01.06.2008

Nés en 68


0856c0511b1803fd7ba3df8e734e5cf8.jpgHier soir, je suis allée voir un film dont le titre me tentait, Nés en 68…l’anniversaire de ce mai très spécial et qui a marqué l’histoire de la France. J’y suis allée sans a priori par rapport aux acteurs ne sachant pas qui jouaient, quasiment à l’aveuglette tant le titre avait de l’impact dans ma conscience d’ancien prof d’histoire-géo. Si je n’avais aucune attente par rapport aux comédiens, j’en avais par rapport à la trame du film, car je savais que ce n’étais pas un documentaire, mais bien une fiction à laquelle j’allais assister.

 

Le synopsis est simple, la vie de quelques jeunes idéalistes menées par Catherine, une jeune bourgeoise juive révoltée qui veut faire éclater tous les tabous et qui milite pour un monde meilleur où l’amour libre est un principe érigé en norme, où l’avortement est un droit et où la campagne est un havre de sérénité. Autour d’elles gravitent des hommes qui la quittent, tour à tour, et des enfants bien malmenés par un environnement familial anti-conformiste.

 

Je ne vous cacherai pas ma déception face à ce film trop long qui veut embrasser 40 ans de la vie des protagonistes dans une fresque qui ne convainc pas. Un tel sujet aurait pu donner un grand film, si le synopsis avait été plus travaillé et si les personnages n’avaient pas été aussi outrés. Le film se déroule dans une campagne, certes belle mais pas si hospitalière, qu’on aime à se l’imaginer. Le côté bucolique des hippies dansant nus au son de la guitare frise quasiment le ridicule, même s’il veut dépeindre un mode de vie ayant effectivement existé pendant quelques temps en France,  certes un peu moins qu’en Californie.

 

Le défaut principal du film est de vouloir montrer trop de choses, de ne pas avoir fait un choix, de rester dans un discours sociographique : rien ne nous est épargné des thèmes de lutte ayant effectivement existés en France depuis mai 68. Mais cela ne sent pas le réel, la concentration de tous les malaises de la société française voire de l’humanité tournant autour du même personnage ne lui donne plus la consistance  souhaitée pour laisser une trace impérissable. De l’avortement au suicide, de la guerre d’Algérie au racisme, du militantisme au meurtre, du mariage mixte au pacs, en passant par l’homosexualité, le sida et le cancer…le film ne provoque pas l’émotion attendue. On s’ennuie ferme car on décroche. Je me suis surprise à bailler.

 

3a077c831ab00262ef2c6ffe86e8c522.jpgUne erreur de Casting n’a pas arrangé la crédibilité du film : autant Laetitia Casta en jeune étudiante militante demeure crédible au début du film, autant vouloir lui faire tenir le rôle d’une femme ayant passé la cinquantaine est ridicule. La transformer en mère d’une jeune femme à peine moins âgée, est dramatique. Les personnages ne vieillissent pas et restent impénétrables. Les jeunes enfants issus de la génération de mai 68 sont traités de manière aussi caricaturale, la fille cherche à devenir le contraire de sa mère, dégoûtée par le comportement sexuel libéral de celle-ci et le fils est un jeune homosexuel papillonnant. Comme si une fille mère ne pouvait qu’avoir des enfants à problèmes!

 

Résultat des courses ce film est imsipide, la mayonnaise ne monte pas cat la recette est indigeste, à telle preuve que la salle de cinéma peu remplie au début de séance s’est avérée désertée au bout de deux heures. Moins de dix personnes dans la Salle sur le boulevard des Capucines à Paris un samedi soir, c’est dire l’étendue du désastre. Or, Mme Laetitia Casta est une artiste fort recherchée au cachet impressionnant…ce film est probablement un flop commercial.

 

2007 - France - Drame - 2h53
Réalisation : Olivier Ducastel et Réalisation : Jacques Martineau
avec : Laetitia Casta (Catherine), Yannick Renier (Yves), Yann Trégouët (Hervé), Christine Citti (Maryse), Marc Citti (Serge)

 
Filmographie de Mme Laetitia Casta :

Nés en 68 d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau (21/05/2008)
La Jeune fille et les loups de Gilles Legrand (13/02/2008)
Le Petit monde de Charlotte de Gary Winick (voxographie) (2007)
Le Grand appartement de Pascal Thomas (2006)
Errance de Damien Odoul (2003)
Gitano de Manuel Palacios (2002)
Rue des plaisirs de Patrice Leconte (2002)
Les Ames fortes de Raoul Ruiz (2001)
La Bicyclette bleue (téléfilm) (2000)
Astérix et Obélix contre César de Claude Zidi (1999)

08.05.2008

La poésie résiste

De l'autre côté de l'océan aussi, de l'autre côté de la Méditerranée également, la poésie francophone résiste et elle nous émeut parce qu'elle est dans son rythme comme dans ses mots un condensé d'émotions, de douleurs et d'espérance.
L’espoir
Je ne sais quoi !
Je ne sais plus !
Quelle dague choisir pour me piquer ?
Dois-je utiliser une balle en argent dans la roulette de ma vie
Pour couper court à mon immortalité ?
Je ne sais plus !
Quel œil crever !
Pour ne plus me voir dans son reflet.
Quel bras mutiler !
Pour ne plus lever un toast en l’honneur de mon obsession
D’être le premier.
Pour ne plus écrire des poèmes d’éloge.
Je ne sais plus !
Quel mot prononcer !
Dans le balbutiement de mon mutisme.
Dois-je couper ma langue au milieu !
Pour la rendre fourchue !
Pour la rendre deux !
Et baisser les yeux.
Je ne sais plus !
Quel sang coulera !
Le jour de ma renaissance,
Si j’en aurai le courage !,
Quel pied me portera
Face à mon inépuisable déchéance
Face au poids de ma vanité !
Je ne sais plus !
Je ne sais quoi !
Mais ce que je sais
Ce que j’ai toujours su
Quelque part derrière la porte
Quelque part après la nuit
Quelque part…quelqu’un
Attend que je me désagrège
Pour me tendre sa tendresse
Qui collera mes fracas…
Qui me fera…
Je ne sais qui…
Je ne sais quoi…
Mais qui me fera.
Tunis 29 -01-2008
DIFFERENCES

Ne lui dites pas qu'il est anormal

Vous risquez seulement de lui faire mal

Car sait-on ce qu'est la normalité :

Force, par le nombre, contre l'unité ?

Vue de différents angles : Relativité

Ou seule et immuable, érigée VERITE ?

Dites-lui plutôt qu'il n'est que différent

Mot, il est vrai, que tout le monde comprend

Différence qui porte tantôt sur les couleurs

Pure adaptation au milieu qui nous entoure

Dont le sens ne vous cause point de douleurs

Qu'il soit trisomique qu'il soit orphelin

Soyez simple, ne faites pas le malin,

De tracas et de malheur, il a eu sa dose

Victime frappée de mucoviscidose


Ou par le fait du sort, tétraplégique

Il préfère serrer une poignée énergique

Quoique son teint ne fasse pas couleur locale

Celle des seigneurs ou des ariens

Ou celle des démunis qui ne possèdent rien

Vous verrez sa santé dans sa force mentale


Acceptez, en lui, l'être qu'il EST :

Voyez par delà ce qui vous paraît laid

Ce qui vous rebute et ce qui vous effraie,

Oyez le autrement qu'il ne vous parait

Vous verrez qu'il s'agit d'un humain

Que vous pouvez, sans crainte, lui serrer la main


Si le Sida vous fait toujours peur

Mal insidieux qui ronge de l'intérieur,

L'autre ne veut vous embarrasser,

Ni obséquieux ni trop élogieux

Déjà « vérifié », il n'est pas contagieux

Et d'autres ont même osé l'embrasser

 Kamel M’Rad

Lyon  février 2008 


Et pour finir, une petite histoire toute simple dans le RER hier, alors que j'allais au Théâtre Edouard VII voir les Brasseur, père et Fils dans une pièce de Sacha Guitry qui fait fureur à Paris, ces temps-ci:
J'ai ramassé un journal à mes pieds, il était abandonné et j'ai remarqué quelques mots qui ont accroché mon attention...DERRIDA en dessous du mot SAVOIRS ...et le journal était ouvert sur Cinéma et son titre Journal d'un cinémateur...j'ai pris le journal, l'ai tourné, remis à l'endroit...je me demandais quel était donc ce journal, de culture sans aucun doute et... dans un élan de rationalisation, j'ai cherché la Une. Il s'agissait du journal Les Lettres françaises du mois de mai...c'était la première fois que je voyais ces feuilles de culture...moi qui me prétend cultivée...je me suis mise à dévorer les articles. Ce matin en écrivant ces mots, je me suis aperçue que c'était le supplément du journal l'Humanité du 3 mai 2008, très certainement abandonné dans ce RER déshérité de la banlieue parisienne. Tout s'explique je n'achète pas l'Humanité...
Il y avait un article intitulé La poésie résiste de Françoise Han, ce qui explique le titre de ma note de ce matin. Elle y parle, notamment d'un ouvrage sur la poésie juive pendant l'occupatin allemande:  Les poèmes de Czernovitz, traduits et présenté`s par François Mathieu, qui font partie d'une collection Bruits du temps aux Éditions Laurence Teper.
Je finis par des citations extraites de ce receuil de plusieurs poétesses:
"Plaie devient Mot/ mot devient geste/ geste poème"
"Ma patrie est morte/ils l'ont enterrée/dans le feu/ je vis/ dans ma mère patrie/ le mot "
Je vous quitte sur une phrase de Kafka que je rapproche d'une autre, de Paulo Coelho- Le pèlerin de Compostelle
« Ce que nous appelons chemin, c’est notre indécision. »

 

«L'extraordinaire se trouve sur le chemin des gens ordinaires.»

A MEDITER !

 

24.04.2008

Que de chemin parcouru...Fais moi ton cinéma!

Puisque j'en suis aux constats, je vous le dis tout net...mon retour en France n'était qu'une étape sur ma route.

 Un jour quelqu'un m'avait dit, quand tu pars de France, ne fais pas la bêtise d'y revenir...ce conseil je l'avais reçu trois mois avant mon départ au Canada. Cet inconnu rencontré dans un café était un amer désillusionné...il avait vécu aux États-Unis et en était revenu cinq ans plus tard, depuis lors,  sa vie n'avait pas repris racine en France; il avait franchement l'air de végéter. Nous étions en 1993 avant l'heure d'Internet pour tous...je ne sais pas ce que cet homme est devenu, mais l'autre jour je suis allé au Café à Sartrouville tout à côté de l'ANPE...J'allais rencontrer la jeune femme qui suit mon dossier de "future créatrice" d'entreprise en France...sans indemnité...ne vous inquiétez-pas! ici, si j'étais totalement seule et compte tenu de mon PHD et encore plus de mon âge...on m'accorde 350 euros par mois, dans un pays où pour un studio comptez 450 euros minimum, à Paris 650, la place de théâtre coute 45 euros en moyenne et la bavette chez mon boucher 25 euros le kg...je ne vous parle pas de toutes mes notes de restaurant, où je ne suis même pas sure de manger quelque chose de savoureux...le thé sur Paris 4 euros...

Revenons à ce petit café propet tenu par une dame portuguaise et je voyais les mêmes têtes que 15 ans en arrière, des gens désillusionés et qui me savent pas pourquoi ils sont là...moi j'ai avalé un croissant et je suis allée rencontrée ma "personne ressource" pour lui annoncer que je mettais ma création en suspens...puisque deux jours avant mon mari m'avait déclaré tout de go...et sans préliminaires qu'il souhaitait descendre de notre train, pour poursuivre sa route dans une limousine... La tête de mon interlocutrice...Ah les hommes et voilà qu'elle me raconte sa vie...sans doute moins enviable que la mienne! Cela m'a fait du bien de voir que, Nous les Femmes, nous subissons des conjoints égoïstes, inconséquents, inconstants et bien souvent lâches...bon à part cela, pas de quoi se réjouir...Nous étions le 15 janvier 2008.

0074f047d7aebe3278c621f218310611.jpgDepuis il s'est passé tant de choses en Tunisie que le moral est revenu et je viens de prendre la grande décision de ne pas stagner en France...Non je ne vais pas retourner au Canada, j'en suis partie pour trouver mes congénères et figurez-vous, je les ai trouvés... C'est unique, mais j'ai eu la chance de rencontrer mon double, un parcours identique dans le temps et dans l'espace Tuniso-canadien...RARE...mais non pas un fantasme d'écrivain...une vraie rencontre impromptue et irréelle...à faire un film...une abstraction devenue réalité...Vouloir très fort et très haut, se déclarer dans son authenticité, et les choses désirées arrivent...au bon moment à la place comme disent les Québécois...une synchronicité...époustouflante!

Les Flux sont des aspects de la géographie qui me passionnent, surtout quand on s'intéresse aux imaginaires qui font voyager, immigrer, être dans le mouvement... et tous les transports de l'esprit font partie intégrante de cette géographie symbolique que j'aimerais saisir...cartographier si c'était possible... Le Cinéma modèle l'Imaginaire contemporain...le Cinéma est un vecteur extrêmement important de ces flux et transports de l'âme. Le cinéma est un média qui nous fait voyager dans le temps et dans l'espace, qui nous conduit aussi au plus profond de nous-mêmes dans ce voyage intérieur...dans cette rencontre avec notre identité personnelle et collective. Le Cinéma nous donne à voir notre visage social ou celui qu'on voudrait faire voir...plus encore le Cinéma d'Ailleurs, nous aide à rencontrer l'Autre, tel qu'il veut être vu et parfois, malgré le vernis, tel qu'il est vraiment. Le Cinéma est un miroir qui réfléchit nos bonheurs, nos misères, nos aspirations, nos velléités, nos appréhensions et nos victoires...les rencontres cinématographiques sont donc capitales et je les tiens en haute estime. Un pays sans cinéma n'existe pas, la culture véhiculée grâce à ce media est indissociable de ma géographie symbolique...0de40ff6b342650d0794b061293b68ec.jpg

C'est pourquoi et pour répondre à une question d'un Français ignorant la réalité tunisienne...je finirais par l'annonce de ce qui se passe actuellement à Tunis : 23 au 27 avril  à la salle 'Le Mondial' et à 'Cinémafricart': "Le cinéma tunisien des années 80" dans le cadre des Journées du Cinéma tunisien

Les journées du cinéma tunisien sont organisées par l’association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique (ATPCC) en collaboration avec : le Ministère de la culture et de la sauvegarde du patrimoine, les cinémas Le Mondial et CinémAfricArt, la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs (FTCA), la Fédération tunisienne des ciné-clubs (FTCC) et l’Institut français de coopération (IFC).

Je n'y suis malheureusement pas mais je suis cela de près puisque j'ai la chance de connaître deux personnes grandement impliquées dans cet évènement:  le secrétaire général de l’Association (ATPCC) Mohamed Naceur Sardi et le créateur du portail cinematunisien.com, et aussi graphiste de l'affiche, Nejib Riahi  Il n'est pas innocent de préciser que ces deux amis ont aussi un lien particulier avec ma propre route tuniso-canadienne, l'un en est revenu dix ans avant moi et l'autre y part bientôt...

Le programme commenté :

Le mondial

Mercredi 23/04 19h Soirée d’ouverture « Le fou de Kairouan » De Jean André Kreuzy

 Le Fou de Kairouan
1937, 73’, France / Tunisie, N&B
Réalisation : Jean André Kreuzy
Scénario : Paul Hug, Hassen Rachik
Avec : Mohieddine Mrad, Flifla Chamia, Abdelamajid Chabbi, Selma Ridha
Le Fou de Kairouan est une histoire d’amour comme au bon vieux temps, de celles qui ne peuvent être qu’en noir et blanc, de celles qui provoquent une émotion toute particulière, quand on va au cinéma pour y chercher les larmes d’une romance comme on n’en fait plus. Mais Le Fou de Kairouan, c’est aussi une rareté qui marque la naissance du cinéma tunisien, à l’époque coloniale, parce que le film est tiré d’un vieux conte arabe (l’amour fou de Majnun, poète fiévreux, pour sa cousine) et qu’il est parlé et chanté en arabe. Un film qui ne peut faire l’objet que d’une invitation à être vu, pour la culture du plaisir et le plaisir de la culture.

"Le Fou de Kairouan, premier film tourné en langue arabe en Tunisie, sorti sur les écrans durant l'hiver 1939, est ainsi l'occasion de réfléchir au possible développement d'une industrie cinématographique de langue arabe en Tunisie." Morgan Corriou auteur de la thèse soutenue à la Sorbonne en 2005 "Les Français et la vie culturelle en Tunisiedurant la Seconde Guerre mondiale"

Jeudi 24/04 15h30 « Halfaouine » De Férid Boughedir726bf21e4c0bda7084956bc42395103c.jpg

18h30 « Champagne amer » De Ridha Béhi

20h30 « Traversées » De Mahmoud Ben Mahmoud

Vendredi 25/04 15h00 « Les baliseurs du désert » De Nacer Khemir
17h30 « Leïla, ma raison » De Taieb Louhichi
 20h00 « L’homme de cendres » De Nouri Bouzid

Filmographie de Nouri Bouzid 

 Samedi 26/04 15h00 « Programme FTCA » Films des années 80

17h30 « Arab » De F.Jaïbi et F.Jaziri


Dimanche 27/04 10h00 « Programme Dessins Animés Tunisiens » Années 80
15h00 « La nuit de la décennie » De Brahim Babaï
17h30 « Poussière de diamant » De Mahmoud Ben Mahmoud et Fadhel Jaibi

CinémAfricArt

Samedi 26/04 20h30
Première Soirée Courts Métrages Tunisiens - années 80
Dimanche
27/04 20h30
Seconde Soirée Courts Métrages Tunisiens années 80

La Maison Maghrébine de la Culture – Ibn Khaldoun

Dimanche 27/04 10h00 Table Ronde


06.02.2008

Femmes: avoir 20 ans en Méditerranée

Lu sur BabelMed ce jour:  

Quatre médias: la revue Afkar, le quotidien l’Orient le jour, les sites Bianet et Babelmed , en partenariat avec l’IEMED, donneront le coup d’envoi le 5 février à une grande enquête sur les jeunes femmes méditerranéennes: «Femmes: avoir 20 ans en Méditerranée».

La rencontre, dont le but est de constituer un réseau de femmes journalistes des deux rives de la Méditerranée, appelé à fonctionner de manière pérenne, débouchera sur un questionnement autour des problématiques du genre dans l’espace euro-méditerranéen.

Au delà du profil que ces enquêtes entendent tracer de la génération des 20-30 ans dans 9 pays des rives nord et sud de la Méditerranée (Algérie, Egypte, Espagne, France, Italie, Liban, Maroc, Palestine,Turquie), deux thèmes sensibles seront traités: «femmes en situation de conflit» , et «la jeune création féminine en Méditerranée».

Le 6 février, une table ronde sur «Visibilité et représentation des femmes dans les médias» aura lieu à l’IEMED, à partir de 11.00,

Quelle place occupent les femmes dans les médias? Quelles images et modèles féminins ces derniers diffusent-ils dans les différents pays européens et méditerranéens? Pourquoi le rôle des femmes au sein de leur société est-il si peu valorisé? Et enfin, comment est-il possible de contraster et de démonter les stéréotypes et les réductions dont celles-ci sont encore trop souvent victimes dans les médias?

C’est à ses grandes questions que les journalistes présentes à Barcelone tenteront de répondre en débattant avec le public.

Cette première rencontre sera suivie par une Conférence sur «Les Femmes méditerranéennes en situation de conflits» qui se tiendra au mois d’avril prochain à Rome.

01.01.2008

Québec 2008...

Depuis le 11 septembre 2006, j’ai quitté le Québec et n’y ai pas remis les pieds et en ce premier jour de l’année 2008, je me dis que cela ne me tente plus d’y retourner.
Et pourtant, c’est le 400e anniversaire de la fondation de Québec et beaucoup de Français vont aller fêter cet évènement historique. Mais en fait, que connaissent-ils du Québec? Rien ou à peu près…sinon des bribes d’une histoire romancée car «marketée» et simplifiée à des fins économico-touristiques ou tout simplement politiques.

Le Québec est en pleine crise sociale et identitaire. Je ne suis pas sur place et, finalement je m’en félicite, car beaucoup de mes ami(e)s qui, comme moi sont des néo-québécois et en plus des Intellectuels, souffrent de la tournure des événements.

Pierre Céré, un animateur communautaire de Montréal, souligne ce samedi 29, dans le journal La Presse, ces changements majeurs dans une lettre au titre qui en dit long "les eaux troubles de l'intolérance"  :
«Ainsi il semble que les Québécois vivent une crise identitaire, grave de surcroît. On a même trouvé le coupable: l'étranger, l'immigrant. Il parle mal notre langue, a des moeurs bizarres, et sa religion nous impose des accommodements déraisonnables. Et ils sont tellement nombreux qu'ils menacent l'existence même de notre nation. Ils seront bientôt un million, nous dit Jean-François Lisée, petit sourire en coin.»

Et de nous expliquer combien le Parti Québécois est devenu un parti nationaliste qui, il y a deux mois, a présenté « un projet de loi sur l'identité québécoise et un autre sur une Constitution. Dans le projet de loi 195 sur l'identité québécoise, on prévoit nommément d’enlever des droits fondamentaux, autrement reconnus par sa citoyenneté canadienne, à tout immigrant qui n'obtiendrait pas sa citoyenneté québécoise. »

C’est tout simplement fantastique, pour les néo-canadiens, cela ne suffirait plus pour pouvoir être un citoyen ordinaire qui vote, il faudrait en plus obtenir une citoyenneté québécoise…
Le même Pierre Céré s’interroge :
« Est-ce que ces stratèges, penseurs, dirigeants et autres porte-voix du projet souverainiste sont conscients de barboter dans les eaux troubles de l'intolérance? Est-ce que quelqu'un, quelque part, dans ces rangs, se rend compte qu'il est en train de se promener avec une allumette dans une poudrière? Est-ce qu'ils savent qu'on n'appelle pas au destin d'un peuple en stigmatisant l'immigrant devenu une menace pour la nation? »

Dans cette rubrique Opinions du journal Pierre Céré, n’est pas le seul à s’exprimer sur cette crise identitaire profonde, l’écrivain montréalais d’origine haïtienne, Danny Laferrière s’interroge sur les Intellectuels québécois et leur manque de courage
« Pour moi, l'intellectuel est un produit de sa société. Et une société qui n'est pas capable d'en produire de bons, d'honnêtes et de conséquents doit se poser de graves questions. Il n'y a pas que face au pouvoir qu'il faut prendre soin de créer une opposition, on doit susciter aussi une pareille démarche dans la vie civile. »
Devant la montée de l’intolérance et du racisme par les Québécois vis èa vis des Néo-québécois, il semblerait que les Intellectuels québécois restent cois…pour tout vous dire, cela ne m’étonne guère, compte tenu de ma propre expérience du milieu universitaire québécois. Et je ne peux que soutenir les propos de ce grand écrivain qu’est Danny Laferrière :
« Nos intellectuels brillent par leur absence. Personne ne veut risquer ses acquis sociaux et économiques. Ils n'osent pas faire face à la montée des idées démagogiques et fascisantes. Ils préfèrent se réfugier parfois dans des combats plus fédérateurs comme l'environnement. Le combat pour un monde plus vert et plus respirable est un combat important. Mais veut-on respirer un air propre quand celui-ci est pollué par l'injustice, le racisme et l'exclusion? Et cela arrive quand la foule en colère, ignorante de sa force, décide de faire payer les plus démunis de la société. Et qu'aucune voix respectable ne s'interpose. »
bbbcf807a8eef2f9163921d3fe82d314.jpgDanny Laferrière lance un pavé dans la mare mais l’heure est grave et cette année 2008 démarre avec un goût amer pour bien des gens qui ont choisi le Québec comme lieu de vie, qui y ont mis tous leurs espoirs et qui sont arrivés là en croyant à une terre promise faite de paix et de tolérance.
Hélas, ce temps béni d’une ouverture à l’Autre semble s’être dissipé…les Québécois, de l’indifférence favorisée par le « laisser-faire », sont passés à une hostilité nettement affichée et maintenant un racisme ordinaire, stimulé par le chef de l'opposition, président de l'ADQ un certain Mario Dumont.


Bon cela n’empêchera pas les Immigrants sélectionnés, selon leurs études et leurs spécialités, de se presser au portillon du Québec…et bien, je les plains car je ne partirai pas maintenant dans un climat de rejet de l’étranger, Français y compris. Alors encore moins si on est originaire d’Afrique du Nord!

La Question est posée à Radio Canada dans la chronique de Maisonneuve en direct du 20 décembre:

UN FOND DE RACISME CHEZ LES QUÉBÉCOIS?


En attendant, les Québécois sont fiers de leur ville de Québec et justement la fête bat son plein et on peut lire dans le journal Le Soleil :
«Les gens de Québec ont démontré avec force qu'ils ont le goût et le sens de la fête. Une marée humaine d'au moins 50 000 personnes a déferlé sur la place D'Youville et devant le Parlement, hier soir, pour célébrer le coup d'envoi du 400e de Québec. Une participation massive qui dépasse de loin les attentes des organisateurs de ce spectacle, mais qui a aussi provoqué de la frustration et d'énormes refoulements à certains endroits.»

Il semblerait que cette frustration soit venue de la qualité déficiente du spectacle! 

Sur le portail Web cela paraît fantastique, le Virtuel embellit la réalité.... sans aucun doute!

 

18637bb0188fe15ab67173b8813d1217.jpget dire que j'ai écrit un livre sur Québec et La Nouvelle Orléans, après avoir écrit une maitrise et une thèse sur cette ville.... Cela me fait souvenir que mon déménagement, l'an dernier a été "volé" par des Québécois au Québec et que les deux originaux brochés de ma maîtrise et de mon doctorat, ainsi que tous mes livres et tous mes documents de plus de 7 années de recherche ont disparu avec le reste de mes souvenirs...

CELA NE S'INVENTE PAS!

 

15.11.2007

Radiographie de la société française, la mobilité sociale

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AFP

Ce matin, j'ai ouvert Internet Explorer et la page de Yahoo titrait :

Le mouvement de baisse des inégalités de niveau de vie et de la pauvreté, régulier depuis les années 70, s'est essoufflé depuis 2002, la pauvreté ayant même légèrement augmenté en 2005, tandis que les inégalités de patrimoine se sont, elles, renforcées entre 1997 et 2003.

Ce constat est dressé par l'INSEE dans son bilan France, portrait social - Édition 2007

Le sommaire du portait met l'accent sur les éléments suivants:

  1. Confirmation de la reprise de l'emploi en 2006,
  2. Le revenu salarial stagne en euros constants,
  3. Une inflation modérée, en décalage avec la perception des ménages,
  4. Peu d'évolution des inégalités de niveau de vie entre 2002 et 2005
  5. Le rôle des prélèvements dans la redistribution est plus faible en 2006 qu'en 1996,
  6. Accroissement du patrimoine des ménages entre 1996 et 2003,
  7. La structure de consommation des ménages évolue sur longue période et les écarts entre catégories sociales se déplacent,
  8. Le nombre d'étudiants de l'enseignement supérieur diminue, l'apprentissage progresse,
  9. La destinée sociale varie selon le nombre de frères et soeurs

Le dernier point m'a attiré l'attention pour une raison tout à fait personnelle, nous sommes quatre filles dans notre famille.

Je vous donne à lire le résumé présenté sous ce chapitre:

Sous la plume de Dominique MERLLIÉ et Olivier MONSO :

En général, on occupe une position sociale d’autant moins favorable qu’on a plus de frères et soeurs. Ces différences de destinée sociale pourraient s’expliquer par un nombre de frères et soeurs plus élevé dans les milieux modestes. Cependant, à origine sociale donnée, les différences de destinée sociale restent liées à la taille de la famille d’origine. Cette relation ancienne est persistante. Elle est plus visible pour les femmes et pour les enfants d’ouvriers et d’employés. Les différences de destinée socioprofessionnelle découlent en grande partie de celles des diplômes obtenus. Elles s’expliquent par une répartition inégale des ressources familiales, mais aussi par d’autres facteurs tels que les styles éducatifs. Un effet propre et défavorable de la taille de la famille, qui serait indépendant des caractéristiques sociales auxquelles elle est liée, peut être mis en évidence à partir d’un nombre de frères et soeurs assez élevé (quatre ou plus). Dans les familles de taille petite ou moyenne, le nombre de frères et soeurs ne semble en revanche pas avoir par lui-même d’influence négative sur la destinée sociale.

Pour télécharger le document frere-soeur sociétéfrançaise.pdf

Si je lis attentivement cette introduction, je devrais occuper en france une position sociale inférieure parce que nous sommes issues d'une famille nombreuse composée de 6 personnes. Je me dis que la société ne donne pas la chance aux enfants de famille nombreuse comme au XIXe siècle, et pourtant, l'école républicaine est sensée donner la chance à chacun. J'apprends ensuite que les familles modestes ont plus d'enfants et ont encore moins de chance que les autres à obtenir une position sociale favorable. Je comprends que les experts de l'INSEE notent cette constance de la société française à ne pas évoluer et de continuer à faire prévaloir des schémas classiques : pauvreté=famille nombreuse=échec. C'est un peu gênant ...non? encore plus, si c'est une réalité pour la moyenne des catégories invoquées, enfants d'ouvriers et employés et particulièrement les femmes.

Pour les experts de l'Insee il semble acquis comme postulat de base que notre sort est joué en grande partie dès l'enfance. D'ailleurs en introduction ils définissent les destinées sociales comme étant "le statut social auquel chacun accède au cours de sa vie" et ils admettent que ces destinées sociales "sont affectées par un grand nombre de circonstances, souvent déjà constituées dans l’enfance."

Pour un Nord-Américain de telles constatations font frémir et même donnent envie de pleurer, sinon de fuir... car cela peut faire peur de voir qu'intellectuellement on puisse parler de destinée sociale. Son destin en Amérique, on l'a en main ou du moins on en est convaincu, si on est capable et travailleur, on doit pouvoir réussir sans entrave de la famille dont on est issu. Cela change tout car cela créée une ambiance sociétale positive alors qu'ici, si on écoutait nos experts, on plongerait dans le fatalisme et le pessimisme le plus noir...ce qui pourrait expliquer l'inertie ambiante de la société française.

Les chercheurs s'interrogent sur l'origine sociale et nationale des familles ainsi que sur une hypothèse qui leur parait plausible mais qui en dit long sur une telle société " provenir d’une famille nombreuse constituerait un « handicap » social." Derrière toutes les statistiques que vous trouveraient dans le document en pdf ci-joint, on essaie de vous faire comprendre comment se situe la mobilité sociale en France. Et je dois avouer que cette mobilité sociale est bien bloquée, d'autant plus si on sort dune famille pauvre et avec un nombre d'enfants supérieur à trois. Pis enore, la mobilité sociale est négative, on peut effectivement constater que les enfants descendent par rapport aux situations de leurs parents! Les chercheurs de nous dire:

"les enfants de cadres semblent moins exposés au risque de mobilité descendante lorsqu’ils avaient peu de frères et soeurs. De même, seuls 26 % des hommes de 40 à 59 ans dont le père exerçait une profession intermédiaire ont atteintl e groupe des cadres s’ils avaient au moins trois frères et soeurs, contre 38 % dans le cas contraire, les premiers devenant plus souvent employés ou ouvriers que les seconds. Si on les observe dans tous les groupes d’origine, ces différences sont cependant moins marquées chez les enfants des catégories supérieures."

Non seulement, en France nous n'avons pas ou peu de raisons de croire que nous pouvons mieux faire que nos parents mais plus encore, il semblerait que nous ayons l'opportunité de faire moins bien.

Et lorsque je parle de constance des résultats de non mobilité sociale, les auteurs confirment que cette hypothèse de la relation entre fécondité origine sociale et destinée est conforme "à une hypothèse émise à la fin du XIXe siècle par Arsène Dumont". Les mêmes résultats sont  toujours présents  dans des études menées dans l’après-guerre par M. Brésard M en 1950 et dans les années 1980 par N. Tabard. Malgré les changements face à la fécondité et les progrès techiques, force est de constater que les experts de l'INSEE en 2007 sont surpris  "qu’il reste autant d’actualité, y compris dans le groupe de ceux qui sont nés après le baby-boom. "

La construction des mêmes tableaux dans les enquêtes précédentes montrent qu'"au-delà des fluctuations liées aux parts relatives des groupes sociaux et à l’évolution de la fécondité, une assez grande stabilité de cette relation entre taille des familles d’origine et mobilité sociale et ne témoigne pas d’une tendance à l’atténuation."

Les constations faites par les chercheurs de l'INSEE pointent une société inégalitaire avec une mobilité sociale restreinte ou plutôt descendante chez les familles d'origine modeste et plutôt similaire ou ascendante dans les milieux  familiaux aisés et culturellement favorisés.

Laisons leur la parole:

"Par exemple, dans chacune des quatre dernières enquêtes FQP, parmi les personnes âgéesde 40 à 59 ans, la part d’ouvriers et d’employés chez les fils et filles d’ouvriers et d’employés est à chaque fois plus importante lorsque les personnes avaient plus de trois frères et soeurs"

et plus loin:

"La différence la plus remarquable entre les résultats de ces enquêtes successives porte sur le groupe des origines supérieures (enfants de « cadres »). Ce groupe se démarquait, de manièreplus ou moins prononcée selon les enquêtes antérieures, de la tendance générale, avec des destinées variant peu avec la taille de la famille, ou même selon une relation inverse à celle constatée pour les autres catégories d’origine. De ce point de vue, ce groupe d’origine ressemble aujourd’hui davantage aux autres. Avoir une origine « cadre » est une situation devenue plus fréquente avec l’évolution de la structure sociale, et en même temps moins discriminante,sous l’angle considéré ici. Mais si on isole de l’ensemble des enfants de « cadres » ceux dont les origines dans ce groupe social sont soit plus anciennes (un grand-père appartenait aussi déjà à ce groupe), soit associées à des ressources culturelles plus importantes (le pèreétait aussi diplômé de l’enseignement supérieur, ce qui était assez rare dans les générations concernées), on observe non seulement un taux globalement plus élevé de maintien dans le groupe des « cadres », mais, pour les hommes, l’indifférenciation des destinées selon la taille de la famille. Alors que cette exception s’observait pour l’ensemble des fils de « cadres » dans les décennies précédentes, elle apparaît désormais concentrée dans la partie supérieure de cette origine, c’est-à-dire dans des milieux dotés de ressources culturelles ou sociales plus importantes et où le maintien et l’extension de la lignée peuvent continuer de constituer un véritable enjeu social (Pinçon M., Pinçon-Charlot M., 2000). Pourtant, la relation générale continue alors de s’observer dans le cas des femmes."

Que nous dit-on en fait, que les mâles des familles d'origine supérieure s'ensortent mieux que tout le monde et qu'il existe toujours en France une stratégie de constituer et perpétuer des lignées sociales, dans lesquelles les hommes y trouvent leur compte, alors que les femmes issues de ces mêmes familles ont une  trajectoire plus conformes à la moyenne.

Alors vous allez me dire mais les études et les diplômes ne comptent pas? Il serait faux de dire cela mais il faut nuancer car sans doute les diplômés des générations du Baby Boom ont ils plus réussi à s'en sortir mais les générations récentes aux diplômes dévalorisés et ne passant pas par les Grandes Écoles, restent coincés dans une mobilité restreinte.

"Lorsqu’on tient comptedu diplôme atteint par l’individu, on fait ressortir, sans surprise, le lien très fort entre diplôme et position sociale : à autres caractéristiques égales, avoir un diplôme supérieur plutôt que le baccalauréat multipliepar 1,7 la probabilité d’être cadre ou profession intermédiaire. Une fois tenu compte du diplôme atteint, l’effet de la taille de la famille n’est plus visible que pour les personnes sans diplôme"  () "Le fait que, lorsqu’on tient compte du diplôme acquis, le lien entre la taille de la famille et la destinée sociale soit beaucoup plus difficile à établir, laisse penser qu’une grande partie de ce lien transite par la réussite scolaire et, par-delà, l’éducation dans la famille."

La dernière hypothèse soulevée par  les auteurs du rapport est la suivante: Une famille très nombreuse aurait en elle-même une influence négative sur la destinée sociale.

La réponse n'est pas tranchée et on sent les chercheurs gênés, car ils ne font jamais apparaître les statistiques ethniques inexistantes pour soulever le problème des familles très nombreuses et pauvres. Mais aussi cette mobilité sociale des immigrants n'apparaît pas non plus. En l'absence de variables explicatives, l'étude ne peut pas démontrer plus de corrélations. Il y a beaucoup de travail statistique encore à mener si on admettait de constituter des statistiques en fonction de l'origine éthnique comme on le fait au Canada...mais c'est un autre débat !

En conclusion, je peux vous dire que nous sommes quatre filles issues de parents rapatriés de Tunisie, avec un père militaire sous-officier et une mère au foyer, tous deux issus d'un milieu modeste, et que sur quatre filles deux ont un doctorat ont enseigné ou enseignent à l'Université, les deux autres occupent des fonctions de cadre, l'une à l'armée et l'autre la Mode de luxe. Toutes avont fait nos études dans le même lycée public de Lyon, le Lycée Lumière, bd des États-Unis. Je tiens à souligner une spécificité notable, il n'y a pas eu de mobilité sociale par le mariage et nous sommes quatre divorcées, donc quatre femmes de tête, quatre battantes, ambitieuses, courageuses, aimant le travail et le défi. Nous ne voulions pas rester selon le profil traditionnel de femmes au foyer. Je suis la seule sans enfant. Mais nous avions chez nous une mère qui nous poussait à faire des études comme étant la seule voie de notre INDEPENDANCE et par là-même de notre plus grande richesse la LIBERTÉ D'APPRENDRE ET DE PROGRESSER DANS LA VIE.

 frere-soeur sociétéfrançaise.pdf

28.10.2007

Le Québec à la pointe du questionnement interculturel...

Le réseau de médias de RADIO CANADA nous informe:

8f4598821937770f6264e332981946fc.jpg"Plus de 200 personnes sont réunies à l'Université du Québec à Montréal, dimanche, pour participer au Forum national de consultation publique sur les Québécois musulmans.

Le forum, intitulé « Qui sont les Québécois musulmans? », vise à mieux cerner la réalité des Québécois musulmans. Il est organisé par l'Institut du Nouveau Monde (INM).

Parmi les sujets abo