29.07.2009

L'été en Tunisie; tranche de vie

1900541640.jpgDepuis fin mai je suis très prise par une belle aventure éditoriale. Si en octobre dernier; j'avais exprimé le souhait de créer un magazine de décoration en Tunisie car j'en voyais l'utilité...mais qu'hélas je n'avais pas réussi à la faire...grâce à une agence de Com tunisienne Alliance, je participe tout de même à cette nouvelle route...ce nouveau défi ....Dary Magazine sachant que Dar veut dire maison et Dary la maison vous avez compris journal de la maison. Autant je pensais réaliser un trimestriel...autant là le défi est immense nous avons la tâche exaltante et périlleuse d'un mensuel.

Je suis rédactrice principale et le résultat de ce premier numéro me rend fière de ce chemin pris.

voici le contenu de mon dossier principal Thema:

Thema

C’est la rubrique clé de Dary magazine : un thème mensuel à fort intérêt pour les lecteurs est présenté sous différents angles.

 

Le cœur du magazine, un dossier dont j’ai la responsabilité éditoriale. Le thème de ce premier numéro est Tunisie…maisons d’été un thème qui colle à l’actualité

Composé d’

 

Une introduction sur la genèse de la villégiature en Tunisie

Un reportage sur une maison de vacances Design à Djerba

Une composition Couleur et Lumière dans la maison

Un article complet sur le rotin, son origine et son utilisation en décoration

Un reportage sur une maison astucieuse à Sounine

 

 Extrait de mon article sans les illustrations

Les vacances, ce temps du repos, ce temps de rupture avec le quotidien se cristallisent dans une maison où on a le loisir de ne rien faire. Une maison qui est le repère de tous les proches, celle où on aime se réunir avec la parenté, mais également les amis intimes.

La maison de vacances est aussi dans bien des cas, la maison de famille celle de sa région natale, celle de ses origines. Le temps des vacances est un moment fort où le Tunisien retrouve ses racines.

S’il y a une tendance aux retours des valeurs identitaires, à cette nostalgie de la Terre et de ses jardins fruitiers, à ce regard vers le passé qui conduit à alimenter une vogue certaine des produits artisanaux, il y a aussi un besoin d’innovation. Cette opposition entre patrimoine et modernité, entre reproduction et innovation est un enjeu de créativité pour l’architecte et le designer d’intérieur tunisien

En effet, le dilemme est de satisfaire deux aspirations opposées, tout en utilisant un  registre moderne, il y a une demande pour ne pas rompre avec le passé et son vocabulaire architectural. Mais il ya également une volonté de ne pas vivre en dehors de la modernité voire même de la devancer et d’introduire le design.

La maison de vacances se veut moderne par son confort et son équipement, mais cherche à préserver son esthétique tunisienne, alliant des matériaux locaux et les talents des artisans régionaux, même en abordant un registre volontairement design.

1-Le temps des vacances : Les  Tunisiens plébiscitent la Tunisie.

Durant la période estivale, ce sont les villes côtières qui connaissent une activité intense. Touristes et estivants se ruent sur ces destinations, comme Sousse, Nabeul, Hammamet, Tabarka, Bizerte…. Hormis les touristes internationaux, les Tunisiens eux-mêmes se précipitent au bord de l’eau pour trouver la fraicheur et sortir des villes écrasées par le soleil. Les Tunisiens de la classe moyenne y vont quelques jours, louant des chambres d’Hôtel ou  se réservant une villa en location. Les plus aisés des Tunisiens sont eux propriétaires de leurs maisons de vacances et y installent leur famille pendant plusieurs mois en attendant que les chaleurs cessent.

La Tunisie des vacances est rythmée par son calendrier scolaire d’une part et son calendrier religieux d’autre part. N’oublions pas que pour cette année 2009, et l’année suivante, le grand moment du ramadan tombera en pleine période estivale…il viendra se surimposer à une période qui est plus généralement une période de plaisirs extérieurs. Cette année, le dernier tiers du mois d’Août devrait probablement mettre l’emphase sur l’intérieur de la maison, en revanche le mois de juillet sera complètement réservé à l’extérieur…au plaisir de la plage et de la baignade.

Ce temps des vacances suit également une évolution historique qu’il ne faut pas oublier. Ce sont les Beys, puis les notables de Tunis qui bénéficient les premiers du temps libre, de celui des loisirs où ils s’installent dans la période la plus chaude de l’année, à l’écart de la ville et de ses miasmes dans des lieux de Villégiature.

Ainsi La Marsa, dès le XVIe se transforme en villégiature princière puis  résidence des Beys et des notables tunisois au XVIIIe siècle. Il faut attendre le début du XXe pour voir éclore les villas des bourgeois tunisois qui quittent durant tout l’été la Medina pour leur station privilégiée de Villégiature. Le temps des vacances et de la plage, cette saison de la Khlaâ, s’étalent dans la première moitié du XXe siècle et l’on voit fleurir les cabines de bain à l’européenne et les traditionnelles « Barrakas ». La mode du bain de mer est lancée. Le bord de mer est apprivoisé et peu à peu se diffuse dans toute la société. La corniche joue son rôle de promenade de plaisirs à la fois d’ostentation et de séduction. Ce sont les villas aux façades à vérandas et aux jardins clôturés de la Marsa qui créent la première tendance de la maison de vacances.

Après l’indépendance,  lorsque la Tunisie rentre dans l’ère du Tourisme international, l’influence de ce nouveau tourisme, qui choisit le bord de mer et la création d’un littoral bétonné, laisse des traces dans le paysage, mais aussi dans le choix de l’implantation de sa maison de vacances. Un nombre croissant de Tunisiens construisent des résidences secondaires  au bord de la mer qui sont, selon la chercheure Sondes Zaïer, susceptibles par la suite de devenir des résidences principales.

24.11.2008

Maktoub

 

 

« Comme l'auteur qui ne contrôle pas son personnage, l'homme ne peut totalement contrôler son destin et Daniel (le héros) s’en retourne sur les lieux de ses origines pour ne plus échapper à son histoire et ainsi en terminer avec le mensonge. » Martine Geronimi, critique du film Le Prix du Désir

 

 

Je crois que le destin joue parfois des tours insoupçonnables et quand on se trouve dans le tourbillon de la révolution liée au changement du cours de sa vie, on est submergé par la vague des sentiments qui nous enveloppent alors.

Je dois avouer que le pire et le meilleur peuvent survenir lorsqu’on fait des choix anticonformistes. Les pessimistes diront que seule une issue fatale peut être la conclusion d’un tel choix. Alors laissons parler ces empêcheurs de bonheur! Je suis une optimiste-née et, malgré les vicissitudes de ces deux dernières années, où finalement j’ai réussi à perdre successivement l’intégralité de mon déménagement et l’homme qui partageait ma vie depuis 1994, je n’ai pas perdu l’espoir.

Là où sans aucun doute, d’autres se seraient laissé couler, j’ai affronté avec courage les coups du sort et j’ai pris le parti de continuer à vivre sans me retourner. Et je viens de voir mon choix de vie récompensé. Contre vents et marées, j’ai fermé les portes qui menaient à des voies sans issue. Qu’est-ce qui fait qu’une relation entre un homme et une femme peut aboutir à un grand bonheur…comment tombe-t-on amoureux? Moi qui pensais avoir un cœur rouillé, je le redécouvre s’animer et retrouver sa jeunesse, sans une ride : un sentiment de miel qui coule dans les veines lorsqu’on plonge ses yeux dans les yeux de l’Autre, un éblouissement dans la découverte du monde de l’Autre et de s’apercevoir qu’on partage des valeurs et des passions communes…c’est ce que je vis actuellement.

Bien sûr ce bonheur, vue ma dimension plurielle et originale, se fonde sur une rencontre hors norme et complètement décalée. Je me rends compte que je provoque sans le vouloir consciemment de telles relations par mes fréquentations qui se fichent des barrières de nations, de religions et d’âge. Citoyenne du Monde, électron libre, je me rattache à un capital solide, celui de la culture. Et le mode de sélection premier de mon entourage rapproché est son appartenance au monde de l’Art. Mais plus encore pour toucher mon âme, il est une clé que je n’avais pas franchement définie, qui m’est apparue clairement aujourd’hui, c’est celle de la Philosophie. L’être aimé était comme moi le premier de la classe en philosophie et c’est vrai que nous parlons des Existentialistes et que nous échangeons souvent en lien avec la philosophie. Comme il est un jeune cinéaste tunisien et que je me passionne pour le cinéma depuis longtemps, les discussions sont riches et intellectuellement fécondes. Et aujourd’hui, j’ai vu combien nous avons d’atomes crochus car j’ai découvert qu’il adore l’Opéra. Alors là j’explose de joie, car j’ai vraiment extrêmement peu de relations qui apprécient sincèrement l’Opéra. Finalement l’entente repose sur des sensibilités communes et des rythmes qui s’accordent.

Après, l’amour est une fascination de l’Autre. Cette fascination repose sur une admiration et une recherche réciproque d’un archétype masculin ou féminin. Quand il m’a parlée de sa théorie de la Femme Monde, cette femme totale qui est à la fois la mère, l’amante, la sœur, la fille pour l’homme qu’elle chérit. J’ai compris que c’était avec ses yeux-là qu’il me voyait, il venait de trouver celle qui pouvait incarner toutes ses attentes. Bien sûr, il a des espérances immenses! Pourrais-je toutes les combler? Il sait toutefois qu’il peut me faire confiance, car je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour réussir notre défi de vivre de nos talents respectifs et complémentaires.

J’ai déjà dans ma vie fréquenté des artistes, particulièrement des plasticiens et musiciens. Seul un cinéaste est capable de remplir mes attentes intellectuelles aujourd’hui, car dans cet univers mondialisé dans lequel nous vivons, ce créateur passe par un media qui est un formidable langage universel, profondément ancré dans la contemporanéité, le Cinéma.

Le cinéma permet de tout exprimer. Je ne suis pas une technicienne du cinéma mais une cinéphile et j’aime écrire des critiques de film depuis plusieurs années. Le cinéma permet de réunir les talents d’une équipe menée par un authentique chef d’orchestre à la sensibilité aiguisée, le cinéaste, ce créateur qui exprime en images son univers intérieur. Et lorsque je mets en mots mes sentiments après la projection, cette vision personnelle se mêle à celle offerte par le cinéaste. Je tente de comprendre la philosophie de l’auteur, sa perspective et vers quoi il veut nous mener. Je tente d’amener mon lecteur ou ma lectrice à s’intéresser au film qui m’a conquis. Ouvrir une porte d’un univers différent et dans lequel je suis attiré à tel point que j’aie envie de le faire partager. Evidemment je ne m’intéresse pas souvent aux films commerciaux, même s’il m’arrive d’en voir…à l’occasion.

Le cinéma, comme le dit mon ami, doit être loin du théâtre, cet art de la scène et du dialogue avec le public présent dans la salle. Le film n’a pas de filet de protection, une fois mis en boite il ne peut être modifié ni repris, il ne peut être sauvé par le jeu des acteurs. Il est un tout en soi et vit dans le cadre d’une série de films du même auteur qui compose s’il en a le talent, le temps, le souffle et l’argent, une œuvre. Ainsi par le hasard de cette rencontre amoureuse, je me retrouve plongée dans un univers où la genèse du film est tout prêt de moi, ce qui donne une perspective insoupçonnée à ma soif de connaissance.

 

J’ai pensé une scène de film en 1991 alors que je roulais en voiture avec mon copain Christophe sur une route polonaise à la tombée de la nuit à la Toussaint. Cette scène est restée graver dans ma mémoire depuis lors…et j’avais aussitôt exprimé le fait que, si j’avais le talent du cinéaste, je voudrais la reproduire par ce media : une scène sans mots, une scène dramatique, de nuit …une voiture qui roule dans la noirceur de ce mois de novembre lugubre et des petites lucioles qui se balancent au gré du vent …et lorsque l’on se rapproche, on comprend que ce sont des lampions portés à bout de bras par des marcheurs fantômes qui se rendent au cimetière, le long de la route.

 

Une scène qui pourrait être le début d’un film qui s’appellerait : On the Road Polska

Mais voilà je ne suis pas cinéaste, je pourrais être scénariste…je n’y ai pas franchement songé…

 

12.08.2008

Montréal et ses couples mixtes


d48df04526063d71fb38408ed0f5f48f.gifJ'ai envie de refaire un petit tour par le Québec, non pas en vrai, mais grâce à Internet. Parce que depuis quelques temps en Tunisie je rencontre des jeunes futurs émigrants ou en partance, ou bien des amis qui y ont séjourné plusieurs années et en sont repartis. comme beaucoup le font, soit par obligation familiale, soit déçus par le contexte professionnel ou amical d'une intégration insatisfaisante à la longue, comme ce fut mon propre cas, je parle souvent du Québec.

S'il est un phénomène qui m'a vraiment  interpellé et auquel j'ai consacré quelques cours, c'est le phénomène des couples mixtes. Une approche de géographe plongée au coeur de la Ville de Montréal est simple, le Métro montréalais. Dans un pays où le froid pénétrant pousse la population à se réfugier dans les dizaines de kilomètres de galerie du Métro, celui-ci est un champ d'observation idéal.

Les couples mixtes y sont relativement visibles. La ville de Montréal accueille les immigrants de toutes les parties du monde ainsi que les Étudiants de la planète. Parmi la jeune population des couples d'horizons très variés se forment. Là bas à Montréal, la mixité touche les adultes et tous les âges. La société québécoise laisse à l'individu un libre-choix. On peut l'affirmer sans exagérer, en Amérique et au québec en particulier, le poids des familles est très minime et le regard des Autres ne porte pas à conséquence. Entre tolérance et indifférence les couples ont tout loisir de se former au gré des rencontres. Dans un tel contexte de liberté, l'amour entre des partenaires d'ethnies, de religions et de cultures différentes est possible. Aussi ce phénomène est une particularité appréciable du Québec.

Ce qu'on appelle depuis quelques temps en France la Diversité est promue dans le discours montréalais et les couples mixtes prouvent que cela existe et que cela fonctionne. Cette notion est même promue  au travers de films documentaires qui mettent en vedette des couples mixtes qui se sont prêtés aux jeux du témoignage filmé. Je me suis bien souvent servie de ces documentaires dans mes cours de géographie culturelle pour faire réfléchir mes étudiants sur l'appropriation d'une culture en mouvement et en construction, une culture urbaine faite des apports des immigrants à un pays hôte et les traces dans le paysage.

Maintenant que je partage mon temps entre la France et la Tunisie, je reste fidèle à ces sujets cncernant la diversité et je reçois régulièrement des nouvelles de Montréal grâce au Média en ligne Media Mosaïque Montréal.

d77a3a7b22e16e35a619189954668421.jpgOr, au cours du mois de juillet un article m'a intéressé plus particulièrement: il s'agit d'un roman écrit par Gladys Otou "D'un océan l'autre", présenté comme un vibrant plaidoyer en faveur du métissage.

Je vous donne à lire ici une partie de l'article et vous convie à lire sur le site même de Media Mosaïque Montréal - Nouvelles le dossier sur les Couples mixtes du 24 juillet dernier

b5ab93075f7886da1d92e415fd13e287.jpgInterviewée Gladys s'exprime ainsi 

«J’adore les couples mixtes et on en
voit de plus en plus à Montréal. Des
Québécoises avec des Haïtiens, des
Asiatiques avec des Blancs, des
Italiens avec d’autres ethnies, je
trouve ça formidable et que c’est beau
à voir!»



 

Gladys Otou, née au Cameroun, immigrée au Québec à l’âge de 11 ans et ayant vécu également en France. Son ouvrage «D’un océan à l’autre», paru aux Éditions Grenier, en fait d’ailleurs grandement écho. "«Je suis fortement interpellée par le thème du métissage même si mes deux parents sont tous issus de la même culture»

                                                                              
                                       
Génération Y, ouverte au métissage?
«Ma génération que l’on appelle communément (génération Y) est beaucoup plus
ouverte au métissage. On a donc tous été à l’école avec un peu tout le monde(Blancs,
Latinos, Asiatiques, Noirs, etc.)»
«on vit dans un monde globalisé où les frontières sont ouvertes, où les
gens apprennent à se connaître, où les barrières entre les races tombent. Ça va
avoir tendance à s’accentuer avec les années au Québec et ailleurs,

*«D’un océan à l’autre»: un vibrant plaidoyer en faveur du métissage
 
 L'identité d'une ville comme ,vue par la lorgnette des couples mixtes disséminés dans la ville, construit une géographie symbolique qui mérite d'être étudiée.

08.05.2008

La poésie résiste

De l'autre côté de l'océan aussi, de l'autre côté de la Méditerranée également, la poésie francophone résiste et elle nous émeut parce qu'elle est dans son rythme comme dans ses mots un condensé d'émotions, de douleurs et d'espérance.
L’espoir
Je ne sais quoi !
Je ne sais plus !
Quelle dague choisir pour me piquer ?
Dois-je utiliser une balle en argent dans la roulette de ma vie
Pour couper court à mon immortalité ?
Je ne sais plus !
Quel œil crever !
Pour ne plus me voir dans son reflet.
Quel bras mutiler !
Pour ne plus lever un toast en l’honneur de mon obsession
D’être le premier.
Pour ne plus écrire des poèmes d’éloge.
Je ne sais plus !
Quel mot prononcer !
Dans le balbutiement de mon mutisme.
Dois-je couper ma langue au milieu !
Pour la rendre fourchue !
Pour la rendre deux !
Et baisser les yeux.
Je ne sais plus !
Quel sang coulera !
Le jour de ma renaissance,
Si j’en aurai le courage !,
Quel pied me portera
Face à mon inépuisable déchéance
Face au poids de ma vanité !
Je ne sais plus !
Je ne sais quoi !
Mais ce que je sais
Ce que j’ai toujours su
Quelque part derrière la porte
Quelque part après la nuit
Quelque part…quelqu’un
Attend que je me désagrège
Pour me tendre sa tendresse
Qui collera mes fracas…
Qui me fera…
Je ne sais qui…
Je ne sais quoi…
Mais qui me fera.
Tunis 29 -01-2008
DIFFERENCES

Ne lui dites pas qu'il est anormal

Vous risquez seulement de lui faire mal

Car sait-on ce qu'est la normalité :

Force, par le nombre, contre l'unité ?

Vue de différents angles : Relativité

Ou seule et immuable, érigée VERITE ?

Dites-lui plutôt qu'il n'est que différent

Mot, il est vrai, que tout le monde comprend

Différence qui porte tantôt sur les couleurs

Pure adaptation au milieu qui nous entoure

Dont le sens ne vous cause point de douleurs

Qu'il soit trisomique qu'il soit orphelin

Soyez simple, ne faites pas le malin,

De tracas et de malheur, il a eu sa dose

Victime frappée de mucoviscidose


Ou par le fait du sort, tétraplégique

Il préfère serrer une poignée énergique

Quoique son teint ne fasse pas couleur locale

Celle des seigneurs ou des ariens

Ou celle des démunis qui ne possèdent rien

Vous verrez sa santé dans sa force mentale


Acceptez, en lui, l'être qu'il EST :

Voyez par delà ce qui vous paraît laid

Ce qui vous rebute et ce qui vous effraie,

Oyez le autrement qu'il ne vous parait

Vous verrez qu'il s'agit d'un humain

Que vous pouvez, sans crainte, lui serrer la main


Si le Sida vous fait toujours peur

Mal insidieux qui ronge de l'intérieur,

L'autre ne veut vous embarrasser,

Ni obséquieux ni trop élogieux

Déjà « vérifié », il n'est pas contagieux

Et d'autres ont même osé l'embrasser

 Kamel M’Rad

Lyon  février 2008 


Et pour finir, une petite histoire toute simple dans le RER hier, alors que j'allais au Théâtre Edouard VII voir les Brasseur, père et Fils dans une pièce de Sacha Guitry qui fait fureur à Paris, ces temps-ci:
J'ai ramassé un journal à mes pieds, il était abandonné et j'ai remarqué quelques mots qui ont accroché mon attention...DERRIDA en dessous du mot SAVOIRS ...et le journal était ouvert sur Cinéma et son titre Journal d'un cinémateur...j'ai pris le journal, l'ai tourné, remis à l'endroit...je me demandais quel était donc ce journal, de culture sans aucun doute et... dans un élan de rationalisation, j'ai cherché la Une. Il s'agissait du journal Les Lettres françaises du mois de mai...c'était la première fois que je voyais ces feuilles de culture...moi qui me prétend cultivée...je me suis mise à dévorer les articles. Ce matin en écrivant ces mots, je me suis aperçue que c'était le supplément du journal l'Humanité du 3 mai 2008, très certainement abandonné dans ce RER déshérité de la banlieue parisienne. Tout s'explique je n'achète pas l'Humanité...
Il y avait un article intitulé La poésie résiste de Françoise Han, ce qui explique le titre de ma note de ce matin. Elle y parle, notamment d'un ouvrage sur la poésie juive pendant l'occupatin allemande:  Les poèmes de Czernovitz, traduits et présenté`s par François Mathieu, qui font partie d'une collection Bruits du temps aux Éditions Laurence Teper.
Je finis par des citations extraites de ce receuil de plusieurs poétesses:
"Plaie devient Mot/ mot devient geste/ geste poème"
"Ma patrie est morte/ils l'ont enterrée/dans le feu/ je vis/ dans ma mère patrie/ le mot "
Je vous quitte sur une phrase de Kafka que je rapproche d'une autre, de Paulo Coelho- Le pèlerin de Compostelle
« Ce que nous appelons chemin, c’est notre indécision. »

 

«L'extraordinaire se trouve sur le chemin des gens ordinaires.»

A MEDITER !

 

24.04.2008

Que de chemin parcouru...Fais moi ton cinéma!

Puisque j'en suis aux constats, je vous le dis tout net...mon retour en France n'était qu'une étape sur ma route.

 Un jour quelqu'un m'avait dit, quand tu pars de France, ne fais pas la bêtise d'y revenir...ce conseil je l'avais reçu trois mois avant mon départ au Canada. Cet inconnu rencontré dans un café était un amer désillusionné...il avait vécu aux États-Unis et en était revenu cinq ans plus tard, depuis lors,  sa vie n'avait pas repris racine en France; il avait franchement l'air de végéter. Nous étions en 1993 avant l'heure d'Internet pour tous...je ne sais pas ce que cet homme est devenu, mais l'autre jour je suis allé au Café à Sartrouville tout à côté de l'ANPE...J'allais rencontrer la jeune femme qui suit mon dossier de "future créatrice" d'entreprise en France...sans indemnité...ne vous inquiétez-pas! ici, si j'étais totalement seule et compte tenu de mon PHD et encore plus de mon âge...on m'accorde 350 euros par mois, dans un pays où pour un studio comptez 450 euros minimum, à Paris 650, la place de théâtre coute 45 euros en moyenne et la bavette chez mon boucher 25 euros le kg...je ne vous parle pas de toutes mes notes de restaurant, où je ne suis même pas sure de manger quelque chose de savoureux...le thé sur Paris 4 euros...

Revenons à ce petit café propet tenu par une dame portuguaise et je voyais les mêmes têtes que 15 ans en arrière, des gens désillusionés et qui me savent pas pourquoi ils sont là...moi j'ai avalé un croissant et je suis allée rencontrée ma "personne ressource" pour lui annoncer que je mettais ma création en suspens...puisque deux jours avant mon mari m'avait déclaré tout de go...et sans préliminaires qu'il souhaitait descendre de notre train, pour poursuivre sa route dans une limousine... La tête de mon interlocutrice...Ah les hommes et voilà qu'elle me raconte sa vie...sans doute moins enviable que la mienne! Cela m'a fait du bien de voir que, Nous les Femmes, nous subissons des conjoints égoïstes, inconséquents, inconstants et bien souvent lâches...bon à part cela, pas de quoi se réjouir...Nous étions le 15 janvier 2008.

0074f047d7aebe3278c621f218310611.jpgDepuis il s'est passé tant de choses en Tunisie que le moral est revenu et je viens de prendre la grande décision de ne pas stagner en France...Non je ne vais pas retourner au Canada, j'en suis partie pour trouver mes congénères et figurez-vous, je les ai trouvés... C'est unique, mais j'ai eu la chance de rencontrer mon double, un parcours identique dans le temps et dans l'espace Tuniso-canadien...RARE...mais non pas un fantasme d'écrivain...une vraie rencontre impromptue et irréelle...à faire un film...une abstraction devenue réalité...Vouloir très fort et très haut, se déclarer dans son authenticité, et les choses désirées arrivent...au bon moment à la place comme disent les Québécois...une synchronicité...époustouflante!

Les Flux sont des aspects de la géographie qui me passionnent, surtout quand on s'intéresse aux imaginaires qui font voyager, immigrer, être dans le mouvement... et tous les transports de l'esprit font partie intégrante de cette géographie symbolique que j'aimerais saisir...cartographier si c'était possible... Le Cinéma modèle l'Imaginaire contemporain...le Cinéma est un vecteur extrêmement important de ces flux et transports de l'âme. Le cinéma est un média qui nous fait voyager dans le temps et dans l'espace, qui nous conduit aussi au plus profond de nous-mêmes dans ce voyage intérieur...dans cette rencontre avec notre identité personnelle et collective. Le Cinéma nous donne à voir notre visage social ou celui qu'on voudrait faire voir...plus encore le Cinéma d'Ailleurs, nous aide à rencontrer l'Autre, tel qu'il veut être vu et parfois, malgré le vernis, tel qu'il est vraiment. Le Cinéma est un miroir qui réfléchit nos bonheurs, nos misères, nos aspirations, nos velléités, nos appréhensions et nos victoires...les rencontres cinématographiques sont donc capitales et je les tiens en haute estime. Un pays sans cinéma n'existe pas, la culture véhiculée grâce à ce media est indissociable de ma géographie symbolique...0de40ff6b342650d0794b061293b68ec.jpg

C'est pourquoi et pour répondre à une question d'un Français ignorant la réalité tunisienne...je finirais par l'annonce de ce qui se passe actuellement à Tunis : 23 au 27 avril  à la salle 'Le Mondial' et à 'Cinémafricart': "Le cinéma tunisien des années 80" dans le cadre des Journées du Cinéma tunisien

Les journées du cinéma tunisien sont organisées par l’association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique (ATPCC) en collaboration avec : le Ministère de la culture et de la sauvegarde du patrimoine, les cinémas Le Mondial et CinémAfricArt, la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs (FTCA), la Fédération tunisienne des ciné-clubs (FTCC) et l’Institut français de coopération (IFC).

Je n'y suis malheureusement pas mais je suis cela de près puisque j'ai la chance de connaître deux personnes grandement impliquées dans cet évènement:  le secrétaire général de l’Association (ATPCC) Mohamed Naceur Sardi et le créateur du portail cinematunisien.com, et aussi graphiste de l'affiche, Nejib Riahi  Il n'est pas innocent de préciser que ces deux amis ont aussi un lien particulier avec ma propre route tuniso-canadienne, l'un en est revenu dix ans avant moi et l'autre y part bientôt...

Le programme commenté :

Le mondial

Mercredi 23/04 19h Soirée d’ouverture « Le fou de Kairouan » De Jean André Kreuzy

 Le Fou de Kairouan
1937, 73’, France / Tunisie, N&B
Réalisation : Jean André Kreuzy
Scénario : Paul Hug, Hassen Rachik
Avec : Mohieddine Mrad, Flifla Chamia, Abdelamajid Chabbi, Selma Ridha
Le Fou de Kairouan est une histoire d’amour comme au bon vieux temps, de celles qui ne peuvent être qu’en noir et blanc, de celles qui provoquent une émotion toute particulière, quand on va au cinéma pour y chercher les larmes d’une romance comme on n’en fait plus. Mais Le Fou de Kairouan, c’est aussi une rareté qui marque la naissance du cinéma tunisien, à l’époque coloniale, parce que le film est tiré d’un vieux conte arabe (l’amour fou de Majnun, poète fiévreux, pour sa cousine) et qu’il est parlé et chanté en arabe. Un film qui ne peut faire l’objet que d’une invitation à être vu, pour la culture du plaisir et le plaisir de la culture.

"Le Fou de Kairouan, premier film tourné en langue arabe en Tunisie, sorti sur les écrans durant l'hiver 1939, est ainsi l'occasion de réfléchir au possible développement d'une industrie cinématographique de langue arabe en Tunisie." Morgan Corriou auteur de la thèse soutenue à la Sorbonne en 2005 "Les Français et la vie culturelle en Tunisiedurant la Seconde Guerre mondiale"

Jeudi 24/04 15h30 « Halfaouine » De Férid Boughedir726bf21e4c0bda7084956bc42395103c.jpg

18h30 « Champagne amer » De Ridha Béhi

20h30 « Traversées » De Mahmoud Ben Mahmoud

Vendredi 25/04 15h00 « Les baliseurs du désert » De Nacer Khemir
17h30 « Leïla, ma raison » De Taieb Louhichi
 20h00 « L’homme de cendres » De Nouri Bouzid

Filmographie de Nouri Bouzid 

 Samedi 26/04 15h00 « Programme FTCA » Films des années 80

17h30 « Arab » De F.Jaïbi et F.Jaziri


Dimanche 27/04 10h00 « Programme Dessins Animés Tunisiens » Années 80
15h00 « La nuit de la décennie » De Brahim Babaï
17h30 « Poussière de diamant » De Mahmoud Ben Mahmoud et Fadhel Jaibi

CinémAfricArt

Samedi 26/04 20h30
Première Soirée Courts Métrages Tunisiens - années 80
Dimanche
27/04 20h30
Seconde Soirée Courts Métrages Tunisiens années 80

La Maison Maghrébine de la Culture – Ibn Khaldoun

Dimanche 27/04 10h00 Table Ronde


27.03.2008

Le phénomène Facebook en Tunisie

100c7c4be75021cc1ce71387517f837d.jpgComme vous le savez toutes et tous qui me lisaient régulièrement, la Tunisie a pris une importance capitale dans ma vie et ma recherche de "congénères" amorcée lors de mon départ du Québec m'a fait me pencher sur mes origines méditerranéennes et mon retour amorcé en Tunisie est inéluctable. Depuis que j'y vais régulièrement, les préjugés entourant la Tunisie éclate: une société qui a pris le tournant de la modernité avec des taux de fécondité extrêmement bas (moins de 2 enfants par femme au dernier recensement), une montée de la rage de consommer, une envie de vivre incroyable et un goût pour l'internet.

Sur Facebook dernièrement j'ai fait la connaissance d'une jeune femme très intéressante,  Amel Djait Belkaid qui est une journaliste avec un style et des intérêts que je partage, comme les Maisons d'hôtes en Tunisie et ...voilà je vous laisse lire

son excellent article sur Face book :

 

"Récemment valorisée par Microsoft à 15 milliards de dollars, Facebook affiche en mars 2008 plus de 67 millions de membres à travers le monde. 6ème site le plus visité du monde avec 73,5 millions de visiteurs uniques, et 5ème site le plus consulté du monde avec 34,5 milliards de pages vues selon l’indice de comScore. Ce qui n’était qu’un moyen de retrouver quelques copains cache des enjeux économiques énormes, notamment pour le marché publicitaire actuellement accordé pour 50% à Microsoft, bien que les pubs y soient encore très faibles.

Le commentaire d’un spécialiste du web résume parfaitement la situation. «Faites les comptes : chaque visiteur «unique» – celui qui se rend, ne serait-ce qu’une seule fois par mois, sur le site – vaut 300 dollars».

Selon Facebook, qui publie une carte géographique de ses utilisateurs, la Suède serait le pays le plus accro avec 8,59%. Suivie de près par le Royaume-Uni avec 7,52% de la population britannique inscrite. En France, 1,5% de la population y est inscrit. Le taux d’utilisation le plus faible est le sud de l’Europe avec 0,13% en Roumanie, 0,29% au Portugal et 0,33% en Italie.

 

Début janvier 2008, 37% des utilisateurs de Facebook étaient originaires des Etats-Unis, avec des chiffres à la baisse au premier trimestre 2008. Avec nos presque 16.000 inscrits, je vous laisse faire le calcul.

Fort de sa popularité, Facebook a même fait des émules, des plagiats parfois humoristiques et parodiques, comme le site HateBook, qui répertorie tous vos ennemis et qui compte à ce jour 75 Tunisiens inscrits.

Mais précisément, que peuvent bien faire les Tunisiens sur Facebook ? Quel usage les «facebookeurs» et «facebokeuses» tunisiens font-ils de ce réseau ? Selon les statistiques du réseau Tunisie, 23% des enregistrés seraient des hommes contre 26% de femmes. 65% sont sans sensibilité politique mentionnée, 52% seraient sans statut social défini, 4% seulement déclarent être mariés et 6% sont en couple… Des stats à la tunisienne quoi !

A part se tagguer, s’envoyer des cadeaux, du soleil qui brille, des petits trèfles qui portent chance, des gros cœurs et des bisous, ils s’échangent leurs albums de photos, font des tests psychologiques à deux sous, jouent à Pacman ou au poker, créent des groupes, organisent des concours et rendent hommage.

 

Auprès des classiques Honneurs à Amina fakhet, El Gorgi, El Tearto, Habib Bourguiba, etc., les utilisateurs de Facebook organisent des concours de la meilleure photo en noir et blanc, regroupent des proverbes, pensent à leur grands-mères, à La Marsa, à Sidi Bou Saïd, à Hammamet, à leur discothèque préférée, au Parc Ennahli, à leur ancienne école ou université. Ils revendiquent surtout une nouvelle manière de percevoir et présenter la Tunisie avec des groupes «de palais et demeures de la médina», «Femmes actives de Tunisie», »Les meilleurs sites de Tunisie», réseau de journalistes… et procèdent même au hit parade des 10 tunisiens les plus célèbres selon un vote sur le réseau.

 

042ae4cab84ee58943345ddf9531739e.jpgS’informer et réagir sur les évènements culturels de Tunis, se donner rendez-vous, ils ne cessent de se solliciter. En bref, ils font du «relationnel» des «relations publiques» avec des «Ahla» et «Saha» par-ci, et des «Winek» et «Boussa» par-là. Les Tun s’organisent aussi en deux catégories, ceux qui sont joignables, cliquables, accessibles et les autres plus précieux, jouant la carte de la privacy limite snobqui restent sous accès limité.

Le réseau rapproche aussi des gens qui n’ont plus le temps de se faire de nouveaux amis et encore moins de retrouver les anciens. Il fait découvrir une nouvelle génération que le débat sur la laïcité fait autant réagir que les résultats de la dernière Coupe d’Afrique des Nations. Ils sont si jeunes, si intelligents, si beaux, si motivés, si mobilisés. Un brin artiste, un peu poètes, le sens de l’humour en bonus, voilà que c’est la quarantenaire que je suis, qui parle. En effet, sur le réseau, les 40-47 ans ne représentent que 500 inscrits pour se réduire à 247 inscrits entre 45 et 54 ans.

 

Dans le monde, Facebook fait des siennes avec son lot de scandales, canulars, blagues de mauvais goût et dérapages. Jérome Kerviel, le trader qui aurait fait perdre 4,9 milliards d’euros à la Société Générale, comptait onze amis sur Facebook. Deux heures après le scandale, seuls quatre courageux contacts figuraient encore sur son profil. Au Maroc, Fouad Mourtada, 26 ans, se crée un faux profil, se faisant passer pour le Prince Rachid. La suite on la connaît, elle finit avec une inculpation de 3 ans pour le jeune blagueur et ou immature, c’est selon…

Bilawal Bhutto, le fils de Benazir Bhutto, héritier de la plus puissante dynastie politique du Pakistan, dément s’y être inscrit. Pas moins d’une vingtaine de groupes portant son nom sont encore actifs à ce jour. La communauté de Facebook se serait même choisie un président en début d’année 2008. Un gros canular qui a déjoué les medias français.

 

Assimilé à une immense téléréalité puissance 1000. Tout est gardé en mémoire, tracé, visible de l’extérieur. Si vous n’êtes pas vigilant, on pourra vous épier, savoir si vous dormez, si vous êtes chez vous, si vous avez changé de copine, si vous êtes maniaque, dépressif, amoureux ou fâché… Sans faire comme les oiseaux de mauvaise augure, il faut tout de même rester vigilant sur le fait que dans ce grand loft transparent, il y a des amis, mais pas seulement…

Depuis son existence, Facebook a fait et continue de faire l'objet d'une controverse concernant le respect de la vie privée des utilisateurs.

 

Dans ce sens, un journaliste du Monde attirait l’attention sur la facilité et le danger avec lequel n'importe quelle personne pouvait y créer un groupe et toucher 100.000 personnes en quelques semaines. Il demande à Facebook de surveiller de plus près le contenu des groupes et les messages véhiculés. Le volume d'information rendrait tout contrôle impossible selon Facebook.

 

Une étudiante en psychologie préparant une thèse sur la formation des sectes et leur propagation prend le défi de lancer un groupe et explique sa démarche. Le but de sa thèse est de montrer qu'il est en effet possible de créer un groupe et d'y faire adhérer plus de 100.000 personnes en 1 mois. Les inscriptions ont affluée à vitesse grand V. Le projet a commencé le 21 mars à 23H45 et doit se terminer le 21 avril à 23H45. Le 25 mars à 19H55 -soit exactement 3 jours, 20 heures et 10 minutes après le lancement du groupe, l’objectif est atteint.

 

Le nouveau challenge serait d'atteindre les 500.000 membres en un mois. En attendant, l’étudiante devient star : sollicitations, mémoire en ligne, intérêt médiatique pour l’expérience, révision des objectifs,… Une fois encore, la bonne vieille formule du Village planétaire est d’actualité. Moralité, attendons de voir ce que Facebook en fera.

Pour la petite histoire, on n’oubliera pas"

Lire l'article au complet 

20.02.2008

Henri Salvador Deux des chansons douces

Il y a quelques jours l'idole de mes dix ans est morte...souvenirs, souvenirs heureux...j'avais surpris mes parents quand je leur avais dit que la vedette à inviter pour le Noël des enfants de militaires devait être Henri Salvador...

Et oui je l'aimais bien ce grand bonhomme! Alors je répare une injustice puisque je n'ai rien encore dit le concernant, par ce petit hommage glané sur DailyMotion.

La première chanson est une archive de 1963

La seconde, très ancienne mais réengistrée plus de quarante ans plus tard...

Mais toujours aussi douce!

 

 
 J'aimerais tant voir Syracuse
L'île de Pâques et Kairouan
Et les grands oiseaux qui s'amusent
A glisser l'aile sous le vent.

Voir les jardins de Babylone
Et le palais du grand Lama
Rêver des amants de Vérone
Au sommet du Fuji-Yama.

Voir le pays du matin calme
Aller pêcher au cormoran
Et m'enivrer de vin de palme
En écoutant chanter le vent.

Avant que ma jeunesse s'use
Et que mes printemps soient partis
J'aimerais tant voir Syracuse
Pour m'en souvenir à Paris.
Syracuse

Paroles: Bernard Dimey. Musique: Henri Salvador 1962
© Editions Henri Salvador

 
Henri Salvador Dans mon ile
Vidéo envoyée par metal83

Dans mon île Ah comme on est bien Dans mon île On n'fait jamais rien On se dore au soleil Qui nous caresse Et l'on paresse Sans songer à demain Dans mon île Ah comme il fait doux Bien tranquille Près de ma doudou Sous les grands cocotiers qui se balancent En silence, nous rêvons de nous. Dans mon île Un parfum d'amour Se faufile Dès la fin du jour Elle accourt me tendant ses bras dociles Douce et fragile Dans ses plus beaux atours Ses yeux brillent Et ses cheveux bruns S'éparpillent Sur le sable fin Et nous jouons au jeu d'Adam et Eve Jeu facile Qu'ils nous ont appris Car mon île c'est le Paradis

une chanson reprise en 2006

Dans mon île
Paroles et Musique: M.Pon, S.Salvador 1957

© 1957 - Disque Barclay 

19.02.2008

Festival du Film Tunisien - Paris du 13 au 15 Mars 2008

7cb303d19c2eb89e5e5e8dc503616360.jpgHier mon ami Mehdi Djemmali, du Comptoir de Tunisie, rue Richelieu à Paris, m'a annoncé ce festival, une première et je veux vous y inviter pour une découverte, comme une redécouverte pour certaines et certains d'entre nous, cela vaut vraiment la peine !

 

Le Festival du Film Tunisien est une manifestation culturelle gratuite qui aura lieu les Jeudi 13, Vendredi 14 et Samedi 15 Mars 2008 aux Cinémas La Clef et L’Archipel à Paris. Le festival proposera aux parisiens un panorama du cinéma tunisien sous toutes ses formes (long métrage, court métrage, documentaire, film d’animation), et a pour ambition de faire découvrir ou redécouvrir les films tunisiens, principalement ceux des jeunes réalisateurs. Site Web: www.festivaldufilmtunisien.com
Organisé par l'association Jeunes Tunisiens Site Web: www.jeunestunisiens.com

09.12.2007

Ne pas oublier, La Nouvelle Orléans

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Il ya quelques jours nous apprenions par les Médias que l'acteur Brad PITT soutenait financièrement une reconstructon écologique de La Nouvelle-Orléans. La vedette est pasée sur CNN, à l'émission la plus regardée le soir, celle de Larry King, et pour ceux qui comprennent l'anglais vous pouvez visionner le Podcast de CNN.LE PROJET "MAKE IT RIGHT"  est assez bien développé dans le journal Libération, sous la plume de PHILIPPE GRANGEREAU, correspondant du journal à Washington, le jeudi 6 décembre 2007. Ce dernier  écrit:

eb3e95490562b2d27f9b5c549d2bdae0.jpg"Tandis qu’Angelina Jolie parcourt le monde comme ambassadrice de bonne volonté pour le Haut-Commissariat des Nation unies aux réfugiés, monsieur finance des maisons pour les démunis de La Nouvelle-Orléans. Brad Pitt, acteur, millionnaire et philanthrope, vient de lancer un projet pour la construction de 150 maisons destinées à pallier l’incompétence flagrante de l’administration américaine et de la Maison Blanche. En effet, plus de deux ans après l’ouragan Katrina qui a provoqué la pire catastrophe naturelle de l’histoire des Etats-Unis, moins de la moitié de la population a pu se réinstaller. Nombre d’habitants sont à la rue, faute de logements.

«C’est quelque chose qui me tient plus à cœur qu’aucun des films dans lesquels j’ai joué», a expliqué Brad Pitt en présentant cette semaine l’armature de son projet, baptisé Make It Right («le faire bien»), sous la forme d’une installation de tentes roses plantées en lieu et place des maisons qu’il y fait construire. A la nuit tombée, un millier de lumières éclairent le site en mémoire des 1 836 victimes. «Il n’y a pas de raison pour qu’on n’érige pas 1 000 maisons, ou même 10 000 si tout le monde s’y met… Ça restaurerait ma foi dans l’humanité», a lancé l’acteur en concédant qu’il n’est «pas très fort dans les histoires de business». Il a promis d’y consacrer 5 millions de dollars, et a appelé d’autres mécènes à l’aider. Le milliardaire Steve Bing s’est engagé à mettre la même somme sur la table.

Panneaux solaires. L’année dernière à la même époque, Brad Pitt était allé au sud de Bombay (Inde) pour donner un coup de main à la construction d’une centaine de maisons pour les populations démunies. Ce projet, lancé par l’ancien président américain Jimmy Carter, l’a inspiré.

En Louisiane, où l’ouragan avait provoqué la rupture des digues de La Nouvelle-Orléans, les maisons seront construites sur pilotis afin de parer à de nouvelles inondations. Féru d’architecture, Pitt a sollicité plusieurs agences de renom. Esthétiques et écologiques, les habitations arboreront un toit équipé de panneaux solaires et un système de récupération des eaux de pluie. Coût : 150 000 dollars la maison. Toutes seront bâties dans le Lower 9th Ward, un quartier entièrement laminé par l’ouragan et qui ressemble toujours aujourd’hui à un bout de tiers-monde. Brad Pitt n’a pas précisé sur quelles bases seront attribuées ces maisons, destinées aux anciens résidents du quartier. Pour l’heure, huit premières familles ont été retenues." Brad Pitt a fait de cet événement une couverture médiatique monstre. Il est passé sur toutes les chaines et dans le Journal TODAY Show et on peut voir l'état de la Nouvelle_Orléans sur MSNBC


SOURCE: From NBC, 12/3 SOURCE huffingtonpost.com

 

06.12.2007

Viadeo, Martine Geronimi et ses activités sur ce réseau

A TOUTES ET TOUS MES AMI(E)S, LECTRICES ET LECTEURS

Mes nouvelles sur DAILYMOTION

COMME JE VIENS DE REDÉMÉNAGER, APRÈS UN MOIS DE NOVEMBRE A VOYAGER POUR MON TRAVAIL DE CONSULTANT INTERNATIONAL, ET QUE J'ÉTAIS SANS INTERNET PENDANT 8 JOURS, JE N'AI PU ÉCRIRE SUR CE BLOG. JE REVIENS ICI AVEC LE POINT SUR LES ACTIVITÉS QUE JE PRATIQUE SUR VIADEO. EXCUSEZ LE SON DU PODCAST ARTISANAL QUE J'AI RÉALISÉ HIER MATIN CHEZ MOI A MAISONS-LAFFITTE ET MIS EN LIGNE DEPUIS MONTRÉAL.

 

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