais tout misé sur Michel et que je vivais avec la certitude qu’il ne me quitterait jamais… je me suis bien trompée. Et c’est tellement vrai que la vie ne s’arrête pas à Michel ! Il avait compris avant moi combien sa vie ne s’arrêtait pas à Martine… Alors probablement, lorsqu’on aborde une nouvelle relation amoureuse, il faut se dire que la vie ne tient pas à cette personne, qu’elle sera une étape dans notre parcours de vie, sur notre route…et que nous sommes également une étape dans la sienne. Je ne voudrais pas penser ainsi, mais je crois que la réalité de notre vie contemporaine ne laisse pas la place à l’amour-toujours.
Comme je suis une optimiste de nature et que je positive les situations de la vie, je crois que la vie existe au-delà de nous, grâce à ce que nous laissons derrière nous. Je m’explique ; la vie ne se résume pas à la vie amoureuse, à la vie privée, elle est transcendée par nos engagements, nos œuvres, il existe une vie intellectuelle qui remplit notre univers et nous aide à nous sortir des crises affectives. Il est certain que je ne peux parler au nom de toutes les femmes, mais je sais combien les femmes jouent des rôles importants dans toutes les sociétés et que sans elles beaucoup de secteurs de la vie collective ne pourraient exister sans leurs dévouements et leurs actions.
En ce qui me concerne l’écriture, le cinéma, la peinture, la radio, la culture en général me permettent d’exister au-delà de ma petite personne, m’apportent une joie extrême et me donnent l’occasion de transmettre à celui qui veut m’entendre et me lire…je transcende ma petite personne pour atteindre l’autre au plus profond de son âme parfois. Je fais ainsi de magnifiques rencontres qui m’ouvrent à de nouveaux univers. Je ne suis plus la consommatrice de culture mais l’actrice voire la productrice. Cette attitude est à la fois individualiste et totalement altruiste. Elle me fait exister plus intensément car ma vie c’est l’art et je souhaite qu’au-delà de ma petite personne, j’aie réussi à donner le goût pour l’art aux lectrices et lecteurs à mes étudiants et aux personnes qui m’ont approchée sur ma route.
11:22 Publié dans CULTURE, Femmes, Souvenirs souvenirs, TUNISIE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : passion, tunisie, canada, france, philosophie, amour, amoureux
22/09/2008
J'en ai vu des étoiles de HICHEM BEN AMMAR
Hier je suis allée voir un documentaire dans le cadre de la Caravane du documentaire euro-arabe à Paris. Et je ne l'ai pas regretté
Le documentaire " J’en ai vu des étoiles " est un film sur un sport violent et viril, la boxe. Un sport que paradoxalement j’ai appris à ne pas détester dans mon enfance. Je ne vais pas à des combats de boxe, je n’ai jamais eu d’hommes sportifs dans ma vie ou même qui regardaient ce genre d’exploits à la télévision, sauf mon père qui justement est né aussi en Tunisie en un temps, où comme le montre le cinéaste, la boxe était à l’honneur. C’est en regardant ce film, hier
que j’ai la révélation. Je me souviens qu’adolescente, il m’arrivait de regarder avec lui les matches de boxe et de catchs. Et c’est vrai que j’aime encore voir des films montrant des boxeurs et cette ambiance surchauffée, un peu glauque. Je suis allée voir un film en 2005 sur une boxeuse américaine au destin tragique, Million Dollar Baby de et avec Clint Eastwood, un film remarquable.
Référence La boxe au cinéma : Dans le documentaire d’Hichem Ben Ammar, nous avons un film qui nous parle de la micro histoire, un reportage sociologique sur une tranche de vie d’un pays où je suis né : la Tunisie. Une collection de boxeurs professionnels retraités et souvent très âgés font revivre une époque révolue et oubliée avec verve et émotion. Ce temps où les mauvais garçons boxaient pour l’amour du public, le goût du combat et aussi parfois l’appât du gain avait pris son envol en pleine période coloniale dans un monde où la loi du plus fort était la seule méthode pour sortir de sa condition de pauvre. Tous ces témoignages tissent des pans d’histoire qu’on ne pourra jamais dans les livres aux programmes officiels. Une histoire de la rue, des cafés chantants et du cinéma nous parle des salles de boxe.
Ces années où ma famille, pauvre et vivant dans les quartiers populaires des années 20 à 50, fréquentait les mêmes lieux cosmopolites que montre très bien le réalisateur où Français, Maltais, Siciliens, Juifs et Arabes se retrouvaient dans des combats autour de rings pour soutenir leurs congénères. Tunis était alors une ville multiculturelle.
Le contraste est saisissant lorsque le film bascule sur l’ époque contemporaine. De nos vaillants et glorieux héros de la virilité tunisienne du temps passé, nous entrevoyons une image actuelle de souffrances, de frustrations, de larmes voire de désespoir. Le rêve devient amer quand il jaillit et se tarit tout à fait à la fin du film avec l’émotion du champion quittant la Tunisie, en route pour un destin de boxeur au Canada. Il pleure comme un enfant dans le 4x4 de sa femme et son manager, une étrangère.
Le film est là pour nous questionner sur les changements liés au choix de passer d’une boxe professionnelle à seulement une boxe d’amateurs ? Ce glissement vers un assainissement de la société tunisienne a cassé un engouement social, a réduit à néant les chances d’une grande partie de la jeunesse pauvre de se sortir de la misère ou du moins d’espérer y réussir. La société s’est féminisée en Tunisie, mais également dans les autres pays, et l’aura du champion se porte désormais sur le footballeur, élément d’un jeu collectif, comme le cycliste qui fait partie d’un peloton. Le sport individuel professionnalisé, c’est le golf qui touche surtout l’élite et le joueur de tennis…la force n’est plus de mise. La Tunisie a emboîté le pas de l’Occident, les énergies sont canalisées vers l’économie.
Ce documentaire m’a vraiment parlé car il vient répondre à de nombreuses questions dont les réponses ne sont pas dans les livres. Il m’a redonné le goût d’enquêter sur la mémoire des anciens de ma famille, il m’a émue sur le sort de ses jeunes désemparés ne pouvant pas ou plus réaliser leurs rêves de combattre, il m’a replongée dans l’univers canadien.
Ce documentaire, je le conseille à toutes celles et ceux qui pourront le voir dans une projection privée ou dans un festival , car il ne passe pas à la télévision ni en Tunisie ni en France. Et si j’étais enseignant en Tunisie, j’en ferais une projection avec débats. Je tiens à saluer un tel travail fondamental pour que survivent des archives et que des salles d'entraînement de boxe soit préservées et considérées comme un patrimoine urbain aussi estimable qu’un monument.
L'universalité de ce film c'est sa prise en compte du monde des humbles et de les réintroduire dans la mémoire collective...le vaste chantier du XXIe siècle
23:35 Publié dans CULTURE, IMMIGRATION, SOCIÉTÉ, Souvenirs souvenirs, TUNISIE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Clint eastwood, boxe, Tunise, Canada, Tunis, colonie, cinéma
24/04/2008
Que de chemin parcouru...Fais moi ton cinéma!
Puisque j'en suis aux constats, je vous le dis tout net...mon retour en France n'était qu'une étape sur ma route.
Un jour quelqu'un m'avait dit, quand tu pars de France, ne fais pas la bêtise d'y revenir...ce conseil je l'avais reçu trois mois avant mon départ au Canada. Cet inconnu rencontré dans un café était un amer désillusionné...il avait vécu aux États-Unis et en était revenu cinq ans plus tard, depuis lors, sa vie n'avait pas repris racine en France; il avait franchement l'air de végéter. Nous étions en 1993 avant l'heure d'Internet pour tous...je ne sais pas ce que cet homme est devenu, mais l'autre jour je suis allé au Café à Sartrouville tout à côté de l'ANPE...J'allais rencontrer la jeune femme qui suit mon dossier de "future créatrice" d'entreprise en France...sans indemnité...ne vous inquiétez-pas! ici, si j'étais totalement seule et compte tenu de mon PHD et encore plus de mon âge...on m'accorde 350 euros par mois, dans un pays où pour un studio comptez 450 euros minimum, à Paris 650, la place de théâtre coute 45 euros en moyenne et la bavette chez mon boucher 25 euros le kg...je ne vous parle pas de toutes mes notes de restaurant, où je ne suis même pas sure de manger quelque chose de savoureux...le thé sur Paris 4 euros...
Revenons à ce petit café propet tenu par une dame portuguaise et je voyais les mêmes têtes que 15 ans en arrière, des gens désillusionés et qui me savent pas pourquoi ils sont là...moi j'ai avalé un croissant et je suis allée rencontrée ma "personne ressource" pour lui annoncer que je mettais ma création en suspens...puisque deux jours avant mon mari m'avait déclaré tout de go...et sans préliminaires qu'il souhaitait descendre de notre train, pour poursuivre sa route dans une limousine... La tête de mon interlocutrice...Ah les hommes et voilà qu'elle me raconte sa vie...sans doute moins enviable que la mienne! Cela m'a fait du bien de voir que, Nous les Femmes, nous subissons des conjoints égoïstes, inconséquents, inconstants et bien souvent lâches...bon à part cela, pas de quoi se réjouir...Nous étions le 15 janvier 2008.
Depuis il s'est passé tant de choses en Tunisie que le moral est revenu et je viens de prendre la grande décision de ne pas stagner en France...Non je ne vais pas retourner au Canada, j'en suis partie pour trouver mes congénères et figurez-vous, je les ai trouvés... C'est unique, mais j'ai eu la chance de rencontrer mon double, un parcours identique dans le temps et dans l'espace Tuniso-canadien...RARE...mais non pas un fantasme d'écrivain...une vraie rencontre impromptue et irréelle...à faire un film...une abstraction devenue réalité...Vouloir très fort et très haut, se déclarer dans son authenticité, et les choses désirées arrivent...au bon moment à la place comme disent les Québécois...une synchronicité...époustouflante!
Les Flux sont des aspects de la géographie qui me passionnent, surtout quand on s'intéresse aux imaginaires qui font voyager, immigrer, être dans le mouvement... et tous les transports de l'esprit font partie intégrante de cette géographie symbolique que j'aimerais saisir...cartographier si c'était possible... Le Cinéma modèle l'Imaginaire contemporain...le Cinéma est un vecteur extrêmement important de ces flux et transports de l'âme. Le cinéma est un média qui nous fait voyager dans le temps et dans l'espace, qui nous conduit aussi au plus profond de nous-mêmes dans ce voyage intérieur...dans cette rencontre avec notre identité personnelle et collective. Le Cinéma nous donne à voir notre visage social ou celui qu'on voudrait faire voir...plus encore le Cinéma d'Ailleurs, nous aide à rencontrer l'Autre, tel qu'il veut être vu et parfois, malgré le vernis, tel qu'il est vraiment. Le Cinéma est un miroir qui réfléchit nos bonheurs, nos misères, nos aspirations, nos velléités, nos appréhensions et nos victoires...les rencontres cinématographiques sont donc capitales et je les tiens en haute estime. Un pays sans cinéma n'existe pas, la culture véhiculée grâce à ce media est indissociable de ma géographie symbolique...
C'est pourquoi et pour répondre à une question d'un Français ignorant la réalité tunisienne...je finirais par l'annonce de ce qui se passe actuellement à Tunis : 23 au 27 avril à la salle 'Le Mondial' et à 'Cinémafricart': "Le cinéma tunisien des années 80" dans le cadre des Journées du Cinéma tunisien
Les journées du cinéma tunisien sont organisées par l’association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique (ATPCC) en collaboration avec : le Ministère de la culture et de la sauvegarde du patrimoine, les cinémas Le Mondial et CinémAfricArt, la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs (FTCA), la Fédération tunisienne des ciné-clubs (FTCC) et l’Institut français de coopération (IFC).
Je n'y suis malheureusement pas mais je suis cela de près puisque j'ai la chance de connaître deux personnes grandement impliquées dans cet évènement: le secrétaire général de l’Association (ATPCC) Mohamed Naceur Sardi et le créateur du portail cinematunisien.com, et aussi graphiste de l'affiche, Nejib Riahi Il n'est pas innocent de préciser que ces deux amis ont aussi un lien particulier avec ma propre route tuniso-canadienne, l'un en est revenu dix ans avant moi et l'autre y part bientôt...
Le programme commenté :
Le mondial
Mercredi 23/04 19h Soirée d’ouverture « Le fou de Kairouan » De Jean André Kreuzy
Le Fou de Kairouan
1937, 73’, France / Tunisie, N&B
Réalisation : Jean André Kreuzy
Scénario : Paul Hug, Hassen Rachik
Avec : Mohieddine Mrad, Flifla Chamia, Abdelamajid Chabbi, Selma Ridha
Le Fou de Kairouan est une histoire d’amour comme au bon vieux temps, de celles qui ne peuvent être qu’en noir et blanc, de celles qui provoquent une émotion toute particulière, quand on va au cinéma pour y chercher les larmes d’une romance comme on n’en fait plus. Mais Le Fou de Kairouan, c’est aussi une rareté qui marque la naissance du cinéma tunisien, à l’époque coloniale, parce que le film est tiré d’un vieux conte arabe (l’amour fou de Majnun, poète fiévreux, pour sa cousine) et qu’il est parlé et chanté en arabe. Un film qui ne peut faire l’objet que d’une invitation à être vu, pour la culture du plaisir et le plaisir de la culture.
"Le Fou de Kairouan, premier film tourné en langue arabe en Tunisie, sorti sur les écrans durant l'hiver 1939, est ainsi l'occasion de réfléchir au possible développement d'une industrie cinématographique de langue arabe en Tunisie." Morgan Corriou auteur de la thèse soutenue à la Sorbonne en 2005 "Les Français et la vie culturelle en Tunisiedurant la Seconde Guerre mondiale"
18h30 « Champagne amer » De Ridha Béhi
20h30 « Traversées » De Mahmoud Ben Mahmoud
Vendredi 25/04 15h00 « Les baliseurs du désert » De Nacer Khemir
17h30 « Leïla, ma raison » De Taieb Louhichi
20h00 « L’homme de cendres » De Nouri Bouzid
Samedi 26/04 15h00 « Programme FTCA » Films des années 80
17h30 « Arab » De F.Jaïbi et F.Jaziri
Dimanche 27/04 10h00 « Programme Dessins Animés Tunisiens » Années 80
15h00 « La nuit de la décennie » De Brahim Babaï
17h30 « Poussière de diamant » De Mahmoud Ben Mahmoud et Fadhel Jaibi
CinémAfricArt
Samedi 26/04 20h30
Première Soirée Courts Métrages Tunisiens - années 80
Dimanche
27/04 20h30
Seconde Soirée Courts Métrages Tunisiens années 80
La Maison Maghrébine de la Culture – Ibn Khaldoun
Dimanche 27/04 10h00 Table Ronde
11:00 Publié dans Chroniques de France, CULTURE, IMMIGRATION, MEDIAS, QUÉBEC, SOCIÉTÉ, Souvenirs souvenirs, TUNISIE, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, CINEMA, Tunisie, Tunis, France, Canada, Bouzid
24/10/2007
Des Nouvelles de la Belle Province
Je viens de recevoir cet article de la part d'une amie immigrante qui s'inquiète, chaque jour un peu plus, de la tournure des évènements face aux immigrants, pas seulement ceux d'Afrique ou des Pays de l'Est mais aussi des Français, ces chers cousins
"Le mercredi 24 oct 2007
Lamarche, un village qui n'aime pas les étrangers
La petite localité de Lamarche, au Lac-Saint-Jean, est plongée dans une controverse à caractère xénophobe, impliquant une famille d'investisseurs français et un groupe de citoyens hostiles à leur présence.
Le 1er octobre 2006, William Satgé, sa mère Liliane et son père Alain prennent possession de l'ancien centre plein air Tchitogama de Lamarche, un relais de motoneiges laissé à l'abandon depuis quelques années.
Originaire de France, la famille Satgé décèle en ce lieu un potentiel intéressant et n'hésite pas à déclarer, dès son arrivée, que le Scoobyraid deviendra le principal produit d'appel touristique de la municipalité de 500 âmes.
Un premier restaurant voit le jour puis un bar. Les Français offrent également un service de location de motoneiges et organisent des activités populaires. Parallèlement, la grogne s'installe dans le village. L'abcès éclate finalement en décembre, par la voix du conseiller municipal Claude Bourgault. Dans une lettre adressée aux Satgé, il écrit: «Moi, je suis né au Québec et ce qui me fait le plus suer, c'est de voir des immigrants qui arrivent ici. Ils nous critiquent, se moquent même de nous, mais, par contre, ils ont besoin de notre argent gouvernemental en subvention pour les aider à réaliser leurs rêves.» Après plus de 1,5 million d'investissements privés, les Satgé soutiennent n'avoir reçu aucune aide financière, si ce n'est une subvention de 30 000$ en provenance de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est.
Dans la foulée de cet incident, le maire Jean-Guy Fortin est vivement contesté pour avoir appuyé le projet. Homme d'affaires prospère, M. Fortin dirigeait Lamarche depuis près de trois décennies. Croulant sous la pression, il quitte ses fonctions en avril. Selon Liliane Satgé, les mois qui ont suivi la démission de Jean-Guy Fortin se sont déroulés sans encombre. Ce n'est que la fin de semaine dernière, alors qu'on s'apprêtait à souligner le premier anniversaire du Scoobyraid, que leurs détracteurs sont revenus à la charge.
Sur un écriteau géant installé à l'entrée du village, ceux-ci ont inscrit «Fuck you William, Jean-Guy Fortin avec», ravivant ainsi la polémique. «Ils ne se sont pas limités à cela, confie la mère de famille. Ils ont aussi enlevé toutes les petites pancartes que nous avions placées dans le village pour souhaiter la bienvenue aux touristes.»
«En tant que peuple, nous avons tendance à être jaloux de la réussite des immigrants, estime le nouveau maire Martin Tremblay qui dénonce les gestes faits. Cette malheureuse réalité ne touche pas uniquement Lamarche, mais l'ensemble du Québec.»"
SANS COMMENTAIRE...
23:25 Publié dans IMMIGRATION, MEDIAS, QUÉBEC, RACISME, SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : QUÉBEC, CANADA, FRANÇAIS, INTÉGRATION, XÉNOPHOBIE
10/09/2007
Ma soutenance de thèse au Québec enfin visible
Vive le WEB et comment assister à une soutenance de thèse qui a eu lieu en 2001 à l'Université Laval de Québec avec les techniques multimédia du Canada, déjà en vigueur. J'ai préparé une soutenance à l'aide d'un montage spécialement préparé pour la cironstance, projeté sur un grand écran, devant le Jury et les spectateurs venus m'encourager.
UN GRAND MOMENT CE JOUR LÀ!
Grâce à SlideShare, je peux vous faire partager ce souvenir inoubliable. En vous rendant sur Slideshare à partir de ma présentation, vus pourrez la voire sur grand écran en appuyant sur full en bas à droite.
Cette thèse ponctuait une immigration et un retour aux études à 38 ans, 2 années de Master et 4 années de recherches incessantes entre Québec et La Nouvelle Orléans.
09:40 Publié dans Blog, CULTURE, Femmes, IMMIGRATION, Louisiane, QUÉBEC, Souvenirs souvenirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Université, Laval, Québec, Canada, PHD, Géographie, Immigration
21/05/2007
Le Liban toujours...
La veille de me casser la figure dans mon appartement, j'avais passé une soirée magnifique avec mon amie Lilian BB, professeure à l'université au Liban. Elle était de passage à Paris pour un colloque sur la mémoire, au même moment que le premier ministre Fouad Siniora. Quand je lui ai proposée de parler du Liban, elle a levé les yeux au ciel et a poussé un soupir révélateur ponctué par un "Laissons le Liban loin de nous". Son visage était triste et fatigué, elle qui a vécu la guerre du Liban sans faillir à son devoir de prof, elle cette italo-égyptienne qui a épousé le Liban en se mariant à un Libanais et qui maintenant vit seule dans une grande maison d'un quartier chrétien à l'extérieur de la ville.
Sa grande retenue ne cachait pas une angoisse forte et je comprends que les combats ne sont pas prêts de se terminer. La mort d'Hariri, les frappes israéliennes de l'été dernier et maintenant à nouveau les morts :
"Durant toute la nuit de samedi et la journée d’hier, des combats particulièrement sanglants ont opposé dans la capitale du Liban-Nord et à Nahr el-Bared l’armée et les commandos des FSI, d’une part, aux miliciens fondamentalistes de Fateh el-Islam, d’autre part. Ces combats, qui se sont poursuivis jusqu’en fin de journée, se sont soldés par un lourd bilan : 40 tués, dont 23 soldats, et une trentaine de blessés.
Et pour confirmer la volonté évidente de déstabilisation, une forte explosion secouait Achrafieh peu avant minuit."
Cet extrait du journal libanais, L'Orient le Jour
FSI pour ceux qui l'ignoreraient signifie les forces de sécurité intérieure libanaises et les miliciens de Fateh el-Islam seraient, d'après le Blog COPILAR LIBAN : "Le groupuscule islamiste Fateh el-Islam, qui reconnaît des affinités idéologiques avec el-Qaëda, entraîne de jeunes Palestiniens dans le camp de réfugiés de Nahr el-Bared, au nord de Tripoli, pour combattre « les juifs en Palestine »."
Ce que je comprends de ce nouvel épisode sanglant au Liban est une attaque contre des militants extrêmistes réfugiés à 95 km de Beyrouth dans une enclave traditionnellement pro syrienne. Mais avec le Liban, les fils sont très embrouillés autour de la pelote si bien que les consignes de prudence sont les bons conseils. Du coup j'ai pensé aux voyageurs sur place et notamment aux Francophones se déplaçant soit pour leurs études ou à titre de touristes et je leur donne ici les consignes suivantes provenant du ministère des affaires étrangères français :
"Le Liban se trouve actuellement dans une période incertaine dans l’attente d’un cessez-le-feu définitif et connaît une grave crise politique. Les manifestations de grande ampleur depuis décembre 2006 et les affrontements violents de janvier témoignent de l’extrême tension qui prévaut au Liban, notamment à Beyrouth. Les risques de manifestations de rue perdurant, les axes de communications et plus particulièrement l’accès à l’aéroport peuvent en être affectés.
L’assassinat en novembre 2006 du ministre libanais de l’industrie et plus récemment l’attentat du 13 février 2007 contre deux minibus transportant des civils traduisent l’augmentation des risques d’attentats, ciblés ou aveugles. Dans ces conditions, il convient de limiter les déplacements vers le Liban sauf raisons professionnelles impératives.
Certains axes de communication ayant été endommagés pendant le conflit, il convient de s’informer auprès du Consulat général de France à Beyrouth avant tout déplacement à l’intérieur du pays. Les déplacements au sud du fleuve Litani ainsi que dans les zones frontalières avec Israël et dans la banlieue sud de Beyrouth sont formellement déconseillés.
Il est recommandé de se tenir quotidiennement informé de la situation dans les différentes régions du pays (il existe un quotidien francophone L’Orient-Le Jour, et Radio Liban reprend les bulletins d’information de RFI, en français, sur 96.2 FM de 7h à minuit)."
Pour les Canadiens, les conseils officiels aux voyageurs sont très précis et méritent de s'y attarder avant de prévoir un périple dans la région d'autant qu'il est assez clair que les voyages sont fortement déconseillés:
"On recommande d’éviter tout voyage non essentiel au Liban. Au cours des deux dernières années, une série d’attentats à la bombe et à la grenade, incluant l’assassinat du ministre libanais de l’Industrie Pierre Gemayel, ont été commis dans différents quartiers de Beyrouth, causant plusieurs morts et plus d’une centaine de blessés. On recommande aux Canadiens d'être constamment sur leurs gardes."
Étant moi-même de double nationalité (Française et Canadienne), je suis toujours intéressée à comparer comment se portent les regards des deux pays sur une région de tensions extrêmes. Et puis le Liban m'attire depuis longtemps du fait des rencontres humaines faites tant en France qu'au Canada. J'espère toujours une belle paix et un tourisme culturel florissant, mais ce n'est encore pas réalisable dans l'immédiat.
Affaire à suivre...en attendant je lis Léon l'Africain d'Amin Maalouf
09:50 Publié dans Guerre, POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Liban, Tripoli, terrorisme, attaques, France, Canada
20/11/2006
Suite affaire Gettliffe
Je tiens à faire lire aux lecteurs intéressés par l'affaire Gettliffe, et ils sont nombreux, la lettre que je viens de découvrir sur mon adresse à l'UQAM, ouverte ce jour puisque j'ai enfin l.ADSL chez moi à Paris. Il s'agit d'une longue lettre de Mr Louis Ripault dont je publie un extrait
A vous de vous faire une opinion, chers lecteurs et amis (le masculin ne suppose pas que j'oublie toutes mes lectrices et amies , bien entendu.)
Je vous en copie un long extrait
"Nathalie Gettliffe est venue à Vancouver suite à une médiation internationale, dont la dernière téléréunion officielle avait eu lieu le 27 février 2006 en mairie de Satillieu.
Elle avait en poche l'accord provisoire signé par l'ex-mari selon le texte établi en janvier 2006 par une médiatrice employée de l'AG de BC. Scott Grant le lui avait fait parvenir fin mars 2006 via l'Ambassade du Canada (qui nie cela mais n'explique pas ce qu'aurait contenu une enveloppe recommandée envoyée le 31 mars 2006...)
Elle venait pour finaliser cet accord, faisant naïvement confiance au fait que la médiation suspendait les hostilités et qu'il n'y avait plus aucun mandat d'arrêt valide.
Vous avez je pense bien lu qu'elle avait été cueillie le 10 à l'aéroport (par les douanes).
Puis de nouveau le lendemain.
Mme Colonna ment en disant qu'il y aurait eu enquête ensuite : le 11, Nathalie avait reçu des excuses par téléphone, on lui a dit que tout était OK et qu'elle pouvait venir rechercher son passeport et son billet de retour.
Cela a été confirmé au personnel du consulat.
Nathalie Gettliffe a été menottée et entravée aux pieds, au poste de l'UBC, avant même présentation d'un document, qu'elle n'a pu lire.
Aucune sommation à comparaître, mais un mandat d'arrêt signé illisible.
En fait la pièce, produite ultérieurement (6 semaines...) a été établie par Heather Holt, responsable du Registry de Richmond, qui s'avère être une amie de la famille de Scott Grant...puisqu'en 2003 la même signature figurait sur une lettre du père à sa fille Joséphine...
Outre ce "conflit d'intérêts", il y a d'autres éléments suspects quant à ce mandat.
C'est peu de dire que cette affaire est révélatrice de "dysfonctionnements" majeurs, justifiant que les services de Louise Arbour s'en préoccupent...
Pour la violation des droits de enfants, la concurrence est rude entre France et Canada !
Il faut savoir que la justice française a constamment refusé d'entendre Max et Jo, alors qu'ils l'avaient demandé et que donc la loi imposait de le faire !
Pire encore, la Cour de Cassation a validé cette violation, en osant écrire, en substance, que de ne pas les entendre équivalait à les avoir entendus, puisque la Cour d'Appel avait par avance réfuté ce qu'ils auraient pu avancer pour expliquer leur refus de retour...
Réfutation fondée sur la pseudo-expertise d'un certain Lucien Larré, ex-"Saint-du-Saskatchewan", condamné pour faits sur mineurs (voir sur site cité ci-après...).
...
Allez donc faire un tour sur le site :
http://nathaliegettliffehaguefree.blogspot.com/"
Bien entendu ce texte n'engage la responsabilité que de son auteur, mais si vous voulez suivre l'affaire avec attention vous pouvez le contacter.
11:40 Publié dans Chroniques de France, IMMIGRATION, SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : gettlife, France, canada, médiation
25/08/2006
Le Poids de l'enfance, entre les 2 mon coeur balance
Dans le Monde de ce soir sur Internet, j'ai appris que la France respectait enfin ses engagements et qu'elle envoyait des troupes supplémentaires au Sud Liban:
"Le président Jacques Chirac a annoncé, jeudi 24 août, l'envoi de deux bataillons supplémentaires au Liban, portant à 2 000 le nombre total de soldats français qui participeront à la Force intérimaire des Nations unies (Finul). Il a assuré avoir obtenu de l'ONU, d'Israël et du Liban les "clarifications nécessaires" à un tel déploiement. "La France est prête, si l'ONU le souhaite, à continuer à assumer le commandement de la force", a-t-il précisé."
Je me suis surprise à pousser un soupir de satisfaction car ces derniers jours, je n'aimais pas lire les propos de la Presse étrangère fustigeant les atermoiements français. Je trouvais inouï que les Français se fassent retirer le commandement par les Italiens.
Française de l'étranger par la naissance comme par le choix de vie, je suis plus sensible, sans doute, à l'opinion extérieure tenue sur le pays dont je porte les couleurs, ne serait-ce que par mon accent, ma culture et mes manières. En même temps, en France je suis perçue parfois comme une étrangère et cela a quelque chose à la fois de dérangeant et de distinctif.
En fait l'important pour moi est de comprendre de quelle pâte je suis faite ? J’aime me comparer aux invités de Bernard Pivot dans son émission Double Je. J’en suis un exemple probant.
Née en Tunisie, pays dans lequel j’ai passé les 4 premières années de ma vie, les plus importantes dit-on pour la formation des goûts, ce temps des émotions sensuelles naissantes, les petits baisers que l’on nous prodiguent, et des premiers éveils à la vie, aux caresses du soleil, à l’air sec et salé, aux accents chantants et d’autres plus gutturaux, aux cris des marchands et le goût acidulé et sucré de la citronnade et la saveur des pastèques sans oublier celle des dattes. Tout ce qui fait mes préférences d’aujourd’hui.
Transportée de force et de larmes en France avec des parents qui souffraient de ne pas s’adapter au
froid de la métropole, son climat, comme sa population peu encline à accueillir ces rejetons français des colonies qui lui faisait rappeler son échec. Française de Tunisie, arrivée à Pontoise dans une caserne en bord d’une route nationale à la périphérie de la petite ville, au bord de laquelle avec mon père je contemplais les voitures qui passaient à toute vitesse. J’apprenais très vite à reconnaître les marques et les bruits des moteurs. J’étais incollable. Nous étions pauvres dans un régiment colonial où j’ai appris très jeune à côtoyer la diversité culturelle. Je me souviens de mes petites copines nattées aux cheveux crépus que je défendais avec passion contre les propos racistes des garçons. J’ai le flash des femmes indiennes en sari, femmes de militaires français, certaines autres eurasiennes et leurs enfants qui me souriaient. Et puis surtout les bains publics sur la Place du Grand Martrois, non loin de la Cathédrale Saint-Maclou, où je me souviens avoir pris une douche avec ma mère car nous n’avions pas de sanitaires…chez nous!
Et puis les années ont passé et ma ville, pendant plus d’une vingtaine d’années, fut Lyon, cette capitale de la gastronomie, si loin de la nourriture de mon enfance que j’oubliais peu à peu, pour devenir une petite bourgeoise française avec son collier de perles, ses petits chemisiers, jupes plissées et faux sacs Chanel. Dans ces années-là, mon cœur a vibré pour l’histoire et particulièrement j’aimais celle de la Pologne car celle de mon pays de naissance était inexistante et quand à la Géographie, je la découvrais au travers des cartes d’état major de mon père. Je me souviens d’avoir demandé à mon père, c’est quoi un OUED. Je déchiffrais des cartes de l’Algérie retrouvées dans une vieille malle. Mon père avait fait un temps de service dans ce pays meurtri dont on ne parlait qu’à voix basse dans ma famille et même dont on ne parlait plus car …il y avait eu trop d’horreur…une histoire non digérée. Finalement je m’engageais en Pologne contre le régime de Jaruzelski en soutenant un prisonnier politique, Jerzy, qui s’avéra, une fois rencontré à Lublin, être un affreux raciste anti-sémite et si peu conforme à mes rêves de lectrice enflammée de Libération. Je tairais son identité car je viens de savoir par Internet qu’il est devenu un historien de l’Art fort reconnu et même publié en France.
Le Canada est arrivé comme une erreur sur ma trajectoire et pourtant j’y suis restée douze ans parce que j’ai trouvé un accueil sans complexe, une liberté et un refuge pour fuir un mariage raté, une vie banale et me mettre à l’épreuve, seule avec moi-même, cherchant à prendre en main enfin mon destin. Quel orgueil dans une petite tête de jeune femme d’apparence frivole et fantasque. Jeune fille j’aurais préféré être un garçon, frustrée de réaliser combien cette position était plus avantageuse, ado je voulais être Premier ministre, un garçon s’est fichu de ma tête et je ne me suis pas démontée en lui rétorquant que je serai la « première femme, premier ministre ». Bien sûr Édith Cresson m’a damé le pion mais vu son passage décrié par tous les conservateurs virils, je ne regrette pas d’avoir fait
d’autres choix… Je souhaite bonne chance à Ségolène ! Le Canada m’a fait renouer avec mon identité plurielle. C’est un pays de passage que je quitte car je ne veux pas y finir ma vie. Comme je l’ai compris depuis quelques temps, il est difficile de refaire sa vie dans un pays trop loin de ses origines et qui a du mal à vous accepter avec votre différence. Mes valeurs personnelles en ce qui concernent l’éducation, les valeurs familiales et parentales sont françaises et non québécoises. Je ne me reconnais pas de cette société nord américaine. J’en apprécie de moins en moins ses buts : l’argent pour la consommation pure et simple. Je déteste le travail forcené sans reconnaissance, les Burn Out consacrés et les suicides de jeunes hommes. Même si j’apprécie toujours le pacifisme des Québécois, les derniers temps guerriers et partisans des Canadiens me font horreur. Et puis la façon de traiter les employés comme des simples pions qu'on déplace à l'envi me dégoutent un peu, un matin tu arrives et tu apprends que tu es renvoyé car ton entreprise a été vendue dans la nuit! Cela vient d'arriver chez Jean Coutu, fleuron de la Pharmacie québécoise
Alors même si je sais qu’il ne sera pas facile de revivre en France après tant d’années d’absence, j’ai la chance d’avoir retrouvé intacte l’amitié de mes amis Lyonnais et je ne me fais pas trop de soucis
pour me refaire des amis à Paris qui partagent mes convictions. La grande différence avec ma vie passée est que j’ai accepté de voir en face mes liens indissolubles avec mon pays de naissance : la Tunisie. Je lisais l’autre jour, une fois de plus, Albert Memmi qui disait « je suis Juif de condition, mais je ne suis pas Juif de conviction ». Cela m’a laissé pensive pendant une bonne semaine me posant la question à moi-même. Lorsque je veux m’appliquer la formule, la religion ne vient pas en premier lieu, loin de là, je suis femme de condition cependant je ne mettrais pas la féminitude en balance et je dirais je suis humaniste de conviction. Comme je suis persuadée que certains de mes amis ici pourraient répondre : je suis Canadien de condition et Québécois de conviction!
Cette question d’identité plurielle bien perçue par Amin Maalouf nous permet « d’établir des passerelles entre cultures différentes ». J’ai longtemps rêvé d’écrire un livre sur les familles d’origine différente et leurs destins croisés dans la société multiculturelle de la Tunisie coloniale des années 30 à 50. C’est cette idée qui m’a conduite à renouer avec mon pays d’origine et j’ai trouvé génial de rencontrer en mai un Tunisien Hedi, qui avait une idée similaire, parce qu'un peu plus âgé, il conservait la nostalgie de ses amours enfantines avec une petite fille qu’il n’a jamais revue à la suite du départ précipité des colons à la fin des années 50. Ces destins croisés dans le temps et dans l’espace sont le sel de la vie. Ma route américaine s’achève, la Méditerranéenne s’impose.
03:15 Publié dans Chroniques de France, CULTURE, Guerre, POLITIQUE, SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : France, Canada, Pologne, Liban, Tunisie, Ségolène, identité





























