30.05.2009
Partir
S'il vous prenez l'envie de refaire votre vie, parce que vous voyez que le temps passe et que votre compagne ne vous accorde plus autant d'intérêt ou que votre compagnon ne partage plus vos passions et que peu à peu s'installe le ronron d'une petite vie qui ne vous exalte plus. Que feriez-vous ? Ne me dites pas que cette question ne vous a jamais effleuré ? Je suis sure que certains soirs, au fond de votre lit, vous regrettez le temps qui passe et soudain, parce que vous approchez la quarantaine ou que vous venez juste de la dépasser, vous avez du mal à vous dire que tout va rester ainsi jusqu'à votre retraite. Là l'épouvante vous saisit et cette nuit-là vous décidez de tout remettre en question.
Ce tournant décisif de votre vie va vous conduire vers les aventures les plus folles car elle va tout d'abord vous donner un second souffle, vous obligeant à vous remettre en question. Elle vous laissera une douce impression de liberté et pour certains elle vous conduira à vous retrouver rapidement le ou la nouvelle partenaire de votre vie. Pour d'autres un célibat aux aventures multiples et toutes plus insipides vous laissera dans une infinie solitude, à tel point que vous pourriez regretter l'ancienne quiétude ennuyeuse, mais si confortable.
Bien entendu, lorsqu'on choisit de quitter l'Autre, on est dans l'action et il est souvent grisant de remettre à plat ses anciennes habitudes pour s'en forger de nouvelles. Les familles reconstituées si nombreuses sont le reflet de ce constat du mitan de la vie... Comme l'homme possède un instinct grégaire, il reconstruit généralement une deuxième famille...vous êtes-vous jamais posé cette question d'adopter les enfants d'une autre ? De vivre dans un nouveau décor totalement éloigné de tout ce que vous avez connu jusque là ? Avez-vous-même songé à changer de pays et de langue...Partir...Partir...Voyage...Voyage
Peu d'entre nous n'ont assez de cran ou de folie, selon les points de vue, pour une telle échappée! D'ailleurs celui qui est tenu par des enfants, rivé à un lieu, une école ou des parents âgés se risquera moins facilement à cette dérive. Il y aura toujours les baroudeurs et les aventuriers de tout sexe qui quitteront à tout moment le port, mais ceux-là ne sont bien que dans le mouvement, dans l'ailleurs incapables d'affronter réalité et responsabilité.
Celui qui est abandonné, laissé pour compte ne comprend pas tout de suite la chance qui lui sourit car c'est même plutôt le contraire qu'il perçoit. Lui ou Elle n'avait pas envie de se remettre en question et vivait finalement bien cette quotidienneté que vous teniez pour banale et morose comme un bonheur tranquille. Une fois passé le choc de la rupture de cette séparation inenvisagée car inenvisageable, le délaissé comme l'abandonnée sont contraints de se repositionner par rapport aux autres, à réapprendre à séduire, à se retrouver dans les bras d'une autre ou d'un autre, à oser à nouveau le regard d'un étranger ou d'une étrangère. Une porte se ferme malgré vous et bien sûr une autre s'ouvre...
L'expérience prouve que la vie de nos jours ne nous contraint pas à la solitude, que les occasions de rencontres sont démultipliées par les nouveaux usages sociaux d'Internet et que des sites comme Facebook empêchent bien des gens de sombrer dans une dépression profonde après un choc affectif. Après une rupture non souhaitée, il n'est pas rare de voir celui qui a été plaqué refaire sa vie plus rapidement et avec plus de bonheur que dans sa précédente union.
Je trouve que toute rupture, même la plus poignante, nous fait progresser : dans la connaissance de soi en premier lieu, car nous n'avons plus ni d'écran ni de miroir...et dans la connaissance des autres, tous les témoins de notre chagrin. Pour se reconstruire, il faut du temps et de la patience, du courage et du sang froid pour ne pas céder à la panique première de l'inconnu, de cette incertitude dans laquelle on tombe forcément au début. Et puis la chance tourne forcément en notre faveur, un jour ou l'autre ; parce que ce jour-là on réalise que le petit vendeur de journaux vous sourie, qu'un merle est venu vous rendre visite dans votre jardin et que la nouvelle voisine est si jolie... Alors la vie reprend son cours et le monde se recompose sous vos yeux !
La clé pour retrouver le bonheur perdu, c'est de regarder autour de soi ; car la vie ne peut et ne doit pas s'arrêter à une seule personne.
Partir Partir
Même loin de quelqu'un
Ou de quelqu'une
Même pas pour aller chercher fortune
Oh partir sans rien dire
Vivre en s'en allant
Chanson de Julien Clerc
11:06 Publié dans Femmes, IMMIGRATION, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie, psychologie, couple, crise, voyage, séparation
25.05.2009
Bilan depuis ma réinstallation à Tunis fin janvier 2009
Alors que les marchés économiques sont en berne, je tente de survivre professionnellement, en pleine tourmente, dans un monde qui marche sur la tête. Tous les jours un peu plus, ma petite vie d’Ulysse en jupons m’apporte son lot de déceptions, mais aussi de moments de gentillesse, de très petits bonheurs presqu’inaperçus et qu’on pourrait croire inaccessibles. Discuter avec le vendeur de légumes m’enchantent, non pas pour le contenu de ces mots échangés, mais par le regard souriant de cet homme, né à Jendouba et qui, un soir que j’étais visiblement fatiguée et trop chargée, m’a aidée à porter mes paquets jusqu’à l’ascenseur de mon immeuble.
Car, oui j’ai quitté ce que beaucoup de personnes recherchent, la petite maisonnette au fond d’un parc à Hammamet, pour retrouver mes marques en ville et habiter dans une résidence du nord de Tunis, un immeuble de standing dans un quartier qui ne dort jamais avec ses néons et ses fêtards, un quartier jeune, branché et qui vibre aux cris des supporters des équipes de foot. Oui la Tunisie n’existerait pas sans son football… Et moi je m’amuse de voir toutes les semaines ces hordes de jeunes avec leurs fanfares, leurs hymnes et leurs maillots qui exultent sous mon balcon…La rue Hedi Nouira est sans doute la plus animée en ville, mais je l’adore…Je suis seule la plupart du temps chez moi et je m’aperçois combien cet effervescence, cette jeunesse non seulement me tient compagnie, mais me dynamise. Je suis transformée. Car c’est vrai, je ne peux le nier, je déteste la solitude et le calme qui sont pour moi les ferments de l’angoisse. Ici je passe mon temps dans mon bureau appartement ou de l’autre côté de la rue, à la Phalène, un salon de thé qui possède deux vertus essentielles, un cadre vraiment cosy et un accès Internet permanent… Il a de plus une valeur suprême, il est fortement climatisé et en ce début de saison caniculaire…vous ne vous imaginez pas combien c’est merveilleux…depuis une semaine j’en ai fait mon deuxième bureau.
Après une période un peu difficile en février, durant laquelle j’ai dû prendre en charge ma santé et me reposer car j’étais extenuée, je retrouve non seulement un appétit de vivre mais aussi le goût de créer à nouveau. L’ouverture de Castorama, non loin de chez moi, vient de me donner un grand bonheur : j’ai pu enfin me racheter un chevalet (le troisième, tout un symbole…j’entame ma troisième vie…) et des toiles. J’étais si contente que je parlais à tout le monde dans le magasin, du moins à tous les employés…et même au directeur commercial de la chaine. On m’a souvent reprochée au Québec de prendre trop de place…Combien de fois mon Directeur de Thèse ne m’a-t-il suggéré de faire low profile et bien, figurez-vous que je revendique ce côté too much de ma personnalité, parce que je suis authentiquement un personnage qui ne passe pas inaperçu. Si j’étais si mal dans ma peau au Québec, c’est que j’étouffais littéralement, je n’étais pas à ma place dans cet enfer blanc, glacial et trop ordonné. Car oui j’aime le fouillis, l’esprit souk, les odeurs, les cris et les sirènes…finalement c’est ça pour moi la VIE. D’aucuns diront, c’est le stress, c’est vrai …il me convient…Les psys qu’en pensez-vous ?
Alors ce retour au pays de mes origines, dans un moment où la Tunisie est en pleine transformation, dans une course pour se hisser au niveau des pays occidentaux me semble une grande chance. Après tout, ma situation personnelle après mon départ de Montréal il y a près de trois ans avait pris une tournure catastrophique : vol de mon déménagement, déception à l’arrivée en France, séparation de mon mari non désirée…plus de travail aucune part…plus d’horizon clair fin janvier 2008. Seize mois plus tard, je rebondis. Je négocie en douceur un nouveau virage…j’ai des projets clairs et je me sens bien dans ma tête car je me dis que j’ai beaucoup d’atouts dans mon jeu : j’ai accumulé une expérience internationale énorme, j’ai toujours vécu la tête haute, je peux me regarder dans un miroir et me dire que chaque abandon ou chaque échec ont un sens et m’aident à mieux me comprendre. Je crois à la nécessité d’affronter des épreuves et que la vie est encore plus belle quand on arrive à surmonter ces difficultés…on en ressort plus fort.
Il y a quelques jours, j’ai appris la mort accidentelle d’un collègue français du département de géographie de l’UQAM. Il allait avoir 44 ans et cela a été un vrai choc… Je me souviens encore de notre dernière discussion dans son bureau qu’il quittait alors, las de l’hostilité des personnes rencontrées au Québec. Je me souviens de son envie de retourner en France, de son incompréhension envers une société d’accueil qui l’ignorait… Et puis, il est retourné en France où il poursuivait une fort brillante carrière jamais interrompue et le destin a voulu que cette route s’achève si jeune… Je me suis souvenue qu’il avait plusieurs enfants et que ce drame est atroce pour ces jeunes orphelins. Une fois de plus, avec encore plus d’acuité, j’ai pensé qu’il fallait savourer tous les petits moments de la vie, les plus simples, les plus insignifiants…j’ai le sentiment qu’il faut dire son amour aux gens qu’on aime et que l’instant est la chose la plus précieuse et qu’il nous faut apprendre à le savourer…cet instant … avant qu’il ne soit trop tard.
Cette pensée m’accompagne depuis et je me sens sereine.
22:21 Publié dans Femmes, TUNISIE, Voyage | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
16.04.2009
I Have Fantasies Of You
Pour les amoureux de la langue anglaise, pour les amoureux de l'amour...
I Have Fantasies Of You
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| I have fantasies of you |
Ce poème est dédié à un ami américain qui m'a fait connaître l'expression et du coup a aiguisé ma curiosité légendaire.
11:40 Publié dans Blog, Poésie, TUNISIE, USA, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fb, tunisie, californie, santa-monica, tunis
25.03.2009
Atef El Atifi, pionnier du Cinéma romantique en Tunisie
Atef El Atifi, pionnier du Cinéma romantique en Tunisie
Lors d'une émission culturelle en plein Tunis, j'ai fait la connaissance d'un jeune auteur-réalisateur tunisien Atef El Atifi. Dès le premier regard, on sent vibrer une âme romantique et un amour pour le cinéma, dès les premiers échanges. Atef , beau ténébreux, vit sa passion pour l'écriture cinématographique depuis quelques années et nourrit un rêve, celui de créer une voie différente, celle du cinéma romantique en Tunisie.
Sa vision du romantisme s'éloigne de l'image habituelle d'un cinéma « à l'eau de rose », où tout n'est que rêve ; il se défend également de voir dans ce romantisme une vision négative dans laquelle la passion amoureuse se transforme toujours en obstacle. Atef El Atifi , lui, veut mettre l'accent sur une conception où le romantisme est un moteur et une force qui permettent à l'individu de se forger un Destin.
Son inspiration tire sa source dans ses relectures de Fréderic Nietzsche et de Jean Paul Sartre. Il est aussi nourri des Grands noms du Cinéma italien, comme Fellini, Pasolini ... Il accorde une place particulière au cinéaste syrien récemment assassiné, Mustafa El Akad. Enfin, les personnages de ses films atteignent une épaisseur réaliste grâce à sa formation initiale en psychologie.
Dans son premier documentaire de création, TARATATA, Atef El Atifi veut montrer les paradoxes entre Orient et Occident, entre le Moi et l'Autre, entre ces deux formes d'humanités qui tantôt veulent se surpasser et se rapprocher de la divinité et tantôt retourner dans les profondeurs de l'animalité. Il propose une vision critique de la violence insidieuse exercée sur les enfants par les actes violents dont ils sont témoins lors des fêtes de « Zaouia ».
Dans Sous l'embargo, son deuxième documentaire, Atef El atifi insiste sur cette mémoire visuelle des actes violents consommés par les enfants au travers des films d'action projetés sur les chaines de télévision ainsi que l'usage des jeux vidéos dans ce monde de plus en plus virtuel. Il veut alerter la société sur les méfaits de cette mémoire puisque les enfants reproduisent cette violence au détriment de leur vie et de celle des autres.
Dans son premier court métrage de fiction intitulé Tapis Rouge, Atef El Atifi exploite pour la première fois son concept de romantisme. Dans ce film, une histoire d'amour entre deux photo-journalistes qui se rencontrent en pleine guerre, les protagonistes rêvent de réaliser un scoop et de se retrouver ensemble sur le Tapis rouge d'un festival de presse. Mais la réalité les rattrape et les bombardements achèvent le rêve sur le Tapis rouge.
Son prochain film sera « Rendez-vous au Paradis ». C'est l'histoire de Nidhal, un jeune Tunisien qui vient de se faire rejeter par sa fiancée parce qu'il est pauvre. Il décide alors, pour changer le cours de son destin et se venger de la belle, de devenir opportuniste. Au hasard des rencontres, il fait la connaissance d'une femme italienne Rosa , d'origine tunisienne qui revient dans le pays de sa naissance. Il décide alors de la séduire pour profiter de sa générosité. Mais Nidhal est pris au piège de l'amour et de la mort annoncée de Rosa. Atef El Atifi développe pleinement dans ce scénario sa vision du romantisme.
Je vous laisse découvrir ce jeune talent et vous convie à l'encourager à poursuivre sa carrière pour le grand bonheur des cinéphiles.
Martine Geronimi , PhD
10:51 Publié dans CULTURE, TUNISIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie cinéma, jeune, talent
02.03.2009
La destruction créatrice
La destruction créatrice
Détournant le concept de Schumpeter et l'appliquant à ma propre vie, je trouve cette expression pleine de sens. L'artiste aime la ligne brisée et vit souvent un équilibre dans un déséquilibre. Vivre c'est se mettre en danger, c'est ne pas être contraint par la routine, ce fameux train-train quotidien. Dans un moment où toutes les certitudes fléchissent, les mieux adaptés sont ceux qui avaient par leur esprit conquis un certain détachement. L'écriture donne cette force-là. La rupture amoureuse donne aussi une créativité renforcée par le sentiment de manque et la souffrance. Depuis quelques jours je n'arrête pas d'écrire...les sentiments contradictoires créent un nouveau souffle, une inspiration...
Alors j'ose encore écrire:
Le vacarme de tes yeux
Assourdit ma mémoire
L'éclair de ton refrain
Chante dans mon miroir
La lumière de ma prison
étreint tous nos espoirs
Le tintamarre de ton vide
Éblouit notre histoire
L'absence est création
et comble le désespoir
Nota bene: pour mes amies et amis, ne pas prendre à la lettre tout ce que j'écris, les mots sont un prétexte à un plaisir indicible, celui de les agencer...la poésie se lit et s'écrit à haute voix et j'en éprouve le rythme et les sonorités...je me libère et suis beaucoup mieux une fois, la dernière ligne posée.
22:59 Publié dans Femmes, Musique, Poésie, TUNISIE, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.02.2009
Malentendus
Je veux plus de ces amours cachées parce qu'elles se vivent dans le déséquilibre perpétuel...je sais qui je suis, j'ai le sentiment que lorsqu'on aime, les différences ne comptent pas et, seule, la sincérité doit guider notre chemin. Mais dans notre monde, où que je sois, je ne trouve que mépris, abus et mauvais esprit...l'amour est vénal ou trop souvent se cache sous le masque de la bienpensanse. Et pourtant...
Amour Passion : malentendus
UNIQUE je suis
Et telle veux être vue
Et telle veux être aimée
UNIQUE et reconnue
A ton bras, adulée
Dans mon lit, vénérée
Fière de ton regard
Libres face à la foule
Débarrassés des contingences
Admirés et heureux
Enviés et radieux
Se moquant de l'ignorance
Libres face à la houle
Fier de mon regard
A mon bras, admiré
Dans ton lit, passionné
Uniques et reconnus
Tels je veux nous AIMER
Je veux plus de ces amours cachées parce qu'elles se vivent dans le déséquilibre perpétuel...je sais qui je suis, j'ai le sentiment que lorsqu'on aime, les différences ne comptent pas et, seule, la sincérité doit guider notre chemin. Mais dans notre monde, où que je sois, je ne trouve que mépris, abus et mauvais esprit...l'amour est vénal ou trop souvent se cache sous le masque de la bienpensanse. Et pourtant...
08:28 Publié dans Femmes, Souvenirs souvenirs, TUNISIE, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, poésie, amour, aimer, passion
04.02.2009
LOVE Difference, une initiative de paix
LOVE Difference, une initiative de paix logo.gif Love Difference : un mouvement artistique pour une politique interméditerranéenne Traduction Martine Geronimi Parce que des différences culturelles sont une valeur. Parce que par l'art il est possible de contribuer ... Read Moreà une transformation responsable de la société. Parce que nous activons les projets artistiques qui promeuvent la rencontre et le dialogue parmi les différents. pays de la Méditerranée "Love Difference est un Mouvement Artistique pour une politique interméditerranéenne qui a pour but d' apporter l'amour là où le conflit tragique surgit entre les Peuples et lkes Cultures" Michelangelo Pistoletto Love Difference une association à but non lucratif établie en juin 2002 par Cittadellarte - Fondazione Pistoletto ensemble avec des institutions internationales, des centres culturels, des chercheurs, des conservateurs et des artistes. Il compte actuellement 650 membres. L'objectif de l'Association Love Difference est de développer des projets créateurs de dialogue stimulant entre les peuples de contextes culturels, politiques et religieux différents et construire un réseau solide entre ceux qui veulent se rencontrer et résoudre des questions sociales par l'art et la créativité. Love Difference a gagné le Prix d'Evens pour l'Éducation Interculturelle 2005-06 pour son approche créatrice, interdisciplinaire incitant à la transformation responsable de la société en fondant un un réseau international pour étendre un nouveau modèle pour l'intégration culturelle par l'art et la créativité. Love Difference promeut et appuie : des Projets Créateurs pour une Société Interculturelle, un Réseau de Connaissance Libre(Gratuit), des Ateliers pour Activateurs Interculturels; Conventions, Rencontres, Séminaires, Concerts, Fonctionnement, expositions, autour de la Méditerranée, Mers du Monde. Les initiatives de Love Difference sont issues d'une approche créative interdisciplinaire. Elles sont innovatrices, transparentes, durables et participatives. UNE INITIATIVE ITALIENNE SI CELA VOUS INTERESSE Love Difference - Not for profit Association co. Cittadellarte-Fondazione Pistoletto via Serralunga, 27 - 13900 - Biella - Italy email: info@lovedifference.org En Tunisie fondation qui représente cette association DAR BACH HAMBA 9 Rue Bach Hamba 1000 - Tunis - Tunisie Tel/Fax: +216 71325115 fondationorestiadi@wanadoo.tn A vrai dire, je ne connaissais pas du tout cette association car elle n'est pas connue au Canada pays dans lequel j'ai vécu depuis 1994 jusqu'à ce que je décide de revenir tenter ma chance auprès de mon pays de naissance et des racines familiales sicilo-corse-tunisiennes... Alors voilà en faisant une recherche cet après-midi ce que je découvre...moi qui suis branchée par passion sur les Arts... bledi-3.jpgEX DE PROJET PROMU PAR LOVE DIFFERENCE: BLEDI UN DOCUMENTAIRE SUR LA COMPLEXITE DE LA VIE ALGERIENNE REALISE PAR UN JEUNE ARTISTE REALISATEUR FRANCO ALGERIEN KA
09:17 Publié dans CULTURE, POLITIQUE, TUNISIE, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : italie, mediterranee, paix, tunis, tunisie
17.01.2009
Palestine anti-poésie
Palestine meurtrie,
Palestine endolorie,
Palestine ton cri
N'arrive plus dans nos vies
a soulever nos esprits
Pourquoi pourquoi pourquoi
nos yeux sont taris
et cette paralysie
devant ces victimes
de Palestine
M.Geronimi
A la veille d‘un cessez le feu unilatéral. dit-on aujourd’hui, samedi 17 janvier, je me réveille comme tous les jours et je regarde France 24 depuis ma tanière d’Hammamet.
Depuis le début de l’année, je n’ai pas eu envie d’écrire…
Chaque année depuis deux ans, le début d’année m’avait apporté détresse et désarroi :
- en janvier 2007 j’avais appris que toutes mes affaires incluses dans mon déménagement entre Montréal et Paris avaient disparu. Je perdais ainsi l‘intégralité de mes douze ans passés au Québec, à savoir toutes mes toiles peintes durant le séjour, l‘intégralité de mes documents papiers de recherche sur Québec et La Nouvelle Orléans, la totalité de mes 300 livres, l’ensemble de mes CDs Jazz et Classique sans compter les bibelots et autres pièces que je ramenais…mais le pire ce sont toutes les photos avant le numérique, toute ma vie évaporée… une petite mort…
- en Janvier 2008, mon conjoint québécois depuis 1994 m’annonçait simplement et très élégamment à Roissy à ma descente d’avion d’un séjour de travail de 5 jours en Tunisie : j’ai pris une décision, je te quitte Martine. Un véritable tsunami affectif pour moi qui s’est soldé par une séparation, puisque nos vies ne pouvaient plus suivre le même chemin. On ne peut forcer aucune personne à vous aimer.
En ce début d’une année triste car endeuillée par cette guerre sale et médiatisée à outrance sans intervention efficace des voyeurs et en attente des décisions du géant américain et de son nouveau Président, le très espéré Obama, je fais profil bas. Je me demande ce que l’avenir nous réserve encore à la fois professionnellement et personnellement. La crise boursière et financière a mis à mal depuis septembre toutes les économies et les investisseurs se font plus rares, soit qu’ils sont ruinés ou qu’ils sont dans une situation de retraits et d’attente prudente voire de repli.
L’heure est à la réflexion et au repositionnement au niveau des valeurs indispensables. L’honnêteté n’est pas toujours une valeur essentielle dans le milieu des affaires et pourtant je la revendique parce que face à tous les indélicats (des hommes en général) que je rencontre sur ma route, c’est une force indéniable et je peux le proclamer haut et fort : je suis incapable de m’associer avec un partenaire que j’ai pu tester et qui est soit perfide soit incompétent. Et je suis sure que mes clients sauront faire la différence car mon service, qui bien entendu s’est affiné en prenant le temps de connaître encore mieux la Comédie humaine, pourra se développer pleinement, une fois la tourmente passée. Je suis optimiste de nature.
Mes valeurs sont fortes, je soutiens comme vous le savez toutes les initiatives culturelles et patrimoniales, l’alliance nature et culture, la cause des femmes. Je suis foncièrement pacifiste et je crois que la femme est le meilleur de l’homme car elle lui apporte une qualité primordiale qui lui manque : l’intuition.
Vous savez ces mois de solitude, cette vie de célibat forcé, me font plonger jusque dans mes limites les plus intimes. Le stress est majeur par moment et se traduit par des malaises physiques. J’apprends combien je suis foncièrement urbaine, comment je déteste être seule dans une maison retirée où j’entends les chiens errants hurler toutes les nuits au milieu des oliviers et les coqs vociférés à tue tête…seul l’appel du Muezzin au loin arrive à me calmer au petit matin et les images de guerre lorsque j’ouvre ma télé satellitaire ne viennent pas à mon secours, non plus.
Les déceptions se sont accumulées et je dois dire que les appels à la prudence de toute part ne sont pas vains. Je pourrais écrire des tonnes de nouvelles qui raconteraient telle ou telle mésaventure arrivée ici mais à quoi bon…il existe deux types d’être humain, une majorité casanière et pusillanime et dont la vie est un long fleuve tranquille, une minorité foncièrement aventurière allant jusqu’â l’excès et qui a envie de prendre des risques quitte à perdre, pour mieux rebondir…alors les appels à la prudence sont donnés par les premiers et écoutés parfois par les seconds qui ne veulent pas en tenir compte.
Si vous aimez avoir des émotions et mettre votre vie en danger alors sortez de France ou du Canada et frottez-vous à la vraie vie, pas celle des expats à la cage dorée…non une vie sans filet, une vie d’entrepreneur… au moins quelques temps pour retrouver votre moi intime, pour connaitre finalement ces limites qu’on ignore de soi, celles qui vous font comprendre que vous existez vraiment que la vie ne se résume pas au Voiture-Boulot-Télé ou couche-culottes.
Je vous assure que ce n’est pas toujours facile mais prendre sa vie à bras le corps c’est un défi qui me parait celui du courage et de la lucidité.
Si vous faites partie de la deuxième catégorie je vous invite au voyage, celui-là non organisé
10:20 Publié dans Femmes, Guerre, Souvenirs souvenirs, TUNISIE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : palestine, guerre, tunisie, hammamet, crise
























