17.01.2009

Palestine anti-poésie

Anti-poésie sur un air de Rap

Palestine meurtrie,
Palestine endolorie,
Palestine ton cri
N'arrive plus dans nos vies
a soulever nos esprits
Pourquoi pourquoi pourquoi
nos yeux sont taris
et cette paralysie
devant ces victimes
de Palestine

M.Geronimi


A la veille d‘un cessez le feu unilatéral. dit-on aujourd’hui, samedi 17 janvier, je me réveille comme tous les jours et je regarde France 24 depuis ma tanière d’Hammamet.
Depuis le début de l’année, je n’ai pas eu envie d’écrire…

 

Chaque année depuis deux ans, le début d’année m’avait apporté détresse et désarroi :

  • en janvier 2007 j’avais appris que toutes mes affaires incluses dans mon déménagement entre Montréal et Paris avaient disparu. Je perdais ainsi l‘intégralité de mes douze ans passés au Québec, à savoir toutes mes toiles peintes durant le séjour, l‘intégralité de mes documents papiers de recherche sur Québec et La Nouvelle Orléans, la totalité de mes 300 livres, l’ensemble de mes CDs Jazz et Classique sans compter les bibelots et autres pièces que je ramenais…mais le pire ce sont toutes les photos avant le numérique, toute ma vie évaporée… une petite mort…
  • en Janvier 2008, mon conjoint québécois depuis 1994 m’annonçait simplement et très élégamment à Roissy à ma descente d’avion d’un séjour de travail de 5 jours en Tunisie : j’ai pris une décision, je te quitte Martine. Un véritable tsunami affectif pour moi qui s’est soldé par une séparation, puisque nos vies ne pouvaient plus suivre le même chemin. On ne peut forcer aucune personne à vous aimer.

En ce début d’une année triste car endeuillée par cette guerre sale et médiatisée à outrance sans intervention efficace des voyeurs et en attente des décisions du géant américain et de son nouveau Président, le très espéré Obama, je fais profil bas. Je me demande ce que l’avenir nous réserve encore à la fois professionnellement et personnellement. La crise boursière et financière a mis à mal depuis septembre toutes les économies et les investisseurs se font plus rares, soit qu’ils sont ruinés ou qu’ils sont dans une situation de retraits et d’attente prudente voire de repli.


L’heure est à la réflexion et au repositionnement au niveau des valeurs indispensables. L’honnêteté n’est pas toujours une valeur essentielle dans le milieu des affaires et pourtant je la revendique parce que face à tous les indélicats (des hommes en général) que je rencontre sur ma route, c’est une force indéniable et je peux le proclamer haut et fort : je suis incapable de m’associer avec un partenaire que j’ai pu tester et qui est soit perfide soit incompétent. Et je suis sure que mes clients sauront faire la différence car mon service, qui bien entendu s’est affiné en prenant le temps de connaître encore mieux la Comédie humaine, pourra se développer pleinement, une fois la tourmente passée. Je suis optimiste de nature.

Mes valeurs sont fortes, je soutiens comme vous le savez toutes les initiatives culturelles et patrimoniales, l’alliance nature et culture, la cause des femmes. Je suis foncièrement pacifiste et je crois que la femme est le meilleur de l’homme car elle lui apporte une qualité primordiale qui lui manque : l’intuition.


Vous savez ces mois de solitude, cette vie de célibat forcé, me font plonger jusque dans mes limites les plus intimes. Le stress est majeur par moment et se traduit par des malaises physiques. J’apprends combien je suis foncièrement urbaine, comment je déteste être seule dans une maison retirée où j’entends les chiens errants hurler toutes les nuits au milieu des oliviers et les coqs vociférés à tue tête…seul l’appel du Muezzin au loin arrive à me calmer au petit matin et les images de guerre lorsque j’ouvre ma télé satellitaire ne viennent pas à mon secours, non plus.


Les déceptions se sont accumulées et je dois dire que les appels à la prudence de toute part ne sont pas vains. Je pourrais écrire des tonnes de nouvelles qui raconteraient telle ou telle mésaventure arrivée ici mais à quoi bon…il existe deux types d’être humain, une majorité casanière et pusillanime et dont la vie est un long fleuve tranquille, une minorité foncièrement aventurière allant jusqu’â l’excès et qui a envie de prendre des risques quitte à perdre, pour mieux rebondir…alors les appels à la prudence sont donnés par les premiers et écoutés parfois par les seconds qui ne veulent pas en tenir compte.

 

Si vous aimez avoir des émotions et mettre votre vie en danger alors sortez de France ou du Canada et frottez-vous à la vraie vie, pas celle des expats à la cage dorée…non une vie sans filet, une vie d’entrepreneur… au moins quelques temps pour retrouver votre moi intime, pour connaitre finalement ces limites qu’on ignore de soi, celles qui vous font comprendre que vous existez vraiment que la vie ne se résume pas au Voiture-Boulot-Télé ou couche-culottes.
Je vous assure que ce n’est pas toujours facile mais prendre sa vie à bras le corps c’est un défi qui me parait celui du courage et de la lucidité.

Si vous faites partie de la deuxième catégorie je vous invite au voyage, celui-là non organisé

Commentaires

Ce qui se passe à Gaza est une honte pour l'humanité entière; toutes les dernières guerres du siècle en cours ne sont-elles pas suffisantes? nos "hommes" ne l'ont-ils pas encore compris?
Le Général de Gaulle a dit:
• Les exigences d'un grand peuple sont à l'échelle de ses malheurs...
• Le patriotisme, c'est aimer son pays. Le nationalisme, c'est détester celui des autres...
• On s'est aperçu qu'il n'y avait pas de montagnes entre l'Angleterre et la France ; il y a seulement un canal. (que dire entre Palestine et Palestine) ?""

Ecrit par : amortrk | 17.01.2009

Palestine
je ne te connais que de nom, mes yeux ne parcourent que des photos de deuil, de pleurs, de crimes et de sang
Palestine ton chant martyr résonne comme un chant d'espoir, sans cesse depuis un demi siècle au moins
Palestine, j'ai honte du silence des intellectuels Français si prompts à déclamer ici et là pour des causes qu'ils voudraient sublimes. Tes enfants arrachés à la vie ne semblent pas compter pour eux
Nul tribunal, nulle défense
Des cris dans la nuit,
Palestine, l'olivier de la paix te va pourtant si bien

Ecrit par : Jean-Paul VOLLE | 20.01.2009

Bonjour,

Je sens la nécessité de préserver les tenues traditionnelles, via la photographie, la peinture, le pastel comme tu le fais.

Ecrit par : Hope | 21.01.2009

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