17/06/2007

Remontée du PS, vague bleue plus timide, Modem isolé

Le PS fait mieux que sauver les murs. L'électorat, affolé par l'annonce d'une TVA sociale à plus de 25% s'est ressaisi et, habitué à des coups de balancier, offrirait d'après le journal Le Figaro,  "le PS aurait, selon les premières estimations, 206 députés", annonce faite à 20 heures.

La droite ne peut se glorifier de son score et le Figaro ne pavoise pas :

"Si l’UMP sort, comme prévu, gagnante de ces élections législatives, le «tsunami» annoncé n’aura pas eu lieu. Au final, les premières projections en sièges de Sofres-Unilog situent le parti du président à 328 députés. Une fourchette bien en-deçà des projections de l’entre-deux tours, qui donnaient au parti de Nicolas Sarkozy un net avantage, avec de 400 à 430 élus. L’UMP aurait donc potentiellement moins de députés que lors de la précédente législature, où elle disposait de 360 élus."

 

La projection donnée par Le Monde  ce soir montrerait 349 députés UMP + Nouveaumedium_h_3_sieges_463_t2_20h05.jpg
Centre.

Le Modem est le grand perdant de ce scrutin majoritaire et je le  déplore quant à moi...mais les règles sont ainsi faites!

Le PS doit être heureux ce soir de ce sursaut des Français, on parle de 206 à 210 députés.

Ségolène Royal est heureuse et elle a cherché immédiatement à faire entendre sa voix comme future chef de l'opposition:

"Il y a aujourd'hui quatre défis à relever : le travail pour tous et le pouvoir d'achat, la lutte contre le réchauffement climatique, l'invention de nouvelles relations Nord-Sud et la diminution de la dette"... "L'opposition va peser pour un bon fonctionnement des institutions", a-t-elle promis.


D'après Le Monde, "Dans un message à peine voilé aux dirigeants du Parti socialiste, elle a lancé : "le travail continue, les socialistes unis et rassemblés vont montrer qu'ils en sont capables"."

"François Bayrou, dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantique, l'emporterait largement en obtenant 61 % des voix face à la socialiste Marie-Pierre Cabanne. L'UMP a demandé à son candidat Jean-Pierre Mariné, qui a obtenu 25,92 % au premier tour et en mesure de se maintenir, de se retirer. C'est en partie grâce à la clémence de l'UMP que M. Bayrou est réélu député. " dixit  Le Monde


"Jean Lassalle, député fidèle à François Bayrou, est réélu dans la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques (Mauléon), la seule où une triangulaire avait lieu face à Jean-Pierre Domecq (PS) et Hervé Lucbereihl (UMP)."

 

 

Élections législatives 2ème tour

Taux de participation ce dimanche 17 juin :

Avec un peu plus de 35 millions d'électeurs appelés aux urnes :
Le taux de participation au second tour des élections législatives en métropole s'élevait à 22,90%, dimanche à midi, contre 22,56% à la même heure lors du du premier tour le 10 juin dernier (+ ou - 0,3.. %).

A 17 heures, le taux de participation au second tour des élections législatives en métropole s'élevait à 49,58%. Une faible participation qui semblerait se confirmer au fil des heures. ( + 0,3 %).

 

La Vague bleue sera probablement confirmée! 

06/05/2007

ALEA JACTA EST: SARKOZY Président

CONFORMÉMENT AUX SONDAGES : SARKOZY EST ÉLU!

SÉGOLÈNE ROYAL S'EXPRIME TRÈS FAIR PLAY: ELLE REMERCIE LES PRESQUE 17 MILLIONS D'ELECTEURS QUI ONT VOTÉ POUR ELLES. MERCI SÉGOLÈNE CRIENT SES SYMPATHISANTS.

"J'AI DONNÉ TOUTES MES FORCES ET JE CONTINUE AVEC VOUS ET PRÈS DE VOUS."

UNE GRANDE DAME! 

04/05/2007

Les programmes pour L'entreprise française par les Candidats

Le programme des 3 candidats pour les entreprises

Source : journal L’Expansion du 29 03 2007

Le programme Sarkozy pour les entreprises


LExpansion.com

Pour Nicolas Sarkozy, qui se dit porte-parole de « la France qui se lève tôt », l'urgence est de remettre le travailleur au cœur de la société et de revaloriser le travail en donnant la priorité à la récompense de l'effort et de l'initiative.  

 


1) Libérer le travail
- Exonérer de charges sociales et d'impôt sur le revenu les heures supplémentaires travaillées (toutes majorées de 25%), directement au niveau de l'entreprise et sans accord de branche. Autoriser le cumul emploi-retraite et mettre en place la retraite à la carte.
- Monétiser le compte-épargne temps pour qu'une partie des RTT soient rémunérées en heures supplémentaires.
- Sécuriser les parcours professionnels, notamment via la création d'un compte formation attaché à la personne et rechargeable tout au long de la vie professionnelle. Ou via l'amélioration de l'indemnisation des salariés licenciés (au moins au niveau du salaire minimum) mais avec l'obligation de ne pas refuser plus de 2 propositions d'emplois.
- Création d'un contrat de travail unique, à durée indéterminée et aux droits progressifs avec l'ancienneté, inspiré du CNE (plus de souplesse pour l'employeur et plus de sécurité pour le salarié) et substitutif aux contrats précaires. Maintien des contrats d'intérim et de projet.
- Réformer le droit de grève, avec l'instauration d'un service minimum dans les transports publics et d'un vote à bulletins secrets au bout de huit jours de grève dans les services publics et les entreprises. Permettre à tous les syndicats de se présenter au premier tour des élections professionnelles. Vote d'une loi organique sur le dialogue social en rendant obligatoire la concertation des partenaires sociaux avant toute modification du Code du travail.
- Assortir toute distribution de revenu d'assistance d'une activité d'intérêt général en contrepartie. Mise en place d'un droit opposable à la garde d'enfants pour permettre aux femmes qui souhaitent travailler de le faire. 

2) Rendre la fiscalité plus juste et incitative
- Moduler l'IS pour les entreprises qui investissent et créent des emplois. Supprimer les allégements de charges pour les entreprises qui font des profits et qui n'augmentent pas les salaires. Demander le remboursement des aides publiques versées aux entreprises qui délocalisent.
- Basculer une partie des charges qui pèsent sur le travail vers une fiscalité écologique.
- Taxer les importations qui ne respectent pas les normes internationales de travail et d'environnement.
- Mise en place d'un bouclier fiscal à 50% (y compris CSG et CRDS) pour laisser au travailleur la moitié de ce qu'il gagne et exonération des droits de succession pour lui permettre de transmettre son capital.
- Déduction du montant de l'ISF de 50 000 euros en cas d'investissement dans une PME. 

3) Rendre plus efficace l'intervention de l'Etat
- Définition d'une nouvelle politique industrielle en misant sur une dizaine de secteurs majeurs comme la pharmacie, l'énergie, les communications… et faire de leur entreprise des champions mondiaux.
- Mettre en place un système de cautionnement public de mutualisation des risques qui permet à tous ceux qui ont un projet  et qui ne peuvent pas apporter de garanties au crédit d'emprunter.
- Autoriser les prises de participation publique dans des entreprises stratégiques en cas de défaillance et développer les fonds de pension français.
- Réindustrialiser par l'investissement public les bassins économiques en déclin plutôt que de financer des départs anticipés en retraite ou des plans de licenciement. 

4) Investir dans la recherche et libérer l'université
- Allouer 15 milliards d'euros à la recherche pendant les 5 prochaines années.
- Revaloriser la rémunération des jeunes chercheurs et leurs conditions de travail.
- Passer d'une logique de financement de laboratoires à une logique de financement de projets avec mise en place de procédures d'évaluation pour éviter les gaspillages de crédits.
- Porter le crédit impôt-recherche à 100%.
- Augmenter de 5% en 5 ans le budget de l'université.
- Donner l'autonomie à toutes les universités qui le veulent et instaurer la sélection dans les filières sans débouché.

Le programme Royal pour les entreprises


LExpansion.com

Ségolène Royal veut réconcilier les Français avec l'entreprise. Un préalable nécessaire au retour de la confiance, à l'esprit d'initiative, à un partage effectif des richesses et à une maîtrise de la mondialisation

 


1) Mettre en place un cadre institutionnel et économique favorable à la création et au développement de PME
- Soutenir les PME avec la création de fonds publics régionaux de participation et en leur réservant une part dans les marchés publics (small business act à la Française)
- Sécuriser le parcours des jeunes créateurs en soutenant la création d'entreprises (simplification administrative), en généralisant les ateliers de la création dans toutes les régions, en améliorant la protection sociale des entrepreneurs et en mettant en place un mécanisme de cautionnement mutuel pour ceux qui garantissent les emprunts de leur entreprise sur leur patrimoine privé.
- Instaurer un prêt à taux zéro de 10.000 euros en faveur de chaque jeune pour l'aider à construire un projet.

2) Mettre en place une vrai politique publique de la recherche et de l'innovation
- Augmentation pendant le quinquennat du budget de la recherche et des crédits pour l'innovation de 10% par an. Sur les 65 milliards d'aide aux entreprises, seuls 5% sont orientés vers la R&D ; cette part doit être portée à 15%.
- Mettre en place une politique industrielle capable de préparer l'avenir et de réduire les risques de délocalisation avec la création d'une Agence nationale de réindustrialisation.
- Voter une loi de programmation sur 5 ans pour les universités.

3) Construire un capitalisme « social » et responsable pour permettre un développement durable
- Donner la priorité à l'investissement des entreprises avec un taux d'impôt sur les sociétés plus bas si le bénéfice est réinvesti et plus haut s'il est distribué aux actionnaires.
- Moduler les aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales en fonction de la nature des contrats de travail et supprimer le CNE.
- Conditionner les aides publiques aux entreprises à l'engagement de ne pas licencier quand l'entreprise dégage des profits substantiels et obtenir le remboursement en cas de délocalisation.
- Faire du contrat à durée indéterminée la règle et mettre en place la sécurisation des parcours professionnels.
- Appliquer le principe pollueur-payeur en organisant la responsabilité des entreprises responsables d'atteintes à l'environnement.
- Instaurer la vérité des coûts de transport de marchandises par la route en négociant une éco-redevance pour décourager le transport par camion et transférer le fret vers le rail comme dans d'autres pays européens.
- Encourager les éco-industries par une TVA tendant vers 0
- Anticiper l'après-pétrole en soutenant massivement les énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation en 2020. Création de 70 000 emplois.
- Généraliser l'isolation et les économies d'énergie dans le logement. Création 80 000 emplois.
- Faire respecter l'égalité hommes-femmes dans le travail
- Introduire une taxe exceptionnelle sur les superprofits des compagnies pétrolières pour développer les transports collectifs.

4) Rééquilibrer le partage des fruits de la croissance
- Porter le SMIC à 1500 euros, le plus tôt possible dans la législature.
- Afin de tirer vers le haut tous les salaires, une conférence nationale sur les salaires, les revenus et la croissance réunissant les partenaires sociaux sera organisée dès juin 2007. Cette conférence sera annuelle.
- Développer la négociation collective à tous les niveaux et sur tous les thèmes, notamment sur les questions d'organisations et de conditions de travail, de pénibilité, de temps partiel subi…
- Sur les 35 heures, ouvrir des négociations pour déterminer comment on peut consolider cet acquis et réduire ses effets négatifs pour les ouvriers et les employés.

En rappel le programme de Bayrou

 

Le programme Bayrou pour les entreprises


LExpansion.com

Le point faible de l'économie française, c'est le manque de considération pour l'entreprise alors que c'est elle qui fait la santé, la richesse, l'emploi d'un pays. François Bayrou veut donc « faire de la France un pays pro-entreprise et pro-recherche ».

 

1) Assurer une stabilité juridique et fiscale pour que l'entreprise puisse penser à long terme.
- Réflexion publique de 3 mois et discussion préalable avec les partenaires sociaux entre le dépôt d'un projet de loi et son adoption.
- Création d'un « Small Business act » à la française : simplification par ceux qui la subissent des contraintes administratives, des impôts, du droit et des procédures sociales ; protection fiscale des jeunes entreprises (exemption dégressive des premiers exercices bénéficiaires, notamment si l'argent est réinvesti dans l'entreprise ; progressivité de l'IS pour permettre une tranche allégée de 18%) et active de la trésorerie (diminution des délais de paiement des grandes entreprises et de l'Etat à l'égard des PME) ; accès aux marchés publics des PME en leur réservant 20% du volume des grands marchés et la totalité de ceux inférieurs à 50 000 euros.
- Permettre aux cadres qui viennent de prendre leur retraite de s'impliquer dans l'accompagnement des entreprises débutantes ; mettre en place des aides et des incitations aux business angels ; créer un système de caution mutuelle.

2) Créer plusieurs centaines de milliers d'emplois en quelques mois dans les entreprises
- Possibilité donnée pendant 5 ans à toutes les entreprises de créer deux emplois CDI sans charge (à l'exception de 10% pour les cotisations retraite).
- Réflexion sur le transfert à terme d'une partie des charges sociales vers la CSG, une TVA sociale, une cotisation sur la VA des entreprises, une taxe sur la consommation de carburants fossiles ou une taxe sur les mouvements financiers… Pour faire reposer la protection sociale sur autre chose que le travail.
- Non abrogation des 35 heures mais majoration de 35% des heures supplémentaires (entre la 35ème et la 39ème) et réduction en proportion des cotisations sociales pour éviter que les entreprises ne supportent un coût supplémentaire.
- Création d'un « CDI universel à droits progressifs » (droits sociaux seraient associés à la personne) qui se substitueraient aux contrats précaires. Opposition au contrat unique et réforme du CNE avec motivation sur formulaire pré-rempli de la rupture et réduction à 3 ou 6 mois de la période d'essai.
- Limitation du nombre de contrats à temps partiel, notamment dans les grandes entreprises.
- Création d'un contrat emploi-formation à destination des jeunes dont la rémunération du 1er emploi en entreprise serait en grande partie prise en charge par l'Etat.

3) Réformer et stabiliser la fiscalité
- Rendre lisible les impôts en supprimant niches et dérogations, impôts archaïques…
- Harmonisation de l'IS, source de dumping fiscal en Europe, avec création d'un taux de 18% pour les 100 000 premiers euros de bénéfices (ou 15% sur le premier million – pas encore tranché), puis de 30% pour les bénéfices au-delà.
- Réforme de l'imposition du patrimoine -pour que l'argent des exilés de l'ISF n'aille plus s'investir chez nos voisins- à base large (à partir de 750 000 euros), sans plus aucune niche défiscalisée ni exemptions mais à taux léger.
- Plafonnement progressif à 20% de l'impôt de l'avantage fiscal lié au cumul des niches avec un plancher pour que les petits revenus ne soient pas défavorisés.
- Exonération de droits les petites successions en ligne directe jusqu'à 200 000 euros, relèvement de l'abattement par enfant et incitation à transmettre le patrimoine du vivant.
- Concentration progressive des allégements de charges dans les PME pour les salaires inférieurs à 1.3 Smic.
- Inciter les entreprises qui font des bénéfices à les partager avec leurs salariés.

4) Mettre en place une autre politique du commerce
- Améliorer les conditions de travail dans la GD, notamment des femmes ; favoriser la création de crèches sur place ; fixer une durée plancher pour les temps partiels.
- Permettre aux producteurs de s'organiser en face des centrales d'achat.
- Ne pas autoriser la liberté d'ouverture des commerces le dimanche.
- Soutenir le commerce de proximité et la création d'entreprise en centre-ville

5) Lancer un plan décennal transpartisan d'investissement dans la recherche
- Augmentation régulière du budget de la recherche, de l'ordre de 5% par an sur 10 ans.
- Trouver des accords et des voies de synergies entre les grandes écoles et les universités (A/R entre les deux…).
- Rendre le métier de chercheur plus attractif par une réévaluation de la grille des salaires et encourager l'installation en France des chercheurs les plus performants en exonérant d'IR les brevets déposés.

 

03/05/2007

Débat Royal / Sarkozy


Débat Royal / Sarkozy 1
Vidéo envoyée par Hugues2
Voici le débat du mercredi 02 mai 2007 entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. 1ère PARTIE. Pour le tout début du débat, c'est par ici : http://www.dailymotion.com/Hugues2/video/x1vm3b_debat-royal-sarkozy/1 Pour la partie 2 c'est par ici : http://www.dailymotion.com/Hugues2/video/x1voaq_debat-royal-sarkozy-2/1 Et pour voir le débat, sans vous prendre la tête : http://lespacearcencielblog.free.fr/

02/05/2007

Commentaires à chaud

C'est peut être un détail, mais je suis déçue par le manque de connaissance de Nicolas Sarkozy concernant le Nucléaire. Il vient de dire une bêtise : Le Nucléaire ne fournit pas 50% de la part de l'électricité française mais seulement de 17 % comme soutenu par Ségolène Royal. Si vous ne connaissez pas grand chose sur le sujet lisez ceci: Le Livret du Nucléaire

29/04/2007

Débat Royal-Bayrou sur RMC / BFM TV


Débat Royal-Bayrou sur RMC / BFM TV
Vidéo envoyée par rmc
LE DEBAT EN INTEGRALITE BFM TV et RMC ont proposé à Ségolène Royal et François Bayrou, qui avaient fait connaître leur désir de débattre à la télévision, d’organiser, de produire et de diffuser ce débat. Ségolène Royal et François Bayrou ont fait connaître leur accord. Le débat avait lieu le samedi 28 avril à 11h00 à l’hôtel The Westin Paris, 3 rue de Castiglione, 75001 Paris, pour permettre à tous les journalistes intéressés d’y assister. Il a paru légitime au groupe NextRadioTV, seul groupe de médias indépendant spécialisé dans l’information, de contribuer à l’information des français en prenant l’initiative d’organiser ce débat. Le groupe NextRadioTV a sollicité l’avis du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel sur les modalités d’organisation et de décompte des temps de parole de ce débat. En réponse, le CSA a fait parvenir à NextRadioTV un courrier dans lequel il précise les conditions dans lesquelles le temps de paroles des intervenants doit être décompté.

Une belle leçon de courtoisie démocrate

Ce dialogue entrepris par Ségolène Royal et François Bayrou me paraît être un des très grands moments de la campagne. N'en déplaise à Madame Pécresse qui commentait le débat sur BFM, je suis persuadée que les commentateurs rigoureux et honnêtes auront senti le lien cordial et d'ouverture entre  ces deux personnes qui ont, entre leurs mains, une grande responsabilité pour les années à venir : s'unir pour créer, au-delà des différences, un grand parti démocratique. Ils le feront, soit au sein d'un gouvernement dirigé par Mme Royal et secondé par Mr Bayrou, ou si les Français ne comprennent pas l'enjeu général de ce nouveau vent, dans l'opposition.

La partie est serrée et ils le savent. 

Quant à moi, j'ai eu l'impression en les regardant se parler pour la première fois côte à côte, à la même table, voir le meilleur de la France. Une forme de noblesse républicaine, non vitupérante, quasi amicale et garante du respect que se doivent des hommes et femmes poliques dignes de ce nom. Peu importent les commentaires de certains électeurs, tous acquis au candidat Nicolas Sarkozy, il me semble que nous avons enfin des élus qui dépassent leurs différences pour le sort suprême de la France, ce pays en si mauvaise condition.

28/04/2007

Le feuilleton médiatique de la Présidentielle 2007

 

Mais où vit-on … en France ou dans un pays bâillonné ? Vit-on en permanence sous l'intox et la manipulation? Est-on en pleine paranoïa? Je ne savais pas que penser ni croire hier, tant les rumeurs étaient variées, selon les amis rencontrés dans la journée: CHACUN SA VÉRITÉ!!!

Finalement ce matin le débat aura lieu entre SÉGOLÈNE ET FRANÇOIS :

Le Monde proclame : débat entre Ségolène Royal et François Bayrou : il se déroulera samedi 28 avril entre 11 heures et 12 h 30 sur la radio RMC et la chaîne BFM TV (qui appartiennent au même groupe NextRadio TV) en direct de l'hôtel Westin, dans le 1er arrondissement de Paris. Tous les journalistes qui le désirent pourront se rendre à cette confrontation, inédite dans une campagne électorale française.

medium_marianne.jpgDoit-on penser que les accords possibles entre Bayrou et Royal gênent tant Sarkozy?
Fait-on des procès d'intention? Les Français comprennent-ils combien la démocratie est en danger si les accusations de François Bayrou étaient réellement fondées? Y a-t-il un risque en France de dérapage réel vers un régime arbitraire et totalement policier? Certains, comme le journal Marianne, le pensent... et j'ai entraperçue, hier soir en rentrant du cinéma, que la prochaine une présentée sur la 3 par Jean François Kahn portait comme titre en parlant de Sarkozy: «Ce qu'il y a de Bush en lui». Ce journal paraît ce matin et je gage que les numéros vont s'arracher...

"A partir de 11H00, et pour 80 minutes, la candidate socialiste et le leader centriste, dont les 6,8 millions d'électeurs détiennent la clé du second tour, inaugureront une forme inédite de débat entre un candidat éliminé au premier tour et l'un des finalistes de la présidentielle." nous confirme le
site internet de Marianne.

Vous savez ce que je crains, c'est que la confusion est telle dans l'esprit des Français et les propos si énormes... que les gens ne se méfient et se replient une fois de plus sur le vote qui rassure celui de l'autruche! Ce beau volatile qui préfère mettre la tête dans la sable plutôt que de regarder la réalité en face! POURQUOI CANAL PLUS S'EST-ELLE RÉELLEMENT DÉBINÉE? QU'EST-CE QUE CELA LUI RAPPORTE? A QUOI ECHAPPE-T-ELLE? 

Mais le plus important est me semble-t-il le positionnement des électeurs de Bayrou qui après la déclaration d'hier matin, et probablement le débat de ce matin, pourront finalement ne pas choisir l'abstention et voter Ségolène pour faire vivre la social-démocratie, comme Bernard Dugué,ce rédacteur d'agoravox l'écrivait hier :

"N’avez-vous pas compris qu’en pariant sur un Bayrou qui éclaterait le PS ou un PS qui absorberait le centre ou cocufierait Bayrou, c’est l’alliance, le bloc démocrate qui en prend un coup ; ce qui ouvre la voie à la suprématie d’une droite brutale, implacable, alignée sur les républicains américains. Voilà pourquoi je soutiens Royal pour le 6 mai après avoir soutenu Bayrou et que pour les législatives, j’en appelle à une alliance entre le Centre et le PS, moyennant des accords préalables dans beaucoup de circonscriptions. Le PS est affaibli mais encore fort, le centre est neuf, il peut devenir fort, de ces deux forces la France à tout à gagner. Qu’une des forces se constitue au détriment de l’autre et c’est la fin d’un espoir démocratique. Si c’est cela que vous voulez, vous tirer une balle dans le pied démocratique, alors ne vous gênez pas ; mais sans moi !"