02.03.2008
Nouveauté de Mars : Facebook
Je suis quelque peu absente ces temps-ci de mon blog Routes américaines, pour plusieurs raisons dont l'une est la mise en place de mes activités en Tunisie et l'autre, depuis le 20 février, à mon adhésion au réseau Facebook.
Je sais que certains d'entre vous, surtout au Canada, avaient cédé à cette FecebookMania :
"Avec 8 millions de membres, représentant 25 % de la population et 13% de celle de Facebook, le Canada mérite le titre de paradis de la sociabilité virtuelle manière Facebook." Jacques Dufresne, sociolgue québécois sur l'Encyclopedie de l'Agora.
La France avait résisté à l'attractivité de ce réseau sans doute à cause de l'anglais omni-présent, mais depuis quelque temps, deux millions de Français se sont inscrits dont moi, finalement. Au mois de novembre dernier le phénomène s'est précisé et les Medias français se sont emparés de cet univers relationnels virtuels nouveaux.
Le 3 janvier dernier un français ultra communiquant faisaitalor la Une de certains médias en prétendant toucher deux fois plus de monde que le président de la France Nicolas Sarkozy en étant sur FACEBOOK :
"Arash Derambarsh, Français d'origine d'iranienne, a remporté mardi l'élection présidentielle de Facebook, ce site de socialisation sur le Web dont le succès n'est plus à démontrer. Le scrutin virtuel avait été organisé par une entreprise" titrait TF1 et LCI Malgré le démenti quasi immédiat de la réalité de l'élection de ce Président, les insceiptions à Facebook se sont multipliées et Facebook ne peut que se féliciter du coup de pub que cette fausse bonne nouvelle ait provoquée par ricochet...un "président français pour Facebook"
"Que ceux qui ne connaissent pas Facebook lèvent le doigt. C'est toute la puissance du phénomène de mode, qui s'impose avec la force de l'évidence : Facebook s'est hissé en un temps record au rang de géant mondial dans le créneau des sites de socialisation. C'est donc le lieu du Net où il faut être. On s'y montre, on s'y retrouve, on s'y rencontre. Toute une palette d'outils est mise à la disposition du nouvel arrivant pour favoriser les échanges, depuis les listes "d'amis" que l'on peut piocher sur Facebook jusqu'aux connexions sur votre profil signalées directement par mail, en passant par les messages laissés par les visiteurs sur votre page personnelle... Autant d'outils, autant de codes - et autant de risques de surprises quand les relations virtuelles côtoient d'un peu trop près le réel."
En effet Facebook est loin de faire l'unanimité et on peut lire des mises en gardes faites par d'éminents sociologues comme Jacques Dufresne au Québec arguant de la "complicité des membres canadiens de Facebook au néoconservatisme américain", ou du sociologue français Philippe Breton "On est très imprudent dans ce monde virtuel" (...) "Ça conduit à des heureux hasards, mais aussi à beaucoup de contresens, de rencontres qui ont l'air de se faire mais ne se font pas". Il parle de déshinibition possible source de problèmes "elle n'est pas forcément un atout pour la communication. Il vaut mieux parfois être plus inhibé, c'est-à-dire plus prudent, réfléchir à ce que l'on fait, garder une certaine distance. C'est en soi une qualité sociale".
L'aventure continue et triplera sans doute la fréquentation française de Facebook puisque fin mars un Facebook en Français sera disponible.

En attendant, je m'y suis mise et c'est très sympa, car cela m'a permis de retrouver des ami(e)s perdus de vue et qui viennent participer à des activités et groupes que je publicise ainsi comme le CLub Distinctive Women qui ainsi touche mes amies du Canada et des Etats Unis ou Le Cercle Nature et Culture en Tunisie qui touche enfin des personnes sensibilisées aux causes environnementales et patrimoniales.
Oui bien sûr c'est aussi, si on le veut, un lieu de drague mais vous pouvez afficher clairement votre niveau d'intérêt relationnel et si vous cherchez une aventure vous la trouverez sans doute. Mais, bien entendu, ce n'est pas l'essentiel et dans un monde urbain où on ignore son voisin et où la solitude fait le lot de bien des gens, Facebook est un bon moyen de se créer un réseau de connaissances à l'échelle de la planète.
Alors je vous invite à venir voir mon profil
15:33 Publié dans Blog , Chroniques de France , CULTURE , NETWORKING , QUÉBEC , SOCIÉTÉ , TUNISIE , USA , Voyage , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Geronimi, Martine, Martine Geronimi, Facebook, DW, Distinctive Women, Cercle
12.02.2008
Une Méditerranéenne à découvrir: Angèle PAOLI
En feuilletant la Toile, j'ai découvert une amoureuse des Grandes Aventurières et son site Terres de Femmes
Je suis toujours émue de voir des similitudes entre les êtres et combien nos préoccupations quotidiennes souvent esseulées ont de résonnance loin de nous. La toile est ce révélateur merveilleux, ce vecteur de rencontres improbables et ce moyen virtuel qui nous rapproche autant que nous sommes.
La Corse de mes vacances, celle d'une partie de mes aïeux, elle réapparait soudain sous la plume d'Angèle qui écrit ce Blog Terres des Femmes depuis 2004, bien avant que je n'ouvre le mien. En 2003 alors encore au Québec, je rêvais de tenir une revue en ligne et ignorais comment la réaliser. Je découvre enfin celle d'Angèle mise en ligne quotidiennement depuis décembre 2004, et je trouve cela inouï.
La Corse de mes vacances de 10 à 18 ans, c'est celle du Cap-Corse de la maison de LURI. Ce sont quelques photos
désuettes sur la plage de Santa Severa ou de Pietra Corbara. Ce sont les blagues de Monsieur Garci, le berger qui était "aussi chauve que l'Aéroport de Poretta" et c'était le temps de mes premières amourettes.
C'était aussi le merveilleux moment de retrouvailles avec mon cousin Serge de Marseille et nos amusements dans le maquis. Cette découverte d'une femme du Cap Corse, littéraire, combattive et résolue à promouvoir son identité me fascine et me donne le goût de lui proposer des échanges entre femmes.
Elle qui prépare le Printemps des poètes corses est une authentique amoureuse des mots et je la salue:
Pace e saluti
Nous devons effectivement nous rencontrer et je pense à la possibilité d'organiser des liens avec une association qui tient à préserver la Nature et la Culture des Régions et qui n'a encore pas de réseau en Corse: Nature et Culture en Hautes Terres
Les ouvrages d'Angèle Paoli sont disponibles dans les librairies de Corse ou, à Paris, chez Tschann Libraire, 125, Bd du Montparnasse Paris VIe ou chez Laurence Mauguin, 1, rue des Fossés-Saint-Jacques Paris Ve. Il est aussi possible de les commander directement sur son site.
15:35 Publié dans Blog , CULTURE , Femmes , Souvenirs souvenirs , Voyage , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Écrivaine, Poésie, Corse, Cap Corse, Luri, Paoli, Geronimi
06.12.2007
Viadeo, Martine Geronimi et ses activités sur ce réseau
A TOUTES ET TOUS MES AMI(E)S, LECTRICES ET LECTEURS
Mes nouvelles sur DAILYMOTION
COMME JE VIENS DE REDÉMÉNAGER, APRÈS UN MOIS DE NOVEMBRE A VOYAGER POUR MON TRAVAIL DE CONSULTANT INTERNATIONAL, ET QUE J'ÉTAIS SANS INTERNET PENDANT 8 JOURS, JE N'AI PU ÉCRIRE SUR CE BLOG. JE REVIENS ICI AVEC LE POINT SUR LES ACTIVITÉS QUE JE PRATIQUE SUR VIADEO. EXCUSEZ LE SON DU PODCAST ARTISANAL QUE J'AI RÉALISÉ HIER MATIN CHEZ MOI A MAISONS-LAFFITTE ET MIS EN LIGNE DEPUIS MONTRÉAL.
10:55 Publié dans Blog , Chroniques de France , Femmes , MEDIAS , NETWORKING , PODCAST , TUNISIE , Voyage , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : VIADEO, PODCAST, DAILYMOTION, TUNISIE, NETWORKING, RESEAUX, PARIS
27.09.2007
Le Grenelle de l'environnement et les ONG
Connaissez-vous le WWF?
Je viens de voir le représentant de cet ONG, Serge Orru, sur le journal de l'A2 et je me suis dit que plein de femmes et d'hommes, en France et ailleurs, ne connaissent pas cette ONG.
Le Site français nous renseigne:
Une organisation indépendante
Le WWF compte plus de 4,7 millions de membres à travers le monde.
L'organisation dispose d'un réseau opérationnel dans 96 pays proposant 12000 programmes de protection de la nature.
Les compétences du WWF dans le domaine scientifique sont mondialement reconnues.
Le WWF recherche dans le monde entier la concertation pour la mise en œuvre de solutions concrètes et durable. L'organisation a une réelle volonté d'impliquer l'ensemble des acteurs concernés: communautés locales, entreprises, gouvernements, organisations internationales et non gouvernementales.
Des réalisations d'envergure nationale et internationale- La protection de l'un des derniers fleuves sauvages d'Europe : la Loire
- La protection des espèces menacées: dauphins et baleines en Méditerranée, ours brun dans les Pyrénées
- La lutte contre le commerce des espèces menacées grâce au réseau TRAFFIC
- La création d'une réserve naturelle de 17000 hectares pour la protection des tortues luth en Guyane
- Le développement d'un programme de gestion durable des forêts (plus de 3 millions d'hectares) en collaboration avec les entreprises
Et le Grenellorama, en avez-vous entendu parler?
C'est le Blog des Écolos regroupés sous le nom Alliance pour la planète
voici leur dossier de presse
"Paris, le 16 juillet 2007 – Alors que se tient ce matin même la première réunion de travail du Grenelle de l’environnement, les associations écologistes ouvrent un blog baptisé « Grenellorama, le blog des écolos qui dévoile les coulisses du Grenelle de l'environnement », à découvrir dès maintenant sur http://legrenelle.lalliance.fr ou sur les sites des associations membres de l’Alliance pour la planète.
Indiscrétions, rumeurs, rapports de force, revendications… Avec ce blog, l’Alliance veut laisser entr’ouverte la porte des réunions préparatoires au Grenelle de l’environnement, prévu pour octobre. Jour après jour, les représentants des associations membres de l’Alliance y livreront en toute transparence leur version des négociations.
Déterminées à faire de ce rendez-vous, un moment clé pour les cinq prochaines années, l’Alliance demande que le terme Grenelle soit compris dans son sens le plus fort. « Presque quarante ans après les fameux accords qui ont suivi mai 68, les écologistes attendent que le Grenelle de l’environnement soit à la hauteur de son précédent historique : un moment privilégié de négociations qui engagent toutes les parties prenantes : Etat, collectivités territoriales, syndicats, patronat et associations écologistes », déclare Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre. Pour ce faire, les conditions suivantes doivent être réunies :
Une vraie négociation, sans tabous. L’Alliance exclut de participer à une nouvelle table ronde qui n’aboutirait qu’à un énième diagnostic sur la gravité de la crise. « Nous attendons du Grenelle une "obligation de résultats " , assure Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France. S’il advenait que le Grenelle se transforme en simple consultation ou bien si des sujets comme le nucléaire ou les OGM devaient devenir tabous, alors nous en tirerions toutes les conséquences nécessaires et quitterions un processus devenu simple exercice de communication. »
Des conditions de discussion efficaces. « L’Alliance va se montrer extrêmement vigilante sur les velléités de minorer la représentation associative ou de contourner les règles du jeu sur lesquelles les parties prenantes se sont mises d’accord avant le début des réunions », déclare Franck Laval, président d’Ecologie sans frontière. Ce matin, lors de la première réunion du groupe Agriculture le ministère de l’Ecologie a imposé sans concertation préalable, la présence d’un groupe dit « de personnes morales associées ». Sans remettre en cause l’idée de faire intervenir des personnes morales, experts ou grands témoins apportant des éclairages spécifiques sur les thématiques du Grenelle, l’Alliance s’interroge sur le statut et la légitimité de ce nouveau groupe, dont les membres et la présence n’ont jamais été discutés.
Une ouverture internationale. « Pas question de réinventer la roue : les solutions existent, déjà mises en oeuvre ou expérimentées en France et ailleurs dans le monde, rappelle Daniel Richard du WWFFrance. L’impact international et européen des politiques françaises devra également être pris en compte, tout comme la question de la dette écologique de la France et celle des politiques d’aide aux pays en développement » .Présidant l’Union européenne durant le second semestre 2008, la France aura la responsabilité d’engager l’Europe sur la même voie "
Mais en date du 27 septembre beaucoup de points restent encore flous et le 26 septembre le communiqué de presse suivant a été publié sur leNet
Fin des groupes de travail : vrais conflits, faux consensus… le Grenelle tient ses promesses
allez-le lire...cela vaut le coup!
15:01 Publié dans Blog , Chroniques de France , ENVIRONNEMENT , PODCAST , POLITIQUE , SANTÉ , SOCIÉTÉ , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Grenelle, consensus, conflit, écologie, environnement, WWF
20.09.2007
Rumeurs de Guerre
« Les propos de Bernard Kouchner quant à la possibilité d'une "guerre" contre l'Iran ont provoqué de nombreuses réactions, lundi 17 septembre. Le chef de la diplomatie française, critiqué par l'opposition, a reçu le soutien du premier ministre qui, sans prononcer le mot de "guerre", a souligné que les Iraniens doivent comprendre que la situation dans la région "est à son extrême".
Tout en estimant que M. Kouchner "a raison", François Fillon a indiqué que "tout doit être fait pour éviter la guerre". "Le rôle de la France, a-t-il ajouté, est de conduire vers une solution pacifique une situation qui serait extrêmement dangereuse pour le reste du monde."
A l'étranger, la réaction de la Russie contraste avec celle des Etats-Unis. Le vice-ministre russe des affaires étrangères, Alexandre Lossioukov, a estimé qu'une éventuelle intervention militaire contre l'Iran serait "une erreur politique" avec "des conséquences catastrophiques". "Nous sommes convaincus qu'il n'y a pas de règlement militaire au problème iranien", a-t-il ajouté.
A Washington, le département d'Etat a observé qu'il "serait faux de parler de menaces de guerre", ajoutant : "Au contraire, nous prenons cela comme la preuve que nos amis français prennent la situation au sérieux." »
Alors que Bernard Kouchner se trouve aujourd’hui à Washington en plein réchauffement des relations irano-américaines, et après avoir soufflé le chaud, il se dit prêt à aller demain en Iran pour négocier.
Dans le Figaro de ces derniers jours, pourtant, j’avais lu que le ton montait et que les patrons français devaient se mettre de la partie : «Le patron du Quai d’Orsay a également souhaité que l'Union européenne prépare des sanctions contre Téhéran. «Nous avons décidé, pendant que la négociation se poursuit -et elle doit s'amplifier- de nous préparer à des sanctions éventuelles en dehors des sanctions de l'ONU, qui seraient des sanctions européennes», a-t-il déclaré. «Nos amis allemands l'ont proposé», a-t-il ajouté, en précisant qu'il s'agirait de «sanctions économiques à propos des circuits financiers» visant notamment «les grandes fortunes, les banques» en Iran, pas la population ordinaire.»
Maintenant la baudruche se dégonfle-t-elle... mais à quoi joue Bernard Kouchner?
Il se dit mal compris et joue à la victime :
«J’ai été tellement mal compris qu’il est temps de rétablir l’honnêteté et la transparence de ma démarche. Nous ne sommes pas hostiles au dialogue avec les Iraniens, au contraire. Nous l’avons toujours maintenu. J’ai moi-même reçu à Paris Ali Larijani (président du Conseil de sécurité iranien, patron de la diplomatie et de la défense de l’Iran); à New York, j’ai rendez-vous avec mon homologue iranien; il n’y a pas une semaine qui passe sans que je téléphone à M. Larijani. Nous disons à tous ceux qui ont mal interprété des mots pris hors de leur contexte que nous sommes prêts à continuer à dialoguer avec acharnement avec les Iraniens, sans craindre les échecs. Aucun échec ne nous fera renoncer au dialogue nécessaire. Mais ces discussions ne peuvent pas durer des années : il faut trouver une solution. Je ne veux surtout pas faire de procès d’intention à l’Iran, mais certains observateurs estiment que l’accord que l’Iran a passé avec l’AIEA est une façon de gagner du temps. Tous les experts de la planète sont inquiets. » Le figaro d’aujourd’hui
Pour moi, la poudrière du Moyen Orient est le principal nœud de politique international, bien sûr et le Liban, ce matin, est là, une fois encore, pour nous le rappeler : un nouvel attentat extrêmement meurtrier a coûté la vie à un député anti-syrien Antoine Ghanem
, qui avait été dernièrement accueilli par la France et donc Bernard Kouchner à la conférence de La Celle-Saint-Cloud du 14 et 15 juillet 2007
Tribune de Bernard Kouchner du 4 juillet 2007 précédant la Conférence
Les victimes de cet attentat: 5 morts et 71 blessés
d'après les médias suisses couvrant de près ce drame : "Antoine Ghanem et quatre autres personnes ont été tuées et 71 blessées dans l'attentat à la voiture piégée dans une banlieue chrétienne de Beyrouth. Vingt kilos de TNT disposés dans une voiture ont explosé.
Malgré cet attentat, le président du Parlement Nabih Berri a affirmé au quotidien An-Nahar que la convocation des députés pour élire le successeur du président prosyrien Emile Lahoud était maintenue au 25 septembre." Je vous invite à lire et écouter la télévision radio Suisse romande RSR.Ch
L'assassinat du député franco-libanais antisyrien Antoine Ghanem, mercredi à Beyrouth, viserait à torpiller l'élection d'un nouveau président de la République, d'après la presse libanaise de ce jeudi matin.
La France, médiatrice au Moyen Orient a vaiment fort à faire!!!
15:15 Publié dans Blog , Chroniques de France , Guerre , MEDIAS , POLITIQUE , SOCIÉTÉ , USA , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Iran, Liban, Proc he Orient, Syrie, attentat, Ghanem, Kouchner
11.09.2007
Le 11 septembre, un an en France
Aujourd'hui, évidemment, tout le monde se souvient de la tragédie du World Trade Center! Moi aussi, puisque c'était mon premier jour au département de géographie de l'Université du Québec à Montréal. Ce matin-là à 9h30 heures locales j'avais rendez-vous avec un collègue dont j'avais eu le nom par un grand ami prof à la Sorbonne. Ce rendez-vous est gravé dans ma mémoire puisqu'arrivée au département, je savais déjà qu'une première tour s'était effondrée et j'ai vu en direct à la télé, allumée dans la salle des ordinateurs, qu'une deuxième tour tait percutée de plein fouet et s'effondrait quelques minutes plus tard. Nous étions tous incrédules!
A l'époque j'habitais moi-même dans une tour au 22ème étage, juste en face du Mont Royal mais ces images vues et revues ad nauseam pendant les mois qui suivirent, m'ont fait détester à jamais les étages élevés.
Aujourd'hui c'est surtout l'anniversaire de l'année en continu de mon retour en France.
Ce sont de nouveaux projets et beaucoup d'écriture. Mais c'est aussi une année sans rentrée d'argent...aucun droit
au chômage, pas de place dans les Universités et une dépendance par rapport à mon conjoint québécois. C'est dur, mais c'est mon choix de changer de vie pour être en accord avec mes valeurs! Finalement c'est une année de transition qui est la bienvenue et qui me fait vivre intensément, car je me construis une légitimité fondée sur une identité multiple mais qui a tout son sens. Je sais que je suis une Française de Tunisie devenue Canadienne et qui apprécie sons statut de citoyenne du Monde. Maintenant je travaille très fort à me constituer mon réseau, à m'entourer de mes semblables, ces citoyens du Monde que j'ai choisi de regrouper dans un Hub sur Viadeo intitulé La Constellation Nomade. 20:55 Publié dans Blog , Chroniques de France , IMMIGRATION , Louisiane , QUÉBEC , SOCIÉTÉ , Souvenirs souvenirs , TUNISIE , USA , Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Viadeo, Networking, France, New York, USA, constellation, nomade
10.09.2007
Ma soutenance de thèse au Québec enfin visible
Vive le WEB et comment assister à une soutenance de thèse qui a eu lieu en 2001 à l'Université Laval de Québec avec les techniques multimédia du Canada, déjà en vigueur. J'ai préparé une soutenance à l'aide d'un montage spécialement préparé pour la cironstance, projeté sur un grand écran, devant le Jury et les spectateurs venus m'encourager.
UN GRAND MOMENT CE JOUR LÀ!
Grâce à SlideShare, je peux vous faire partager ce souvenir inoubliable. En vous rendant sur Slideshare à partir de ma présentation, vus pourrez la voire sur grand écran en appuyant sur full en bas à droite.
Cette thèse ponctuait une immigration et un retour aux études à 38 ans, 2 années de Master et 4 années de recherches incessantes entre Québec et La Nouvelle Orléans.
09:40 Publié dans Blog , CULTURE , Femmes , IMMIGRATION , Louisiane , QUÉBEC , Souvenirs souvenirs , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Université, Laval, Québec, Canada, PHD, Géographie, Immigration
20.08.2007
En France, le Bonheur est-il toujours dans le pré ?
Hier soir, j'ai refait un tour sur Agoravox, cela faisait un mois que je n'avais pas jeté un oeil sur les thèmes développés dans ce média citoyen. Après avoir lu les débats stériles et tellement parisiens autour de l'événement culturel de l'été: le baiser sur la toile blanche de Cy Twombly par une artiste d'origine cambodgienne Rindy Sam.
Je vous convie à lire les commentaires à l'article du rédacteur Demian West qui sont jubilatoires et montrent combien les gens ont de temps à perdre en exercices de styles sans effficacité aucune.
J'ai continué mon tour d'horizon par un article dont le titre me ramenait à une réalité sociale beaucoup plus déprimante et tellement en phase avec la France des oubliés, ceux de la vraie vie, cette France qu'on n'aime pas voir, qu'on ne veut même pas imaginer, cette France que j'ai découverte après 12 ans de vie en Amérique.
L'auteur JOBSANTER a lancé le 4 août une bouteille à la mer, un SOS dans l'océan médiatique, sur la Toile, pour exprimer sa détresse au travers de l'article : Otage de la misère économique et sociale...
"La misère des campagnes est pire que celle des banlieues mais on n’en parle pas... parce qu’elle se cache.
Après une vie heureuse, j’ai eu la naïveté de croire à ce bonheur dans la nature dont rêvent les citoyens des villes.
La nature peut se révéler dangereuse par l’isolement et la jungle des rapports inhumains qui risquent de détruire les candidats à l’émigration intérieure.
C’est une longue histoire de neuf années que mon témoignage d’un émigrant vers le désert intérieur des zones rurales.
La misère des zones rurales n’est pas une fatalité. Elle est d’abord fabriquée par les mentalités d’exclusions et de privilèges liés aux "droits du sol" contre les "pièces rapportées"."
Je vous demande de lire ce témoignage d'un homme de 59 ans qui, dit-il, a cru au rêve du bonheur à la campagne, de ce vieux mythe du XXe siècle qui nous fait croire à la pureté de la Nature et de la solidarité villageoise. Apparemment, l'exil intérieur d'un urbain vers une campagne identitaire, à laquelle il n'appartient pas par des racines familiales, est en train de le broyer.
En lisant les commentaires (voir les réactions de l'éternel Demian West), je me suis aperçue du problème des témoignages sur Agoravox qui sont pris assez rapidement pour des canulars et qui produisent chez plusieurs lecteurs des doutes et du désintérêt assez rapidement.
Si on croit à ce témoignage, l'espoir du Net est de pouvoir lui apporter par nos messages, sinon des solutions efficaces, du moins un soutien, une écoute, une ouverture sur les autres.
Si ce message émane, ce que je ne pense pas, d’un mythomane ou d’un homme ayant envie d’attirer l’attention sur lui (coup médiatique), il aura réussi son quart d’heure de gloire pendant quinze jours.
Vous qui me lisez de partout en France, au Canada, aux États et même en Tunisie, je vous demande de vous faire votre propre idée, mais je tiens à préciser que cette réalité de la France, celle de l'exclusion des + de 50ans, de la désertification des campagnes, du désespoir des personnes qui se retrouvent seules par les aléas de la vie, est bel et bien là !
Je viens vrraiment de comprendre l’écueil principal des agoras sur le Net, l’anonymat. Il est plus facile de s’exprimer sous couvert de pseudonyme, on peut tout dire et rien dire, mais la parole est moins percutante et sera toujours attaquée ou mise en doute. Agoravox a le mérite d’exister mais je suis toujours déçue par les réactions très excessives des lecteurs. Ma conviction est que les Médias citoyens ou non manipulent de toute manière l’opinion et tout dépend de l’intégrité et de la puissance de celui qui fait passer le message.
J’accorde le bénéfice du doute à JOBSANTER et, même s’il a forcé le trait, comme le ferait un écrivain, il a le mérite de parler de sujets qu’on oublie trop souvent par facilité, par indifférence ou par mépris.
11:27 Publié dans Blog , Chroniques de France , CULTURE , ÉCONOMIE , IMMIGRATION , MEDIAS , POLITIQUE , SOCIÉTÉ | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : agoravox, Exclusion, ruralité, Pauvreté, RMI, Nièvre, Campagne
19.08.2007
Un peu d'humour belge!
C'est en lisant l'article du magazine Psychologies que mon attention a été attirée sur le constat:
"28ème sur 28 ! Au classement des meilleurs touristes établi par quinze mille hôteliers européens, les Français "décrochent" la dernière place. Le légendaire raffinement français a vécu : nous occupons la première place des voyageurs les plus réfractaires aux langues étrangères, la deuxième des plus impolis et la quatrième des jamais contents ou des moins ouverts à l'art culinaire venu de l'étranger. Seul point positif de l'enquête : nous nous plaçons question look, en deuxième position (après les Italiens, of course!) Mais la palme du touriste modèle revient aux Japonais.
Et de lire sur le Net:
"Une remise en question s’impose aux Français s’ils veulent revenir dans le Top 3 du prochain classement des meilleurs touristes de l’année et quitter la queue du peloton des mauvais élèves…
Bien sûr, les Français sont numéro 2 du Top 3 des touristes les mieux habillés avec 13% des vote mais c’est bien la seule catégorie où ils se démarquent positivement des autres nations…
Ainsi le Français en voyage reste persuadé que la langue de Molière est universelle et que c’est au pays d’accueil de s’adapter. Un péché d’orgueil qu’il serait grand temps de corriger si l’on veut continuer à entretenir des relations cordiales avec nos camarades européens. Avec 33% des votes, les Français figurent donc en n°1 des réfractaires aux langues étrangères.
Autre point à améliorer chez ces touristes : arrêter de penser que la France détient le monopole du goût et accepter de s’essayer aux expériences culinaires des pays visités. Non la pièce de bœuf n’est pas meilleure que certains poissons exotiques, et oui il est possible de jouer les fins gourmets dans la majeure partie des pays européens. Tout est question de curiosité… Avec 9% des votes, les "difficiles" Français prennent la 4e place du classement des voyageurs les moins ouverts à l’art culinaire venu de l’étranger.
Fini aussi le temps de la courtoisie à la française ou de la galanterie des Français, le Français manque sérieusement de politesse et sait faire preuve d’une certain manque de savoir-vivre dans certaines circonstances… Avec 11% des votes, les Français occupent la 2e place des voyageurs les plus impolis.
Par ailleurs, les hôteliers européens souffrent des gémissements intempestifs des vacanciers français. Avec 9% des votes, ils occupent la 4e place du Top 28 des "jamais contents"." Robert Derumes
En réalité, seuls les français ne retiendront que le meilleur du sondage
Les Français sont numéro 2 du Top 3 des touristes les mieux habillés avec 13 % des votes… Sur tourmag.com, on peut lire " Oui, nous sommes d'accord, c'est une bien maigre consolation quand on sait que c'est la seule catégorie dans laquelle nous nous démarquions des autres nations…". et oui les Français ont bien changé et question politesse, je dois dire que je pourrais le confirmer, tous les jours! Car les comportements d'incivilité sont monnaie courante en Ile de France...et ce ne sont pas uniquement les Jeunes, ni les banlieusards...non, hélas! Je vous invite à lire l'article sur le site d'Expedia.
19:35 Publié dans Blog , Chroniques de France , CULTURE , Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tourisme, touristes, voyageurs, hoteliers, France, Français, Europe
14.08.2007
Souvenirs polonais et aventures
La terreur du voyageur, c’est de perdre ses bagages. Lorsqu’on déménage d’un pays vers un autre, on ne peut tout emporter, bien sûr, mais on sélectionne, l’essentiel… et selon que nous sommes, plus ou moins jeunes et plus ou moins aventuriers, on accumule les traces de ces différentes expériences et on cherche à les emporter avec soi. Évidemment, la mémoire joue un grand rôle, mais certains vestiges d’ordre matériel nous aident à stimuler les souvenirs. L’une des matérialisations les plus efficaces est l’image. Dans sa forme moderne, ce fut la photographie, celle avant le numérique…
Lorsque j’ai quitté Montréal en septembre 2006, jamais je ne pouvais envisager l’ultime crainte, celle de la disparition des quelques mètres cube de mon déménagement. Or, celles et ceux qui me lisent régulièrement le savent…tous mes effets ont disparu…et nous ne l’avons su, mon conjoint et moi-même, qu’au début de janvier 2007, après avoir exigé du transitaire de nous dire la vérité. Un simple message laconique nous annonçait la « perte » de nos biens.
Les biens matériels ont été remplacés et cela, sans état d’âmes… sauf pour mon fauteuil Récamier qui me servait souvent de refuge, lors de mes nuits d’insomnie, ou sur lequel je me prélassais tout en lisant, les journées studieuses. Mais passe encore, il sera converti, un jour ou l’autre, en une méridienne aussi avenante. En revanche, certains témoignages me manquent et ce sont mes photos de trente ans, accumulées dans des boites et classées pour qu’elles tiennent moins de place que dans les albums classiques qui vieillissent mal.
Il est dur de se guérir d’un traumatisme de perte de son passé. Ces photos et diapositives sont plus présentes maintenant que jamais. Et chaque fois qu’une photo me revient en tête, c’est un portrait, celui d’une personne qui a compté, à un moment dans ma vie et dont je n’ai plus de nouvelles ou d’un moment ancien que je ne pourrais jamais retrouvé avec cette personne, même si je la retrouvais.
Pis encore, je me suis aperçue que les souvenirs de ces moments retenus par la pellicule restaient certes en moi, mais que j’avais parfois un mal inouï, étrange et douloureux à me remémorer le nom et même le prénom de la personne ainsi photographiée dans un moment privilégié ! Par exemple, il me fallut deux nuits pour retrouver le prénom d’un copain polonais, à qui j’avais donné des cours de français, et avec lequel, j’avais parcouru des milliers de kilomètres en autocar pourri polonais entre la France et la Pologne en février 1990. Pardon Tadeusz, mais ton souvenir s’efface et sans doute, cela n’aurait aucune importance et serait même normal, après toutes ses années car on ne peut vivre dans le passé…mais le choc de la perte de mes effets semble s’être cristallisé sur ses photos pieusement conservées. Je m’en veux même de ne pas les avoir numérisées comme j’avais commencé à le faire avec certaines de mes photos de la Nouvelle-Orléans.
Le passé perdu ne reviendra pas, je le sais, mais je sais aussi que, lorsque je faisais toutes ces photos, je me tricotais des souvenirs consciemment. J’ai toujours eu un besoin quasi viscéral à ne pas vouloir oublier, moi qui ait si peu de traces de mes origines. Le déracinement est une sensation qui me poursuit toujours et je ne pense pas que ce sentiment d’extraterritorialité s’effacera ! Citoyenne du Monde est devenue l’appellation qui me convient le mieux, même si depuis Mai 2006 j’ai redécouvert ma maison de naissance et la Tunisie, le pays d’une grande partie de ma famille et de mes ancêtres.
Aussi je crois, que le film Persépolis a, depuis deux jours, provoqué en moi un reflux de souvenirs, et particulièrement, un retour sur mon passé polonais…Je me suis réellement demandée qui, de tous ses gens rencontrés, aimés ou fréquentés, me manquait ? Quelles étaient les personnes qui m’avaient marquée réellement ? Et de toute cette époque, qu’était-il advenu ? En fait, plus que les amourettes éteintes, ce sont les moments de rencontres inoubliables avec trois artistes qui me reviennent si fort qu’ils me semblent être encore au milieu d’eux dans leurs ateliers de Gdansk, ou en train de danser avec eux trois dans un bal du 14 juillet en Ardèche, chez mon ami Christophe, le compagnon de cette aventure intellectuelle inoubliable !
Malgré ma thèse et mes écrits, et tout mon enseignement depuis mon émigration au Québec, je me souviens de ces moments forts, de cette rencontre avec trois artistes venus présentés leurs œuvres en France et pour lesquels avec Christophe, nous avions créé une association Inny Swiat (Un Autre Monde), une association de mécénat d’Art. Cette association existe toujours et Christophe a continué ave passion d’organiser des expositions à Lyon dans son café et dans une salle fermée actuellement.
En fait, si j’ai pris d’autres chemins, je n’en reste pas moins attachée à toute
cette période fort intense et j’ai eu la chance de revoir Christophe et d’être assez comblée pour avoir réussi à conserver intacte son amitié, malgré mes dix ans de silence. J’ai tant aimé ce qu’il m’a dit, lorsqu’à l’improviste,je suis arrivée dans son café lyonnais en 2005 : « Lors d’un voyage, il y a un départ mais il y a aussi un retour, Comment vas-tu ? ». Et je n’oublierai pas son regard au moment précis où il m’a reconnue dans la cliente qui, au bar, lui avait demandé un café ! J’ai vu tout le parcours accompli par Christophe qui a fait un vrai travail de mémoire de toutes ses expositions et qui a su également se constituer un patrimoine pictural d’œuvres d’artistes contemporains qu’il a mécénés. Je l'admire pour tout cela!
Alors depuis deux jours, torturée par la curiosité, j’ai cherché à savoir ce que devenaient ces artistes dont je n’avais plus que de rares échos et dont je n’avais plus de contacts directs (un dernier message en 1995 par mail). J’ai donc décidé de vous les présenter et de les mettre en scène pour vous sur ce Blog. Car, les souvenirs sont vivaces, mais je veux parler maintenant de Présent et je veux me focaliser sur le futur pour avancer positivement et de manière proactive en faisant des liens, pourquoi pas entre mon ancienne et ma nouvelle vie…
Ces trois artistes sont toujours et de plus en plus en phase avec leurs œuvres et, l’âge avançant et le monde s’ouvrant, ils ont atteint une belle notoriété voire un statut reconnu. Ainsi Riszard Grodnicki fait même partie des citoyens d’honneur de Gdansk, je l’ai retrouvé dans Wikipedia. Janusz Osicki est un peintre côté et reconnu, enfin mon petit Buczek, comme je l’appelais à l’époque, Jan Buczkowski a trouvé son style et sa voie graphique.


Enfin deux oeuvres de Ryszard qui me fascine toujours autant





























