29.11.2009
Hommage à Baudelaire, moi et mon chat
Toi mon gros matou, noir
Je t’ai trouvé perdu sur le boulevard
Et sans y penser tu m’as apprivoisé
Tu refusais mes caresses traitresses
Je te tendais ma douce main, maîtresse
Pour te reprendre dans mes bras blasés
Plus je t’approchais et plus tu te refusais
Mais quand subtilement tu venais te lover
Contre mon sein, je me sauvais
Et tes miaulements en gerbe fusaient
De mille éclats de rire, je te régalais
A sentir ton dépit je me rapprochais
Pour t’entendre à nouveau ronronner
Toi mon beau matou aux poils lustrés
Moutonnant comme vagues au crépuscule
Je me perds dans tes doux yeux et bascule
Dans un infini dilemme car frustrée
Faute de t’amadouer
Je décide de t’abandonner
C’est là que tu te pelotonnes
Comme un minet et me mignonnes
De ta langue tu as fait une arme
Celle de m’ensorceler
Et de te faire rendre l’âme
Sous la fureur de mes baisers
Mais d’un coup tu te rebiffes
D’une griffe tu me menaces
Je me retire… me sentant lésée
De n’avoir pu réussir à te garder
Tu reviendras comme d’habitude
Au détour du chemin vers midi
Chercher le lait de ta plénitude
Et sans un mot, d’un sourire infini
Je te prendrais dans mes bras amis
Tu soupiras d’aise repu et comblé
Tu me laisseras alors… te cajoler !
Mon p'tit démon tu m'ensorcelles
de tes mirettes, l'étincelle
jaillit coquine et infidèle
mais je succombe sous le charme
de ton minois qui me désarme
17:37 Publié dans CULTURE, Femmes, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, amour, joie, comportement, jeu
16.11.2009
Tunisie tu m'inspires
Parce que je me sens toujours Ulysse en Jupons et que partie de Montréal en passant par Paris, j'ai abouti en Tunisie
Parce que dernièrement j'ai passé un week end enchanteur à Djerba...j'ai composé ce poème... et je vous l'offre
Tunisie où j’ai vu le jour,
Tu m’intrigues et me soutiens
Dans ma quête de l’éternel retour
Au pays de mes amours
Ta terre m’inspire jour après jour
Dans un regain de passion où le Bien
Lutte avec le Mal pour conquérir l’Ivresse
Du Fou rempli de sagesses.
L’olivier aux fruits rebondis caresse
Mon esprit de mille parfums
Aux effluves enivrantes, et soudain
Je repense à l’enfance perdue
Très loin aux confins
De l’absence…éperdue
Réminiscences de la France
Matins chagrins en Nouvelle France
Toujours à la recherche d’une autre France
Mythique et imaginaire
Ambiguë et altière
Un théâtre d’ombres et de lumières
Dans une chambre aux persiennes closes
Où ma mémoire enfin explose
Au soleil de Djerba, tout proche d’Ulysse
J’ai retrouvé un zeste d’intime passé
Le sentiment du connu jamais effacé
Cette lumière si forte que les yeux plissent
En admirant les flots d’une mer d’huile
Que j’aimerais au bout du monde emporter
Du bout de mon pinceau sur la toile fixer
Le bleu et le vert mêlés
A la blancheur des houchs lovés
Dans ces villages animés
Aux femmes aux voiles bigarrés
Tunisie changeante et chatoyante
Toutes tes identités attirantes
Me laissent pantelante devant ta nature
Mille fois occultée
Par un monde d’ignorance pour un futur
Oublieux de ta grâce innocente
Tunisie comme Tes enfants
M’offrent leurs doux regards
J’ai levé mes yeux sur ce ciel, espoir
D’un beau matin où je renaîtrais
Sur cette terre près du grenadier
Dans la maison du brigadier
Humant l’air jusqu’au soir
Espoir
18:51 Publié dans CULTURE, Femmes, Poésie, Souvenirs souvenirs, TUNISIE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, djerba, france, nouvelle france, houch, amour, souvenir
16.04.2009
I Have Fantasies Of You
Pour les amoureux de la langue anglaise, pour les amoureux de l'amour...
I Have Fantasies Of You
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| I have fantasies of you |
Ce poème est dédié à un ami américain qui m'a fait connaître l'expression et du coup a aiguisé ma curiosité légendaire.
11:40 Publié dans Blog, Poésie, TUNISIE, USA, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fb, tunisie, californie, santa-monica, tunis
02.03.2009
La destruction créatrice
La destruction créatrice
Détournant le concept de Schumpeter et l'appliquant à ma propre vie, je trouve cette expression pleine de sens. L'artiste aime la ligne brisée et vit souvent un équilibre dans un déséquilibre. Vivre c'est se mettre en danger, c'est ne pas être contraint par la routine, ce fameux train-train quotidien. Dans un moment où toutes les certitudes fléchissent, les mieux adaptés sont ceux qui avaient par leur esprit conquis un certain détachement. L'écriture donne cette force-là. La rupture amoureuse donne aussi une créativité renforcée par le sentiment de manque et la souffrance. Depuis quelques jours je n'arrête pas d'écrire...les sentiments contradictoires créent un nouveau souffle, une inspiration...
Alors j'ose encore écrire:
Le vacarme de tes yeux
Assourdit ma mémoire
L'éclair de ton refrain
Chante dans mon miroir
La lumière de ma prison
étreint tous nos espoirs
Le tintamarre de ton vide
Éblouit notre histoire
L'absence est création
et comble le désespoir
Nota bene: pour mes amies et amis, ne pas prendre à la lettre tout ce que j'écris, les mots sont un prétexte à un plaisir indicible, celui de les agencer...la poésie se lit et s'écrit à haute voix et j'en éprouve le rythme et les sonorités...je me libère et suis beaucoup mieux une fois, la dernière ligne posée.
22:59 Publié dans Femmes, Musique, Poésie, TUNISIE, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

























