11/01/2012

2012 est là, la Tunisie se cherche toujours et moi j'y vis

Qu'est-ce que la liberté ? Une vieille idole en morceaux.

Marcel Azaïs


Magazine, Tunisie, MaisonsJ'ai délaissé deux mois ce blog pour deux raisons essentiellement: le manque de temps, le premier mois car je concoctais la revue Maisons de Tunisie Novembre-Décembre, et, le second mois, pour des raisons liées au paiement de factures sur Internet. Ceci étant réglé...je peux enfin vous donner de mes nouvelles et aussi celles de la Tunisie, pays que je ne quitte quasiment pas.

Chaque jour qui se passe amène son lot de surprises bonnes ou mauvaises...mais il est certain qu'on ne peut s'ennuyer...on peut se réjouir ou s'angoisser, s'indigner ou s'exclamer...se disputer voire s'invectiver...les tensions sont vives et parfois l'apathie nous prend...voire le désespoir ...mais jamais ô grand jamais...je ne reste inactive!

facebook, Tunisie, réseau socialJ'ai eu en plus un problème très ennuyeux sur le réseau social Facebook, j'ai été victime d'une arnaque qui m'a obligée à fermer mon compte Tyna Tunis...En effet, un hacker a réussi à casser mes codes et s'est fait passer pour moi auprès de mes ami(e)s et a estorqué des dinars pour sa carte téléphonique, leur demandant de "me dépanner"...Pas drôle ...j'avais 4600 amies et désormais sur mon nouveau profil Tyna Gero 929, ce soir 11 janvier. Je récupère peu à peu certains profils et les autres me retrouveront un jour ou l'autre....

Le plus important est que les gens me suivent, de toute manière, sur mes pages par thème et affinités...que ce soit sur la page sur la Nouvelle Education Enfants de Tunisie (661 mambres), Les Amis de la Tunisie (1 823 membres) ou la communauté Distinctive W Tunisia (1 501 membres), sur ma page culturelle à mon nom Martine Nicole Geronimi (1 362 membres)...mais aussi sur la PAGE COMMUNE DE JOURNALISME CITOYEN qui continue de cartonner (4 761 membres), grâce notamment aux vidéos de Slim Ayedi, le reporter humaniste...celui-même qui vient de mettre au point le Réseau Burnous contre la Misère 

Une, Echos, Tunis, JournalJe suis fière de mon journal ECHOS DE TUNIS,LE JOURNAL...qui est une revue de presse des blogs et articles sélectionnés chaque matin ...et que désormais j'ai couplé avec une page FB Echos de Tunis, le Journal qui m'a permis de multiplier mes lecteurs...actuellement 319 abonnés

Chaque matin, je livre ma Une à mes abonnés directs ou sur FB...c'est toute une discipline mais j'aime cette ascèse qui m'oblige à me lever tôt...on ne réussit dans la vie qu'en se levant tôt...n'est-ce pas?

AACNET, logo, AssociationCe qui va plus lentement que prévu c'est la mise au point de notre association, basée au départ sur le groupe de sympathisants que j'ai réunis sur FB autour de l'idée Alliance Culture&Nature en Tunisie (462 membres), nous n'avons encore rien réalisé sur le terrain du développement bien que les idées ne manquent pas...mais nous n'avons encore pas même fait une levée d'adhésion pour des problèmes administratifs...cela va venir au cours de ce printemps...et je vous dirai plus au fur et à mesure, car pourront être membres des personnes résidentes en Tunisie mais aussi des étrangers... enfin tous ceux qui partagent nos valeurs.

De toute manière, comme vous pouvez le constater mes journées et soirées sont fort remplies...et je vous dis que ma préoccupation première pour les autres est la création d'emploi pour les jeunes, la formation efficace et créative, la vision citoyenne et démocrate. Pour moi elle est plus terre à terre...sécuriser mon emploi ici, retrouver une stabilité financière et essayer de vivre en privé une belle histoire...mais je ne peux oublier les images ramenées de la Tunisie des régions par mon compagnon de route Slim, celles de la misère et de tous ces Tunisiens qui vivent eux l'enfer sur terre...

Regardez et écoutez Exclusif

 

 

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24/09/2011

Compte-rendu Dr Martine Geronimi: La prochaine guerre en Tunisie

Compte-rendu Dr Martine Geronimi

La prochaine guerre en Tunisie 

La victoire en 5 batailles

de Cyril Grislain Karray

                         C'est à partir de la compréhension que l'on peut

                         lutter contre la haine et l'exclusion. 

                         Edgar Morin "La tête bien faite" 1999

 

 

Tunisie, guerre, révolution, économie, karray,ceresEn juin et en juillet un livre a été bien médiatisé, celui de Cyril Grislain Karray, "la Prochaine guerre en Tunisie"...avec un titre marketing en diable, suivi d'un "victoire en 5 batailles". Depuis la fièvre médiatique est retombée et pourtant ce livre mérite d'être lu avec attention. 

Ce cri d'alarme lancé par l'auteur, un ex directeur et associé du Cabinet de consultants, mondialement connu McKinsey & company, est le résultat d'une analyse fine de la situation de la Tunisie telle qu'elle lui est apparue  après s'être installé en Tunisie au premier Janvier 2011. C'est alors que la révolution tunisienne l'a surpris comme la plupart des Tunisiens... mais il a aussi découvert les chiffres cachés et complaisants de l'ancienne époque ... celle où son cabinet avait été approché pour faire des audits sur la Tunisie. Je me souviens d'avoir vu notre auteur présenter officiellement le rapport en 2010, au forum de Carthage, alors que j'accompagnais un prospect français, voulant investir en Tunisie.

Bien sûr en présence des vrais chiffres et d'une réalité percutante, Cyril Grislain Karray est en mesure d'estimer les dégâts derrière les statistiques "poudre aux yeux", maquillant la réelle disparité économique et sociale de la Tunisie. C'est intéressant de voir que la vision de l'auteur est combative. On sent combien, catastrophé par cette réalité tronquée et étouffée par une dictature, l'auteur cherche à trouver non seulement des solutions efficaces mais aussi à mettre en garde la société tunisienne et ses élites sur les dangers qui guettent un pays dont 1 résidant sur 5 est un exclu. 

 

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Photo Slim Ayedi reporter de Journalisme Citoyen 

 

En effet, la thèse de Cyril Grislain Karray s'appuie sur le concept d'exclusion...Pour lui, si un Tunisien sur 5 après la Révolution du 14 janvier n'a pas d'avenir, il est un danger pour la stabilité du pays, il est une proie courtisée par des manipulateurs ...et là on comprend où il veut en venir...Il est d'autant plus important à ses yeux de créer de l'emploi qu'il a l'intuition que deux millions d'exclus face à seulement 100 000 personnes dans les forces de l'ordre ...le déséquilibre est flagrant. Partant du principe qu'il souhaite préserver une Tunisie démocratique et moderne orientée vers le progrès, il propose une stratégie rigoureuse et sans concession pour créer de l'emploi et éviter ce qu'il appelle un tsunami social...une deuxième révolution, une "guerre civile" ...pas moins.

Que préconise-t'il? Il nous parle de 5 batailles...

Je dirai plutôt à la lecture un but à atteindre absolument et 4 axes à privilégier pour l'atteindre : il ne s'agit pas moins que de "Révolutionner l'Economie pour créer 500 000 emplois".en dix ans. Le chapitre portant ce titre est le plus dense et on sent combien l'auteur est un expert en économie mais aussi combien il se place en conseiller ...je dirai même en coach...car il veut une Tunisie la Tête Haute...une Tunisie qui ose vouloir briller (p.66)...Voulant rompre avec une certaine atonie économique et même une culture de l'échec, l'auteur, de mère a tunisienne, a une fibre patriotique évidente...et ne peut se résoudre à voir la Tunisie perdre la bataille et se contenter "des strapontins du monde" (p.33)...

En 11 points précis il développe une marche à suivre percutante qui assurerait un changement réel de modèle économique car son constat est sans appel: on n'a pas le choix il faut oser des sauts de modernité et des stratégies en rupture (p.37). Parmi les 11 points ou gisements à privilégier deux m'apparaissent comme essentiels mais venant heurter de plein fouet certaines mentalités conservatrices...et donc auront probablement du mal à voir le jour...même si la première est dans l'air du temps, le développement d'un véritable pôle associatif à vocation régionale (p.42), il ne sera pas facile de créer des associations qui s'autofinancent et commercialisent des services et des biens à prix modérés...Il sera encore moins aisé de faire changer les mentalités des Tunisiens nantis pour stimuler la consolidation des entreprises. La purge requise par l'auteur contre les "hanouts" et les familles possédantes vivant sur des logiques "tribalo-économiques" (p.53) semblent une nécessité mais accepteront-ils? rien n'est moins sûr.

 

tunisie, femmesLES QUATRE AXES PRIORITAIRES.. CONCERNENT LES JEUNES, LES FINANCES, LES FEMMES, ET L'ADMINISTRATION

 

La culture du travail chez les jeunes est la bataille la plus dure à mener. Elle ne peut se faire qu'à coup de réorientation vers des filières de métiers porteurs: ingénierie informatique et énergies renouvelables. Dans les changements drastiques proposés deux me semblent essentiels: Re-former les formateurs et cesser de s'inspirer du modèle éducatif français...Enfin, focaliser sur l'apprentissage des langues étrangères, et notamment l'anglais, apparaît comme une nécessité absolue. On voit, en lisant cette partie, combien l'auteur est un citoyen du monde qui a su s'éloigner de modèle de la vieille Europe pour se rapprocher d'un standard mondial.

Le chapitre sur les finances est proprement révolutionnaire voire utopique, dans la mesure où pour la première fois on peut lire une volonté de redistribution de l'argent afin de désamorcer la bombe sociale (p.89). Les plus riches doivent faire des sacrifices et notamment réduire leur surconsommation (p.97). Il fustige les citadins et les exhortent à "reconstruire leur conception de la richesse" en retrouvant la richesse du partage équitable et celle du "bien être" et non du "bien avoir" (p.99).

L'auteur, et ce ne sera pas pour déplaire aux Tunisiennes, est féministe, il croit aux femmes tunisiennes et les veut placer en première ligne. Il propose également de rémunérer le travail de mères, cette "bourse de famille" pour les mères nécessiteuses inspirée de l'expérience brésilienne...

Le quatrième et dernier axe met l'accent sur les institutions et le leadership et parmi ces propositions je relève la première et la plus difficile: tuer l'Etatisme et la Bureaucratie. Je souligne la dernière qui me concerne et qui est très loin d'être le cas actuellement: faire un pont d'or aux compétences tunisiennes expatriées et aux professionnels étrangers confirmés.

Pour conclure je vous dirai d'aller lire ce livre car il décoiffe, il ose annoncer la couleur, il est un programme à la fois libéral et social, il est d'avant-garde sur les moyens et en même temps lucide sur le constat...Intellectuellement je me sens proche d'un grand nombre des solutions préconisées, mais je reste sur la réserve quant à la faisabilité de l'ensemble de son programme par trop révolutionnaire et qui pourrait heurter les nouveaux riches et autres potentats.

C'est un livre toutefois qui plaira à bien des femmes de ce pays qui commencent déjà à réfléchir sur de nouvelles valeurs...et qui se trouveront en adéquation avec le raisonnement et les stratégies proposées.

17/09/2011

L'avenir du Journalisme citoyen en Tunisie

 


FBLe journalisme citoyen tunisien est à la croisée des chemins. Reposant sur très peu de personnes, et toutes des bénévoles, son avenir est voué à l'échec sur du long terme, s'il ne trouve pas son modèle économique. C'est aussi simple que cela. Tous les sites qui résistent ont réussi cette transformation...le premier Agoravox qui s'est monté en fondation

 

Un site de Journalisme Citoyen digne de ce nom est une sorte de Start-Up qui doit pouvoir lever des fonds et accepter les dons des lecteurs qui veulent de ce journalisme TOTALEMENT indépendant. Pour l'instant toutes les tentatives allant dans ce sens n'ont trouvé aucun echo en Tunisie, aucune oreille attentive assez désintéressée et capable de risquer sur une équipe de jeunes 8 personnes en tout et pour tout. Pourtant les compétences de Slim Ayedi semblent commencer à être reconnues...mais encore insuffisamment.

 

Quant à moi je crois au partenariat avec des fondations étrangères non présentes dans le pays dans les temps anciens pour cautionner notre initiative citoyenne. 

 

netcitizen, ohMyNews, Seoul, journalisme citoyenA l'étranger dans une certaine portion de la planète, le journalisme citoyen triomphe. Nous n'avons qu'à observer l'exemple de OhmyNews, le journalisme citoyen Sud-Coréen.

A Seoul, à l'aide de «guérilleros de la nouvelle», le journaliste Oh Yeon Ho a pris d'assaut les médias traditionnels sud-coréens en criant haut et fort: «Chaque citoyen est un reporter!». Son journalisme citoyen commencé en 2000 sur le portail OhmyNews est devenu le chef de file mondial du journalisme citoyen.  

 

Voilà ce qu'il déclarait au journal montréalais Le Devoir: «Oui, on peut s'improviser journaliste. C'est indispensable pour la démocratie directe et participative» Ce portail d'information qui compte désormais un million de visiteurs par jour.


Pourquoi cette entreprise peut être un modèle pour nous en Tunisie...et bien c'est assez simple. La Corée du Sud est sortie d'une dictature il y a seulement vingt-ans et elle a dû elle-aussi créer son modèle de démocratie...

 


femme, tunisie, puvreté, misère, maladieL'avenir du portail d'information JCT Journalisme Citoyen tunisien...,appelé de nos voeux Slim Ayedi et moi, a un avenir de formation du Citoyen tunisien ...A l'instar de ce qui s'est fait en Corée avec l'entreprise OhmyNews, le citoyen tunisien pourrait sans pour autant s'improviser journaliste du jour au lendemain, s'investir dans l'information, et accomplir son devoir de citoyenneté en devenant un citizenet ...un reporter citoyen. Cela sera formidablement bon pour la démocratie naissante.


Pour autant cela ne veut pas dire la fin des journalistes professionnels car si on se réfère à l'expérience sud coréenne,   au contraire, les deux vont de pair»; Chez OhmyNews l'équipe rédactionnelle professionnelle rédige 20 % des articles du plus grand portail d'information sud-coréen. Ainsi le rêve serait de transformer la page Journalisme Citoyen en un portail d'information dont 30% serait du journalisme classique de qualité et 70% du journalisme citoyen.

 

Il faut énoncer ses rêves pour qu'ils se matérialisent...telle est notre devise à Journalisme Citoyen.

 

Dr Martine Nicole Geronimi

Tunis 15 septembre 2011 

8 MOIS APRES LA REVOLUTION DU 14 JANVIER

 

16/09/2011

Journalisme Citoyen en Tunisie...pourquoi et qui?

Le 14 septembre 2011, sur la chaîne tunisienne de radio chaîne internationale RTCI, l'animatrice Faiza Majeri a reçu dans son panel d'invités Slim Ayedi de Journalisme Citoyen.

C'est avec Slim que j'ai fondé journalisme citoyen en Tunisie au départ du dictateur Ben Ali...qui jusqu'alors muselait les organes de presse et condamnait la plupart des sites Internet démocratiques. Mais ce journalisme n'est pas venu de rien...il y a de ma part tout un attrait, voire un engouement pour le journalisme...non réalisé dans ma jeunesse, et une passion pour les causes justes...doublée d'un goût immodéré pour l'Internet. J'explique ici la genèse du Journalisme citoyen en Tunisie...ensuite je vous présente le reporter, sans qui rien aurait été réellement possible...sur le terrain... Slim Ayedi

En 2003 à Montréal, je lisais un article dans le journal Le Devoir dont le titre avait attiré mon regard de professeur en charge d'une classe de géographie culturelle, animée avec des vidéos et ...la Presse francophone ... Cet article A Propos du journalisme citoyen...disait dans son accroche: "Fondamentalement engagé, ce type de journalisme peut servir de contrepoids aux dérives qui, quelquefois, affligent l'industrie des communications"

Alors connaissant certains débats franco-français où presse et politique ont des rapports fusionnels, voire incestueux et surtout admiratrice de l'histoire de ces journalistes américains du Washington Post  au temps du Watergate...je me plongeais dans la lecture qui m'enchanta. Les auteurs écrivaient "le lecteur, auditeur, téléspectateur ou internaute affiche un cynisme de plus en plus exacerbé à l'égard de cette industrie des communications".

C'est ce que nous vivons ici en Tunisie face à nos médias bâillonnés par des régimes autoritaires ou dictatoriaux. dans cet article du Devoir en 2003, Michel Dumais soulignait: "l'émergence d'un nouveau journalisme, un journalisme plus engagé, moins orienté et plus ouvert". Il faisait mention des carnets Web et des blogueurs...pour la première fois...

Sur ces entrefaites, je démarrais mon Blog Routes américaines à l'été 2005 et participait à l'aventure Agoravox et Cent Papiers sous pseudonymes... 

 Slim Ayedi, Journalisme citoyen, Tunisie

Retour au journalisme citoyen de 2011, cette volonté du 5e pouvoir développé en 2007 par Agoravox n'existait pas en Tunisie, loin de là, avant la chute du Régime de Ben Ali, le 14 janvier dernier. Il n'existe encore pas, même s'il est en germe...Il faut comprendre d'ailleurs que les journalistes tunisiens n'ont encore pas trouvé leurs marques comme 4e pouvoir.

Il n'empêche que si les journalistes tunisiens essaient de s'améliorer...à côté de cette pratique classique est né cet embryon de journalisme citoyen tunisien, dont la page Facebook Journalisme Citoyen est le plus bel emblème.


Slim Ayedi, Journaliste Citoyen tunisien

 

Slim Ayedi, journalisme citoyen, tunisieSlim est le prototype même de l'échec du système universitaire Ben Ali...Un étudiant venu du Sahel faire ses études universitaires à Tunis et qui malgré un niveau maîtrise et une formation de cinq ans à l'IPSI se retrouve à la rue sans boulot ou des petits minables sous-payés ...quand ils sont payés ...malgré de remarquables compétences, aimant la culture, communicateur très à l'aise en langue arabe ou italienne...se débrouillant en français et en anglais, une intelligence vive, une générosité et une sensibilité...mais peut-être trop de droitures dans cette Tunisie que je retrouve en 2006.

facebook, Tunisie, réseau socialLa magie du réseau social Facebook rapproche les personnes les plus éloignées...et lorsqu'il y a des valeurs communes, elle créée des synergies performantes.

En 2010 nous travaillons ensemble dans un journal qui ne mérite pas de lui faire la publicité, où nous sommes tous les deux à contre emploi...il est en charge de la rubrique sport, alors qu'il meurt d'envie de faire du journalisme d'investigation...et moi je suis contrainte avec mon doctorat à faire de la réécriture des articles de ce journal économique...Je quitte rapidement cette geôle. il suit le mouvement...deux mois plus tard ...à cause des conditions inhumaines de ce journal irrespectueux de la vie de ses journalistes. Nous restons en contact.

La révolution arrive...des discussions fusent...ma caméra JVC inutilisée slim Ayedi, photos, Tunis, avenue Bourguibadevient un outil précieux...Slim pourrait faire des vidéos...puisqu'il est en permanence au Centre Ville arpentant les rues et particulièrement l'Avenue Habib Bourguiba...Je lui parle du JOURNALISME CITOYEN ...Il lit se renseigne et trouve l'idée assez intéressante pour se lancer...et nous voilà partis.

YouTube, MartineGero, Journalisme CitoyenLe 24 janvier nous médiatisons sur ma chaine YouTube les premiers reportages ramenés du Centre ville. L'aventure commence...160 vidéos plus tard...interrompus par un vol de tout notre matériel informatique et vidéo caméras...la page est devenue un incontournable du Journalisme engagé, indépendant, social et critique...avec une communauté de plus de 3500 personnes qui nous suivent chaque semaine et qui interagissent en permanence!

Toute la réussite de ce média bénévole et humaniste repose sur les choix difficiles et engagés de Slim Ayedi. C'est un reporter autonome, citoyen conscientisé qui porte un regard sans détours sur la société de Notre Tunisie...à Tous. Non seulement son travail était intéressant quand il couvrait les événements du Centre ville, mais il est devenu passionnant quand il a commencé à élargir son cercle d'investigation et il a commencé à visiter les quartiers populaires. C'est lui qui désormais ouvre la voie aux journalistes de terrain qui restent à être formés dans une IPSI réformée. C'est lui donne à voir sans voyeurisme les Sans-voix...des modestes aux miséreux. C'est lui qui réveille les consciences endormies des bourgeois de La Marsa ou de Cité Ennasr dont je faisais partie.

 

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                     La deuxième chaine YOUTUBE  JournalisteCitoyen