03.07.2008
LIBERATION D'INGRID BETANCOURT
On ne peut que se réjouir de cette libération au bout de temps d'années de captivité. On ne peut que vouloir le meilleur pour cette femme inoubliable et d'une force incroyable. On ne peut que féliciter les forces colombiennes pour la maîtrise et le brio d'une évasion sans une goutte de sang.
Je joins ma voix à toutes les voix qui s'élèvent pour fêter cet évènement fantastique et qui a surpris tout le monde. Cet épisode rocambolesque, qu'est cette libération, fera parler beaucoup de monde pendant les jours à venir.
Moi la seule question que je me pose c'est: COMMENT REVENIR A UNE VIE NORMALE APRÈS CET ENFER...
Ma voix se joint à celle de tant de millions de gens ordinaires qui ont cru comme moi qu'elle s'en sortirait: Ingrid, bonne chance et tout le bonheur du monde à vous et à votre famille
SUR LE WEB:
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27.06.2008
France à la Une
A la veille de la Présidence Française de la communauté européenne, le voyage du président Sarkozy en Israël et dans les Territoires Palestiniens restera dans les annales!
Son discours à la Knesset a réussi le tour de force de réunir un consensus sur ses prises de position.
"Je suis plus que jamais convaincu que la sécurité d'Israël ne sera vraiment assurée qu'avec la naissance du deuxième Etat, l'Etat palestinien".
"Un accord est possible, demain, et cet accord permettra aux deux peuples de vivre côte à côte dans la paix et sécurité"
"La France pense que cela fait trop longtemps qu'il y a de la souffrance et des morts"
"Au Moyen-Orient se mélangent et s’affrontent depuis des millénaires des peuples qui ont donné à l’humanité tout entière ce qu’il y a de plus élevé dans la pensée, de plus beau dans la religion, de plus important dans le savoir. Mais, au Moyen-Orient, tous les peuples, tous, dans leurs prières, parlent d’amour, de justice et de paix. Au Moyen-Orient, tous les peuples aiment la vie. Tous sont les enfants d’Abraham. Tous ont la Bible en partage. Et avec cela, on va continuer à avoir une guerre millénaire ?
Ayant bu à la même source, car vous avez bu à la même source, ayant partagé si souvent la même histoire, les peuples du Moyen-Orient ont tout pour se comprendre et s’entendre. Et cette terre pour laquelle ils se battent avec tant de désespoir, cette terre qui les a vus naître, cette terre où reposent vos morts, cette terre dans laquelle s’inscrit le souvenir de vos souffrances et de vos joies, pardon de vous le dire, où vous vous ressemblez tant, cette terre dont on pressent, en regardant ce qui a été accompli ici, en Israël, ce qu’elle pourrait donner à force d’intelligence, de travail et de courage, cette terre, la vôtre, pourrait devenir un paradis pour tous et grâce à laquelle la misère pourrait être vaincue si elle n’était si souvent ruinée par la guerre, cette terre, la vôtre, qui pourrait être si féconde si tous la travaillaient ensemble au lieu de verser sur elle le sang des innocents, cette terre, elle est si belle qu’elle devrait unir les peuples au lieu de les opposer."
Bravo à l'auteur de ces lignes!
Je ne suis pas la personne qui encense le Président Sarkozy mais je dois dire que je me suis réjoui de ce passage.
En discutant avec mon ami en Tunisie, j'ai constaté avec bonheur que lui même avait apprécié ce message. Et l'autre soir de Tunis, j'ai entendu sur une chaine française le patron de Marianne, Jean-François Kahn, encenser Nicolas Sarkozy, lui qui depuis des mois voire des années lui porte une critique sévère... Il faut reconnaître que ce discours a de quoi montrer une France de haut niveau.
Espérons que la paix sera au rendez-vous!
15:49 Publié dans Chroniques de France , personnalités , POLITIQUE , TUNISIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Israel, Palestine, Paix, État palestinien, Moyen-Orient
04.06.2008
Barack OBAMA CONTRE McCAIN
Je n'ai pas du tout couvert la campagne américaine. Si J'avais été au Canada je l'aurai probablement suivie de très près, parce que j'en aurai eu le goût et sans doute le temps et puis, ne l'oublions pas, cela faisait partie de mon métier que de suivre les évènements politiques majeurs. Ma vision de prof de géographie culturelle est aujourd'hui altérée par mes préoccupations plus prosaïques et ancrées dans la vraie vie.
Il n'empêche que je me souviens d'une discussion que j'avais eu lors d'un dîner en présence d'un éminent Tunisien qui me soutenait qu'Obama serait président, alors que moi je prétendais qu'il serait impossible d'élire un président noir à la tête des Etats-Unis. Et je le soutiens toujours aujourd'hui.
Ne vous trompez-pas, je ne le dis pas cela parce que je souhaite qu'il en soit ainsi. mais j'ai la nette conviction quand je vois l'acharnement de Mme Clinton à ne pas vouloir céder ses voix à Obama, qu'il y a hélastoujours un profond sentiment, encore présent même confus dans la tête des Blancs d'une prétendue supériorité. Même si les Etats-Unis ont fait des progrès considérables, ils sont encore loin d'avoir un Président noir. Je souhaite que les faits viendront me contredire mais reste à prouver.
Ma pratique des États-Unis datent de moins de cinq ans et je n'y ai pas souvent vu de parfaite égalité entre les Noirs et les Blancs. J'y ai vu au mieux une parfaite indifférence. Oui je sais les choses changent vite en Amérique, on est moins crispé que dans la Vieille Europe, mais là encore, je demande à voir.
De toute manière, au cours des cinq prochains mois, deux questions structureront lle débat et la course à la succession de George W. Bush: la fragilité de l'économie américaine et la conduite de la guerre en Irak, tout comme les questions d'âge et de race.
Mc Cain avec ses 71 ans et son passé de valeureux soldat va être opposé à un jeune candidat vigoureux et intellectuel de 46 ans. Les Américains n'aiment pas les gens qui pensent trop, ils aiment les hommes (on le voit clairement là... pas de femme présidente), ils les aiment d'action mais ils ne haïssent pas la jeunesse.
Une question clé est le sort d'Al Quaida qui résonne encore dans toutes les têtes en Amérique. En Février dernier Mc Cain s'était moqué des propos d'Obama lorsque celui-ci avait déclaré qu'il protègerait les intérêts américains "si Al-Qaïda forme une base en Irak". Et Mc Cain de répondre : "J'ai une grande nouvelle: Al-Qaïda est en Irak. Ca s'appelle 'Al-Qaïda en Irak'"
A mon avis, Obama va devoir hausser le ton par rapport à ce sujet épineux, s'il veut être élu Président, je ne crois pas qu'il pourra se présenter comme celui qui va retirer les troupes d'Irak...il a d'ailleurs nuancé son propos en déclarant que s’il était élu en 2008, il serait prêt à utiliser la force militaire contre des cellules d’Al-Qaeda au Pakistan. On n'a aucun doute sur le choix de Mc Cain qui veut poursuivre Al Qaida jusqu'à disparition. Il soutient un renforcement des troupes en Irak et s'oppose à un retrait rapide. Il préconise aussi des sanctions plus sévères contre l'Iran.
Barack Obama est le candidat du Changement, il est le candidat de la jeunesse, il est le candidat des Noirs. Mais il y aussi le facteur de la grande crise américaine consécutive aux subprimes et à l'effondrement du marché immobilier et maintement au renchérissement du pétrole qui fait courir la classe moyenne à a faillite.
Face à cet état de fait Obama propose de baisser les impôts pour les classes moyennes, d'augmenter les investissements dans les « green tech », le droit à se syndiquer, une réforme du surendettement et une aide aux victimes des subprimes. Le Républicain Mc Cain s'en tient aux mesures habituelles de baisses d'impôts, il préconise un contrôle renforcé et des punitions sévères à l'encontre de Wall Street.
Mc Cain bénéficie de son statut de vaillant vétérant du Vietnam torturé pendant cinq ans. Il est l'homme d'action que les Américains éliront d'emblée si un problème de sécurité intérieure devait surgir avant l'élection. Obama doit trembler pour sa sécurité personnelle et dev ra probablement avoir une garde rapprochée encore plus vigilante. Les propos de Mme Clinton, jugés pervers par plusieurs, sont révélateurs d'une réalité et le discours qu'Obama s'apprête à faire le 25 août prochain résonnera très fort symboliquement parlant: lors du 40e anniversaire du discours de Martin Luther King: I Have a Dream
" L'espoir, c'est ce qui m'a amené jusqu'ici. Avec un père du Kenya, une mère du Kansas, et une histoire qui ne pourrait arriver qu'aux États-Unis d'Amérique.
L'espoir est la base de cette Nation. La croyance que notre destin n'est pas écrit pour nous mais par nous, par tous ces hommes et toutes ces femmes qui ne se contentent pas du monde tel qu'il est, mais qui ont le courage de reconstruire le monde tel qu'il devrait être."
Discours d'Obama traduit par valery Gaillard sur le site Par Rue89 | 05/01/2008 |
À LIRE
McCain et Obama, deux candidats que tout oppose
20:10 Publié dans personnalités , POLITIQUE , RACISME , SOCIÉTÉ , USA | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Obama, Clinton, Mc Cain, Luther King, démocrates, Convention
27.04.2008
Arte de belles découvertes, Art et Musique
Présentation du reportage par ARTE sur son site Internet:
Tendances » : Les peintres de Dafen
Chic vous emmène en Chine, visiter le plus grand atelier du monde. Dans le village de Dafen, on reproduit à la chaîne les chefs-d’œuvre de la peinture. Une véritable industrie, qui génère près d'un milliard de dollars par an. Au départ, le faible loyer des appartements était le seul attrait de l’endroit. Mais avec les années, le village a gagné en notoriété, grâce à une clientèle répartie dans le monde entier, qui commande toujours plus de Cézanne ou de Picasso à moindre coût. De quoi susciter des vocations, quand on sait qu’un peintre de Dafen gagne dix fois plus qu’un ouvrier agricole
Ce petit voyage dans une Chine industrieuse et globalisée est une expérience étonnante et qui vaut de regarder ce reportage avec un oeil averti: non seulement on peut être soufflé par le talent et la vitesse de réalisation d'œuvres à la chaine qui vont peupler les Wall Mart du monde entier, copies vendues Hand-Made, et qui dans certains cas ont été réalisées grâce à un procédé ingénieux de photocopie laser en toile de fond, puis retouchés à la main par le jeune artiste...mais aussi par l'audace d'un jeune français issu de l'immigration qui n'a pas eu peur de quitter la France il ya deux ans pour monter une entreprise de copies Haut-de gamme et fabrication de cadres d'une qualité remarquable à des prix très inférieurs à ceux exorbitants pratiqués en France. Ce jeune chef d'entreprise s'appelle Khaled Feki et il parle déjà le chinois avec aisance...bravo. Son entreprise Epsilon art frames me paraît une excellente idée, soutenue évidemment par l'Internet puisqu'il communique avec ses clients sur la "Toile" virtuelle.
Hier soir vers 23 heures, j'ai découvert un magazine musical d'une qualité extraordinaire... j'ai adoré... car pour une fois ce n'est pas de la bouillie déversée à longueur d'ondes, mais de vrais artistes avec un talent inouï, une passion pour la musique et la voix, de vraies personnalités aux parcours intenses et que je découvrais pour la première fois. Un seul m'était connu, le créateur de l'émission Manu Katché, l'excellent percussionniste classique devenu le jazz man que l'on connait, mais aussi le drummer de Peter Gabriel dans l'Album "So", une consécration internationale avec ce monstre sacré du Pop-rock.
Manu Katche sur My space
Et hier soir, la découverte d'une facette de Manu Katché qui le fait citoyen d'honneur de ma "Constellation nomade".
Écoutons-le lorsqu'il parle de sa nouvelle émission sur ARTE, One Shot More, diffusée dans 15 pays, depuis peu.
Moi qui me sens très européen – j’ai joué avec des Croates, des Italiens, des Allemands, des Polonais, etc. –, je suis fier de faire cette émission pour une chaîne européenne, diffusée dans quinze pays. Car la musique ignore les frontières.
L’idée est de faire de ce plateau un lieu de vraies rencontres. One shot not se veut d’abord un brassage de genres et d’êtres humains. Tout est filmé de A à Z. On voit aussi bien le plateau que le technicien qui n’obtient pas le retour qu’il cherche, les secrets de fabrication, les tensions… Une démarche à rebours du côté “paillettes” généralement montré à la télévision. Des images d’archives retracent les carrières des artistes invités. Nous tournons aussi des séquences en amont. Pour cette première, je vais à la rencontre de Bryan Ferry. L’intérêt : écouter et (re)découvrir ce monsieur de 62 ans, qui a marqué la pop depuis Roxy Music. Pas à travers le single de son dernier album, mais par exemple en revenant sur Slave to love. Tout est permis !
Parmi ses invités, deux femmes m'ont interpellée, Camille et Morley dans des registres très différents mais avec en commun une qualité vocale et un appétit musical doublé d'une énergie à défendre la participation mais aussi les textes...
Morley
Sensuel et poétique, l'univers musical de cette jeune femme au teint diaphane est nourri de ses engagements de citoyenne du monde. Doucement folk.
L'album de Morley, Seen, est sorti en janvier 2008 chez Polydor.
Camille
Véritable ovni sur la scène musicale française, Camille a tissé en deux albums (Le sac des filles et Le fil) un univers poétique à la fois grave et ludique. Dans de drôles de comptines rythmées par des beat box, ponctuées de cris, de murmures et de choeurs, elle dit avec humour ses obsessions, ses blessures d'enfance et ses chagrins d'adulte.
Le nouvel album de Camille, Music hole, sort le 7 avril chez Virgin.
J'ai été séduite par un groupe Ben Brothers, par la voix rauque incroyablement modulée du chanteur qui manie les aigüs et les graves dans la plus grande tradition pop anglaise...je
suis fan
Ben's Brother
Quelque part entre Sam Cooke, Elton John ou Rod Stewart, Jamie Hartman (le frère de Ben, c'est lui) possède un style et un timbre véritablement uniques.
L'album de Ben's Brother, Beta Male Fairytales, est sorti en février 2008 chez Virgin
15:35 Publié dans Chroniques de France , CULTURE , Femmes , Musique , personnalités , PODCAST | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MANU, KATCHE, CAMILLE, MORLEY, BEN'S BROTHER, ARTE, ONE SHOT NOT
20.02.2008
Henri Salvador Deux des chansons douces
Il y a quelques jours l'idole de mes dix ans est morte...souvenirs, souvenirs heureux...j'avais surpris mes parents quand je leur avais dit que la vedette à inviter pour le Noël des enfants de militaires devait être Henri Salvador...
Et oui je l'aimais bien ce grand bonhomme! Alors je répare une injustice puisque je n'ai rien encore dit le concernant, par ce petit hommage glané sur DailyMotion.
La première chanson est une archive de 1963
La seconde, très ancienne mais réengistrée plus de quarante ans plus tard...
Mais toujours aussi douce!
L'île de Pâques et Kairouan
Et les grands oiseaux qui s'amusent
A glisser l'aile sous le vent.
Voir les jardins de Babylone
Et le palais du grand Lama
Rêver des amants de Vérone
Au sommet du Fuji-Yama.
Voir le pays du matin calme
Aller pêcher au cormoran
Et m'enivrer de vin de palme
En écoutant chanter le vent.
Avant que ma jeunesse s'use
Et que mes printemps soient partis
J'aimerais tant voir Syracuse
Pour m'en souvenir à Paris.
Syracuse
Paroles: Bernard Dimey. Musique: Henri Salvador 1962
© Editions Henri Salvador
Vidéo envoyée par metal83
Dans mon île Ah comme on est bien Dans mon île On n'fait jamais rien On se dore au soleil Qui nous caresse Et l'on paresse Sans songer à demain Dans mon île Ah comme il fait doux Bien tranquille Près de ma doudou Sous les grands cocotiers qui se balancent En silence, nous rêvons de nous. Dans mon île Un parfum d'amour Se faufile Dès la fin du jour Elle accourt me tendant ses bras dociles Douce et fragile Dans ses plus beaux atours Ses yeux brillent Et ses cheveux bruns S'éparpillent Sur le sable fin Et nous jouons au jeu d'Adam et Eve Jeu facile Qu'ils nous ont appris Car mon île c'est le Paradis
une chanson reprise en 2006
Dans mon île
Paroles et Musique: M.Pon, S.Salvador 1957
© 1957 - Disque Barclay
08:15 Publié dans CULTURE , MEDIAS , Musique , personnalités , Souvenirs souvenirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SALVADOR, Henri, Hommage, chansons, Ile, syracuse
08.02.2008
Le réseau des femmes journalistes méditerranéennes
(de gauche à droite)
Sahar Al-Attar (Liban) est journaliste du quotidien libanais L’Orient Le Jour. Après des études de journalisme en France accompagnées de nombreuses expériences dans différentes rédactions françaises aussi bien dans la presse que la radio ou la télévision, elle intègre l’équipe de ce quotidien francophone. Ayant débuté en tant que journaliste, elle est désormais chef du service économique.
Naela Husni Ali Khalil (Palestine). Née dans le camp de réfugiés de Balata en 1977, elle est diplômée en journalisme à l’Université nationale Al-Najah. Elle a complété ses études en Angleterre à la Thomson Foundation de Cardiff qui lui a décerné le «Prix de la meilleure journaliste 2005». Elle a aussi été lauréate de la Fondation Al Qattan comme meilleure journaliste d’investigation. Elle travaille aujourd’hui pour le journal palestinien Al-Ayyam.
Stefanella Campana (Italie) a travaillé comme journaliste pour le journal "La Stampa" à Turin pendant 26 ans. Elle est l’auteure de plusieurs séries télévisées diffusées par Rai Tre sur le monde du travail et sur les femmes en Italie. Elle a également écrit 4 livres traitant des grandes questions féminines qui ont marqué les 20 dernières années. Elle est aujourd’hui responsable du dossier média auprès de l’Institut torinois «Paralleli, Institut Euro-méditerranéen du Nord-ouest».
Catherine Cornet (Italie) Diplômée de l’Institut d’études politiques d’Aix en Provence et de l’Université de lettres en littérature comparée. Elle a obtenu un Master en études moyen-orientales et langue arabe à la School of Oriental and African Studies de Londres. Elle collabore avec la revue «Internazionale» sur les questions du Moyen-Orient. Elle est coordinatrice du réseau de Babelmed.
Nathalie Galesne (Italie-France) : Ancienne rédactrice en chef de la revue “Rive”, auteure d’un livre sur la Syrie “Syrie, éclats d’un mythe”. Elle est actuellement rédactrice en chef de Babelmed.net, le magazine en ligne sur les cultures méditerranéennes et présidente de l’association Babelmed. Elle enseigne également le Français à l’Université de Sienne (Faculté d’Arezzo).
Ghania Khelifi (Algérie) vit entre Paris et Alger. Elle est diplômée de l’Université d’Alger en documentation et a commencé sa carrière de journaliste en 1989 au «Journal des finances». Rédactrice en chef des journaux «Liberté» pendant 7 ans et «Le Matin» pendant 3 ans, elle a également publié une biographie de Kateb Yacine en 1992 intitulée «Poèmes et éclats». Elle est désormais journaliste pour le quotidien algérien «Le midi».
Nadia Khoury-Dagher (France), est spécialiste des questions moyen-orientales et africaines. Elle est journaliste free-lance pour plusieurs journaux et magazines, tel que «Le Monde 2» ou «Elle». Passionnée de musique méditerranéenne, elle signe, outre ses articles pour babelmed, la rubrique “Muzzika” du site. Elle est aussi chargée de la communication de plusieurs manifestations culturelles de qualité, telles que «Le Maghreb des livres» de Paris.
Nadire Mater (Turquie) est née en 1949. Diplomée de l’université d’Ankara en protection sociale, elle a commencé sa carrière de journaliste en 1982. Elle couvre plus particulièrement les droits de la femme, des enfants, ainsi que la questions des minorités en Turquie. Elle milite pour la défense des droits de la femme et pour la liberté d’expression en Turquie.
Eman Shaban Mohammad Morsi (Egypte) est née en 1984. Après des études de littérature anglaise à la faculté du Caire, elle a collaboré avec différents journaux égyptiens, comme le Daily Star Egypt ou Business monthly. Elle a été membre du «Forum de la mémoire féminine» en tant
qu’assistante de recherche.
Kenza Sefrioui (Maroc) est née à Paris en 1979. Elle s’est efforcée tout au long de ses études d’approfondir ses deux cultures, française et marocaine, notamment à travers un cursus de littérature comparée à l’Université Paris IV Sorbonne et d’arabe littéral à l’INALCO. En 2004, elle est venue s’installer au Maroc pour préparer sa thèse de doctorat sur la revue «Souffles» et a décidé d’y rester. Elle s’occupe actuellement des pages culturelles au «Journal Hebdomadaire».
Lurdes Vidal (Espagne) est rédactrice en chef de la revue Afkar/idées, éditée par l’Institut Européen de la Méditerranée et Estudios de Política Exterior. Née en 1974, elle est diplômée en traduction et interprétation de conférences. Spécialisée dans la langue et les cultures arabes, elle est également responsable de la conception et de l’organisation des évènements relatifs au monde arabe et à l’Islam.
SOURCE BABEL MED
10:05 Publié dans CULTURE , Femmes , NETWORKING , personnalités , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Femmes, mediterranée, journalistes, Méditerrannée, forum IEMED, Afker, Babel med
28.12.2007
Une femme assassinée: Benazir Buttho
En cette toute fin d'année 2008, la violence et la mort règnent de plus belle. Une nouvelle fois, une femme est la cible d'une violence odieuse: Benazir Buttho. Ayant échappé à un premier attentat, il y a quelques semaines, dès son retour au pays, elle vient de succomber à un attentat suicide.
Première femme chef de gouvernement d'un pays musulman à juste 35 ans en 1988, après la victoire du PPP (parti socialiste pakistanais), parti fondé par son père. Très rapidement elle est en but à des accusations de corruption et de mauvaise gestion et deux fois chassée elle avait préféré se réfugier à l'étranger en 1999, tout en contestant le bien-fondé de ces accusations.
En exil à Londres et à Dubaï, où résident ses enfants, elle était revenue pour participer aux élections, comme opposante au Général Musharraf
Le 15 décembre dernier le président Musharraf avait justement levé l'état d'urgence proclamé en novembre et annonçait que les élections prévues le 8 janvier 2008 seraient équitables et transparentes. Ces élections sont désormais compromises.
D'après certains journaux, comme Libération, le pays est en proie à des manifestations de colère des partisans de Benazir et on peut s'attendre à des suites funestes.
La télévision pakistanaise, elle, a indiqué que Musharraf a qualifié l'assassinat de Bhutto «d'immense tragédie nationale» et a décrété un deuil de trois jours dans le pays.
Aux États-Unis, "l'assassinat de l'ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto a soudainement forcé jeudi les présidentiables américains à parler terrorisme et sécurité nationale, à une semaine des premiers scrutins.
La mort de Benazir Bhutto a remis au centre de la campagne américaine la thématique de la "guerre contre le terrorisme", jusqu'alors largement éclipsée par des questions socio-économiques et des différences de style entre des candidat. Guliani, l'ex maire de New York et candidat à la Présidentielle a dit dans un communiqué : "L'assassinat de Benazir Bhutto est un événement tragique pour le Pakistan et la démocratie au Pakistan" (...) "Sa mort montre que le terrorisme est partout, à New York, Londres, Tel-Aviv ou Rawalpindi, un ennemi de la liberté"
Le quotidien libanais d'expression française, L'Orient le jour, rapporte les propos du chef de gouvernement Fouad Siniora qui s'affirme "choqué" et qualifie cet attentat mortel de« crime odieux contre une femme combattante et une leader du Pakistan et du monde islamique ».
Le Figaro en France, il y a moins d'une heure parlait de la marque d'Al Qaida:
"La marque d'al-Qaida. Le réseau terroriste a revendiqué vendredi la paternité de l'attentat suicide qui a coûté la vie à l'ex-premier ministre et chef de file de l'opposition pakistanaise Benazir Bhutto jeudi près d'Islamabad, selon la TV pakistanaise. Le gouvernement pakistanais a presque immédiatement assuré ne pas être au courant d'une telle revendication, préférant accuser les islamistes considérés comme proches d'al-Qaida d'être les auteurs de l'assassinat." Et de rajouter un compte sordide et symptomatique d'une crise dans un pays de 160 millions de personnes: "L'assassinat de Benazir Bhutto est le dernier d'une série record d'attentats suicide dans l'histoire du Pakistan, qui ont fait près de 800 morts en 2007. Le plus meurtrier avait eu lieu le 18 octobre, quand deux kamikazes avaient tué 139 personnes dans un gigantesque défilé de sympathisants qui célébraient à Karachi le retour de l'ex-premier ministre après six années d'exil."
Les conséquences économiques d'un tel attentat sont sérieuses et ce matin La Tribune de Genève faisait le point de la situation des marchés boursiers en Asie-Pacifique qui "ont reculé vendredi dans le sillage de Wall Street qui a enregistré de fortes pertes sur fond de craintes d'instabilité déclenchées par l'assassinat du chef de l'opposition pakistanaise Benazir Bhutto".
09:15 Publié dans Chroniques de France , Femmes , personnalités , POLITIQUE , USA | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Benazir, Bhutto, Musharaf, Pakistan, terrorisme, attentat, Kamikaze
21.12.2007
Paris Cultur'Elles
Le networking a cela de bon qu'il permet ce brassage des initiatives et ce partage entre des mondes qui auraient mis beaucoup de temps à se rencontrer et même qui n'auraient jamais cru que cet Autre puisse exister.
Hier soir, j'ai eu la chance de vivre un moment assez incroyable, à l'initiative de Wally Montay, la créatrice du SensationnElles Club.
Malgré une forme défaillante, suite à un abus de travail pour la mise en place de ma propre agence de Communication intercultur'Elles, j'ai eu un moment de joie intense à me retrouver chez notre hôtesse Elise Milicevic, éditrice, créatrice des Editions 1973 qui se spécialisent dans le roman-cuisine, "savoureux mélange de textes illustrés et de recettes inédites".
Le Lieu de la rencontre était inoubliable, surtout quand on connaît mal Paris comme moi: une maison cachée au fond d'une cour précédée d'un jardin d'hiver, une chaleureuse pièce au mur de... des pierres de taille, un piano, un Chesterfield, des toiles, tous des ingrédients qui plantent un univers de rêve à mes yeux. Et puis une Cuisine à l'Américaine où officiait la Chef: Marie Chemorin.
Vous allez me dire... comment avais-je eu cette invitation ? Hasard ou engagement, intuition ou empathie, à mon avis un mélange de tout, propre à ma personnalité plurielle.
Ce n'est qu'une suite de rencontres et de participations à des initiatives liées à mon intérêt pour l'Art, le Voyage et les Femmes que je suis arrivée à cette improbable soirée. Le Fil conducteur est toujours le réseau VIADEO et la personne initiatique, Emmanuelle Gagliardi, créatrice de Interdit aux Hommes un hub auquel j'ai adhéré rapidement en arrivant à Paris. La Rencontre de la créatrice Emmanuelle m'a encouragée à poursuivre ma route, alors que je venais d'apprendre qu'on m'avait volé mon déménagement de retour du Québec...Mon Club Distinctive Women est né de l'intérêt qu' Emmanuelle portait à mon projet de voyages au féminin en Tunisie.
Or, un guide est sorti de la rencontre d'Emmanuelle et Wally, le guide rose des réseaux.
C'est à l'occasion d'une présentation de ce guide à LA COUPOLE que j'ai apprécié le parcours de Wally et que j'ai souhaité en savoir plus sur son concept:
L'Arrière CUisine.
Hier parmi toutes les invitées, j'ai rencontré des femmes qui m'ont plues par leur parcours, tantôt cosmopolites, tantôt incongrus, mais toujours atypiques. Je vais parler de certaines aujourd'hui, mais que les autres ne se sentent pas lésées, je parlerai sûrement d'elles dans un autre post.
Loulou Rebecca a le look de l'artiste avec de grands yeux rêveurs et une coiffure faite de nattes attachées sur le sommet de la tête, comme les petites filles de la Comtesse de Ségur. Elle a ce regard tendre et doux de l'enfance passée dans un coin que je connais bien, le Québec. Fille d'immigrants Français, elle est née à San Francisco. Son père est né sur les rives de la Méditerranée en Algérie française et ce point nous faisait un lien de plus dans notre parcours pluriel. Cette origine méditerranéenne, je la possède également en tant que Française de Tunisie, fille d'immigrants italiens, corses et maltais, moi même ayant changé de rives 3 fois et me retrouvant à Paris à parler du souvenir commun de la rue Coloniale sur le Plateau à Montréal, tout près du Parc Lafontaine. Rencontre inouïe, quelque peu surréaliste. Un bonheur!
Monique PIGNET est une femme pétillante et passionnée. Elle éclaire de sa fougue et de sa joie de vivre l'assemblée. Elle est une amoureuse des Artistes et, chose rare, une généreuse mécène. Elle a le sens de l'Impromptu. Elle nous a fait la surprise d'inviter un homme inconnu qui s'est admirablement prêté au jeu: Monsieur de Mac Mahon, petit-fils de la lignée Mac Mahon, maréchal et Président de la France, ce monsieur est viticulteur en Bourgogne. Cet art de l'improvisation ludique a toujours réussi à Monique qui est le directeur général
de plusieurs hôtels de charme à Paris et à Saint -Barthélémy. J'ai aimé en elle ses passions pour l'imaginaire, le voyage et l'art dans un contexte de tourisme haut de gamme où les clients se prêtent à l'écriture et laissent des traces écrites de leurs passages pour le bonheur des Mots: "Paris dans le regard du voyageur". Nous avons également un poète fétiche en commun: Appolinaire. En effet, si j'ai longtemps récité ses poèmes et qu'il fut longtemps sur ma table de chevet , Monique Pignet, elle, le remet à l'honneur en reprenant le Prix Appolinaire,"Goncourt de la poésie", abandonné depuis 2005. En effet, dès l’automne dans les salons de l’Hôtel Claret Bercy appartenant à Monique aura lieu la cérémonie de remise du Prix 2007. Une cuvée Appolinaire devrait couronner l'inspiration poétique, c'est le voeu le plus chèr de cette amoureuse des Mots et grande épicurienne.
BUZY était aussi parmi nous, un petit chat complètement décalé, mais dont la présence m'a beaucoup émue. Une sensibilité à fleur de peau, une générosité et un regard profond qu'on ne peut pas ne pas remarquer. C'est une artiste rock, très connue dans les années 80 et qu'on peut retrouver sur MYSPACE. Body Physical a été son grand Tube et Wally Montay est sa grande fan et fidèle amie, depuis une interview donnée à Wally, alors adolescente qui avait approché son idole. Je me souvenais évidemment de ce disque car je l'avais entendu à l'époque, alors que je vivais encore en France. Là aussi, c'est une rencontre originale car je ne fréquente pas le milieu du Rock mais pour moi ce n'est pas la chanteuse qui était là, c'était la Coach adepte d'Astrologie et de PNL. C'était aussi l'amie de Wally Montay, Marie-Claire, une artiste accomplie puisqu'elle écrit et fait aussi des collages dont son autobiographie "Engrenages" (éd. Le Pré Aux Clercs).
12:30 Publié dans Chroniques de France , CULTURE , Femmes , NETWORKING , personnalités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : wally, Montay, Sensationnelles, interdit aux Hommes, Viadeo, Éditions 1973, Buzy
15.12.2007
MOBILISONS-NOUS POUR INGRID BETANCOURT
Ce clip de soutien est tout en contraste. Ingrid Betancourt, 9 jours avant son enlèvement : Avec les autres candidats à l'élection présidentielle colombienne, elle rencontre les FARC et leur demande de cesser les prises d'otages. Ingrid, 6 ans après son enlèvement : Accablée et épuisée par sa prise d'otage, il faut agir et se mobiliser pour sa libération. Mobilisez-vous, participez aux actions, signez la pétition sur www.agirpouringrid.com
NOUS NE POUVONS ADMETTRE CETTE BARBARIE ORDINAIRE EN COLOMBIE!
19:50 Publié dans Guerre , personnalités , PODCAST , POLITIQUE , SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : FARC, Enlèvement, Ingrid, Betancourt, AGIR, barbarie, chantage
14.11.2007
Combien la France est sens dessus-dessous!
Je rentre de Tunisie, après un voyage plein de contacts positifs et d'excellents moments passés à discuter de projets d'avenir. J'ai fait la connaissance de plusieurs femmes qui sont des chefs d'entreprises intéressantes et passionnées, mais aussi d'hommes dynamiques et prêts à affronter positivement la mondialisation. L'ambiance était à la Fête. Et chaque fois que je retourne à Tunis je constate les changements du paysage urbain. La ville bouge et on sent que les Affaires internationales se traitent là. Les Berges du Lac sont achalandées et les rues de la Capitale sont toujours aussi pleines de bruits et de vie. J'aime aller là-bas car les gens me reconnaissent et sont toujours si affectueux. On ne se sent pas à l'abandon, un numéro comme cela arrive généralement dans les Grandes villes européennes ou Nord-américaines. Je suis partie de l'hôtel Ariha de la rue Palestine, comme si je quittais une maison dans laquelle je sais que j'ai toujours ma place. Impression rarissime.
Et puis je rentre en France et c'est la grisaille et la lassitude d'une situation sociale bloquée et nous voilà de retour dans les Grèves et autres désagréments qui compliquent la vie des Français. Je dois me rendre la semaine prochaine à Marseille et n'ose même pas prendre mon billet de peur qu'il faille changer pour un autre moyen de déplacement mais alors ce sera une galère et je m'en vais à des réunions qui ne se reproduisent pas toutes les cinq minutes: le Colloque Medinnov du 20 novembre par exemple.
La vie est un vrai casse-tête ici dans la région parisienne mais aussi dans la France entière. Après un an j'ai l'impression que rien ne fonctionne correctement et que l'on doit s'adapter à ce
dysfonctionnement établi en dogme: la spécificité franco-française.
Et ce matin, j'ai vu Jacques ATTALI s'exprimer devant la Commission des Affaires économiques sur la chaine parlementaire en direct sur la télé. Je dois dire que c'était un vrai électrochoc pour les députés qui l'écoutaient. Il a démarré sur l'état catastrophique de la France, il a enchaîné sur la Société de Connivence, expliquqant que c'est la connivence dU ne rien faire. Martelant son propos d'un ton grave, il a fait remarquer combien la France est une société de rente et non pas de profit fondé sur le travail et qu'elle n'a donc pas d'initiative. La brutalité du diagnostic en a choqué plus d'un dans l'assistance, habitués que les députés sont à la langue de bois. Parmi les constats terribles exposés, Jacques Attali a exprimé ce que je pense, la tragédie que représente pour la Société française, l'état de l'enseignement supérieur dans ce pays.
Ce qui me frappe, c'est l'expression Société de Connivence que nous connaissons plus ou moins tous dans la plume de De villiers. Si l'on cherche un peu, on s'apercevra que cette expression n'est que reprise par lui et qu'elle fut employée sinon forgée en 1983 :"La société de connivence. Médias, médiation et classes sociales" par un certain Pierre Beaud parlant de la société américaine.
En fait, Attali ce matin a dénoncé une société coincée entre connivence, complaisance et retards dans les domaines essentiels que sont la recherche et le développement, une société dans laquelle l'initiative et le travail sont tous deux contraints par une mentalité de rentiers.
En faisant un tour sur le Net, j'ai retrouvé le titre fort intéressant d'un article "De la société de connivence à la France pour tous" de novembre 1995, d'un certain R. Cazenave écrivant dans Le Monde édition R.A. et qui pourrait faire une belle entrée en matière pour décrire les intentions de Jacques Attali.
Un certain François Bayrou avait dit en mars 2006 en pleine campagne électorale "Si je me suis engagé dans cette campagne, c'est pour obtenir le changement que tout le monde fuit et que la France attend, c'est pour que la société de connivence appartienne au passé, et que les principes républicains élémentaires, démocratiques élémentaires et libéraux élémentaires retrouvent droit de citer dans notre pays."
Attali arriverait-il à convaincre le Président Sarkozy ou serait-ce un voeu pieux?
ref:
Pierre Beaud, La société de connivence. Médias, médiation et classes sociales, Aubier, Paris, 1983
20:45 Publié dans Chroniques de France , ÉCONOMIE , personnalités , POLITIQUE , SOCIÉTÉ , TUNISIE , Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Attali, Croissance, Commission, France, Sarkozy, Bayrou, connivence


























