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27.04.2008

Arte de belles découvertes, Art et Musique

J'ai redécouvert la chaîne ARTE depuis quelques semaines. En général, je regardais sur cette chaine, depuis qu'elle était diffusée au Québec, certains films: les Almodovar, les Altman ou les grandes fresques russes. Or, depuis que je voyage pas mal, je suis beaucoup moins en train de me mettre devant le petit écran. A part Canal Plus en décodé, le midi quand je déjeune rapidement. Je travaille chez moi et je m'oblige à quelques pauses essentielles; je me suis mise depuis mon retour de Med-allia à grignoter le magazine CHIC, 26 minutes à 13h30, l'heure à laquelle je m'astreins à sortir la tête de mon ordinateur pour une assiette de crudités-taboulé, un morceau de fromage de chêvre souligné d'un verre de Cabernet-Sauvignon australien ou américain, le tout assaisonné d'un café moka expresso fait exclusivement d'Arabica d'Éthiopie et d'un carré de chocolat noir puissant en bouche. Une pause d'Épicurienne raisonnable et je zappe de Canal Plus vers ce magazine CHIC...un peu de frivolité à l'heure du repas m'apporte ma ration de détente et de rires. De temps en temps, un reportage me passionne et ce fut le cas mardi dernier avec le reportage sur une ville chinoise dont j'ignorais l'existence, Dafen.

Présentation du reportage par ARTE sur son site Internet:
Tendances » : Les peintres de Dafen
ec5f357139213f291fece402c187842c.jpgChic vous emmène en Chine, visiter le plus grand atelier du monde. Dans le village de Dafen, on reproduit à la chaîne les chefs-d’œuvre de la peinture. Une véritable industrie, qui génère près d'un milliard de dollars par an. Au départ, le faible loyer des appartements était le seul attrait de l’endroit. Mais avec les années, le village a gagné en notoriété, grâce à une clientèle répartie dans le monde entier, qui commande toujours plus de Cézanne ou de Picasso à moindre coût. De quoi susciter des vocations, quand on sait qu’un peintre de Dafen gagne dix fois plus qu’un ouvrier agricole


Ce petit voyage dans une Chine industrieuse et globalisée est une expérience étonnante et qui vaut de regarder ce reportage avec un oeil averti: non seulement on peut être soufflé par le talent et la vitesse de réalisation d'œuvres à la chaine qui vont peupler les Wall Mart du monde entier, copies vendues Hand-Made, et qui dans certains cas ont été réalisées grâce à un procédé ingénieux de photocopie laser en toile de fond, puis retouchés à la main par le jeune artiste...mais aussi par l'audace d'un jeune français issu de l'immigration qui n'a pas eu peur de quitter la France il ya deux ans pour monter une entreprise de copies Haut-de gamme et fabrication de cadres d'une qualité remarquable à des prix très inférieurs à ceux exorbitants pratiqués en France. Ce jeune chef d'entreprise s'appelle Khaled Feki et il parle déjà le chinois avec aisance...bravo. Son entreprise Epsilon art frames me paraît une excellente idée, soutenue évidemment par l'Internet puisqu'il communique avec ses clients sur la "Toile" virtuelle.d2f550f3964b38ad13a96ebbbce457f9.jpg

Hier soir vers 23 heures, j'ai découvert un magazine musical d'une qualité extraordinaire... j'ai adoré... car pour une fois ce n'est pas de la bouillie déversée à longueur d'ondes, mais de vrais artistes avec un talent inouï, une passion pour la musique et la voix, de vraies personnalités aux parcours intenses et que je découvrais pour la première fois. Un seul m'était connu, le créateur de l'émission Manu Katché, l'excellent percussionniste classique devenu le jazz man que l'on connait, mais aussi le drummer de Peter Gabriel dans l'Album "So", une consécration internationale avec ce monstre sacré du Pop-rock.

Manu Katche sur My space


Et hier soir, la découverte d'une facette de Manu Katché qui le fait citoyen d'honneur de ma "Constellation nomade".


Écoutons-le lorsqu'il parle de sa nouvelle émission sur ARTE, One Shot More, diffusée dans 15 pays, depuis peu.

Moi qui me sens très européen – j’ai joué avec des Croates, des Italiens, des Allemands, des Polonais, etc. –, je suis fier de faire cette émission pour une chaîne européenne, diffusée dans quinze pays. Car la musique ignore les frontières.
L’idée est de faire de ce plateau un lieu de vraies rencontres. One shot not se veut d’abord un brassage de genres et d’êtres humains. Tout est filmé de A à Z. On voit aussi bien le plateau que le technicien qui n’obtient pas le retour qu’il cherche, les secrets de fabrication, les tensions… Une démarche à rebours du côté “paillettes” généralement montré à la télévision. Des images d’archives retracent les carrières des artistes invités. Nous tournons aussi des séquences en amont. Pour cette première, je vais à la rencontre de Bryan Ferry. L’intérêt : écouter et (re)découvrir ce monsieur de 62 ans, qui a marqué la pop depuis Roxy Music. Pas à travers le single de son dernier album, mais par exemple en revenant sur Slave to love. Tout est permis !


Parmi ses invités, deux femmes m'ont interpellée, Camille et Morley dans des registres très différents mais avec en commun une qualité vocale et un appétit musical doublé d'une énergie à défendre la participation mais aussi les textes...

624bb7841dcadfd2f6237eed58e7b572.jpgMorley
Sensuel et poétique, l'univers musical de cette jeune femme au teint diaphane est nourri de ses engagements de citoyenne du monde. Doucement folk.
L'album de Morley, Seen, est sorti en janvier 2008 chez Polydor.

d5c6b9664e695715936f3653b548de89.jpgCamille
Véritable ovni sur la scène musicale française, Camille a tissé en deux albums (Le sac des filles et Le fil) un univers poétique à la fois grave et ludique. Dans de drôles de comptines rythmées par des beat box, ponctuées de cris, de murmures et de choeurs, elle dit avec humour ses obsessions, ses blessures d'enfance et ses chagrins d'adulte.
Le nouvel album de Camille, Music hole, sort le 7 avril chez Virgin.



 

J'ai été séduite par un groupe Ben Brothers, par la voix rauque incroyablement modulée du chanteur qui manie les aigüs et les graves dans la plus grande tradition pop anglaise...je d399fca37218b7ab4a92627d181576ad.jpgsuis fan

Ben's Brother
Quelque part entre Sam Cooke, Elton John ou Rod Stewart, Jamie Hartman (le frère de Ben, c'est lui) possède un style et un timbre véritablement uniques.
L'album de Ben's Brother, Beta Male Fairytales, est sorti en février 2008 chez Virgin


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