05.01.2008

bye bye 2007, quelques découvertes intéressantes

On parle rarement de Science en France...j'en suis toujours étonnée. On parle surtout de politique et particulièrement en une année d'élection présidentielle. On ne sait pratiquement rien des équipes scientifiques ni des avancées dans des domaines aussi passionnants que les Neurosciences, la Physique ou l'archéologie. Le grand public commence à peine à se passionner pour l'Environnement, suite aux différents désastres climatiques, mais cela s'arrête à ce que les médias publicisent et en particulier les journaux télévisés...alors cela se limite à vraiment peu de choses et surtout du spectaculaire.

23660753df2e60f38fc8f893c9e661f6.pngPour l'instant, les nouvelles sont toutes tournées vers l'abandon du rallye Paris-Dakar en raison des risques en Mauritanie.

J'ai décidé de ne pas vous parler de ce que tout le monde peut lire un peu partout, mais de vous montrer que la vie n'est pas faite que de drames et mondanités mais aussi de trouvailles et de nouveautés palpitantes pour les esprits curieux et avides de connaître.

Le Figaro a fait un palmarès des 10 découvertes scientifiques de l'année en se référant au palmarès de la revue américaine «Science». Elle est la revue générale scientifique à comité de lecture la plus vendue dans le monde, avec un lectorat total estimé à un million de personnes.

Je suis allée glaner quelques découvertes impliquant des équipes du Cnrs, c'est un classement  évidemment pas exhaustif que je vous propose et il rejoint tout simplement certains de mes centres d'intérêt:

76e22dbc993063005fbc9fa1c8d08bfb.jpgEn juillet dernier à Pompeï: Découverte du plus ancien style pictural pompéien ( "style zéro" de la peinture pompéienne) par l’équipe de Jean-Pierre Brun, directeur de recherche au CNRS, et par Martine Leguilloux, archéozoologue au Centre archéologique du Var.

Une telle découverte, fondamentale pour l'art antique, permet de caractériser un style de peinture jusqu'à présent ignoré. Antérieur au premier style pompéien, ce "style zéro" semble typique de la Campanie du IVe siècle avant J.-C..

En septembre dernier, dans la revue Endocrinology les chercheurs français de l'équipe de Gilles Guillon, de l'Institut de génomique fonctionnelle de Montpellier, viennent de publier des travaux cruciaux : «Nous avons identifié une molécule qui va enfin permettre de localiser, chez le rat dans un premier temps, les zones cérébrales où la vasopressine agit pour contrôler l'anxiété ». Cela signifie que cette découverte pourrait mener à la mise au point de nouveaux traitements de la dépression.

En octobre dernier, les chercheurs du CNRS et de l'Université de Montpellier ont développé une molécule qui bloque la multiplication du virus du SIDA. Il s'agit d'une approche entièrement nouvelle : grâce au développement d'une molécule chimique qui s'attaque aux mécanismes cellulaires qu'utilise le virus du SIDA pour se multiplier. Ces résultats sont présentés dans la revue Plos Pathogens.

Plus je lisais les informations du CNRS, plus je me disais cet après-midi qu'il fallait une sacrée culture scientifique pour comprendre certains articles  qui faisaient seulement la promotion des recherches et des équipes.

Le jargon scientifique et le manque de formation, voire la trop grande spécialisation, font que nous sommes souvent perdus devant ses termes inconnus. Et le problème de la vulgarisation scientifique est toujours difficile à gérer. quelques revues tentent de combler le fossé: Science et Vie, par exemple ou Science et Avenir lié au Nouvel Observateur.

je vous conseille tout de même le journal Science Magazine,  si vous lisait bien l'anglais.

Prenons la découverte citée en 9e position dans leur classement, présentée en français dans le Figaro comme sur le site de l'Express en ligne sous le titre : L’imagination serait liée à la mémoire. Cette découverte a été présentée en janvier 2007 par Science Magazine sous le titre : A Surprising Connection Between Memory and Imagination (une connection surprenante entre la mémoire et l'imagination) Cette découverte me fait rêver puisque j'ai travaillé empiriquement, puis théoriquement dans ma thèse, sur les paysages imaginaires qui sont liés aux souvenirs que glânent les découvreurs de lieux et qui avec  le temps prennent une épaisseur historique et que les rédacteurs de guides transforment en symboles touristiques qu'il faut absolument aller voir. Pour moi, la découverte scientifique vient étayer bien des hypothèses, mémoire des lieux suscitent imagination.

J'ai apprécié la façon fort pédagogique dont a fait preuve, pour le public anglophone ou anglophie, la revue Science Magazine. Pour expliquer cette grande découverte de l'année, faite par une équipe de chercheurs anglais dont on ne sait rien si on lit la brève note française du Figaro comme de l'Express, ils utilisent la connaissance de la mythologie grecque.

5e1f0d59724815b393453899f1ee1f50.gif"In Greek mythology, the goddess of memory, Mnemosyne, gave birth to the Muses, spirits who inspire imagination. Some modern scientists have seen the kinship as both literal and practical. Remembering the past, they propose, helps us picture--and prepare for--the future. The notion got a boost this year from several studies hinting at common neural mechanisms for memory and imagination. "

Ma traduction: Dans la mythologie grecque, la déesse de la mémoire Mnemosyne, donnait naissance aux Muses, ces esprits qui inspirent l'imagination. Certains scientifiques modernes ont vu la parenté à la fois dans la lettre et dans la pratique. Se souvenir du passé, proposent-ils, aide à concevoir le futur et à s'y préparer. Cette année , plusieurs études ont relancé la notion faisant allusion aux mécanismes communs neurologiques pour la mémoire et l'imagination.

Et d'expliquer que dans les futures expériences, il sera probablement possible de démontrer que "memory may indeed turn out to be the mother of imagination." la mémoire pourrait s'avérer être la mère de l'imagination.

 

14.10.2007

La commission Attali DÉPLAIT

 Les Réactions de gauche comme de droite ne se sont pas faites attendre:


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LA TRIBUNE DU 12 OCTOBRE:

 

Polémique entre Nathalie Kosciusko-Morizet et la commission Attali sur le principe de précaution


La secrétaire d'Etat en charge de l'Ecologie juge "réactionnaire" de "toujours vouloir voir dans l'environnement une limite à la croissance". Une réponse sans nuance à la proposition de la commission Attali sur la croissance qui proposait de sortir le principe de précaution de la Constitution.

"La polémique qui se développe sur le principe de précaution est assez réactionnaire. Il y a un conservatisme particulier à toujours vouloir voir dans l'environnement une limite à la croissance", a affirmé ce vendredi la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. "C'est la résurgence d'une polémique ancienne, que j'ai déjà connue comme rapporteur de la Charte de l'environnement".

Nathalie Kosciusko-Morizet répondait à la proposition de la commission Attali de retirer le principe de précaution de la Constitution. Elle a souligné qu'il y avait dans le principe de précaution, "une dimension éthique, mais aussi une nouvelle économie qui se profile derrière tout cela" et qu'il fallait prendre en compte les deux dimensions. "Je ne crois pas que c'est avec plus de croissance qu'on s'en sortira, mais en cherchant les voies d'une croissance plus verte", a-t-elle ajouté."

 

LE POINT: 

"Deux membres du gouvernement ont marqué vendredi leur opposition à la proposition de la commission Attali de retirer le principe de précaution de la Constitution pour libérer la croissance économique.

"La proposition de mettre fin au principe de précaution m'a beaucoup choquée. Jacques Attali pense que c'est un frein à la recherche, je pense qu'il a tort", a déclaré Valérie Pecresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche sur Public Sénat.

Elle a souligné qu'avant d'être inscrit dans la Constitution, le principe de précaution existait déjà dans les lois mais "n'était pas précis."

Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, a jugé pour sa part la polémique sur le principe de précaution "assez réactionnaire.""

                                                                                        

LE COMMUNIQUÉ DES VERTS DU 12 OCTOBRE

"Dans son rapport sur les freins à la croissance, Jacques Attali ne fait rien moins que remettre en cause le principe de précaution, pourtant introduit de longue date dans les droits français et européen.

Pourquoi pas demander, tant qu’on y est, que la France propose l’abrogation des directives Reach et Seveso ?

Jacques Attali semble dire implicitement que l’économie d’aujourd’hui, peu régulée au plan mondial, a besoin de nuire à l’environnement pour croître.

Remettre en cause des principes aussi élémentaires que le principe de précaution, un des rares outils de régulation d’une économie prédatrice de l’environnement et de la santé humaine, c’est tout simplement scier la branche sur laquelle cette même économie est assise.

Certes, le rapport propose la création d’"éco-polis", villes nouvelles exemplaires en matière de mixité sociale et d’écologie. Pourquoi pas, mais commençons prioritairement pour faire en sorte que les 36 000 communes françaises soient des éco-polis !

On le voit bien, malgré une prise de conscience forte des problèmes écologiques dans l’opinion publique et un Grenelle de l’environnement qui communique en roue libre, les réalités économiques traduites dans ce rapport sont encore bien loin d’avoir intégrée les contraintes environnementales et planétaires.

Yann Wehrling, Porte parole national des Verts"

 

 

LE FIGARO DU 13 JUIN

"Un pavé dans la mare

 Les défenseurs du maintien du principe de précaution dans la Constitution sont persuadés que Nicolas Sarkozy ne donnera pas suite à la demande de la commission Attali. D'abord parce qu'il s'agit d'un principe qui figure dans les textes européens et que la France n'est pas pionnière en la matière. Mais surtout parce que « le président a créé un grand ministère du Développement durable et lancé le»Grenelle de l'environnement*, ce n'est pas pour faire machine arrière par ailleurs », affirme Nathalie Kosciusko-Morizet. Pas mécontents de jeter le pavé dans la mare, les membres de la commission Attali persistent et signent. « Il s'agirait d'une vraie rupture - plus audacieuse - dans l'approche de l'économie, par rapport à la politique de Chirac qui avait décidé d'inscrire le principe de précaution dans la Constitution », affirme l'un d'entre eux. Une manière de jouer sur la corde sensible du président..."

 

 SUR  LE SITE D'ORANGE.FR

 

Arnaud Gossement de France Nature Environnement (FNE, 3.000 associations) s'insurge contre la libéralisation totale de la grande distribution, dont les centrales d'achat "imposent des règles draconiennes aux agriculteurs".

"Le modèle agricole que nous défendons n'est pas compatible avec un système où on encourage les très grandes exploitations agricoles", souligne-t-il.

D'autant que la création d'hypermarchés contribue à dévorer l'espace et à bétonner les sols, tout comme la création de villes nouvelles vertes ou "Ecopolis", prônée par la commission Attali.

"C'est la fausse bonne idée", s'insurge le porte-parole de FNE. Ces Ecopolis vont accélérer l'étalement urbain au détriment de la nature et entraîner la construction d'infrastructures routières. Plutôt que de faire des villes nouvelles, il faudrait transformer les agglomérations existantes en villes vertes, ajoute-t-il.

"A deux semaines de la négociation finale du Grenelle, ces points de vue constituent une ultime et pathétique tentative de retenir une société qui se met en mouvement", lance Yannick Jadot, de Greenpeace, porte-parole de l'Alliance pour la planète (50 associations).

"Quand on parle de croissance, on parle de la croissance du PIB", ce qui ne prend pas en compte la dégradation de l'environnement, met en garde Jean-Marc Jancovici expert climat/énergie. "Ce qu'on appelle la croissance revient à manger à vitesse accélérée un capital naturel", ajoute-t-il."

 

12.10.2007

La commission Attali et ses propositions

1923f99f37ce2dee41bbc13b289a02ad.jpg« Notre pays est en panne. Sa croissance est une des plus faibles du monde.

La Commission pour la Libération de la Croissance Française va travailler pendant quatre mois pour proposer les réformes permettant de sortir de cette situation. Tous les sujets y seront abordés. Toutes les propositions seront étudiées, chiffrées, analysées. Vous trouverez sur ce site la lettre de mission de la Commission pour la Libération de la Croissance Française, qui définit son mandat et sa composition.

Par ailleurs, la Commission pour la Libération de la Croissance Française met à votre disposition 35 blogs, sur chacun des thèmes, afin que vous puissez nous faire part de vos propositions. Soyez assurés que nous les étudierons et les discuterons. Certaines seront sans doute retenues. Merci de votre contribution à cet effort essentiel. »

RESULTATS

La distribution avec le logement, sont l'axe principal des mesures destinées à améliorer le niveau de vie des Français, celui-ci ayant été pris sous l'angle d'une baisse des prix plutôt que d'une hausse des revenus.

La distribution: développer la grande distribution serait le seul moyen de faire baisser les prix des biens de consommation. La commission préconised'en finir avec les trois lois Galland, Royer et Raffarin qui encadrent les relations entre la grande distribution et les fournisseurs.

Le Figaro titre aujourd'hui : Une libéralisation totale de la grande distribution

"Pour la commission Attali, il est temps de « restaurer la liberté tarifaire », en autorisant « la liberté des négociations commerciales » et en mettant fin à l'interdiction de revente à perte. Elle préconise quand même des garde-fous pour éviter la pratique de prix « abusivement bas ». Dans un tel contexte de libéralisation, toute réglementation des soldes deviendrait « inutile », et il serait possible de les « étaler dans le temps »."

Le Logement:

L'AFP nous explique : "En matière de logement, la CLCF propose de raccourcir les délais d'expulsion et de limiter le pouvoir d'appréciation des juges et des préfets. D'autre part, pour elle, plus question qu'un bailleur réclame à la fois une caution et un dépôt de garantie. Ce sera l'un ou l'autre, limité à un mois de loyer, d'après le rapport."

D'après les Échos "De nombreuses pistes ont été explorées ces dernières semaines : assouplissement des relations entre bailleurs et locataires, baisse des coûts de transaction (frais de notaire et frais d'agence), accès facilité à des terrains constructibles, création d'une bourse au logement dans le parc social pour faciliter les échanges d'appartements."

"La commission envisage aussi la création d'une dizaine d'"Ecopolis", des cités modèles, technologiques et écologiques d'une taille de 50.000 habitants, créées de toute pièce qui n'utiliseraient que les technologies les plus innovantes et respectueuses de l'environnement en matière de construction et de communication." pour l'AFP

La commission a planché également sur le problème de Mixité Sociale:

D'après les Echos :"La commission veut éviter de parler de « villes nouvelles », une expression connotée trop négativement depuis les années 1970. Ce ne seraient pas non plus des villes-dortoirs, l'ambition étant de proposer résidences, activités et équipements sociaux, et d'y assurer la mixité sociale. « Ce qui tient au coeur de Jacques Attali, c'est que les propositions soient mobilisatrices et constructives, souligne un membre. Il ne faut pas que cela apparaisse ingrat ou punitif. »"

Ce qui me parait important également de souligner, c'est que la commission va suggérer au président de la République de retirer le principe de précaution de la Constitution. Comme moi sans doute, vous ignorez ce que  cette expression veut dire précisément?

Si j'en crois Wikipedia : "Bien qu'il n'y ait pas de définition universellement admise du principe de précaution, on peut s'appuyer sur l'énoncé de la loi française de 1995 :

l'absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles […] à un coût économiquement acceptable "

Mais sur quels domaines porte le principe de précaution ?

  • Organisme génétiquement modifié, Lutte anti-OGM
  • Clonage
  • Environnement
  • Santé
  • Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat

 "La précaution est liée à l'idée d'une responsabilité morale et politique de type collectif ; elle a trait aux conséquences à moyen et à long terme de l'action humaine ou à l'effet cumulatif d'actions individuelles dont il est impossible de prévoir ni les effets, ni leur probabilité. Dans sa finalité positive, le principe de précaution entend protéger l'humanité et l'environnement des risques liés à une logique instrumentale insensée et inhumaine.

Toutefois, poussé à l'extrême et absolutisé, le principe de précaution rendrait tout agir et toute prise de risque absolument impossibles. Afin d'éviter une telle dérive, typique de l'éthiquement et du politiquement correct à la mode, on considérera plutôt le principe de précaution comme un principe complémentaire dont il convient de tenir compte dans toute pesée d'intérêts, à côté des autres principes de l'éthique de responsabilité : la prudence, la liberté de recherche et d'entreprise, la justice sociale, la protection de l'environnement, le respect des générations futures, etc."

Cette définition est extraite du site Dictionnaire suisse de politique sociale 

Vous pouvez aisèment saisir les enjeux énormes  financiers, économiques et politiques que soustend l'abandon de ce principe de précaution. J'y vois un important conflit entre les partisans de l'éthique pure et dure et les progressistes de tout crin.

Je sens intuitivement que la Croissance française serait, pour la Commission, bloquée par un principe de précaution absolutisé qui empêcherait toute modernité d'affleurer en France. Je suis très nuancée vis à vis de cette recommendation telle qu'elle nous est présentée sans détail et peut être un peu brutalement par les médias.

Pour me faire une opinion définitive il faudrait que je lise le texte exact et entendre particulièrement Jacques Attali s'exprimer sur le sujet qui est majeur en ce temps de Grenelle de l'Environnement! 

N'oublions pas que la Balle est dans le camp du président SARKOZY? 

VISIONNEZ LE JOURNAL TÉLÉ PRÉSENTANT LES MESURES

pouvoir d achat
Vidéo envoyée par Gayrard

27.09.2007

Le Grenelle de l'environnement et les ONG

5a67b901383b870b6c1f79f1eda6e894.jpgConnaissez-vous le  WWF?


Je viens de voir le représentant de cet ONG, Serge Orru, sur le journal de l'A2 et je me suis dit que plein de femmes et d'hommes, en France et ailleurs, ne connaissent pas cette ONG.

Le Site français nous renseigne:

 Une organisation indépendante

Le WWF compte plus de 4,7 millions de membres à travers le monde.
L'organisation dispose d'un réseau opérationnel dans 96 pays proposant 12000 programmes de protection de la nature.
Les compétences du WWF dans le domaine scientifique sont mondialement reconnues.

Le WWF : une philosophie fondée sur le dialogue

Le WWF recherche dans le monde entier la concertation pour la mise en œuvre de solutions concrètes et durable. L'organisation a une réelle volonté d'impliquer l'ensemble des acteurs concernés: communautés locales, entreprises, gouvernements, organisations internationales et non gouvernementales.

Des réalisations d'envergure nationale et internationale
  • La protection de l'un des derniers fleuves sauvages d'Europe : la Loire
  • La protection des espèces menacées: dauphins et baleines en Méditerranée, ours brun dans les Pyrénées
  • La lutte contre le commerce des espèces menacées grâce au réseau TRAFFIC
  • La création d'une réserve naturelle de 17000 hectares pour la protection des tortues luth en Guyane
  • Le développement d'un programme de gestion durable des forêts (plus de 3 millions d'hectares) en collaboration avec les entreprises

90992b1656ddc6fe8ec4c0c90c6df279.gif Et le Grenellorama, en avez-vous entendu parler?

5fc7cffba53e331bb8edde16a85e152a.jpgC'est le Blog des Écolos regroupés sous le nom Alliance pour la planète 

voici leur dossier de presse

"Paris, le 16 juillet 2007 – Alors que se tient ce matin même la première réunion de travail du Grenelle de l’environnement, les associations écologistes ouvrent un blog baptisé « Grenellorama, le blog des écolos qui dévoile les coulisses du Grenelle de l'environnement », à découvrir dès maintenant sur http://legrenelle.lalliance.fr ou sur les sites des associations membres de l’Alliance pour la planète.

Indiscrétions, rumeurs, rapports de force, revendications… Avec ce blog, l’Alliance veut laisser entr’ouverte la porte des réunions préparatoires au Grenelle de l’environnement, prévu pour octobre. Jour après jour, les représentants des associations membres de l’Alliance y livreront en toute transparence leur version des négociations.

Déterminées à faire de ce rendez-vous, un moment clé pour les cinq prochaines années, l’Alliance demande que le terme Grenelle soit compris dans son sens le plus fort. « Presque quarante ans après les fameux accords qui ont suivi mai 68, les écologistes attendent que le Grenelle de l’environnement soit à la hauteur de son précédent historique : un moment privilégié de négociations qui engagent toutes les parties prenantes : Etat, collectivités territoriales, syndicats, patronat et associations écologistes », déclare Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre. Pour ce faire, les conditions suivantes doivent être réunies :

Une vraie négociation, sans tabous. L’Alliance exclut de participer à une nouvelle table ronde qui n’aboutirait qu’à un énième diagnostic sur la gravité de la crise. « Nous attendons du Grenelle une "obligation de résultats " , assure Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France. S’il advenait que le Grenelle se transforme en simple consultation ou bien si des sujets comme le nucléaire ou les OGM devaient devenir tabous, alors nous en tirerions toutes les conséquences nécessaires et quitterions un processus devenu simple exercice de communication. »

Des conditions de discussion efficaces. « L’Alliance va se montrer extrêmement vigilante sur les velléités de minorer la représentation associative ou de contourner les règles du jeu sur lesquelles les parties prenantes se sont mises d’accord avant le début des réunions », déclare Franck Laval, président d’Ecologie sans frontière. Ce matin, lors de la première réunion du groupe Agriculture le ministère de l’Ecologie a imposé sans concertation préalable, la présence d’un groupe dit « de personnes morales associées ». Sans remettre en cause l’idée de faire intervenir des personnes morales, experts ou grands témoins apportant des éclairages spécifiques sur les thématiques du Grenelle, l’Alliance s’interroge sur le statut et la légitimité de ce nouveau groupe, dont les membres et la présence n’ont jamais été discutés.

Une ouverture internationale. « Pas question de réinventer la roue : les solutions existent, déjà mises en oeuvre ou expérimentées en France et ailleurs dans le monde, rappelle Daniel Richard du WWFFrance. L’impact international et européen des politiques françaises devra également être pris en compte, tout comme la question de la dette écologique de la France et celle des politiques d’aide aux pays en développement » .Présidant l’Union européenne durant le second semestre 2008, la France aura la responsabilité d’engager l’Europe sur la même voie "

 Mais en date du 27 septembre beaucoup de points restent encore flous et le 26 septembre le communiqué de presse suivant a été publié sur leNet

Fin des groupes de travail : vrais conflits, faux consensus… le Grenelle tient ses promesses

 allez-le lire...cela vaut le coup!

12.05.2007

L'après 2ème tour

Depuis quelques jours, je m'occupe de mes affaires, en particulier la participation à des clubs de femmes: Une formation en Marketing chez Paris Pionnières, une pièce de théâtre avec Pierette Dupoyet, absolument éblouissante. dans le cadre d'une soirée avec Femmes 3000.
Je renoue aussi 
avec une amie chère, libanaise et professeure d'université à Beyrouth de passage à Paris. 
Beaucoup de social et de la réflexion sur la suite de mon parcours en France... et puis voilà ce matin, je goûte aux urgences françaises. Je me suis fracassée le crâne dans ma salle de bain en me cognant violemment le visage contre le bord de ma baignoire. Un accident bête mais qui prouve que la vie peut s'arrêter du jour au lendemain bêtement. Bon 6 points de suture, probablement une cicatrice
sur le front et une migraine en prime. Depuis quelques années, je suis abonnée aux chutes et c'est la deuxième fois que
je m'ouvre le crâne en 7 ans et toujours dans des accidents domestiques. Faire de l'ordinateur ne semble pas me rendre
bien vigilante...
Le côté sympa de cet incident est la rencontre avec un médecin roumain ultra-sympathique qui m'a recousue avec force discours voyant que j'ai des amis roumains. J'ai eu un peu moins peur.
Enfin, cet épisode douloureux mis de côté, je viens de lire la nouvelle si incroyable des 40 000 adhésions au parti de
François Bayrou! Je me dis qu'il y a un vent de changement en France...nous verrons la suite. En attendant un forum s'est créé, espace de discussion en faveur de Bayrou que je vous laisse découvrir:
Forum pour le Mouvement Démocrate
lieu de discussion pour tous les supporters de F Bayrou

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26.04.2007

Le scandale québécois

VOUS VOUS SOUVENEZ DE LA RAISON POUR LAQUELLE J'AI QUITTÉ LE QUÉBEC? CEUX QUI ME LISENT DEPUIS LONGTEMPS LE SAVENT: JE NE VEUX PAS SUBIR LES MANQUES INADMISSIBLES DE LA MÉDECINE QUÉBÉCOISE.

Et ce matin, je découvre que rien ne s'arrange et que mon article dans le média sur la toile Cent Papiers : Mourir ou ne pas mourir au Québec est toujours d'actualité : voici un article paru aujourd'hui. Lisez le jusqu'au bout et vous n'aurez plus envie d'immigrer au Québec, si vous avez plus de 35 ans!

"Le Devoir " 26 avril  2006

« Il va falloir encore annuler cette opération »

Marie-Claude Lortie

La Presse

En 1997, pour alléger son fardeau financier, le gouvernement du Québec provoquait le départ à la retraite de 4000 infirmières d'expérience, un traumatisme dont le réseau de la santé ne s'est jamais remis. Salles d'opération continuellement vacantes, lits fermés, infirmières surmenées, médecins exaspérés, patients résignés, cet état de crise dure depuis maitenant 10 ans. Est-ce une nouvelle norme?

La chroniqueuse Marie-Claude Lortie a passé cinq jours, non consécutifs, dans un grand hôpital universitaire montréalais, en compagnie de deux chirurgiens qui ont accepté qu'on les suive pas à pas dans leur travail, à condition qu'on ne révèle pas leur identité, ni celle de leurs patients, ni celle de l'hôpital. Récit d'un quotidien à deux pas de chez vous.

Encore aujourd'hui, le chirurgien a dû annuler deux « cancers du sein », soit deux mastectomies partielles. Pourquoi? Parce qu'il a été obligé de prendre deux heures de son rare temps opératoire, plutôt que 20 minutes, pour pratiquer une ablation de la vésicule biliaire.

Deux patientes ayant des tumeurs au sein ont écopé. Et personne ne peut leur dire, maintenant, quand elles seront finalement opérées. Que s'est-il passé?"

En 2007, à Montréal, ce scénario n'a rien d'exceptionnel.

Le patient avec un problème de vésicule biliaire est arrivé aux urgences de l'hôpital un vendredi soir. Samedi, on a décidé qu'il fallait l'opérer, mais il n'y avait pas de place en salle d'opération, horaire de week-end oblige. Dimanche, on lui a finalement trouvé une place, avant de la lui retirer à la dernière minute (il n'y avait toujours qu'une salle d'opération ouverte) pour un autre patient ayant un problème d'aorte beaucoup plus urgent, puis pour une césarienne - là encore une urgence -, et finalement une fracture ouverte.

Ce n'était pas l'espace qui manquait pour l'opérer. Dans l'hôpital où cela se passait, à force d'être vides, les salles d'opération sont devenues des espaces de rangement. En chirurgie, on manque plutôt de personnel.

Résultat, lundi, le patient, toujours pas opéré, a été placé en attente toute la journée. Mardi, on l'a finalement installé sur la table d'opération. Arrivé là, son cas avait empiré et l'opération de routine était devenue une grosse entreprise. La convalescence sera de deux mois plutôt qu'à peine deux semaines.

« Le pire, m'explique le chirurgien, c'est qu'au début on a essayé de faire une laparoscopie (une intervention plus douce), mais l'appareil ne fonctionnait pas. » Ce genre de problème de matériel arrive régulièrement. « Si on perd une heure à chercher de l'équipement, ça cause un préjudice au patient. »

« Même quand ça va bien, ça va encore mal »

Avec ses pénuries de personnel, son manque d'argent et tous ses autres problèmes, le système de santé rend courant ce mode « gestion de crise » où des professionnels dévoués maintiennent la qualité des soins à bout de bras.

On fait le mieux que l'on peut avec les moyens que l'on a.

« Personne ne veut être le premier à le dire, mais tous les jours nous sommes confrontés à ça : notre pratique est sous-optimale, me dit l'un des deux chirurgiens que j'ai suivis pendant cinq jours. Tout ce que l'on fait, c'est éteindre des feux. »

Le compromis est partout, autant du côté des traitements que des tests ou des délais acceptés. Et comme ça dure depuis des années maintenant, le système de santé semble être en train de s'y résigner.

À un point tel que lorsque les crises sont sous contrôle, que les débordements cessent, on s'imagine que ça va bien, laisse tomber un médecin. « Mais en réalité, même quand ça va bien, ça va encore mal. »

Ça va mal, m'expliquent les médecins, car les délais d'attente demeurent trop longs, car les meilleures techniques de dépistage ne sont pas largement disponibles, car les traitements de pointe ne sont pas acceptés par le Ministère parce qu'ils coûtent trop cher

« Encore annuler... »

On est mercredi matin. Je m'habille comme un personnage de Grey's Anatomy et je vais avec le médecin en salle d'opération. Il faut opérer une appendicite par laparoscopie, c'est-à-dire avec un appareil muni d'une caméra qui circule dans le corps par une toute petite incision. Tout se passe sur un écran.

La femme du patient attend dehors, morte d'inquiétude. L'intervention se passe sans anicroche. Le chirurgien fait des blagues à la résidente. « Fais attention, lui dit-il, ne touche pas à ce vaisseau. J'ai peur du sang. »

En ressortant de la salle, le médecin rassure une dame voilée qui, les larmes aux yeux, s'enquiert du sort de son mari. Une infirmière montre alors au chirurgien la liste des autres opérations pour la journée. « Ah, il va falloir encore annuler ce cancer du sein », me dit-il en me montrant le papier.

Durant les cinq jours que j'ai passé à l'hôpital, je les ai entendus tellement souvent annuler des cancers du sein que j'ai arrêté de compter.

Pendant qu'on discute, un petit bébé tout frais, encore un peu collant, sort d'une des salles d'opération.

Des bébés, le bloc opératoire en voit beaucoup. Les césariennes, qui sont en augmentation constante, prennent beaucoup de place et forcent fréquemment à remettre à plus tard les autres chirurgie
s.

Mourir avant d'être opéré

Je descends avec les chirurgiens aux urgences où des cas attendent. Un monsieur avec un ventre gonflé comme une femme enceinte est couché. Son intestin est bloqué. Il doit être opéré. Rapidement.

« Quand un patient a un cancer du côlon et attend à la maison qu'on l'opère, il court le risque de voir son cancer bloquer ou perforer son intestin et cela coupe ses chances de moitié ou du tiers d'être guéri», m'explique le chirurgien.

- Et y a-t-il des gens qui meurent carrément en attendant d'être opérés?

- Oui, répond-il, ça arrive."

 

Alors je peux vous assurer combien je me sens bien de retour en France, car même si les Français se plaignent, ils ne connaissent encore pas cette horreur, mais avec Sarkozy et ses mesures libérales à la Canadienne, on peut se poser des questions.... 







23.04.2007

Discours Bayrou: il y a enfin un centre en France, large, fort et indépendant


Bayrou: discours du 22 avril
Vidéo envoyée par bayroufr

Discours de F.Bayrou quelques minutes après le résultat de l'élection presidentielle.

La déclaration de François Bayrou : "J’ai une bonne nouvelle pour vous. A partir de ce soir, la politique française a changé et elle ne sera plus jamais comme avant. Malgré des manoeuvres innombrables, malgré l’alliance objective du Parti socialiste et de l’UMP, malgré des sondages manipulés – je veux rappeler que certains instituts n’hésitaient pas à annoncer ces dernières heures encore que l’extrême droite allait être devant nous, malgré ces forces considérables, plus de 7 millions de Français se sont réunis pour porter une magnifique idée du changement.

C’est à ces millions de Français que je pense : ils ont fait une magnifique campagne électorale. Ils ont formé une force nouvelle, La seule force nouvelle de la politique française. Ils ont ouvert un chemin d’espoir pour la France et ce chemin d’espoir ne s’arrêtera pas. Il y a enfin un centre en France. Un centre large, un centre fort, un centre indépendant capable de parler et d’agir au-delà des frontières d’autrefois. Ceux-là, ces millions de Français, ont compris que la vieille guerre des deux camps ne répondait plus au mal de la France. Je vous le dis le mal de la France est plus grave qu’on ne le croit dans les deux partis qui sont encore ce soir arrivés en tête.

Nous ne sortirons pas la France de la situation qui fait souffrir tant de femmes et d’hommes qui ont besoin qu’on s’occupe d’eux et pas des guerres de partis. Nous n’en sortirons pas sans un changement profond. Ceux-là, ces millions de citoyens ont voulu qu’on ne raconte pas d’histoire au pays, que l’on ne fasse pas de fausses promesses, qu’on les regarde comme des citoyens c'est-à-dire comme des responsables. Cette espérance que nous avons fait naître, j’en ai la charge, je ne l’abandonnerai pas, ni une minute, ni une seconde pendant les jours, les semaines et les mois qui viennent. J’aime cette espérance. Je mettrai toutes mes forces à rénover la politique française. Je l’ai rénovée hier, je la rénoverai demain. Je n’abandonnerai aucune de ces convictions. Je ne reviendrai pas en arrière.

Je récuse et je récuserai toujours l’idée qu’il n’y ait en France que deux idées de l’avenir. L’avenir de la France exige au contraire qu’on fasse vivre ensemble les valeurs des uns et des autres. L’avenir de la France exige une démocratie profondément nouvelle, honnête avec des rêves et des principes si souvent bafoués depuis longtemps. Toutes les décisions que je serai amené à prendre dans les jours qui viennent, toute les positions que nous adopterons, seront inspirées par cette seule conviction : la nouvelle politique est en train de naître, cette espérance est grande et juste, et personne, vraiment personne ne l’arrêtera.

Je vous remercie"

18.03.2007

La 200ième Note

medium_IMG_3196.JPGDe retour depuis hier à Paris, j'ai un peu de mal à me remettre dans ma vie de parisienne après ces 7 jours à Tunis. Le bruit des klaxons, la chaleur humaine, les habitudes différentes, les rencontres incessantes, les trottoirs difficiles pour les talons et les chevilles fragiles, la chaleur après la pluie battante et l'émotion esthétique dans les ruines de Carthage. Tout cela compose un panorama d’une semaine riche en souvenirs et en apprentissage.

Le but de mon voyage étant cette fois-ci en majorité professionnel, la vision de la Tunisie était moins teintée de romantisme que les 2 autres très récents voyages. La Nostalgie des origines n’était pas au Rendez-vous. Je ne cours plus après mon passé. Je cherche à construire un futur dans lequel mon pays d’origine a sa place. Je ne veux plus et ne peux plus gommer ce pays et ces habitants de ma route personnelle. Il est évident que je souhaite réussir à promouvoir ce pays mais je sais aussi que ce pays ne peut plaire à tout le monde et qu’il n’est pas aussi idyllique que je le montre parfois. Mais c’est la vision de l’écrivain qui mène ma plume et c’est au lecteur de comprendre quelle est la part dumedium_IMG_3176.JPG subjectif dans mes propos sur la Tunisie.

En attendant j’ai réalisé plein de photos pour mes Blogs, celui-ci et bien sûr celui des Femmes Distinctive women in Tunisia .

Je suis devenue maniaque des Blogs, cela remplit ma vie et m’apporte beaucoup plus de satisfaction que jamais je n’aurais pu l’imaginer. La Chronique de France, démarrée en mars l’an dernier, est fort alimentée par la campagne présidentielle. Elle me permet de couvrir l’actualité et de la diffuser auprès de mes lecteurs partout dans la Francophonie. Comme j’ai arrêté dans l’immédiat d’enseigner et que la France et son université ne me font plus vraiment la place que je souhaiterais, la blogosphère a remplacé avantageusement la salle de classe. Attention, ne vous méprenez pas… je ne parle aucunement d’avantages matériels car je n’en retire aucun puisque je ne gagne plus rien depuis que je suis en France. Je veux dire que la satisfaction d’être lue et parfois appréciée m’apporte une belle reconnaissance qui me stimule. Je suis heureuse de partager ces nouvelles et de me confier dans ces notes, écrites jour après jour. L’Internet, le Web ont révolutionné à tel point ma vie que je ne pourrais m’imaginer vivre sans ordinateur. Allo Docteur suis-je si atteinte par cette maladie de la communication… Est-ce incurable? En tous les cas, je peux vous assurer que je ne suis pas du tout introvertie et que ce Blog n’est pas du tout un moyen de m’exprimer…il est plutôt une tribune supplémentaire d’expression.

La culture élitiste ne fait plus recette, l’économie comble peu à peu les interstices de la vie de la plus mauvaise manière qui soit, celle du chômage à grande échelle et de la mondialisation sournoise. L’environnement entre dans les maisons françaises au travers du prisme des catastrophes, de Katrina à la Canicule en passant par le Tsunami et les cancers liés à l’amiante…

L’univers de mon blog est souvent assez désenchanté, je dois l’admettre mais il faut dire que le bonheur est bien souvent muet et ne nécessite pas qu’on s’y penche quotidiennement. En revanche la vie en société dépend bien souvent de la conjoncture et l’actualité sans tomber dans le sensationnalisme verse souvent dans une réalité sérieuse voire morose quand ce n’est pas alarmante.

Un de mes sujets de prédilection est l’immigration. Cela ne me semble pas insensé puisque j’ai vécu tant d’années au Québec avec le sentiment permanent de ne pas être du lieu et d’être une éternelle immigrante. Même devenue Canadienne, je me suis senti toujours d’Ailleurs. La décision de revenir "rejoindre mes congénères" était la bonne décision. Je ne voulais pas vivre cette langueur de l’exilé.

Même si la France est bien mal en point et que cette société française n’est pas très ouverte aux Autres, je m’identifie plus à elle. Je me dis que j’aurais été bien masochiste que de continuer à vivre sous tranquillisant comme je l’ai fait pendant 9 années au Québec dans cet enfer glacé qui me faisait si souvent pleurer en secret. L’immigration est source d’anxiété voire d’angoisses effroyables. Je l’ignorais et l’ai appris à mes dépens. Et puis mon tempérament nerveux et flamboyant était embarrassant dans un pays qui aime les silences. Pour être discrète je devais me droguer comme d’autres se dopent pour donner le change de la performance et de la bonne humeur. Et bien j’en ai eu assez de la béquille médicamenteuse et à la suite de mon premier voyage en Tunisie j’ai arrêté les Benzodiazépines et je m’y suis tenu, même après le vol de tous mes effets. Car je me sens désormais plus sereine malgré ce mauvais coup du sort.

La santé est source d’angoisses pour pas mal de Français une fois hors de chez eux et je dois avouer que je partage vraiment cela avec eux. Ainsi, le seul fait de me balader dans les rues de la Capitale et de voir toutes les plaques de médecin et autres professionnels de la Santé, je me sens bien, apaisée et sans craintes. Cela peut paraître stupide et faire sourire mais ce n’est pas une absurdité. Il faut être parti hors de France pour se rendre compte de la chance des Français. Se faire soigner correctement est une richesse enviée par de nombreux étrangers. Quand j’ai écrit Mourir ou ne pas mourir au Québec, sur Cent Papiers, le blog de journalisme citoyen Québécois, j’exprimais un cri de déception face à une réalité complément négative du Québec. Cette réalité s’avère malheureusement bien encore présente, d’après les échos de mes relations restées sur place. Cette immigration douloureuse que fut la mienne ne doit pas faire oublier les grandes préoccupations qui me dépassent et qui touchent une grande partie de l’humanité, à savoir la Guerre.

Je me suis souvent engagée dans ce blog contre la guerre et j’ai réagi avec vigueur et insistance contre la guerre au Liban et contre celle en Irak. Foncièrement, je ne pense pas que la guerre règle les problèmes surtout quand elle est offensive, voire préemptive. Je l’ai dit que je me suis sentie fière d’être française en entendant le discours de Dominique de Villepin. J’ai honte des bestialités de la guerre et des atrocités commises aux noms d’idéaux. Je me sens femme et franchement sensible aux injustices et actes de barbarie commis contre les faibles et opprimés. Je ne peux rester insensible aux cris de désespoir… mais je n’ai que ma plume pour m’émouvoir. Je reconnais que ce n’est pas assez, mais je ne suis pas une héroïne et j’ai passé l’âge de mourir pour une cause… Les idéologies ne m’attirent plus et les doutes sont vite là.

Je voudrais dépeindre un monde juste et beau mais malheureusement nous ne vivons pas dans un univers sans guerre ni racisme. Les discriminations sont aux coins de notre porte et les Femmes y sont les premières soumises. La violence faite aux femmes est effarante et la France prend le problème très au sérieux puisqu’une femme meurt tous les 3 jours des sévices de son conjoint. Un article d’Ignacio Ramonet de 2004 dans le Monde avait soulevé le voile de l’intimité familiale des Français. Je vous laisse lire le commentaire d’une bloggeuse sur Oulala.

Et sachez que les enquêtes font état d’une réalité taboue en France. D’après le docteur Henrion qui a réalisé des enquêtes en 2001, ce sont « en majorité des hommes bénéficiant par leur fonction professionnelle d'un certain pouvoir. On remarque une proportion très importante de cadres (67%), de professionnels de la santé (25%) et de membres de la police ou de l'armée. »

Depuis quelques jours, la télé a publicisé un numéro d’appel et le standard a explosé avec 9 fois plus d’appels qu’à l’ordinaire. C’est dire si le mal est profond en France

Si vous êtes victime de violences:

39 19 (Violences conjugales, femmes info service)

www.solidaritefemmes.asso.fr  (Fédération Nationale Solidarité Femmes

Un site pour les professionnels de santé face aux problèmes de violence conjugale : SIVIC.org

Commission Genre et Violence

L’appel de professionnels de Santé du 8 Mars 2007