17.11.2008

Refuge Hammamétois

 

Maison-octobre.jpgDans ce coin de ciel bleu de mon refuge hammamétois, j’ai le temps de réfléchir sur ma vie, sur cet équilibre dans le déséquilibre, cette impossibilité à exister dans le conformisme. Comme une artiste que je suis et que j’ai toujours étouffée au maximum, mais jamais complètement, je marche sur la route vers non seulement mon identité familiale, les retrouvailles avec ma terre d’origine, mais véritablement vers mon identité personnelle, mon moi intime. Sur ce chemin ardu, j’ai rejeté le confort feutré d’une « petite vie fourmi », pour toujours choisir selon mon cœur, mon intuition et surtout mes émotions, une vie cigale, celle de la Bohème avec ses hauts et ses bas. Jamais satisfaite de mon lieu de vie, j’ai émigré et changé sans arrêt d’appartement, ne restant au grand maximum que 14 mois dans un même logis. Toujours dans le mouvement, le changement étant devenu une seconde nature, j’ai voulu me mettre au défi de vivre dangereusement. Guidée depuis mes dix huit ans par mes lectures intenses, j’ai gardé en tête la célèbre pensée du Philosophe Nietzsche : Man Muss gefahrlich leben (on doit vivre dangereusement). Bien entendu, selon les contextes, cette maxime a une portée différente, cependant se remettre en question, ne pas accepter les normes sociétales, ni les lieux communs, c’est vivre dans une marginalité dans un « In Between » qui peut vite s’avérer dangereux et tellement riche en expériences. Mère Theresa, à laquelle mon Directeur de thèse m’avait un jour comparé, a prononcé à peu près ces mots dans une interview d’elle à la fin de sa vie : « Vivre, exister c’est se mettre en danger et c’est si bon. »left_joomla.gif

J’ai toujours été attiré par le 7ème art qui, dans cette boite magique permet toutes les expressions artistiques, y mêlant la technique, une modernité nécessaire au service de l’émotion et de la performance. Toutefois le théâtre m’avait d’abord fascinée à 14 ans et je pensais que ce serait ma voie, mais je n’ai pas eu le courage de continuer et je me suis réfugiée dans une première vie feutrée dans laquelle je m’étouffais…bouffie par l’argent, le confort et l’excès de nourriture. Toujours dépressive, incapable d’avancer, hésitant entre retour aux études et travail, j’avançais dans la vie me gorgeant de lectures et de rencontres, me cherchant sans cesse et refusant ma fonction de femme procréatrice. La nature faisant assez bien les choses je ne suis jamais tombée enceinte.

Solidarnosc.pngLa Pologne des années 80 fut une révélation pour moi sur la réalité communiste et lacedat.jpg résistance d’un peuple fier de son identité. Début 90, je montais une association d’art Inny Swiat (Un autre Monde) avec mon ancien étudiant Christophe Cédat qui, je l’en remercie publiquement, a su faire perdurer cette association, l’ajustant à sa personnalité. Lui, c’est aussi un véritable artiste, à la sensibilité exacerbée, avec la particularité d’être un patron dans l’âme. Et je suis fière, lorsque je vais à Lyon en France, de le rejoindre dans son café-restaurant culturel incontournable près de l’Opéra de Lyon, dans cette Presqu’ile réputée pour ses bouchons. Ce déséquilibre s’est fait sentir rapidement par la non distance que je mettais entre mes étudiants et moi. Incapable de me cantonner à ma fonction, je développais des amitiés avec certaines et certains de mes lycéens en classe de première et terminale, à tel point que je décidais par conscience aigue de la beauté idéale du métier de professeur, que ce n’était pas un métier pour moi. Et je devenais commerçante.

 

J’avais toujours rêvé d’habiller les hommes et je montais une boutique de vêtements masculins avec pour porte drapeau la célébrissime marque Hugo Boss, que finalement dans mon inappétence à la vie de boutiquier, j’envoyais balader…et je plaquais tout. Commerce, Mari, famille, amis pour me mettre totalement en danger, convaincue que ma vie devait être autre, que je devais me prouver de nouveaux défis, que si je devais mourir et bien que j’affronterai la mort seule et qu’au moins avant de l’issue fatale, j’aurais vécu des expériences intéressantes qui ne pouvaient m’arriver si je restais en France.

L’attrait de l’Ailleurs ayant toujours été mon moteur, je ne reculais pas dans un projet de découvertes de l’Amérique, toute seule avec deux valises, un sac et 8000 francs en poche. Une vraie folie que je ne regretterais jamais, même si l’angoisse la plus effroyable a dominé ma vie durant cette vie américaine. Je ne conseille à personne une émigration contre nature, et pour moi le Canada avec toutes ses tentations ne m’a jamais apporté la quiétude ni le bonheur. La preuve est simple : j’ai pris pendant plus de huit ans des Benzodiazépines, drogue légale dont les médecins abusent, lorsqu’ils ne savent pas faire face aux troubles de l’âme. Je suis une hyperactive, une boulimique de la vie, une amoureuse de la nouveauté et les camisoles chimiques sont du plus mauvais effet sur ma personnalité. Au lieu d’exprimer mon tourment par une créativité bouillonnante, une forme de résilience, le contrôle chimique stabilisait mon humeur, canalisait mon activité tournée vers l’étude, mais n’arrivait pas à faire cesser mes douleurs intempestives et me rendaient neurasthéniques. Je peux le dire, je n’ai pas cessé de souffrir pendant toutes ces années-là. Cette émigration était en train de me détruire totalement. Et puis j’ai écrit Mourir ou ne pas mourir au Québec et le déclic s’est produit, il fallait que je retrouve mes congénères.

Martinecoiffeur3.jpgQuand ma coiffeuse d’Hammamet Mejda ou mon ami cinéaste Atef me complimentent sur ma beauté arabe, je me sens reconnue et appréciée pour mon image et cela me fait du bien. Je me sens nord-américaine par ma mentalité forgée par douze années pleines passées entre Québec, Montréal et La Nouvelle Orléans. Et toutes mes dernières vacances dans le Maine et le Connecticut. Et cette vision de la vie contraste sans doute avec la mentalité tunisienne, je suis une femme moderne qui vit seule et qui assume sa vie au mieux. Une artiste est difficile à suivre. Seul un autre artiste peut la comprendre et partager sa folie créatrice. Or les milieux que j’ai fréquentés tant en France qu’au Canada ne m’ont pas mis en contact avec ce monde. Seuls mes amis polonais étaient de réelles artistes, peintres, musiciens et scénaristes. Mais leur fréquentation fut réellement éphémère. Je le regrette mais c’est ainsi.

Alors mon retour dans mon pays d’origine est extraordinaire car je me suis aperçue de la richesse de la culture d’ici, même si elle semble confinée à de petits cercles. Il faut d’autant plus la promouvoir car elle est expérimentale et ce sont de vraies œuvres d’auteur, une recherche de l’émotion première, un travail sur la technique, un moyen d’expression où la sensibilité des indexfunun.gifartistes affleurent dans les thèmes traités, particulièrement au Cinéma où les sujets sociétaux abordés laissent filtrer une société traditionnelle affrontant de plein fouet une modernité façonnée par les télévisions satellitaires. Ceux qui me lisent depuis un moment savent combien je suis curieuse du monde qui m’entoure. Je puise dans la vie de tous les jours matière à philosopher, écrire et rêver. A côté du projet de la radio culturelle à laquelle je participe avec mon émission Clair-obscur, j’ai pour projet de participer à une aventure de TV sur Internet, et à la réalisation de vidéos.

La Tunisie est un sujet encore vierge et j’ose espérer que ma vision poétique pourra, à la fois, séduire les spectateurs et les producteurs étrangers qui pourraient coproduire avec moi. Vous savez qu’il faut énoncer ses rêves pour les matérialiser. Je suis convaincue de la force de la persuasion d’une parole énonçant un vrai projet riche de réalisations et de potentiels surtout si ce projet est associé à une nouveauté technique ou scientifique. Dans mon cas, l’association Art et Technologies est au menu, alors pourquoi ne pas se lancer. L’avenir ne se place plus en Europe, je le pense dans les pays émergeants car la jeunesse est là. Et comme disait une professeure de Princeton il y a plus de deux ans déjà, Shakespeare peut inspirer les meilleurs professeurs du Sénégal ou de la Tunisie et leur lecture voire relecture de l’œuvre saura être fraiche à la différence des lectures formalistes ou quasiment formatées des universitaires français habitués à ressasser ce qu’ils ont lu dans les livres depuis un siècle au moins. Et ici je fais un clin d’œil à un brillant étudiant tunisien, Ashraf, rencontré il y a un mois à Hammamet et qui est spécialiste de littérature anglophone, un connaisseur entre autre de Shakespeare.

Vive la jeunesse tunisienne!

12.08.2008

Montréal et ses couples mixtes


d48df04526063d71fb38408ed0f5f48f.gifJ'ai envie de refaire un petit tour par le Québec, non pas en vrai, mais grâce à Internet. Parce que depuis quelques temps en Tunisie je rencontre des jeunes futurs émigrants ou en partance, ou bien des amis qui y ont séjourné plusieurs années et en sont repartis. comme beaucoup le font, soit par obligation familiale, soit déçus par le contexte professionnel ou amical d'une intégration insatisfaisante à la longue, comme ce fut mon propre cas, je parle souvent du Québec.

S'il est un phénomène qui m'a vraiment  interpellé et auquel j'ai consacré quelques cours, c'est le phénomène des couples mixtes. Une approche de géographe plongée au coeur de la Ville de Montréal est simple, le Métro montréalais. Dans un pays où le froid pénétrant pousse la population à se réfugier dans les dizaines de kilomètres de galerie du Métro, celui-ci est un champ d'observation idéal.

Les couples mixtes y sont relativement visibles. La ville de Montréal accueille les immigrants de toutes les parties du monde ainsi que les Étudiants de la planète. Parmi la jeune population des couples d'horizons très variés se forment. Là bas à Montréal, la mixité touche les adultes et tous les âges. La société québécoise laisse à l'individu un libre-choix. On peut l'affirmer sans exagérer, en Amérique et au québec en particulier, le poids des familles est très minime et le regard des Autres ne porte pas à conséquence. Entre tolérance et indifférence les couples ont tout loisir de se former au gré des rencontres. Dans un tel contexte de liberté, l'amour entre des partenaires d'ethnies, de religions et de cultures différentes est possible. Aussi ce phénomène est une particularité appréciable du Québec.

Ce qu'on appelle depuis quelques temps en France la Diversité est promue dans le discours montréalais et les couples mixtes prouvent que cela existe et que cela fonctionne. Cette notion est même promue  au travers de films documentaires qui mettent en vedette des couples mixtes qui se sont prêtés aux jeux du témoignage filmé. Je me suis bien souvent servie de ces documentaires dans mes cours de géographie culturelle pour faire réfléchir mes étudiants sur l'appropriation d'une culture en mouvement et en construction, une culture urbaine faite des apports des immigrants à un pays hôte et les traces dans le paysage.

Maintenant que je partage mon temps entre la France et la Tunisie, je reste fidèle à ces sujets cncernant la diversité et je reçois régulièrement des nouvelles de Montréal grâce au Média en ligne Media Mosaïque Montréal.

d77a3a7b22e16e35a619189954668421.jpgOr, au cours du mois de juillet un article m'a intéressé plus particulièrement: il s'agit d'un roman écrit par Gladys Otou "D'un océan l'autre", présenté comme un vibrant plaidoyer en faveur du métissage.

Je vous donne à lire ici une partie de l'article et vous convie à lire sur le site même de Media Mosaïque Montréal - Nouvelles le dossier sur les Couples mixtes du 24 juillet dernier

b5ab93075f7886da1d92e415fd13e287.jpgInterviewée Gladys s'exprime ainsi 

«J’adore les couples mixtes et on en
voit de plus en plus à Montréal. Des
Québécoises avec des Haïtiens, des
Asiatiques avec des Blancs, des
Italiens avec d’autres ethnies, je
trouve ça formidable et que c’est beau
à voir!»



 

Gladys Otou, née au Cameroun, immigrée au Québec à l’âge de 11 ans et ayant vécu également en France. Son ouvrage «D’un océan à l’autre», paru aux Éditions Grenier, en fait d’ailleurs grandement écho. "«Je suis fortement interpellée par le thème du métissage même si mes deux parents sont tous issus de la même culture»

                                                                              
                                       
Génération Y, ouverte au métissage?
«Ma génération que l’on appelle communément (génération Y) est beaucoup plus
ouverte au métissage. On a donc tous été à l’école avec un peu tout le monde(Blancs,
Latinos, Asiatiques, Noirs, etc.)»
«on vit dans un monde globalisé où les frontières sont ouvertes, où les
gens apprennent à se connaître, où les barrières entre les races tombent. Ça va
avoir tendance à s’accentuer avec les années au Québec et ailleurs,

*«D’un océan à l’autre»: un vibrant plaidoyer en faveur du métissage
 
 L'identité d'une ville comme ,vue par la lorgnette des couples mixtes disséminés dans la ville, construit une géographie symbolique qui mérite d'être étudiée.

28.07.2008

Hammam et Beaujolais

Ce matin j'ai beaucoup navigué sur le Net et parmi mes sites fétiches j'ai celui de BabelMed qui s'intéresse aux cultures méditerranéennes en plein évidemment mes centres d'intérêt, vous  vous en doutez.

95d086fc48e4e6796a380a1f394058f8.jpgEt je découvre un livre qui m'a l'air bien intéressant, Hammam et Beaujolais. à la fois une étude socio-anthropologique et une nouvelle, celle d'une femme au parcours multiculturel: Nadhia Khouri-Dagher

c61fd9448bd7d7836dfdfcacdac64fd8.jpgsur son blog on peut lire:

“Je suis née Arabe. Je suis Française aujourd’hui. Nous sommes des millions, émigrants, enfants d’émigrants, venus d’Algérie, du Maroc, du Vietnam, de Pologne, d’Italie ou du Mali, à vivre ainsi en France notre double identité, notre double appartenance. Moi, je viens du Liban.”

 Et son site possède un abécédaire très astucieux dans lequel chaque rubrique est un régal...j'ai pris "au hasard", le terme gastronomie.

Je lis: 

 "Dans la gastronomie française, je lis l'épicurisme des Français je lis Watteau Boucher Fragonard, des siècles de raffinement, une culture sophistiquée, un vestige aujourd'hui de siècles d'une culture aristocratique royale princière qui continue ainsi à marquer les pratiques les rites dominicaux les repas d'hommes d'affaires les soirées d'amoureux, je lis aussi l'amour des Français pour la littérature car ces noms de plats sont littérairissimes pour moi, petits textes créés exprès poèmes de cuisiniers, dans la gastronomie je lis aussi et surtout l'amour des bonnes choses, le sens du plaisir, la gourmandise, le temps passé en cuisine pour les autres, la créativité, l'envie d'étonner, de combler ses invités, de les honorer, de se gâter aussi, et tout ça ça me plaît!"

 Sur BabeMed je découvre sous la plume de Sarah Ben Ammar ce parcours:

 

"Née en Egypte, cette journaliste et anthropologue libanaise connaît bien la société française. A l’âge de 6 ans, elle quitte Beyrouth avec sa famille et part s’installer en banlieue parisienne à Viry-Châtillon. Si «l'école publique (lui) a permis de pénétrer dans des familles françaises», d’aimer et d’adopter la culture de son pays d’adoption, Nadia Khouri Dagher explique comment elle reste pétrie de traditions orientales: «je vis en France depuis plus de trente ans, mais mes gestes de toilette au quotidien sont ceux d'une femme d'Orient». Tout comme Rica et Usbek, des «Lettres Persanes» de Montesquieu, l’anthropologue décrit les Français à travers son regard d’Orientale: leur rapport à l’argent, leur discrétion, leur pudeur souvent perçue comme de la froideur, leur épicurisme aussi… Car il s’agit bien de décrire, de constater et non de juger."
 Il me parait assez notable le fait que Nadhia ait eu un réflexe de Française en Tunisie elle le dit elle même :
 «En France, je me sentais complètement libanaise et orientale. Et c’est en vivant en Tunisie- qui est pourtant un pays très moderne- que je me suis rendue compte que j’étais devenue très Française. Par exemple, à cette époque, durant les années 80/90, les cafés des centres villes étaient tous réservés aux hommes. Je ne pouvais donc pas m’asseoir à la terrasse d’un café. Bref, à travers tout un tas de petites choses, j’ai pris conscience que j’étais Française»

Les temps ont bien changé en Tunisie la société s'est modernisée et les femmes autonomisées, mais il est vrai que tout le monde ne boit pas de vin en Tunisie, surtout si les personnes sont pratiquantes et donc suivent les préceptes de la religion musulmanne qui déconseille l'ivresse et ne préconise pas du tout la consommation de vin. Il n'empêche que la culture du vin revient avec force et pas seulement pour l'exportation. Une grande partie de mes amies et amis sont des amateurs de Mornag et St Augustin, excellents vins tunisiens.

Ce livre, comme le signalE Babel Med, est un véritable pont entre les cultures, sous forme d'abécédaire et mettant en valeur l'alphabet inventé par les Phéniciens ancêtre des LiBANAIS et des TUNISIENS.

L'astuce choisie par l'écrivain permet une lecture facile et abordable par tous mais c,est chaque fois plein de sagacité et de poésie. Elle explique: 

 «Et puis je trouvais qu’un mot plus une entrée permettaient de ne pas s’imposer au lecteur avec une œuvre lourde. Ce livre est en fait composé comme un mezzé libanais que l’on peut picorer au gré de ses envies»
Cette envie d'être un pont entre les cultures grâce à l'identité méditerranéenne, avant les divergences religieuses elle va la chercher, comme beaucoup en Tunisie aussi, dans le passé antique :
«Je voulais revenir à une antiquité commune qui date de bien avant l’Islam et l’âge du Christianisme, ces religions qui nous ont divisés, et revenir à une identité méditerranéenne antique qui nous rappelle que l’on a exactement les mêmes rites, la même façon de concevoir la vie, les mêmes plaisirs tels que la plage, le soleil, manger des figues…»
Elle cherche à ouvrir les yeux des Français à leurs origines plurielles et à montrer que le métissage des cultures est encours de tous lescôtés de la Méditerranée et que nous sommes des citoyens du Monde avec au minimum une double culture
«Ce livre parle à des tas de gens parce que tous les Français ont dans leur famille quelqu’un qui vient de quelque part. Il s’adresse aussi bien à mes sœurs orientales de France qu’à mes sœurs orientales qui vivent là-bas car aujourd’hui, avec la mondialisation, même si on vit à Casa, Alger, Tunis ou Beyrouth, on fait partie de l’Occident parce que l’on parle une langue étrangère, parce que l’on écoute de la musique étrangère, parce que l’on porte un jeans… Aujourd’hui, que nous vivions là-bas ou ici, nous portons tous deux cultures.»
 Je me revendique totalement de cette lecture, j'y rajoute en plus ma touche américaine une transition de 12 ans entre Québec et Louisiane. 
 Lire :«Hammam et Beaujolais» par Nadia Khouri Dagher, paru aux éditions Zellige.
Sarah Ben Ammar
(17/07/2008)

24.04.2008

Que de chemin parcouru...Fais moi ton cinéma!

Puisque j'en suis aux constats, je vous le dis tout net...mon retour en France n'était qu'une étape sur ma route.

 Un jour quelqu'un m'avait dit, quand tu pars de France, ne fais pas la bêtise d'y revenir...ce conseil je l'avais reçu trois mois avant mon départ au Canada. Cet inconnu rencontré dans un café était un amer désillusionné...il avait vécu aux États-Unis et en était revenu cinq ans plus tard, depuis lors,  sa vie n'avait pas repris racine en France; il avait franchement l'air de végéter. Nous étions en 1993 avant l'heure d'Internet pour tous...je ne sais pas ce que cet homme est devenu, mais l'autre jour je suis allé au Café à Sartrouville tout à côté de l'ANPE...J'allais rencontrer la jeune femme qui suit mon dossier de "future créatrice" d'entreprise en France...sans indemnité...ne vous inquiétez-pas! ici, si j'étais totalement seule et compte tenu de mon PHD et encore plus de mon âge...on m'accorde 350 euros par mois, dans un pays où pour un studio comptez 450 euros minimum, à Paris 650, la place de théâtre coute 45 euros en moyenne et la bavette chez mon boucher 25 euros le kg...je ne vous parle pas de toutes mes notes de restaurant, où je ne suis même pas sure de manger quelque chose de savoureux...le thé sur Paris 4 euros...

Revenons à ce petit café propet tenu par une dame portuguaise et je voyais les mêmes têtes que 15 ans en arrière, des gens désillusionés et qui me savent pas pourquoi ils sont là...moi j'ai avalé un croissant et je suis allée rencontrée ma "personne ressource" pour lui annoncer que je mettais ma création en suspens...puisque deux jours avant mon mari m'avait déclaré tout de go...et sans préliminaires qu'il souhaitait descendre de notre train, pour poursuivre sa route dans une limousine... La tête de mon interlocutrice...Ah les hommes et voilà qu'elle me raconte sa vie...sans doute moins enviable que la mienne! Cela m'a fait du bien de voir que, Nous les Femmes, nous subissons des conjoints égoïstes, inconséquents, inconstants et bien souvent lâches...bon à part cela, pas de quoi se réjouir...Nous étions le 15 janvier 2008.

0074f047d7aebe3278c621f218310611.jpgDepuis il s'est passé tant de choses en Tunisie que le moral est revenu et je viens de prendre la grande décision de ne pas stagner en France...Non je ne vais pas retourner au Canada, j'en suis partie pour trouver mes congénères et figurez-vous, je les ai trouvés... C'est unique, mais j'ai eu la chance de rencontrer mon double, un parcours identique dans le temps et dans l'espace Tuniso-canadien...RARE...mais non pas un fantasme d'écrivain...une vraie rencontre impromptue et irréelle...à faire un film...une abstraction devenue réalité...Vouloir très fort et très haut, se déclarer dans son authenticité, et les choses désirées arrivent...au bon moment à la place comme disent les Québécois...une synchronicité...époustouflante!

Les Flux sont des aspects de la géographie qui me passionnent, surtout quand on s'intéresse aux imaginaires qui font voyager, immigrer, être dans le mouvement... et tous les transports de l'esprit font partie intégrante de cette géographie symbolique que j'aimerais saisir...cartographier si c'était possible... Le Cinéma modèle l'Imaginaire contemporain...le Cinéma est un vecteur extrêmement important de ces flux et transports de l'âme. Le cinéma est un média qui nous fait voyager dans le temps et dans l'espace, qui nous conduit aussi au plus profond de nous-mêmes dans ce voyage intérieur...dans cette rencontre avec notre identité personnelle et collective. Le Cinéma nous donne à voir notre visage social ou celui qu'on voudrait faire voir...plus encore le Cinéma d'Ailleurs, nous aide à rencontrer l'Autre, tel qu'il veut être vu et parfois, malgré le vernis, tel qu'il est vraiment. Le Cinéma est un miroir qui réfléchit nos bonheurs, nos misères, nos aspirations, nos velléités, nos appréhensions et nos victoires...les rencontres cinématographiques sont donc capitales et je les tiens en haute estime. Un pays sans cinéma n'existe pas, la culture véhiculée grâce à ce media est indissociable de ma géographie symbolique...0de40ff6b342650d0794b061293b68ec.jpg

C'est pourquoi et pour répondre à une question d'un Français ignorant la réalité tunisienne...je finirais par l'annonce de ce qui se passe actuellement à Tunis : 23 au 27 avril  à la salle 'Le Mondial' et à 'Cinémafricart': "Le cinéma tunisien des années 80" dans le cadre des Journées du Cinéma tunisien

Les journées du cinéma tunisien sont organisées par l’association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique (ATPCC) en collaboration avec : le Ministère de la culture et de la sauvegarde du patrimoine, les cinémas Le Mondial et CinémAfricArt, la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs (FTCA), la Fédération tunisienne des ciné-clubs (FTCC) et l’Institut français de coopération (IFC).

Je n'y suis malheureusement pas mais je suis cela de près puisque j'ai la chance de connaître deux personnes grandement impliquées dans cet évènement:  le secrétaire général de l’Association (ATPCC) Mohamed Naceur Sardi et le créateur du portail cinematunisien.com, et aussi graphiste de l'affiche, Nejib Riahi  Il n'est pas innocent de préciser que ces deux amis ont aussi un lien particulier avec ma propre route tuniso-canadienne, l'un en est revenu dix ans avant moi et l'autre y part bientôt...

Le programme commenté :

Le mondial

Mercredi 23/04 19h Soirée d’ouverture « Le fou de Kairouan » De Jean André Kreuzy

 Le Fou de Kairouan
1937, 73’, France / Tunisie, N&B
Réalisation : Jean André Kreuzy
Scénario : Paul Hug, Hassen Rachik
Avec : Mohieddine Mrad, Flifla Chamia, Abdelamajid Chabbi, Selma Ridha
Le Fou de Kairouan est une histoire d’amour comme au bon vieux temps, de celles qui ne peuvent être qu’en noir et blanc, de celles qui provoquent une émotion toute particulière, quand on va au cinéma pour y chercher les larmes d’une romance comme on n’en fait plus. Mais Le Fou de Kairouan, c’est aussi une rareté qui marque la naissance du cinéma tunisien, à l’époque coloniale, parce que le film est tiré d’un vieux conte arabe (l’amour fou de Majnun, poète fiévreux, pour sa cousine) et qu’il est parlé et chanté en arabe. Un film qui ne peut faire l’objet que d’une invitation à être vu, pour la culture du plaisir et le plaisir de la culture.

"Le Fou de Kairouan, premier film tourné en langue arabe en Tunisie, sorti sur les écrans durant l'hiver 1939, est ainsi l'occasion de réfléchir au possible développement d'une industrie cinématographique de langue arabe en Tunisie." Morgan Corriou auteur de la thèse soutenue à la Sorbonne en 2005 "Les Français et la vie culturelle en Tunisiedurant la Seconde Guerre mondiale"

Jeudi 24/04 15h30 « Halfaouine » De Férid Boughedir726bf21e4c0bda7084956bc42395103c.jpg

18h30 « Champagne amer » De Ridha Béhi

20h30 « Traversées » De Mahmoud Ben Mahmoud

Vendredi 25/04 15h00 « Les baliseurs du désert » De Nacer Khemir
17h30 « Leïla, ma raison » De Taieb Louhichi
 20h00 « L’homme de cendres » De Nouri Bouzid

Filmographie de Nouri Bouzid 

 Samedi 26/04 15h00 « Programme FTCA » Films des années 80

17h30 « Arab » De F.Jaïbi et F.Jaziri


Dimanche 27/04 10h00 « Programme Dessins Animés Tunisiens » Années 80
15h00 « La nuit de la décennie » De Brahim Babaï
17h30 « Poussière de diamant » De Mahmoud Ben Mahmoud et Fadhel Jaibi

CinémAfricArt

Samedi 26/04 20h30
Première Soirée Courts Métrages Tunisiens - années 80
Dimanche
27/04 20h30
Seconde Soirée Courts Métrages Tunisiens années 80

La Maison Maghrébine de la Culture – Ibn Khaldoun

Dimanche 27/04 10h00 Table Ronde


02.03.2008

Nouveauté de Mars : Facebook

f00cf0c564a6b520ef1ed58d3c505c3a.jpgJe suis quelque peu absente ces temps-ci de mon blog Routes américaines, pour plusieurs raisons dont l'une est la mise en place de mes activités en Tunisie et l'autre, depuis le 20 février, à mon adhésion au réseau Facebook.

Je sais que certains d'entre vous, surtout au Canada, avaient cédé à cette FecebookMania :

"Avec 8 millions de membres, représentant 25 % de la population et 13% de celle de Facebook, le Canada mérite le titre de paradis de la sociabilité virtuelle manière Facebook." Jacques Dufresne, sociolgue québécois sur l'Encyclopedie de l'Agora. 

La France avait résisté à l'attractivité de ce réseau sans doute à cause de l'anglais omni-présent, mais depuis quelque temps, deux millions de Français se sont inscrits dont moi, finalement. Au mois de novembre dernier le phénomène s'est précisé et les Medias français se sont emparés de cet univers relationnels virtuels nouveaux.

Le 3 janvier dernier un français ultra communiquant faisaitalor la Une de certains médias en prétendant toucher deux fois plus de monde que le président de la France Nicolas Sarkozy en étant sur FACEBOOK :

"Arash Derambarsh, Français d'origine d'iranienne, a remporté mardi l'élection présidentielle de Facebook, ce site de socialisation sur le Web dont le succès n'est plus à démontrer. Le scrutin virtuel avait été organisé par une entreprise" titrait TF1 et LCI Malgré le démenti quasi immédiat de la réalité de l'élection de ce Président, les insceiptions à Facebook se sont multipliées et Facebook ne peut que se féliciter du coup de pub que cette fausse bonne nouvelle ait provoquée par ricochet...un "président français pour Facebook"

"Que ceux qui ne connaissent pas Facebook lèvent le doigt. C'est toute la puissance du phénomène de mode, qui s'impose avec la force de l'évidence : Facebook s'est hissé en un temps record au rang de géant mondial dans le créneau des sites de socialisation. C'est donc le lieu du Net où il faut être. On s'y montre, on s'y retrouve, on s'y rencontre. Toute une palette d'outils est mise à la disposition du nouvel arrivant pour favoriser les échanges, depuis les listes "d'amis" que l'on peut piocher sur Facebook jusqu'aux connexions sur votre profil signalées directement par mail, en passant par les messages laissés par les visiteurs sur votre page personnelle... Autant d'outils, autant de codes - et autant de risques de surprises quand les relations virtuelles côtoient d'un peu trop près le réel."

En effet Facebook est loin de faire l'unanimité et on peut lire des mises en gardes faites par d'éminents sociologues comme Jacques Dufresne au Québec arguant de la "complicité des membres canadiens de Facebook au néoconservatisme américain", ou du sociologue français Philippe Breton "On est très imprudent dans ce monde virtuel" (...) "Ça conduit à des heureux hasards, mais aussi à beaucoup de contresens, de rencontres qui ont l'air de se faire mais ne se font pas".  Il parle de déshinibition possible source de problèmes "elle n'est pas forcément un atout pour la communication. Il vaut mieux parfois être plus inhibé, c'est-à-dire plus prudent, réfléchir à ce que l'on fait, garder une certaine distance. C'est en soi une qualité sociale".

L'aventure continue et triplera sans doute la fréquentation française de Facebook puisque fin mars un Facebook en Français sera disponible. 

 
1a008a1ace2349fc6d0724883a29a6f1.jpgba5521fd34a7cf10223213af3288edc7.jpgEn attendant, je m'y suis mise et c'est très sympa, car cela m'a permis de retrouver des ami(e)s perdus de vue et qui viennent participer à des activités et groupes que je publicise ainsi comme le CLub Distinctive Women qui ainsi touche mes amies du Canada et des Etats Unis ou Le Cercle Nature et Culture en Tunisie qui touche enfin des personnes sensibilisées aux causes environnementales et patrimoniales.

Oui bien sûr c'est aussi, si on le veut, un lieu de drague mais vous pouvez afficher clairement votre niveau d'intérêt relationnel et si vous cherchez une aventure vous la trouverez sans doute. Mais, bien entendu, ce n'est pas l'essentiel et dans un monde urbain où on ignore son voisin et où la solitude fait le lot de bien des gens, Facebook est un bon moyen de se créer un réseau de connaissances à l'échelle de la planète. 

 

Alors je vous invite à venir voir mon  profil 

01.01.2008

Québec 2008...

Depuis le 11 septembre 2006, j’ai quitté le Québec et n’y ai pas remis les pieds et en ce premier jour de l’année 2008, je me dis que cela ne me tente plus d’y retourner.
Et pourtant, c’est le 400e anniversaire de la fondation de Québec et beaucoup de Français vont aller fêter cet évènement historique. Mais en fait, que connaissent-ils du Québec? Rien ou à peu près…sinon des bribes d’une histoire romancée car «marketée» et simplifiée à des fins économico-touristiques ou tout simplement politiques.

Le Québec est en pleine crise sociale et identitaire. Je ne suis pas sur place et, finalement je m’en félicite, car beaucoup de mes ami(e)s qui, comme moi sont des néo-québécois et en plus des Intellectuels, souffrent de la tournure des événements.

Pierre Céré, un animateur communautaire de Montréal, souligne ce samedi 29, dans le journal La Presse, ces changements majeurs dans une lettre au titre qui en dit long "les eaux troubles de l'intolérance"  :
«Ainsi il semble que les Québécois vivent une crise identitaire, grave de surcroît. On a même trouvé le coupable: l'étranger, l'immigrant. Il parle mal notre langue, a des moeurs bizarres, et sa religion nous impose des accommodements déraisonnables. Et ils sont tellement nombreux qu'ils menacent l'existence même de notre nation. Ils seront bientôt un million, nous dit Jean-François Lisée, petit sourire en coin.»

Et de nous expliquer combien le Parti Québécois est devenu un parti nationaliste qui, il y a deux mois, a présenté « un projet de loi sur l'identité québécoise et un autre sur une Constitution. Dans le projet de loi 195 sur l'identité québécoise, on prévoit nommément d’enlever des droits fondamentaux, autrement reconnus par sa citoyenneté canadienne, à tout immigrant qui n'obtiendrait pas sa citoyenneté québécoise. »

C’est tout simplement fantastique, pour les néo-canadiens, cela ne suffirait plus pour pouvoir être un citoyen ordinaire qui vote, il faudrait en plus obtenir une citoyenneté québécoise…
Le même Pierre Céré s’interroge :
« Est-ce que ces stratèges, penseurs, dirigeants et autres porte-voix du projet souverainiste sont conscients de barboter dans les eaux troubles de l'intolérance? Est-ce que quelqu'un, quelque part, dans ces rangs, se rend compte qu'il est en train de se promener avec une allumette dans une poudrière? Est-ce qu'ils savent qu'on n'appelle pas au destin d'un peuple en stigmatisant l'immigrant devenu une menace pour la nation? »

Dans cette rubrique Opinions du journal Pierre Céré, n’est pas le seul à s’exprimer sur cette crise identitaire profonde, l’écrivain montréalais d’origine haïtienne, Danny Laferrière s’interroge sur les Intellectuels québécois et leur manque de courage
« Pour moi, l'intellectuel est un produit de sa société. Et une société qui n'est pas capable d'en produire de bons, d'honnêtes et de conséquents doit se poser de graves questions. Il n'y a pas que face au pouvoir qu'il faut prendre soin de créer une opposition, on doit susciter aussi une pareille démarche dans la vie civile. »
Devant la montée de l’intolérance et du racisme par les Québécois vis èa vis des Néo-québécois, il semblerait que les Intellectuels québécois restent cois…pour tout vous dire, cela ne m’étonne guère, compte tenu de ma propre expérience du milieu universitaire québécois. Et je ne peux que soutenir les propos de ce grand écrivain qu’est Danny Laferrière :
« Nos intellectuels brillent par leur absence. Personne ne veut risquer ses acquis sociaux et économiques. Ils n'osent pas faire face à la montée des idées démagogiques et fascisantes. Ils préfèrent se réfugier parfois dans des combats plus fédérateurs comme l'environnement. Le combat pour un monde plus vert et plus respirable est un combat important. Mais veut-on respirer un air propre quand celui-ci est pollué par l'injustice, le racisme et l'exclusion? Et cela arrive quand la foule en colère, ignorante de sa force, décide de faire payer les plus démunis de la société. Et qu'aucune voix respectable ne s'interpose. »
bbbcf807a8eef2f9163921d3fe82d314.jpgDanny Laferrière lance un pavé dans la mare mais l’heure est grave et cette année 2008 démarre avec un goût amer pour bien des gens qui ont choisi le Québec comme lieu de vie, qui y ont mis tous leurs espoirs et qui sont arrivés là en croyant à une terre promise faite de paix et de tolérance.
Hélas, ce temps béni d’une ouverture à l’Autre semble s’être dissipé…les Québécois, de l’indifférence favorisée par le « laisser-faire », sont passés à une hostilité nettement affichée et maintenant un racisme ordinaire, stimulé par le chef de l'opposition, président de l'ADQ un certain Mario Dumont.


Bon cela n’empêchera pas les Immigrants sélectionnés, selon leurs études et leurs spécialités, de se presser au portillon du Québec…et bien, je les plains car je ne partirai pas maintenant dans un climat de rejet de l’étranger, Français y compris. Alors encore moins si on est originaire d’Afrique du Nord!

La Question est posée à Radio Canada dans la chronique de Maisonneuve en direct du 20 décembre:

UN FOND DE RACISME CHEZ LES QUÉBÉCOIS?


En attendant, les Québécois sont fiers de leur ville de Québec et justement la fête bat son plein et on peut lire dans le journal Le Soleil :
«Les gens de Québec ont démontré avec force qu'ils ont le goût et le sens de la fête. Une marée humaine d'au moins 50 000 personnes a déferlé sur la place D'Youville et devant le Parlement, hier soir, pour célébrer le coup d'envoi du 400e de Québec. Une participation massive qui dépasse de loin les attentes des organisateurs de ce spectacle, mais qui a aussi provoqué de la frustration et d'énormes refoulements à certains endroits.»

Il semblerait que cette frustration soit venue de la qualité déficiente du spectacle! 

Sur le portail Web cela paraît fantastique, le Virtuel embellit la réalité.... sans aucun doute!

 

18637bb0188fe15ab67173b8813d1217.jpget dire que j'ai écrit un livre sur Québec et La Nouvelle Orléans, après avoir écrit une maitrise et une thèse sur cette ville.... Cela me fait souvenir que mon déménagement, l'an dernier a été "volé" par des Québécois au Québec et que les deux originaux brochés de ma maîtrise et de mon doctorat, ainsi que tous mes livres et tous mes documents de plus de 7 années de recherche ont disparu avec le reste de mes souvenirs...

CELA NE S'INVENTE PAS!

 

28.10.2007

Le Québec à la pointe du questionnement interculturel...

Le réseau de médias de RADIO CANADA nous informe:

8f4598821937770f6264e332981946fc.jpg"Plus de 200 personnes sont réunies à l'Université du Québec à Montréal, dimanche, pour participer au Forum national de consultation publique sur les Québécois musulmans.

Le forum, intitulé « Qui sont les Québécois musulmans? », vise à mieux cerner la réalité des Québécois musulmans. Il est organisé par l'Institut du Nouveau Monde (INM).

Parmi les sujets abordés aujourd'hui, les rapports hommes-femmes dans l'Islam. D'ailleurs, la moitié des participants au forum sont des femmes et un grand nombre d'entre elles portent le voile islamique.

Les commissaires de la Commission Bouchard-Taylor, MM. Gérard Bouchard et Charles Taylor, ont mandaté l'INM pour organiser une série forums participatifs de consultation. Les deux hommes estiment que ces forums s'imposent en raison des préjugés et des stéréotypes qui persistent à l'endroit des musulmans.

Ces événements sont associés aux travaux de la Commission. Ils sont cependant distincts des consultations régionales menées par les coprésidents.

Deux autres forums sont prévus au cours des prochains mois. Le forum sur l'intégration à la québécoise se déroulera le 25 novembre, alors qu'en février, les participants discuteront de ce qui rassemble les Québécois.

La population musulmane est en pleine croissance au Québec. On comptait 108 000 Québécois de religion islamique en 2001, ils sont aujourd'hui 155 000. Ils proviennent majoritairement du Maghreb et sont concentrés dans la région de Montréal, où l'on retrouve une soixantaine de mosquées et lieux de prière."

La question du voile est sur toutes les lèvres au Québec.

Quand j'y vais encore, l'an dernier une seule étdiante, portait le voile dans la totalité de mes classes sur plus d'une centaine d'étudiants. J'ai rencontré une étudiante originaire de la France qui revendiquait sa religion comme un symbole politique et le port du voile comme un acte de résistance. Mais en dehors de ces deux cas, les femmes voilées entièrement et portant la burkha vivaient toutes sur l'Ile des soeurs et venaient du Yémen, arrivées au Québec via Toronto...aucune ne venait du Maghreb.

Une journaliste du quotidien montréalais La presse que je lisais assez régulièrement s'est exprimée il y a un mois sur le sujet dans ce quotidien:

Rima Elkouri

La Presse, Le lundi 24 septembre 2007

Les commentaires sur le voile musulman fusent à la commission Bouchard-Taylor. Le voile est sur toutes les lèvres, même s'il n'est que sur une faible minorité de têtes. Le voile est politique, le voile est un symbole de soumission et d'inégalité, le voile n'a rien à voir avec la conviction religieuse, dit-on.

D'emblée, mon fond féministe me porte à suivre la rumeur et à désapprouver le port du voile en tant que puissant symbole de l'inégalité homme-femme. D'emblée, je ne peux qu'être révoltée par tous ces voiles instrumentalisés par les fondamentalistes, déployés fièrement comme autant de drapeaux. Révoltée aussi par le sort injuste réservé aux femmes forcées de le porter en Arabie Saoudite ou en Iran.

Mais nous ne sommes ni en Arabie Saoudite ni en Iran. Demandez à des musulmanes d'ici pourquoi elles portent le voile et vous aurez toutes sortes de réponses parfois tout à fait surprenantes.

Homa Hoodfar, professeure d'anthropologie à l'Université Concordia, a fait le test dans le cadre d'une fascinante étude publiée en 2003(1). À l'aide de 12 musulmanes, certaines voilées, d'autres non, elle a cherché à connaître le point de vue sur le voile de plus d'une centaine de jeunes musulmanes de 15 à 33 ans vivant ici. Féministe d'origine iranienne et non voilée, l'anthropologue avoue que les résultats sont parfois venus bousculer ses propres idées préconçues.

D'emblée, Homa Hoodfar a constaté que les réponses des interviewées variaient énormément selon leur pays d'origine. Les Iraniennes, par exemple, qui ont pour la plupart fui l'étau d'un régime islamique qui imposait le voile, tendent, pour des raisons évidentes, à être extrêmement critiques face au voile et à ce que l'islam a à offrir aux femmes.

À l'autre extrême, les femmes d'origine somalienne, qui fuyaient la guerre civile et qui ont pu compter sur l'aide de la communauté musulmane à leur arrivée au Canada, ont souvent une vision bien différente.

On aime bien imaginer la femme voilée comme nécessairement passive et soumise, en attente de délivrance, de «notre» délivrance. On aime penser que les filles sont toujours obligées par leurs familles à se voiler. Pourtant, contre toute attente, plusieurs des filles interrogées pour cette étude ont dit qu'en fait elles ont dû se battre contre leurs parents pour pouvoir porter le voile.

Dans plusieurs cas, les parents opposés au voile avaient décidé d'immigrer au Canada pour assurer à leurs filles un meilleur avenir. Parfois, des pères ont tenté en vain de dissuader leurs filles de le porter... On est donc bien loin des scénarios d'oppression classiques à la Jamais sans ma fille.

On apprend aussi dans cette étude que certaines jeunes femmes qui n'auraient jamais porté le voile dans leur pays d'origine parce qu'elles le considèrent justement comme un symbole d'inégalité choisissent de le porter ici par réaction aux discours de diabolisation de l'islam. Pour elles, cela devient une question d'affirmation identitaire. Un acte de défi symbolique aux yeux de ceux qui les méprisent.

Aussi, à ma grande surprise, pour d'autres jeunes femmes interrogées, le voile est perçu comme une stratégie d'émancipation. Car en se voilant, certaines veulent envoyer à leur famille le message qu'elles sont de bonnes musulmanes pieuses. Elles gagnent ainsi la confiance de leurs parents et acquièrent une plus grande liberté.

Le voile devient une stratégie pour échapper à des traditions patriarcales comme le mariage arrangé. Face à des parents qui auraient tendance à interdire à leur fille de sortir ou de socialiser avec des non-musulmans, le voile est alors perçu comme un choix subversif vers l'émancipation. Il permet même à certaines de quitter la maison familiale pour aller à l'université ou de se lancer sur le marché du travail, des choix considérés comme audacieux dans certains milieux.

Tout ça pour dire que les raisons qui poussent des musulmanes d'ici à porter le voile sont pour le moins diversifiées. Ça ne m'empêche pas, personnellement, de continuer à y voir un symbole d'inégalité. Mais à moins de créer une nouvelle police de la pensée qui irait sonder les esprits pour savoir qui le porte par soumission et qui le porte par conviction, qui le porte par défi et qui le porte par dépit, il me semble simpliste de s'y opposer au nom d'une vision unidimensionnelle de la pauvre-femme-musulmane-soumise.

Malheureusement, comme le souligne Charles Taylor dans un intéressant texte publié la semaine dernière dans The Guardian(2), il semble impossible aujourd'hui de discuter du voile sans tomber dans les idées toutes faites sur l'islam. «Toutes les preuves sociologiques concernant les motivations des filles, qui sont en fait très variées, sont balayées comme étant non pertinentes. Tout ce qui compte, c'est la menace que pose l'islam», écrit-il (traduction libre).

Paradoxalement, c'est précisément pour défier cette vision unidimensionnelle de l'islam que certaines femmes choisissent le voile. Curieux cercle vicieux qui semble de plus en plus difficile à briser.

(1) The Muslim Veil in North America. Édité par Sajida Sultana Alvi, Homa Hoodfar et Sheila McDonough. Women's Press, Toronto, 2003.

(2) «The collapse of tolerance». The Guardian, 17 septembre 2007. commentisfree.guardian.co.uk/charles_taylor/2007/09/the_ collapse_of_tolerance.html)

Source : http://www.cyberpresse.ca/article/20070924/CPOPINIONS05/7...

 

19e1353661cd5b290353b59728de8d3f.jpgDes débats entre femmes musulmannes et québécoises sont en cours, le Centre culturel islamique de Montréal s'en fait l'écho sur le Net

"Rencontre entre Marocaines et Québécoises
La femme et l'histoire au Coeur de la Culture islamique
Canoë  Geneviève Riel-Roberge
29/09/2007 11h49  

Le statut de la femme dans la religion islamique était au cœur des discussions lors d’un thé-rencontre organisé au restaurant Le Gwalarn à Cap-Rouge dans le cadre des Journées de la culture vendredi soir.
Cette rencontre avec des femmes pour la plupart d’origine marocaine a permis aux Québécoises présentes de mieux comprendre les principes de l’islam et les droits des femmes qui y adhèrent. En tous les cas, certains mythes sont tombés.

Une vingtaine de personnes étaient rassemblées pour assister à un thé-rencontre qui se déroulait sous le thème «La femme et l’islam». Animée par Fatima-Zahra Benjelloun, qui a successivement connu la vie au Maroc et au Québec, la séance a suscité de nombreuses discussions entre Québécoises et Marocaines.

«Je n’étais pas tellement pour des accommodements raisonnables, mais j’avoue qu’après avoir parlé à ces femmes-là, j’ai pu apprendre qu’au fond, le port du voile leur laisse le visage découvert, que c’est un cheminement de foi pour elles et on doit les respecter là-dedans», a mentionné Daisy Schneeberger, une participante.

Thèmes abordés

Statut de la femme dans la religion islamique, fondements de l’islam, importance accordée à la mère de famille, port du voile (hijab), profils de certaines femmes musulmanes ayant marqué l’Histoire sont quelques-uns des sujets explorés au cours de la présentation.

Une période de questions a suivi, durant laquelle les participants ont entre autres appris de la bouche de la conférencière que si les hommes étaient à l’avant dans les mosquées, c’était pour éviter de se laisser distraire à la vue des femmes.

Une participante a d’ailleurs établi un parallèle entre ce fait et une règle de bienséance apparemment connue des Français, à l’effet qu’un homme doit toujours précéder une femme dans les escaliers lorsque tous les deux montent, mais la suivre lorsqu’elle le descend, pour que la femme ne sente pas ses attributs observés lors de son ascension.

L’activité visait à donner un aperçu du rapport entre la religion islamique et la femme, une meilleure compréhension des principes de cette religion ainsi que des droits de la femme qui y adhère.

«Cette présentation voulait rehausser la position de la femme et souligner qu’elle est l’égale de l’homme dans l’islam et qu’elle préserve ses droits et sa dignité», fait savoir Fatima-Zahra Benjelloun, l’animatrice de la soirée.

Dans son exposé, elle a d’ailleurs parlé du droit à l’éducation des femmes, le droit de choisir leur mari, le droit à la contraception et à l’avortement et le droit de demander le divorce que possèdent les femmes islamiques.

D’après elle, les préjugés les plus tenaces associés aux femmes musulmanes sont la soumission et le peu de scolarisation. D’autres associent carrément le peuple musulman à des extrémistes non civilisés.

Activités à venir

Ayant pour thème «Pour toucher du bout du doigt la culture arabe», les activités organisées conjointement par la galerie Gwal’Art et le Pont interculturel de Québec se poursuivent samedi et dimanche 29 et 30 septembre.

Au programme, d’autres échanges avec des membres de la communauté arabe, tatouage au henné, prestations musicales, exposition de photos d’art et d'architecture arabo-musulmane et ateliers portant sur une autre manière de communiquer.

Source : http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2007/09/... "


 
Sous la houlette de l'Institut du nouveau monde quatre conférences débats participatifs sont organisés depuis cet été:986bdaeb42aeefd2b9af927cdaebff92.jpg

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Ces forums se veulent un espace de dialogue entre citoyens d’origines diverses où la diversité des points de vue et l’ouverture sont de mise.

À la demande des coprésidents, l’INM a été mandaté pour organiser une série de quatre forums participatifs de consultation.

Ces forums se veulent un espace de dialogue entre citoyens d’origines diverses où la diversité des points de vue et l’ouverture sont de mise.

Les forums nationaux de consultation sont réputés faire partie des travaux de la Commission. Ils sont distincts des consultations régionales menées par les coprésidents.

Pensez-vous que l’État devrait interdire le port de vêtements, signes et symboles religieux chez les agents oeuvrant dans les institutions publiques?

Article : Suis-je québécois quand le deviendrai-je?

Aziz Djaout, Journal Le Devoir, édition du samedi 06 et du dimanche 07 octobre 2007

24.10.2007

Des Nouvelles de la Belle Province

Je viens de recevoir cet article de la part d'une amie immigrante qui s'inquiète, chaque jour un peu plus, de la tournure des évènements face aux immigrants, pas seulement ceux d'Afrique ou des Pays de l'Est mais aussi des Français, ces chers cousins

"Le mercredi 24 oct 2007

Lamarche, un village qui n'aime pas les étrangers

f06d6c9b077c74b27ef712973eeaff96.jpgLe Quotidien

Lamarche, Lac-Saint-Jean

La petite localité de Lamarche, au Lac-Saint-Jean, est plongée dans une controverse à caractère xénophobe, impliquant une famille d'investisseurs français et un groupe de citoyens hostiles à leur présence.

Le 1er octobre 2006, William Satgé, sa mère Liliane et son père Alain prennent possession de l'ancien centre plein air Tchitogama de Lamarche, un relais de motoneiges laissé à l'abandon depuis quelques années.

Originaire de France, la famille Satgé décèle en ce lieu un potentiel intéressant et n'hésite pas à déclarer, dès son arrivée, que le Scoobyraid deviendra le principal produit d'appel touristique de la municipalité de 500 âmes.

Un premier restaurant voit le jour puis un bar. Les Français offrent également un service de location de motoneiges et organisent des activités populaires. Parallèlement, la grogne s'installe dans le village. L'abcès éclate finalement en décembre, par la voix du conseiller municipal Claude Bourgault. Dans une lettre adressée aux Satgé, il écrit: «Moi, je suis né au Québec et ce qui me fait le plus suer, c'est de voir des immigrants qui arrivent ici. Ils nous critiquent, se moquent même de nous, mais, par contre, ils ont besoin de notre argent gouvernemental en subvention pour les aider à réaliser leurs rêves.» Après plus de 1,5 million d'investissements privés, les Satgé soutiennent n'avoir reçu aucune aide financière, si ce n'est une subvention de 30 000$ en provenance de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est.

Dans la foulée de cet incident, le maire Jean-Guy Fortin est vivement contesté pour avoir appuyé le projet. Homme d'affaires prospère, M. Fortin dirigeait Lamarche depuis près de trois décennies. Croulant sous la pression, il quitte ses fonctions en avril. Selon Liliane Satgé, les mois qui ont suivi la démission de Jean-Guy Fortin se sont déroulés sans encombre. Ce n'est que la fin de semaine dernière, alors qu'on s'apprêtait à souligner le premier anniversaire du Scoobyraid, que leurs détracteurs sont revenus à la charge.

Sur un écriteau géant installé à l'entrée du village, ceux-ci ont inscrit «Fuck you William, Jean-Guy Fortin avec», ravivant ainsi la polémique. «Ils ne se sont pas limités à cela, confie la mère de famille. Ils ont aussi enlevé toutes les petites pancartes que nous avions placées dans le village pour souhaiter la bienvenue aux touristes.»

«En tant que peuple, nous avons tendance à être jaloux de la réussite des immigrants, estime le nouveau maire Martin Tremblay qui dénonce les gestes faits. Cette malheureuse réalité ne touche pas uniquement Lamarche, mais l'ensemble du Québec.»"

 

SANS COMMENTAIRE... 



11.09.2007

Le 11 septembre, un an en France

Aujourd'hui, évidemment, tout le monde se souvient de la tragédie du World Trade Center! Moi aussi, puisque c'était mon premier jour au département de géographie de l'Université du Québec à Montréal. Ce matin-là à 9h30 heures locales j'avais rendez-vous avec un collègue dont j'avais eu le nom par un grand ami prof à la Sorbonne. Ce rendez-vous est gravé dans ma mémoire puisqu'arrivée au département, je savais déjà qu'une première tour s'était effondrée et j'ai vu en direct à la télé, allumée dans la salle des ordinateurs, qu'une deuxième tour tait percutée de plein fouet et s'effondrait quelques minutes plus tard. Nous étions tous incrédules!

A l'époque j'habitais moi-même dans une tour au 22ème étage, juste en face du Mont Royal mais ces images vues et revues ad nauseam pendant les mois qui suivirent, m'ont fait détester à jamais les étages élevés.

 

 


Aujourd'hui c'est surtout l'anniversaire de l'année en continu de mon retour en France.

C'est une année difficile faite de pas mal de mauvaises surprises comme mon déménagement volé, comme mes projets initiaux de retour non réalisés, c'est la chute dans ma salle de bains et les points de suture, les nerfs qui se redétraquent...les problèmes familiaux. C'est surtout mon réapprentissage à la société française et un hiver, le premier depuis 13 ans, sans un gramme de neige!!!
Ce sont de nouveaux projets et beaucoup d'écriture. Mais c'est aussi une année sans rentrée d'argent...aucun droit85b325781813016b433e9fa561ff2d7e.jpgau chômage, pas de place dans les Universités et une dépendance par rapport à mon conjoint québécois. C'est dur, mais c'est mon choix de changer de vie pour être en accord avec mes valeurs! Finalement c'est une année de transition qui est la bienvenue et qui me fait vivre intensément, car je me construis une légitimité fondée sur une identité multiple mais qui a tout son sens. Je sais que je suis une Française de Tunisie devenue Canadienne et qui apprécie sons statut de citoyenne du Monde. Maintenant je travaille très fort à me constituer mon réseau, à m'entourer de mes semblables, ces citoyens du Monde que j'ai choisi de regrouper dans un Hub sur Viadeo intitulé La Constellation Nomade. 

10.09.2007

Ma soutenance de thèse au Québec enfin visible

Vive le WEB et comment assister à une soutenance de thèse qui a eu lieu en 2001 à l'Université Laval de Québec avec les techniques multimédia du Canada, déjà en vigueur. J'ai préparé une soutenance à l'aide d'un montage spécialement préparé pour la cironstance, projeté sur un grand écran, devant le Jury et les spectateurs venus m'encourager.

UN GRAND MOMENT CE JOUR LÀ! 

Grâce à SlideShare, je peux vous faire partager ce souvenir inoubliable. En vous rendant sur Slideshare à partir de ma présentation, vus pourrez la voire sur grand écran en appuyant sur full en bas à droite.

Cette thèse ponctuait une immigration et un retour aux études à 38 ans, 2 années de Master et 4 années de recherches  incessantes entre Québec et La Nouvelle Orléans.  

 

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