18.10.2006

Quand on reparle des banlieues et de la pauvreté en France.

medium_MINISTERE_INTERIEUR_REUTERS.jpgPrès d’un an après les grandes émeutes de l’automne 2005, le temps est au bilan.

La télévision comme les journaux rapportent les tensions renaissantes dans les quartiers dits sensibles : Sur Yahoo, je lis ce matin «  Les quartiers sensibles ont été le théâtre de plusieurs incidents ces dernières semaines. Vendredi soir à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), un policier a été blessé lors d'affrontements avec des jeunes armés. D'autres agressions ont eu lieu récemment à Corbeil-Essonnes (Essonne) et aux Mureaux (Yvelines). »

Ainsi nous prenons la mesure du problème non résolu de la concentration de la pauvreté dans des zones urbaines déshéritées. 

Il existe pourtant des actions positives qui sont insuffisamment connues car insuffisamment médiatisées.

Le 16 octobre pourtant, je suivais comme téléspectatrice une séquence présentée au journal de TF1 par l’infatigable Patrick Poivre d’Arvor sur le thème du Sport comme outil d’intégration pour les jeunes des banlieues. Ce reportage avait pour mission de faire une rupture avec les discours négatifs afin de redonner confiance aux jeunes gens des cités.

Le reportage très court mais convaincant faisait état de l’existence d’une association depuis 2002 dans la ville du Havre qui avait réutilisé une piscine désaffectée pour la transformer en un ring de boxe sur lequel les jeunes issus des communautés apprenaient à reprendre confiance et retrouver une estime de soi afin de trouver leur place dans le monde du travail et ainsi dans la société.

Comme je ne prends pas des notes quand je regarde la télé surtout quand je suis chez mes parents, j’ai dû aller revisonner l’émission sur le site de TF1 pour retrouver le nom de l’Association et faire ainsi une enquête sur Internet dont je vous livre ici quelques compléments ;

L’association s’appelle Emergence. L’initiateur de ce projet est un certain Allaoui Guenni (il parle d’ailleurs au début du reportage), président de l’association qui fait partie du réseau français Fais-nous Rêver.

medium_logo_10_ans.jpgSur le site Internet de la ville du Havre on peut lire « Nous comptons aujourd’hui 700 adhérents dont 245 femmes, aux origines éthnique, sociale et géographique diverses. La mixité fait partie de nos valeurs ». Et d’apprendre «nous avons passé des conventions avec des entreprises locales afin d’offrir un avenir professionnel aux jeunes qui s’entraînent chez nous. A ce jour, ils sont 98 à avoir décroché un cdd, un cdi ou un travail intérimaire ».

Dans le reportage d’ailleurs deux exemples de réussite professionnelle étaient montrés, le premier celui d’un chauffeur d’autobus et l’autre travaillant pour EDF-GDF.

Ainsi dans toutes les régions françaises se développent des activités similaires qui fondent la réussite sur le sport. Je vous engage à lire la brochure de l’Agence pour l’Education par le Sport

 

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