24.04.2008
Que de chemin parcouru...Fais moi ton cinéma!
Puisque j'en suis aux constats, je vous le dis tout net...mon retour en France n'était qu'une étape sur ma route.
Un jour quelqu'un m'avait dit, quand tu pars de France, ne fais pas la bêtise d'y revenir...ce conseil je l'avais reçu trois mois avant mon départ au Canada. Cet inconnu rencontré dans un café était un amer désillusionné...il avait vécu aux États-Unis et en était revenu cinq ans plus tard, depuis lors, sa vie n'avait pas repris racine en France; il avait franchement l'air de végéter. Nous étions en 1993 avant l'heure d'Internet pour tous...je ne sais pas ce que cet homme est devenu, mais l'autre jour je suis allé au Café à Sartrouville tout à côté de l'ANPE...J'allais rencontrer la jeune femme qui suit mon dossier de "future créatrice" d'entreprise en France...sans indemnité...ne vous inquiétez-pas! ici, si j'étais totalement seule et compte tenu de mon PHD et encore plus de mon âge...on m'accorde 350 euros par mois, dans un pays où pour un studio comptez 450 euros minimum, à Paris 650, la place de théâtre coute 45 euros en moyenne et la bavette chez mon boucher 25 euros le kg...je ne vous parle pas de toutes mes notes de restaurant, où je ne suis même pas sure de manger quelque chose de savoureux...le thé sur Paris 4 euros...
Revenons à ce petit café propet tenu par une dame portuguaise et je voyais les mêmes têtes que 15 ans en arrière, des gens désillusionés et qui me savent pas pourquoi ils sont là...moi j'ai avalé un croissant et je suis allée rencontrée ma "personne ressource" pour lui annoncer que je mettais ma création en suspens...puisque deux jours avant mon mari m'avait déclaré tout de go...et sans préliminaires qu'il souhaitait descendre de notre train, pour poursuivre sa route dans une limousine... La tête de mon interlocutrice...Ah les hommes et voilà qu'elle me raconte sa vie...sans doute moins enviable que la mienne! Cela m'a fait du bien de voir que, Nous les Femmes, nous subissons des conjoints égoïstes, inconséquents, inconstants et bien souvent lâches...bon à part cela, pas de quoi se réjouir...Nous étions le 15 janvier 2008.
Depuis il s'est passé tant de choses en Tunisie que le moral est revenu et je viens de prendre la grande décision de ne pas stagner en France...Non je ne vais pas retourner au Canada, j'en suis partie pour trouver mes congénères et figurez-vous, je les ai trouvés... C'est unique, mais j'ai eu la chance de rencontrer mon double, un parcours identique dans le temps et dans l'espace Tuniso-canadien...RARE...mais non pas un fantasme d'écrivain...une vraie rencontre impromptue et irréelle...à faire un film...une abstraction devenue réalité...Vouloir très fort et très haut, se déclarer dans son authenticité, et les choses désirées arrivent...au bon moment à la place comme disent les Québécois...une synchronicité...époustouflante!
Les Flux sont des aspects de la géographie qui me passionnent, surtout quand on s'intéresse aux imaginaires qui font voyager, immigrer, être dans le mouvement... et tous les transports de l'esprit font partie intégrante de cette géographie symbolique que j'aimerais saisir...cartographier si c'était possible... Le Cinéma modèle l'Imaginaire contemporain...le Cinéma est un vecteur extrêmement important de ces flux et transports de l'âme. Le cinéma est un média qui nous fait voyager dans le temps et dans l'espace, qui nous conduit aussi au plus profond de nous-mêmes dans ce voyage intérieur...dans cette rencontre avec notre identité personnelle et collective. Le Cinéma nous donne à voir notre visage social ou celui qu'on voudrait faire voir...plus encore le Cinéma d'Ailleurs, nous aide à rencontrer l'Autre, tel qu'il veut être vu et parfois, malgré le vernis, tel qu'il est vraiment. Le Cinéma est un miroir qui réfléchit nos bonheurs, nos misères, nos aspirations, nos velléités, nos appréhensions et nos victoires...les rencontres cinématographiques sont donc capitales et je les tiens en haute estime. Un pays sans cinéma n'existe pas, la culture véhiculée grâce à ce media est indissociable de ma géographie symbolique...
C'est pourquoi et pour répondre à une question d'un Français ignorant la réalité tunisienne...je finirais par l'annonce de ce qui se passe actuellement à Tunis : 23 au 27 avril à la salle 'Le Mondial' et à 'Cinémafricart': "Le cinéma tunisien des années 80" dans le cadre des Journées du Cinéma tunisien
Les journées du cinéma tunisien sont organisées par l’association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique (ATPCC) en collaboration avec : le Ministère de la culture et de la sauvegarde du patrimoine, les cinémas Le Mondial et CinémAfricArt, la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs (FTCA), la Fédération tunisienne des ciné-clubs (FTCC) et l’Institut français de coopération (IFC).
Je n'y suis malheureusement pas mais je suis cela de près puisque j'ai la chance de connaître deux personnes grandement impliquées dans cet évènement: le secrétaire général de l’Association (ATPCC) Mohamed Naceur Sardi et le créateur du portail cinematunisien.com, et aussi graphiste de l'affiche, Nejib Riahi Il n'est pas innocent de préciser que ces deux amis ont aussi un lien particulier avec ma propre route tuniso-canadienne, l'un en est revenu dix ans avant moi et l'autre y part bientôt...
Le programme commenté :
Le mondial
Mercredi 23/04 19h Soirée d’ouverture « Le fou de Kairouan » De Jean André Kreuzy
Le Fou de Kairouan
1937, 73’, France / Tunisie, N&B
Réalisation : Jean André Kreuzy
Scénario : Paul Hug, Hassen Rachik
Avec : Mohieddine Mrad, Flifla Chamia, Abdelamajid Chabbi, Selma Ridha
Le Fou de Kairouan est une histoire d’amour comme au bon vieux temps, de celles qui ne peuvent être qu’en noir et blanc, de celles qui provoquent une émotion toute particulière, quand on va au cinéma pour y chercher les larmes d’une romance comme on n’en fait plus. Mais Le Fou de Kairouan, c’est aussi une rareté qui marque la naissance du cinéma tunisien, à l’époque coloniale, parce que le film est tiré d’un vieux conte arabe (l’amour fou de Majnun, poète fiévreux, pour sa cousine) et qu’il est parlé et chanté en arabe. Un film qui ne peut faire l’objet que d’une invitation à être vu, pour la culture du plaisir et le plaisir de la culture.
"Le Fou de Kairouan, premier film tourné en langue arabe en Tunisie, sorti sur les écrans durant l'hiver 1939, est ainsi l'occasion de réfléchir au possible développement d'une industrie cinématographique de langue arabe en Tunisie." Morgan Corriou auteur de la thèse soutenue à la Sorbonne en 2005 "Les Français et la vie culturelle en Tunisiedurant la Seconde Guerre mondiale"
18h30 « Champagne amer » De Ridha Béhi
20h30 « Traversées » De Mahmoud Ben Mahmoud
Vendredi 25/04 15h00 « Les baliseurs du désert » De Nacer Khemir
17h30 « Leïla, ma raison » De Taieb Louhichi
20h00 « L’homme de cendres » De Nouri Bouzid
Samedi 26/04 15h00 « Programme FTCA » Films des années 80
17h30 « Arab » De F.Jaïbi et F.Jaziri
Dimanche 27/04 10h00 « Programme Dessins Animés Tunisiens » Années 80
15h00 « La nuit de la décennie » De Brahim Babaï
17h30 « Poussière de diamant » De Mahmoud Ben Mahmoud et Fadhel Jaibi
CinémAfricArt
Samedi 26/04 20h30
Première Soirée Courts Métrages Tunisiens - années 80
Dimanche
27/04 20h30
Seconde Soirée Courts Métrages Tunisiens années 80
La Maison Maghrébine de la Culture – Ibn Khaldoun
Dimanche 27/04 10h00 Table Ronde
11:00 Publié dans Chroniques de France , CULTURE , IMMIGRATION , MEDIAS , QUÉBEC , SOCIÉTÉ , Souvenirs souvenirs , TUNISIE , Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, CINEMA, Tunisie, Tunis, France, Canada, Bouzid
02.03.2008
Nouveauté de Mars : Facebook
Je suis quelque peu absente ces temps-ci de mon blog Routes américaines, pour plusieurs raisons dont l'une est la mise en place de mes activités en Tunisie et l'autre, depuis le 20 février, à mon adhésion au réseau Facebook.
Je sais que certains d'entre vous, surtout au Canada, avaient cédé à cette FecebookMania :
"Avec 8 millions de membres, représentant 25 % de la population et 13% de celle de Facebook, le Canada mérite le titre de paradis de la sociabilité virtuelle manière Facebook." Jacques Dufresne, sociolgue québécois sur l'Encyclopedie de l'Agora.
La France avait résisté à l'attractivité de ce réseau sans doute à cause de l'anglais omni-présent, mais depuis quelque temps, deux millions de Français se sont inscrits dont moi, finalement. Au mois de novembre dernier le phénomène s'est précisé et les Medias français se sont emparés de cet univers relationnels virtuels nouveaux.
Le 3 janvier dernier un français ultra communiquant faisaitalor la Une de certains médias en prétendant toucher deux fois plus de monde que le président de la France Nicolas Sarkozy en étant sur FACEBOOK :
"Arash Derambarsh, Français d'origine d'iranienne, a remporté mardi l'élection présidentielle de Facebook, ce site de socialisation sur le Web dont le succès n'est plus à démontrer. Le scrutin virtuel avait été organisé par une entreprise" titrait TF1 et LCI Malgré le démenti quasi immédiat de la réalité de l'élection de ce Président, les insceiptions à Facebook se sont multipliées et Facebook ne peut que se féliciter du coup de pub que cette fausse bonne nouvelle ait provoquée par ricochet...un "président français pour Facebook"
"Que ceux qui ne connaissent pas Facebook lèvent le doigt. C'est toute la puissance du phénomène de mode, qui s'impose avec la force de l'évidence : Facebook s'est hissé en un temps record au rang de géant mondial dans le créneau des sites de socialisation. C'est donc le lieu du Net où il faut être. On s'y montre, on s'y retrouve, on s'y rencontre. Toute une palette d'outils est mise à la disposition du nouvel arrivant pour favoriser les échanges, depuis les listes "d'amis" que l'on peut piocher sur Facebook jusqu'aux connexions sur votre profil signalées directement par mail, en passant par les messages laissés par les visiteurs sur votre page personnelle... Autant d'outils, autant de codes - et autant de risques de surprises quand les relations virtuelles côtoient d'un peu trop près le réel."
En effet Facebook est loin de faire l'unanimité et on peut lire des mises en gardes faites par d'éminents sociologues comme Jacques Dufresne au Québec arguant de la "complicité des membres canadiens de Facebook au néoconservatisme américain", ou du sociologue français Philippe Breton "On est très imprudent dans ce monde virtuel" (...) "Ça conduit à des heureux hasards, mais aussi à beaucoup de contresens, de rencontres qui ont l'air de se faire mais ne se font pas". Il parle de déshinibition possible source de problèmes "elle n'est pas forcément un atout pour la communication. Il vaut mieux parfois être plus inhibé, c'est-à-dire plus prudent, réfléchir à ce que l'on fait, garder une certaine distance. C'est en soi une qualité sociale".
L'aventure continue et triplera sans doute la fréquentation française de Facebook puisque fin mars un Facebook en Français sera disponible.

En attendant, je m'y suis mise et c'est très sympa, car cela m'a permis de retrouver des ami(e)s perdus de vue et qui viennent participer à des activités et groupes que je publicise ainsi comme le CLub Distinctive Women qui ainsi touche mes amies du Canada et des Etats Unis ou Le Cercle Nature et Culture en Tunisie qui touche enfin des personnes sensibilisées aux causes environnementales et patrimoniales.
Oui bien sûr c'est aussi, si on le veut, un lieu de drague mais vous pouvez afficher clairement votre niveau d'intérêt relationnel et si vous cherchez une aventure vous la trouverez sans doute. Mais, bien entendu, ce n'est pas l'essentiel et dans un monde urbain où on ignore son voisin et où la solitude fait le lot de bien des gens, Facebook est un bon moyen de se créer un réseau de connaissances à l'échelle de la planète.
Alors je vous invite à venir voir mon profil
15:33 Publié dans Blog , Chroniques de France , CULTURE , NETWORKING , QUÉBEC , SOCIÉTÉ , TUNISIE , USA , Voyage , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Geronimi, Martine, Martine Geronimi, Facebook, DW, Distinctive Women, Cercle
01.01.2008
Québec 2008...
Depuis le 11 septembre 2006, j’ai quitté le Québec et n’y ai pas remis les pieds et en ce premier jour de l’année 2008, je me dis que cela ne me tente plus d’y retourner.
Et pourtant, c’est le 400e anniversaire de la fondation de Québec et beaucoup de Français vont aller fêter cet évènement historique. Mais en fait, que connaissent-ils du Québec? Rien ou à peu près…sinon des bribes d’une histoire romancée car «marketée» et simplifiée à des fins économico-touristiques ou tout simplement politiques.
Le Québec est en pleine crise sociale et identitaire. Je ne suis pas sur place et, finalement je m’en félicite, car beaucoup de mes ami(e)s qui, comme moi sont des néo-québécois et en plus des Intellectuels, souffrent de la tournure des événements.
Pierre Céré, un animateur communautaire de Montréal, souligne ce samedi 29, dans le journal La Presse, ces changements majeurs dans une lettre au titre qui en dit long "les eaux troubles de l'intolérance" :
«Ainsi il semble que les Québécois vivent une crise identitaire, grave de surcroît. On a même trouvé le coupable: l'étranger, l'immigrant. Il parle mal notre langue, a des moeurs bizarres, et sa religion nous impose des accommodements déraisonnables. Et ils sont tellement nombreux qu'ils menacent l'existence même de notre nation. Ils seront bientôt un million, nous dit Jean-François Lisée, petit sourire en coin.»
Et de nous expliquer combien le Parti Québécois est devenu un parti nationaliste qui, il y a deux mois, a présenté « un projet de loi sur l'identité québécoise et un autre sur une Constitution. Dans le projet de loi 195 sur l'identité québécoise, on prévoit nommément d’enlever des droits fondamentaux, autrement reconnus par sa citoyenneté canadienne, à tout immigrant qui n'obtiendrait pas sa citoyenneté québécoise. »
C’est tout simplement fantastique, pour les néo-canadiens, cela ne suffirait plus pour pouvoir être un citoyen ordinaire qui vote, il faudrait en plus obtenir une citoyenneté québécoise…
Le même Pierre Céré s’interroge :
« Est-ce que ces stratèges, penseurs, dirigeants et autres porte-voix du projet souverainiste sont conscients de barboter dans les eaux troubles de l'intolérance? Est-ce que quelqu'un, quelque part, dans ces rangs, se rend compte qu'il est en train de se promener avec une allumette dans une poudrière? Est-ce qu'ils savent qu'on n'appelle pas au destin d'un peuple en stigmatisant l'immigrant devenu une menace pour la nation? »
Dans cette rubrique Opinions du journal Pierre Céré, n’est pas le seul à s’exprimer sur cette crise identitaire profonde, l’écrivain montréalais d’origine haïtienne, Danny Laferrière s’interroge sur les Intellectuels québécois et leur manque de courage
« Pour moi, l'intellectuel est un produit de sa société. Et une société qui n'est pas capable d'en produire de bons, d'honnêtes et de conséquents doit se poser de graves questions. Il n'y a pas que face au pouvoir qu'il faut prendre soin de créer une opposition, on doit susciter aussi une pareille démarche dans la vie civile. »
Devant la montée de l’intolérance et du racisme par les Québécois vis èa vis des Néo-québécois, il semblerait que les Intellectuels québécois restent cois…pour tout vous dire, cela ne m’étonne guère, compte tenu de ma propre expérience du milieu universitaire québécois. Et je ne peux que soutenir les propos de ce grand écrivain qu’est Danny Laferrière :
« Nos intellectuels brillent par leur absence. Personne ne veut risquer ses acquis sociaux et économiques. Ils n'osent pas faire face à la montée des idées démagogiques et fascisantes. Ils préfèrent se réfugier parfois dans des combats plus fédérateurs comme l'environnement. Le combat pour un monde plus vert et plus respirable est un combat important. Mais veut-on respirer un air propre quand celui-ci est pollué par l'injustice, le racisme et l'exclusion? Et cela arrive quand la foule en colère, ignorante de sa force, décide de faire payer les plus démunis de la société. Et qu'aucune voix respectable ne s'interpose. »
Danny Laferrière lance un pavé dans la mare mais l’heure est grave et cette année 2008 démarre avec un goût amer pour bien des gens qui ont choisi le Québec comme lieu de vie, qui y ont mis tous leurs espoirs et qui sont arrivés là en croyant à une terre promise faite de paix et de tolérance.
Hélas, ce temps béni d’une ouverture à l’Autre semble s’être dissipé…les Québécois, de l’indifférence favorisée par le « laisser-faire », sont passés à une hostilité nettement affichée et maintenant un racisme ordinaire, stimulé par le chef de l'opposition, président de l'ADQ un certain Mario Dumont.
Bon cela n’empêchera pas les Immigrants sélectionnés, selon leurs études et leurs spécialités, de se presser au portillon du Québec…et bien, je les plains car je ne partirai pas maintenant dans un climat de rejet de l’étranger, Français y compris. Alors encore moins si on est originaire d’Afrique du Nord!
La Question est posée à Radio Canada dans la chronique de Maisonneuve en direct du 20 décembre:
UN FOND DE RACISME CHEZ LES QUÉBÉCOIS?
En attendant, les Québécois sont fiers de leur ville de Québec et justement la fête bat son plein et on peut lire dans le journal Le Soleil :
«Les gens de Québec ont démontré avec force qu'ils ont le goût et le sens de la fête. Une marée humaine d'au moins 50 000 personnes a déferlé sur la place D'Youville et devant le Parlement, hier soir, pour célébrer le coup d'envoi du 400e de Québec. Une participation massive qui dépasse de loin les attentes des organisateurs de ce spectacle, mais qui a aussi provoqué de la frustration et d'énormes refoulements à certains endroits.»
Il semblerait que cette frustration soit venue de la qualité déficiente du spectacle!
Sur le portail Web cela paraît fantastique, le Virtuel embellit la réalité.... sans aucun doute!
et dire que j'ai écrit un livre sur Québec et La Nouvelle Orléans, après avoir écrit une maitrise et une thèse sur cette ville.... Cela me fait souvenir que mon déménagement, l'an dernier a été "volé" par des Québécois au Québec et que les deux originaux brochés de ma maîtrise et de mon doctorat, ainsi que tous mes livres et tous mes documents de plus de 7 années de recherche ont disparu avec le reste de mes souvenirs...
20:45 Publié dans IMMIGRATION , POLITIQUE , QUÉBEC , RACISME , SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Québec, Youville, 400e, Dumont, Laferrière, ADQ, Parti Québécois
28.10.2007
Le Québec à la pointe du questionnement interculturel...
Le réseau de médias de RADIO CANADA nous informe:
"Plus de 200 personnes sont réunies à l'Université du Québec à Montréal, dimanche, pour participer au Forum national de consultation publique sur les Québécois musulmans.
Le forum, intitulé « Qui sont les Québécois musulmans? », vise à mieux cerner la réalité des Québécois musulmans. Il est organisé par l'Institut du Nouveau Monde (INM).
Parmi les sujets abordés aujourd'hui, les rapports hommes-femmes dans l'Islam. D'ailleurs, la moitié des participants au forum sont des femmes et un grand nombre d'entre elles portent le voile islamique.
Les commissaires de la Commission Bouchard-Taylor, MM. Gérard Bouchard et Charles Taylor, ont mandaté l'INM pour organiser une série forums participatifs de consultation. Les deux hommes estiment que ces forums s'imposent en raison des préjugés et des stéréotypes qui persistent à l'endroit des musulmans.
Ces événements sont associés aux travaux de la Commission. Ils sont cependant distincts des consultations régionales menées par les coprésidents.
Deux autres forums sont prévus au cours des prochains mois. Le forum sur l'intégration à la québécoise se déroulera le 25 novembre, alors qu'en février, les participants discuteront de ce qui rassemble les Québécois.
La population musulmane est en pleine croissance au Québec. On comptait 108 000 Québécois de religion islamique en 2001, ils sont aujourd'hui 155 000. Ils proviennent majoritairement du Maghreb et sont concentrés dans la région de Montréal, où l'on retrouve une soixantaine de mosquées et lieux de prière."
La question du voile est sur toutes les lèvres au Québec.
Quand j'y vais encore, l'an dernier une seule étdiante, portait le voile dans la totalité de mes classes sur plus d'une centaine d'étudiants. J'ai rencontré une étudiante originaire de la France qui revendiquait sa religion comme un symbole politique et le port du voile comme un acte de résistance. Mais en dehors de ces deux cas, les femmes voilées entièrement et portant la burkha vivaient toutes sur l'Ile des soeurs et venaient du Yémen, arrivées au Québec via Toronto...aucune ne venait du Maghreb.
Une journaliste du quotidien montréalais La presse que je lisais assez régulièrement s'est exprimée il y a un mois sur le sujet dans ce quotidien:
| Rima Elkouri La Presse, Le lundi 24 septembre 2007 Les commentaires sur le voile musulman fusent à la commission Bouchard-Taylor. Le voile est sur toutes les lèvres, même s'il n'est que sur une faible minorité de têtes. Le voile est politique, le voile est un symbole de soumission et d'inégalité, le voile n'a rien à voir avec la conviction religieuse, dit-on. D'emblée, mon fond féministe me porte à suivre la rumeur et à désapprouver le port du voile en tant que puissant symbole de l'inégalité homme-femme. D'emblée, je ne peux qu'être révoltée par tous ces voiles instrumentalisés par les fondamentalistes, déployés fièrement comme autant de drapeaux. Révoltée aussi par le sort injuste réservé aux femmes forcées de le porter en Arabie Saoudite ou en Iran. Mais nous ne sommes ni en Arabie Saoudite ni en Iran. Demandez à des musulmanes d'ici pourquoi elles portent le voile et vous aurez toutes sortes de réponses parfois tout à fait surprenantes. Homa Hoodfar, professeure d'anthropologie à l'Université Concordia, a fait le test dans le cadre d'une fascinante étude publiée en 2003(1). À l'aide de 12 musulmanes, certaines voilées, d'autres non, elle a cherché à connaître le point de vue sur le voile de plus d'une centaine de jeunes musulmanes de 15 à 33 ans vivant ici. Féministe d'origine iranienne et non voilée, l'anthropologue avoue que les résultats sont parfois venus bousculer ses propres idées préconçues. D'emblée, Homa Hoodfar a constaté que les réponses des interviewées variaient énormément selon leur pays d'origine. Les Iraniennes, par exemple, qui ont pour la plupart fui l'étau d'un régime islamique qui imposait le voile, tendent, pour des raisons évidentes, à être extrêmement critiques face au voile et à ce que l'islam a à offrir aux femmes. À l'autre extrême, les femmes d'origine somalienne, qui fuyaient la guerre civile et qui ont pu compter sur l'aide de la communauté musulmane à leur arrivée au Canada, ont souvent une vision bien différente. On aime bien imaginer la femme voilée comme nécessairement passive et soumise, en attente de délivrance, de «notre» délivrance. On aime penser que les filles sont toujours obligées par leurs familles à se voiler. Pourtant, contre toute attente, plusieurs des filles interrogées pour cette étude ont dit qu'en fait elles ont dû se battre contre leurs parents pour pouvoir porter le voile. Dans plusieurs cas, les parents opposés au voile avaient décidé d'immigrer au Canada pour assurer à leurs filles un meilleur avenir. Parfois, des pères ont tenté en vain de dissuader leurs filles de le porter... On est donc bien loin des scénarios d'oppression classiques à la Jamais sans ma fille. On apprend aussi dans cette étude que certaines jeunes femmes qui n'auraient jamais porté le voile dans leur pays d'origine parce qu'elles le considèrent justement comme un symbole d'inégalité choisissent de le porter ici par réaction aux discours de diabolisation de l'islam. Pour elles, cela devient une question d'affirmation identitaire. Un acte de défi symbolique aux yeux de ceux qui les méprisent. Aussi, à ma grande surprise, pour d'autres jeunes femmes interrogées, le voile est perçu comme une stratégie d'émancipation. Car en se voilant, certaines veulent envoyer à leur famille le message qu'elles sont de bonnes musulmanes pieuses. Elles gagnent ainsi la confiance de leurs parents et acquièrent une plus grande liberté. Le voile devient une stratégie pour échapper à des traditions patriarcales comme le mariage arrangé. Face à des parents qui auraient tendance à interdire à leur fille de sortir ou de socialiser avec des non-musulmans, le voile est alors perçu comme un choix subversif vers l'émancipation. Il permet même à certaines de quitter la maison familiale pour aller à l'université ou de se lancer sur le marché du travail, des choix considérés comme audacieux dans certains milieux. Tout ça pour dire que les raisons qui poussent des musulmanes d'ici à porter le voile sont pour le moins diversifiées. Ça ne m'empêche pas, personnellement, de continuer à y voir un symbole d'inégalité. Mais à moins de créer une nouvelle police de la pensée qui irait sonder les esprits pour savoir qui le porte par soumission et qui le porte par conviction, qui le porte par défi et qui le porte par dépit, il me semble simpliste de s'y opposer au nom d'une vision unidimensionnelle de la pauvre-femme-musulmane-soumise. Malheureusement, comme le souligne Charles Taylor dans un intéressant texte publié la semaine dernière dans The Guardian(2), il semble impossible aujourd'hui de discuter du voile sans tomber dans les idées toutes faites sur l'islam. «Toutes les preuves sociologiques concernant les motivations des filles, qui sont en fait très variées, sont balayées comme étant non pertinentes. Tout ce qui compte, c'est la menace que pose l'islam», écrit-il (traduction libre). Paradoxalement, c'est précisément pour défier cette vision unidimensionnelle de l'islam que certaines femmes choisissent le voile. Curieux cercle vicieux qui semble de plus en plus difficile à briser. (1) The Muslim Veil in North America. Édité par Sajida Sultana Alvi, Homa Hoodfar et Sheila McDonough. Women's Press, Toronto, 2003. (2) «The collapse of tolerance». The Guardian, 17 septembre 2007. commentisfree.guardian.co.uk/charles_taylor/2007/09/the_ collapse_of_tolerance.html) Source : http://www.cyberpresse.ca/article/20070924/CPOPINIONS05/7... |
Des débats entre femmes musulmannes et québécoises sont en cours, le Centre culturel islamique de Montréal s'en fait l'écho sur le Net
La femme et l'histoire au Coeur de la Culture islamique
Canoë Geneviève Riel-Roberge
29/09/2007 11h49
Le statut de la femme dans la religion islamique était au cœur des discussions lors d’un thé-rencontre organisé au restaurant Le Gwalarn à Cap-Rouge dans le cadre des Journées de la culture vendredi soir.
Cette rencontre avec des femmes pour la plupart d’origine marocaine a permis aux Québécoises présentes de mieux comprendre les principes de l’islam et les droits des femmes qui y adhèrent. En tous les cas, certains mythes sont tombés.
Une vingtaine de personnes étaient rassemblées pour assister à un thé-rencontre qui se déroulait sous le thème «La femme et l’islam». Animée par Fatima-Zahra Benjelloun, qui a successivement connu la vie au Maroc et au Québec, la séance a suscité de nombreuses discussions entre Québécoises et Marocaines.
«Je n’étais pas tellement pour des accommodements raisonnables, mais j’avoue qu’après avoir parlé à ces femmes-là, j’ai pu apprendre qu’au fond, le port du voile leur laisse le visage découvert, que c’est un cheminement de foi pour elles et on doit les respecter là-dedans», a mentionné Daisy Schneeberger, une participante.
Thèmes abordés
Statut de la femme dans la religion islamique, fondements de l’islam, importance accordée à la mère de famille, port du voile (hijab), profils de certaines femmes musulmanes ayant marqué l’Histoire sont quelques-uns des sujets explorés au cours de la présentation.
Une période de questions a suivi, durant laquelle les participants ont entre autres appris de la bouche de la conférencière que si les hommes étaient à l’avant dans les mosquées, c’était pour éviter de se laisser distraire à la vue des femmes.
Une participante a d’ailleurs établi un parallèle entre ce fait et une règle de bienséance apparemment connue des Français, à l’effet qu’un homme doit toujours précéder une femme dans les escaliers lorsque tous les deux montent, mais la suivre lorsqu’elle le descend, pour que la femme ne sente pas ses attributs observés lors de son ascension.
L’activité visait à donner un aperçu du rapport entre la religion islamique et la femme, une meilleure compréhension des principes de cette religion ainsi que des droits de la femme qui y adhère.
«Cette présentation voulait rehausser la position de la femme et souligner qu’elle est l’égale de l’homme dans l’islam et qu’elle préserve ses droits et sa dignité», fait savoir Fatima-Zahra Benjelloun, l’animatrice de la soirée.
Dans son exposé, elle a d’ailleurs parlé du droit à l’éducation des femmes, le droit de choisir leur mari, le droit à la contraception et à l’avortement et le droit de demander le divorce que possèdent les femmes islamiques.
D’après elle, les préjugés les plus tenaces associés aux femmes musulmanes sont la soumission et le peu de scolarisation. D’autres associent carrément le peuple musulman à des extrémistes non civilisés.
Activités à venir
Ayant pour thème «Pour toucher du bout du doigt la culture arabe», les activités organisées conjointement par la galerie Gwal’Art et le Pont interculturel de Québec se poursuivent samedi et dimanche 29 et 30 septembre.
Au programme, d’autres échanges avec des membres de la communauté arabe, tatouage au henné, prestations musicales, exposition de photos d’art et d'architecture arabo-musulmane et ateliers portant sur une autre manière de communiquer.
Source : http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2007/09/... "
Sous la houlette de l'Institut du nouveau monde quatre conférences débats participatifs sont organisés depuis cet été:![]()
| À la demande des coprésidents, l’INM a été mandaté pour organiser une série de quatre forums participatifs de consultation. | |
| Ces forums se veulent un espace de dialogue entre citoyens d’origines diverses où la diversité des points de vue et l’ouverture sont de mise. | |
| Les forums nationaux de consultation sont réputés faire partie des travaux de la Commission. Ils sont distincts des consultations régionales menées par les coprésidents. |
Pensez-vous que l’État devrait interdire le port de vêtements, signes et symboles religieux chez les agents oeuvrant dans les institutions publiques?
Article : Suis-je québécois quand le deviendrai-je?
Aziz Djaout, Journal Le Devoir, édition du samedi 06 et du dimanche 07 octobre 2007
21:40 Publié dans CULTURE , Femmes , IMMIGRATION , POLITIQUE , QUÉBEC , SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CCIM, Culture, islam, INM, Bouchard, Taylor, ElKoury
24.10.2007
Des Nouvelles de la Belle Province
Je viens de recevoir cet article de la part d'une amie immigrante qui s'inquiète, chaque jour un peu plus, de la tournure des évènements face aux immigrants, pas seulement ceux d'Afrique ou des Pays de l'Est mais aussi des Français, ces chers cousins
"Le mercredi 24 oct 2007
Lamarche, un village qui n'aime pas les étrangers
La petite localité de Lamarche, au Lac-Saint-Jean, est plongée dans une controverse à caractère xénophobe, impliquant une famille d'investisseurs français et un groupe de citoyens hostiles à leur présence.
Le 1er octobre 2006, William Satgé, sa mère Liliane et son père Alain prennent possession de l'ancien centre plein air Tchitogama de Lamarche, un relais de motoneiges laissé à l'abandon depuis quelques années.
Originaire de France, la famille Satgé décèle en ce lieu un potentiel intéressant et n'hésite pas à déclarer, dès son arrivée, que le Scoobyraid deviendra le principal produit d'appel touristique de la municipalité de 500 âmes.
Un premier restaurant voit le jour puis un bar. Les Français offrent également un service de location de motoneiges et organisent des activités populaires. Parallèlement, la grogne s'installe dans le village. L'abcès éclate finalement en décembre, par la voix du conseiller municipal Claude Bourgault. Dans une lettre adressée aux Satgé, il écrit: «Moi, je suis né au Québec et ce qui me fait le plus suer, c'est de voir des immigrants qui arrivent ici. Ils nous critiquent, se moquent même de nous, mais, par contre, ils ont besoin de notre argent gouvernemental en subvention pour les aider à réaliser leurs rêves.» Après plus de 1,5 million d'investissements privés, les Satgé soutiennent n'avoir reçu aucune aide financière, si ce n'est une subvention de 30 000$ en provenance de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est.
Dans la foulée de cet incident, le maire Jean-Guy Fortin est vivement contesté pour avoir appuyé le projet. Homme d'affaires prospère, M. Fortin dirigeait Lamarche depuis près de trois décennies. Croulant sous la pression, il quitte ses fonctions en avril. Selon Liliane Satgé, les mois qui ont suivi la démission de Jean-Guy Fortin se sont déroulés sans encombre. Ce n'est que la fin de semaine dernière, alors qu'on s'apprêtait à souligner le premier anniversaire du Scoobyraid, que leurs détracteurs sont revenus à la charge.
Sur un écriteau géant installé à l'entrée du village, ceux-ci ont inscrit «Fuck you William, Jean-Guy Fortin avec», ravivant ainsi la polémique. «Ils ne se sont pas limités à cela, confie la mère de famille. Ils ont aussi enlevé toutes les petites pancartes que nous avions placées dans le village pour souhaiter la bienvenue aux touristes.»
«En tant que peuple, nous avons tendance à être jaloux de la réussite des immigrants, estime le nouveau maire Martin Tremblay qui dénonce les gestes faits. Cette malheureuse réalité ne touche pas uniquement Lamarche, mais l'ensemble du Québec.»"
SANS COMMENTAIRE...
23:25 Publié dans IMMIGRATION , MEDIAS , QUÉBEC , RACISME , SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : QUÉBEC, CANADA, FRANÇAIS, INTÉGRATION, XÉNOPHOBIE
11.09.2007
Le 11 septembre, un an en France
Aujourd'hui, évidemment, tout le monde se souvient de la tragédie du World Trade Center! Moi aussi, puisque c'était mon premier jour au département de géographie de l'Université du Québec à Montréal. Ce matin-là à 9h30 heures locales j'avais rendez-vous avec un collègue dont j'avais eu le nom par un grand ami prof à la Sorbonne. Ce rendez-vous est gravé dans ma mémoire puisqu'arrivée au département, je savais déjà qu'une première tour s'était effondrée et j'ai vu en direct à la télé, allumée dans la salle des ordinateurs, qu'une deuxième tour tait percutée de plein fouet et s'effondrait quelques minutes plus tard. Nous étions tous incrédules!
A l'époque j'habitais moi-même dans une tour au 22ème étage, juste en face du Mont Royal mais ces images vues et revues ad nauseam pendant les mois qui suivirent, m'ont fait détester à jamais les étages élevés.
Aujourd'hui c'est surtout l'anniversaire de l'année en continu de mon retour en France.
Ce sont de nouveaux projets et beaucoup d'écriture. Mais c'est aussi une année sans rentrée d'argent...aucun droit
au chômage, pas de place dans les Universités et une dépendance par rapport à mon conjoint québécois. C'est dur, mais c'est mon choix de changer de vie pour être en accord avec mes valeurs! Finalement c'est une année de transition qui est la bienvenue et qui me fait vivre intensément, car je me construis une légitimité fondée sur une identité multiple mais qui a tout son sens. Je sais que je suis une Française de Tunisie devenue Canadienne et qui apprécie sons statut de citoyenne du Monde. Maintenant je travaille très fort à me constituer mon réseau, à m'entourer de mes semblables, ces citoyens du Monde que j'ai choisi de regrouper dans un Hub sur Viadeo intitulé La Constellation Nomade. 20:55 Publié dans Blog , Chroniques de France , IMMIGRATION , Louisiane , QUÉBEC , SOCIÉTÉ , Souvenirs souvenirs , TUNISIE , USA , Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Viadeo, Networking, France, New York, USA, constellation, nomade
10.09.2007
Ma soutenance de thèse au Québec enfin visible
Vive le WEB et comment assister à une soutenance de thèse qui a eu lieu en 2001 à l'Université Laval de Québec avec les techniques multimédia du Canada, déjà en vigueur. J'ai préparé une soutenance à l'aide d'un montage spécialement préparé pour la cironstance, projeté sur un grand écran, devant le Jury et les spectateurs venus m'encourager.
UN GRAND MOMENT CE JOUR LÀ!
Grâce à SlideShare, je peux vous faire partager ce souvenir inoubliable. En vous rendant sur Slideshare à partir de ma présentation, vus pourrez la voire sur grand écran en appuyant sur full en bas à droite.
Cette thèse ponctuait une immigration et un retour aux études à 38 ans, 2 années de Master et 4 années de recherches incessantes entre Québec et La Nouvelle Orléans.
09:40 Publié dans Blog , CULTURE , Femmes , IMMIGRATION , Louisiane , QUÉBEC , Souvenirs souvenirs , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Université, Laval, Québec, Canada, PHD, Géographie, Immigration
24.08.2007
300eme note: la Tunisie touristique
UNE DATE ANNIVERSAIRE!
Cela fait deux ans que j'ai créé ce Blog, et aujourd'hui j'ouvre la 300e note. J'ai décidé de la consacrer à la Tunisie parce que ce petit pays, la terre où je suis née, a enfin pris conscience d’un thème qui me tient particulièrement à coeur depuis des années, il s'agit de l'alliance Patrimoine-Tourisme.
Dans mes deux autres Blogs, crées depuis le début de cette année, je parle essentiellement de la Tunisie : Distinctive Women in Tunisia est un Blog qui parle des femmes et de la Tunisie, il est consacré à la connaissance de la culture tunisienne, de son identité et de son patrimoine dans une vision touristique, éloignée du tourisme de masse, s’adressant en premier lieu aux femmes, ces Distinctive Women ou aux hommes sensibles passionnés par l’authentique culture tunisienne, ceux que les Anglophones appellent les Sensitive Gentlemen. Le deuxième Culture et Business est tourné vers l’information et s’adresse principalement aux gens d’Affaires qui veulent savoir ce qui se passe en Tunisie dans le Milieu des Affaires. C’est un bulletin de news assorti d’une présentation de mes activités. Il faut évidemment le relever, la Tunisie ce n’est pas que le Tourisme de masse !!!
Pourtant la Tunisie souffre d’une réputation de voyages de masse à très bon marché. Un pays comme la Tunisie ne pouvait pas s’occuper en priorité de patrimoine juste après l’Indépendance qui, je vous le rappelle date du 20 Mars 1956, elle avait trop à faire. C’est, il faut l’avouer, une préoccupation de Riches. Le superflu vient quand le nécessaire est déjà garanti. Et il fallait assurer l’éducation, faire fonctionner une économie qui servait uniquement à la Métropole, la France, retrouvait des modes d’exister ensemble, une forme de recomposition de la société suivait cette fracture. Le Président Bourguiba était alors aux commandes et après une expérience d’économie socialiste, abandonnée en 1966, la Tunisie se tourne vers l'entreprise privée.
Mais de nombreux Tunisiens d’origine française, italienne, juive avaient quitté le pays dans les sept années qui suivirent l’indépendance, ma famille partit avec moi, le cœur brisé. Mon arrière grand-mère en devint folle, sur le bateau, en traversant la Méditerranée. Cette Sicilienne avait laissé son dernier fils et sa jeune femme en Tunisie, pour suivre sa fille aînée à Marseille où elle mourut sans comprendre ce qui lui arrivait. Je m’en souviens encore, moi la petite fille qui la voyait pleurer et hurler à la fenêtre, criant le nom de son fils resté à Tunis.
La Tunisie a pris le pari du tourisme pour parachever son essor économique dans les années 60. Elle a d’abord choisi le tourisme de masse qui reposait sur le Soleil et la Plage et sur les 3S (Sea, Sex Sun). Le soleil, la mer, les plages, la Tunisie n’en manque pas et il fallait créer des hôtels pour répondre à la demande de plus en plus importante. Mais la Tunisie avait choisi de développer un style de voyage pas cher et si la bétonisation des côtes a peut-être été trop loin au goût de certains, le succès était toutefois au rendez-vous.
Cependant, les souhaits des touristes ont commencé à changer et la Tunisie du XXIe siècle doit s’adapter. Le tourisme tunisien a connu une croissance spectaculaire dans les années 60 grâce aux interventions répétées de l’Etat. Mais désormais les prix trop bas des séjours ont réduit la rentabilité. C’est pourquoi le gouvernement tunisien a décidé de s’adapter et de développer d’autres types de tourisme pour diversifier son offre : «amélioration qualitative et quantitative de l’offre, diffusion d’un tourisme durable et introduction de modes de promotion et de commercialisation innovants.
Le tourisme tunisien en 2006 :
Le pays est doté d'une infrastructure touristique des plus modernes avec plus de 755 hôtels totalisant 200 000 lits, des terrains de golf, des marinas, des casinos et des loisirs de toute nature. Le Tourisme est devenu la principale source de devises du pays. Le secteur touristique représente aujourd’hui 6,5 % du PIB et fournit 340 000 emplois dont 85 000 emplois directs, soit 11,5 % de la population active occupée avec une forte part d’emploi saisonnier. Ce sont 6,5 millions de visiteurs qui s’y sont rendus en 2006, 2007 sera une année record, on prévoit 8 ou 9 millions de touristes. C’est beaucoup lorsqu’on compare aux chiffres de 1962 où les touristes comptabilisaient 52 000 entrées et une offre de 4 000 lits. La diversification de la clientèle est en cours avec l’accueil des touristes de l’Europe de l’Est et certains de la Chine auxquels s’ajoutent désormais un tourisme intérieur de la classe moyenne (15 à 20 % des nuitées). Le reste des visiteurs est composé principalement des Libyens et des Français (notamment 1,5 million de touristes libyens et 1,2 million pour la France en 2006). Les autres nationalités à y venir régulièrement : Allemands, Italiens et Algériens. L’avenir laisse prévoir une arrivée plus importante du contingent nord-américain avec les Canadiens, l’hiver mais aussi les Américains. Officiellement les relations diplomatiques et le réchauffement des liens commerciaux font prévoir dans les deux ans à venir une nouvelle clientèle qui allait plutôt au Maroc et qui va découvrir la Tunisie.
Les nouveaux secteurs comme le Tourisme saharien (Douz et Tozeur attirant chaque année plus de 250 000 touristes durant toute l’année) devrait se développer encore plus. Les Noirs Américains en font la publicité sur Internet… La thalassothérapie et le tourisme médical sont apparus et se développent très rapidement : « Le tourisme médical a de beaux jours devant lui » a dernièrement assuré l’ancien ministre du tourisme Ahmed Smaoui. Soins esthétiques et opérations à moindres coûts sont en nette progression ! A quand les maisons de retraite pour les Papy-Boomers européens !
Si le tourisme vert commence à percer, de nouvelles stations balnéaires le long du littoral sont tout de même en prévision (200 000 lits supplémentaires en 2015) près de Hammamet, la zone de Zouarâa, celles de Selloum près de Zarzis, Hergla et Ras Dimas près de Monastir enfin celle de Ghedhabna près de Mahdia)
La Tunisie a l’ambition de promouvoir un tourisme plus haut de gamme (plus de huit terrains de golf et dix centres de thalassothérapie) ce qui se traduit par la mise à niveau de ses hôtels (la part des quatre et cinq étoiles tend à se renforcer atteignant un tier


























