31.12.2009
Bilan personnel de 2009-420e note
Madhia Lever du Jour Août 2008, ma photo
2009, une année de rencontres, ma première année de vie en célibataire...ma première année sans sortir de la Tunisie...
Une année de remise en question sans complaisance ;
Une année où ma naïveté naturelle en a pris un coup dans un pays où être candide est un grave défaut !
Une année riche en émotions personnelles où j'ai dû réapprendre à gérer le moindre détail d'une existence en solo.
Une année où je me suis découverte intolérante, agressive voire même violente...dans des circonstances provocantes.
Les facettes de ma personnalité se sont aiguisées au contact de la cupidité, du mensonge et de la malhonnêteté...rencontrés deçi delà...
J'ai eu la chance d'être très protégée dans mes existences passées et donc je n'étais pas forcément armée pour cette nouvelle vie...une femme seule en Tunisie...sans famille...et seulement armée de quelques amies...
J'ai compris que j'avais une bonne dose d'inconscience et finalement de courage...et puis j'ai trouvé de belles personnes...doucement.
Mon plus grand défaut, je le connais, et je ne suis pas la seule...mais je l'avoue ce n'est pas une excuse, est que je mélange trop souvent amitié et travail....Je dois apprendre à penser «Zéro sentiment » dans les transactions de business. C'est un souhait salutaire pour 2010 car j'ai appris en fréquentant de près mes amis tunisiens...que la vie ici est transactionnelle au moins autant qu'au Québec. Il est toutefois très difficile quand on débarque sans filet dans un nouveau pays dont on ignore la langue des petits métiers et de tous ceux qui ne sont pas allés à l'université ou à l'étranger, c'est-à-dire une majorité, de ne pas faire de gaffes. Je reconnais avoir paru «étrange » à plus d'une personne puisque je n'obéis pas aux codes les plus rigides d'un pays où, certes je suis née il y a bien longtemps, mais qui m'est étranger. Je n'obéis pas forcément aux règles normées de mon statut et de mon sexe...Parce que j'ai une personnalité à la fois sage et rebelle mais toujours imprévisible car emportée par la fantaisie de l'écrivain ; tantôt observatrice d'une réalité qui la dépasse, tantôt actrice de son propre rôle. Ma vie est finalement assez rocambolesque et j'aime la raconter ! Car voilà, je vis ma vie pleinement...comme une artiste qui serait son propre impresario...je vis doublement ma vie. Bien sûr pas tout, mais les moments les plus en relief, sont dans la superficialité des rencontres un moment de paroles...futiles certes mais qui comblent mon besoin de m'entendre parler. Oui c'est aussi un grave défaut, je l'avoue...Je vis dans une leucorrhée verbale qui me rend probablement pénible aux yeux de beaucoup d'hommes...je le sais ! Tant pis pour eux...je prends beaucoup de place et ne suis pas reposante comme ils disent ! Probablement parce qu'ils ne sont pas à la hauteur...qu'ils n'ont rien à dire...car de nature je suis curieuse de connaitre, d'apprendre et de m'enrichir...et je rêve de le faire au contact d'un homme qui pourrait me donner cette réplique qui ne vient jamais !
J'ai encore tant de choses à apprendre...surtout dans le monde arabe...je ne connais presque rien...un pan complet de la science, de l'histoire, de la pensée, de la musique...m'est étranger....sans parler de la langue...alors comme je n'ai plus envie d'aller à l'école parce que j'y ai passé plus de 30 ans...je rêve de connaître cet homme capable de m'initier à cette culture, non pas comme un maître et son disciple, mais comme un ami féru d'Art et de Science, à la double culture bien ancrée...capable de passer de Virgile à Ramadan, d'Ibn Kaldoun à Pasteur, de Kant à Maïmonide...
Bon cessons les rêves inatteignables...je me souhaite surtout pour 2010 de devenir auto-suffisante par mon travail et de rencontrer encore de belles âmes.
Quant à vous, mes lecteurs et lectrices, où que vous soyez une année 2010 remplie de soleil, d'actions constructives, de paix intérieure, de joie simple ou grandiose...de vous sentir bien malgré ce monde autour de nous si morose....Fermer la télé...fermer les yeux ...imaginez-vous transposé dans votre paradis imaginaire et laissez vous aller à la méditation ...c'est souverain...
HD NATURE TV- HAWAII BEACHES - RELAXATION MUSIC VIDEO - PT 3 of 4: MAUI from Greg Voevodsky on Vimeo.
30 Relaxing HD Hawaii Beaches in 30 secs? Count them! from Greg Voevodsky on Vimeo.
A l'année prochaine !
Je vous aime
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14.12.2009
Des nouvelles culturelles sur ma route tunisienne
Il est doux d'écrire une fois qu'un évènement pour lequel on a consacré six mois de sa vie se concrétise. Même si, malheureusement, ce fut un travail de quasi bénévolat...il faut le dire...je me suis lancée imprudemment avec ma fougue inconsciente habituelle dans une aventure exaltante certes, mais qui m'a fait comprendre mes limites: je ne serais jamais une productice d'artistes car je n'ai pas l'assise financière.
Bon comme je ne lache jamais, je vais évidemment jusqu'au bout de mes paroles et je viens d'écrire un article sur Distinctive Women in Tunisia...mon blog de femmes ...qui concerne l'évènement et sa fondatrice pour lequel j'ai eu tant de fil à retordre. Je me suis testée et ai surtout vérifié par l'expérience la fiabilité de mon réseau en Tunisie, la profondeur de mes contacts, la réalité des "amitiés"...la solidité de mon entourage. Le bilan humain de l'opération est correct, le bilan financier beaucoup moins...
Apparemment, je dois apprendre à surtout faire moins confiance...et lorsqu'on vient d'un pays nordique et, en tous les cas du Canada, c'est un frein à la croissance dans un pays du Sud...on peut vite passer pour une idiote crédule et ce n'est pas drôle! Il est certain que les années universitaires et l'enseignement ont émoussé en moi la hargne du vendeur killer... Pour réussir des affaires, on n'a certes pas besoin d'avoir un doctorat...je pense même que c'est un handicap...bref...on apprend à tout âge de ses erreurs...mais bon...une femme seule en Tunisie...c'est pas si facile! Pourtant, je crois toujours à la possibilité de faire ma place dans ce pays...parce que je sais que je peux lui apporter beaucoup de compétence et de savoir faire. Un certain savoir être aussi et plein d'idées...car je suis une vraie boîte à idées...
Cette vie difficile me donne une certaine sensibilité et je me suis mise à écrire pas mal de poèmes ces temps-ci...La vie privée prise dans le remou des affaires...est délicat; je dois également apprendre à gérer le privé et le professionnel; ne pas mélanger les deux est une règle difficile à tenir. Tout se complique quand les affaires battent de l'aile. Enfin j'aurais au moins la satisfaction d'être active...et de montrer aussi que je réalise des actions concrètes...dans un pays que je commence à apprivoiser alors que j'y habite depuis un an et demi, sans filet professionnel et sans structure qui me soutiennent... Pas simple mais je tiens bon ....après tout, la vie peut nous apporter aussi des bonnes surprises...je crois aux rencontres et à ma part de chance même si depuis 2006 le vent a tourné quelque peu....je veux me convaincre que c'est seulement une mauvaise passe...et je m'attelle à l'ouvrage.
Une chose est certaine...je ne veux pas retourner enseigner au Canada et je veux poser mes valises ici...je me suis imposée cette année de rester dans le même appart...je vais même commencer à le décorer...pour m'y sentir totalement chez moi...mais il faut que je gagne plus régulièrement ma vie...Pas simple...Donc je viens de monter avec un copain tunisien une boite d'organisation de séminaires et activités en direction d'un public féminin ici à Tunis...DISTINCTIVE WOMEN AGENCY. Suivant mes idées de 2007 de séjours au féminin...en Tunisie...je reprends ces idées et les rapprochent de mon expérience passée.
Cette prémière activité de lancement d'agence est l'organisation d'un défilé...celui d'Arlette....
22:56 Publié dans CULTURE, Femmes, TUNISIE, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, gammarth, tunis, fashion, afrique, bad
29.11.2009
Hommage à Baudelaire, moi et mon chat
Toi mon gros matou, noir
Je t’ai trouvé perdu sur le boulevard
Et sans y penser tu m’as apprivoisé
Tu refusais mes caresses traitresses
Je te tendais ma douce main, maîtresse
Pour te reprendre dans mes bras blasés
Plus je t’approchais et plus tu te refusais
Mais quand subtilement tu venais te lover
Contre mon sein, je me sauvais
Et tes miaulements en gerbe fusaient
De mille éclats de rire, je te régalais
A sentir ton dépit je me rapprochais
Pour t’entendre à nouveau ronronner
Toi mon beau matou aux poils lustrés
Moutonnant comme vagues au crépuscule
Je me perds dans tes doux yeux et bascule
Dans un infini dilemme car frustrée
Faute de t’amadouer
Je décide de t’abandonner
C’est là que tu te pelotonnes
Comme un minet et me mignonnes
De ta langue tu as fait une arme
Celle de m’ensorceler
Et de te faire rendre l’âme
Sous la fureur de mes baisers
Mais d’un coup tu te rebiffes
D’une griffe tu me menaces
Je me retire… me sentant lésée
De n’avoir pu réussir à te garder
Tu reviendras comme d’habitude
Au détour du chemin vers midi
Chercher le lait de ta plénitude
Et sans un mot, d’un sourire infini
Je te prendrais dans mes bras amis
Tu soupiras d’aise repu et comblé
Tu me laisseras alors… te cajoler !
Mon p'tit démon tu m'ensorcelles
de tes mirettes, l'étincelle
jaillit coquine et infidèle
mais je succombe sous le charme
de ton minois qui me désarme
17:37 Publié dans CULTURE, Femmes, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, amour, joie, comportement, jeu
27.11.2009
Solitude je me rebelle
Toutefois, depuis que je suis en Tunisie, j'ai un problème avec le Temps...car ici je vis à contre temps bien souvent. Le temps des Tunisiens est spécifique ils ne vivent pas un Temps celui de Greenwich et dicté par la Géographie....ils vivent plusieurs temps sociaux et avec une intensité très différente...
Le temps religieux et des traditions dicte la culture et se surimpose à un temps que je dirai plus occidental. Cela me parait très avantageux pour les contemplatifs car finalement cela double les fêtes et surtout les jours fériés par l'accumulation d'héritages diférents...
Vous me direz c'est génial ...plus de temps sans avoir l'obligation de travailler, plus de temps pour sa famille et ses enfants...certes mais pour moi qui suis sans famille ici et qui vit seule...C'est ennuyeux et peut devenir à la longue pesant...J'en ai réellement conscience car mon ordinateur est mon meilleur ami puisque je passe tout mon temps avec lui, pour le travail comme pour le loisir. Et mon ami de coeur lui passe tout son temps avec sa famille comme il se doit dans une société traditionnelle.
Je ne suis surement pas la seule dans mon cas...mais cela est une piètre consolation...etre à contre-temps en permanence ne convient pas à la nature de l'homme...ni même à celle de l'Intellectuel. La vie moderne est un gouffre de solitude en Occident et j'en ai souffert atrocement au Québec...les relations étaient réduites à celles du travail...mais là bas j'avais un compagnon et nous comblions nos solitudes.Je ne vous dis pas que je ne souffrais pas ...loin de là...mais je partageais ma souffrance. Ici je suis exclue...et je se sens que la rébellion n'est pas loin...dois je me trouver un ami européen ou américain libre et seul?
Hormis le temps de la tradition, il y a le temps du Football...ce sport érigé en absolu dicte aussi le temps du travail car essayez d'aller dans une administration ou chez mon imprimeur s'il y a une finale importante..vous ne trouverez aucun homme à leur poste...et ma tranquillité est fortement compromise les soirs de résultat de match car sous mes fenêtres d'Ennasr c'est le concert de klaxons de hurlements chants at autres manifestations bruyantes et bon enfant...Un vrai spectacle... En tant que femme intellectuelle...je vous jure je me sens un peu exclue... mais tout de même amusée et puis avec tout ce vacarme je ne me sens pas seule!
Enfin il y a le temps de la villégiature...qui commence assez rapidement en mai et dure jusqu'en septembre voir plus s'il s'enchaîne avec celui du Ramadan, comme cette année...Les gens fuient la ville trop chaude et s'en vont dans leur cabanon à la mer...super...mais moi je n'en ai pas...et cette année j'ai trempé une seule fois mes pieds dans la mer...Horrible me direz-vous...habitez en Tunisie et ne pas vivre près de l'eau....Mais je ne suis pas touriste...et pas encore assez argentée pour me passer de travailler. D'autant que je doive faire face seule à toutes les dépenses et franchement la vie à Tunis n'est pas donnée...Je ne suis pas une expat aux fabuleux revenus et je n'ai pas de salaires fixes n'étant pas un prof universitaire en place...mais une simple consultante...
J'ai toujours la solution de fréquenter des groupes d'étrangers en Tunisie...mais dans mon esprit idéaliste, je ne suis pas revenue en Tunisie, mon pays de naissance, pour m'exclure moi même d'avoir la possibilité de rencontrer des amis tunisiens merveilleux, d'apprendre enfin tout un pan de culture que j'ignore, de recontacter avec le pays et ses habitants... Alors le problème est insoluble???
Non je ne suis totalement pessimiste, la réponse est dans le temps...Il faut du temps pour se réinstaller dans un pays nouveau...Il faut laisser le temps au temps
http://www.frmusique.ru/te
Félix Gray
IL FAUT LAISSER LE TEMPS AU TEMPS
Paroles: Didier Barbelivien, musique: Félix Gray
Il faut laisser le temps au temps
Et nos amours auraient quinze ans
Et nos pères seraient nos enfants
Lennon serait encore vivant
Il faut laisser le temps au temps
Et elle m'aurait aimé sûrement
Quand nous étions deux étudiants
Deux oiseaux sur le fil du vent.
Il faut laisser le temps parler librement
Il faut laisser les heures couler doucement
Il faut laisser nos coeurs chanter différent
Il faut laisser le temps au temps
Il faut laisser passer les nuits les jours les années
Il faut laisser danser nos vies nos rêves nos idées
Il faut laisser tomber la pluie les matins d'été
Et renaître au soleil levant.
Il faut laisser le temps au temps
Pour que Vincent ait du talent
Que Jimmy devienne un géant
L'histoire pour faire un président
Il faut laisser le temps au temps
Et elle m'aurait vu autrement
Que ce poète indifférent
À ces yeux qui me disaient tant.
Il faut laisser le temps parler librement
Il faut laisser les heures couler doucement
Il faut laisser nos coeurs chanter différent
Il faut laisser le temps au temps
Il faut laisser passer les nuits les jours les années
Il faut laisser danser nos vies nos rêves nos idées
Il faut laisser tomber la pluie les matins d'été
Et renaître au soleil levant.
Il faut laisser le temps parler librement
Il faut laisser les heures couler doucement
Il faut laisser nos coeurs chanter différent
Il faut laisser le temps au temps.
Il faut laisser passer les nuits les jours les années
Il faut laisser danser nos vies nos rêves nos idées
Il faut laisser tomber la pluie les matins d'été
Il faut laisser le temps au temps.
Il faut laisser passer les nuits les jours les années
Il faut laisser danser nos vies nos rêves nos idées
Il faut laisser tomber la pluie les matins d'été
Il faut laisser le temps au temps.
Il faut laisser passer les nuits les jours les années
Il faut laisser danser nos vies nos rêves nos idées
Il faut laisser tomber la pluie les matins d'été
Il faut laisser le temps au temps
14:53 Publié dans CULTURE, Femmes, IMMIGRATION, SOCIÉTÉ, TUNISIE, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, femme, solitude, réflexion, intellectuel
16.11.2009
Tunisie tu m'inspires
Parce que je me sens toujours Ulysse en Jupons et que partie de Montréal en passant par Paris, j'ai abouti en Tunisie
Parce que dernièrement j'ai passé un week end enchanteur à Djerba...j'ai composé ce poème... et je vous l'offre
Tunisie où j’ai vu le jour,
Tu m’intrigues et me soutiens
Dans ma quête de l’éternel retour
Au pays de mes amours
Ta terre m’inspire jour après jour
Dans un regain de passion où le Bien
Lutte avec le Mal pour conquérir l’Ivresse
Du Fou rempli de sagesses.
L’olivier aux fruits rebondis caresse
Mon esprit de mille parfums
Aux effluves enivrantes, et soudain
Je repense à l’enfance perdue
Très loin aux confins
De l’absence…éperdue
Réminiscences de la France
Matins chagrins en Nouvelle France
Toujours à la recherche d’une autre France
Mythique et imaginaire
Ambiguë et altière
Un théâtre d’ombres et de lumières
Dans une chambre aux persiennes closes
Où ma mémoire enfin explose
Au soleil de Djerba, tout proche d’Ulysse
J’ai retrouvé un zeste d’intime passé
Le sentiment du connu jamais effacé
Cette lumière si forte que les yeux plissent
En admirant les flots d’une mer d’huile
Que j’aimerais au bout du monde emporter
Du bout de mon pinceau sur la toile fixer
Le bleu et le vert mêlés
A la blancheur des houchs lovés
Dans ces villages animés
Aux femmes aux voiles bigarrés
Tunisie changeante et chatoyante
Toutes tes identités attirantes
Me laissent pantelante devant ta nature
Mille fois occultée
Par un monde d’ignorance pour un futur
Oublieux de ta grâce innocente
Tunisie comme Tes enfants
M’offrent leurs doux regards
J’ai levé mes yeux sur ce ciel, espoir
D’un beau matin où je renaîtrais
Sur cette terre près du grenadier
Dans la maison du brigadier
Humant l’air jusqu’au soir
Espoir
18:51 Publié dans CULTURE, Femmes, Poésie, Souvenirs souvenirs, TUNISIE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, djerba, france, nouvelle france, houch, amour, souvenir
03.09.2009
Zénitude
Aujourd'hui je vous offre quelques petits poèmes japonais: ces fameux Haïkus
Matsuo Munefusa (1644-1694), dit Bashô
L'ETE
Nuit d’été
le bruit de mes socques
fait vibrer le silence
Au fond de la jarre
sous la lune d’été
une pieuvre rêve
Sous la pluie d’été
raccourcissent
les pattes du héron
Herbes folles de l’été
où frémit encore
le rêve des guerriers!
17:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.07.2009
L'été en Tunisie; tranche de vie
Depuis fin mai je suis très prise par une belle aventure éditoriale. Si en octobre dernier; j'avais exprimé le souhait de créer un magazine de décoration en Tunisie car j'en voyais l'utilité...mais qu'hélas je n'avais pas réussi à la faire...grâce à une agence de Com tunisienne Alliance, je participe tout de même à cette nouvelle route...ce nouveau défi ....Dary Magazine sachant que Dar veut dire maison et Dary la maison vous avez compris journal de la maison. Autant je pensais réaliser un trimestriel...autant là le défi est immense nous avons la tâche exaltante et périlleuse d'un mensuel.
Je suis rédactrice principale et le résultat de ce premier numéro me rend fière de ce chemin pris.
voici le contenu de mon dossier principal Thema:
Thema
C’est la rubrique clé de Dary magazine : un thème mensuel à fort intérêt pour les lecteurs est présenté sous différents angles.
Le cœur du magazine, un dossier dont j’ai la responsabilité éditoriale. Le thème de ce premier numéro est Tunisie…maisons d’été un thème qui colle à l’actualité
Composé d’
Une introduction sur la genèse de la villégiature en Tunisie
Un reportage sur une maison de vacances Design à Djerba
Une composition Couleur et Lumière dans la maison
Un article complet sur le rotin, son origine et son utilisation en décoration
Un reportage sur une maison astucieuse à Sounine
Extrait de mon article sans les illustrations
Les vacances, ce temps du repos, ce temps de rupture avec le quotidien se cristallisent dans une maison où on a le loisir de ne rien faire. Une maison qui est le repère de tous les proches, celle où on aime se réunir avec la parenté, mais également les amis intimes.
La maison de vacances est aussi dans bien des cas, la maison de famille celle de sa région natale, celle de ses origines. Le temps des vacances est un moment fort où le Tunisien retrouve ses racines.
S’il y a une tendance aux retours des valeurs identitaires, à cette nostalgie de la Terre et de ses jardins fruitiers, à ce regard vers le passé qui conduit à alimenter une vogue certaine des produits artisanaux, il y a aussi un besoin d’innovation. Cette opposition entre patrimoine et modernité, entre reproduction et innovation est un enjeu de créativité pour l’architecte et le designer d’intérieur tunisien
En effet, le dilemme est de satisfaire deux aspirations opposées, tout en utilisant un registre moderne, il y a une demande pour ne pas rompre avec le passé et son vocabulaire architectural. Mais il ya également une volonté de ne pas vivre en dehors de la modernité voire même de la devancer et d’introduire le design.
La maison de vacances se veut moderne par son confort et son équipement, mais cherche à préserver son esthétique tunisienne, alliant des matériaux locaux et les talents des artisans régionaux, même en abordant un registre volontairement design.
1-Le temps des vacances : Les Tunisiens plébiscitent la Tunisie.
Durant la période estivale, ce sont les villes côtières qui connaissent une activité intense. Touristes et estivants se ruent sur ces destinations, comme Sousse, Nabeul, Hammamet, Tabarka, Bizerte…. Hormis les touristes internationaux, les Tunisiens eux-mêmes se précipitent au bord de l’eau pour trouver la fraicheur et sortir des villes écrasées par le soleil. Les Tunisiens de la classe moyenne y vont quelques jours, louant des chambres d’Hôtel ou se réservant une villa en location. Les plus aisés des Tunisiens sont eux propriétaires de leurs maisons de vacances et y installent leur famille pendant plusieurs mois en attendant que les chaleurs cessent.
La Tunisie des vacances est rythmée par son calendrier scolaire d’une part et son calendrier religieux d’autre part. N’oublions pas que pour cette année 2009, et l’année suivante, le grand moment du ramadan tombera en pleine période estivale…il viendra se surimposer à une période qui est plus généralement une période de plaisirs extérieurs. Cette année, le dernier tiers du mois d’Août devrait probablement mettre l’emphase sur l’intérieur de la maison, en revanche le mois de juillet sera complètement réservé à l’extérieur…au plaisir de la plage et de la baignade.
Ce temps des vacances suit également une évolution historique qu’il ne faut pas oublier. Ce sont les Beys, puis les notables de Tunis qui bénéficient les premiers du temps libre, de celui des loisirs où ils s’installent dans la période la plus chaude de l’année, à l’écart de la ville et de ses miasmes dans des lieux de Villégiature.
Ainsi La Marsa, dès le XVIe se transforme en villégiature princière puis résidence des Beys et des notables tunisois au XVIIIe siècle. Il faut attendre le début du XXe pour voir éclore les villas des bourgeois tunisois qui quittent durant tout l’été la Medina pour leur station privilégiée de Villégiature. Le temps des vacances et de la plage, cette saison de la Khlaâ, s’étalent dans la première moitié du XXe siècle et l’on voit fleurir les cabines de bain à l’européenne et les traditionnelles « Barrakas ». La mode du bain de mer est lancée. Le bord de mer est apprivoisé et peu à peu se diffuse dans toute la société. La corniche joue son rôle de promenade de plaisirs à la fois d’ostentation et de séduction. Ce sont les villas aux façades à vérandas et aux jardins clôturés de la Marsa qui créent la première tendance de la maison de vacances.
Après l’indépendance, lorsque la Tunisie rentre dans l’ère du Tourisme international, l’influence de ce nouveau tourisme, qui choisit le bord de mer et la création d’un littoral bétonné, laisse des traces dans le paysage, mais aussi dans le choix de l’implantation de sa maison de vacances. Un nombre croissant de Tunisiens construisent des résidences secondaires au bord de la mer qui sont, selon la chercheure Sondes Zaïer, susceptibles par la suite de devenir des résidences principales.
17:21 Publié dans CULTURE, Femmes, MEDIAS, NETWORKING, Souvenirs souvenirs, TUNISIE, USA, Voyage, Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : geronimi, tunisie, tunis, presse, magazine, dary mag, décoration
30.05.2009
Partir
S'il vous prenez l'envie de refaire votre vie, parce que vous voyez que le temps passe et que votre compagne ne vous accorde plus autant d'intérêt ou que votre compagnon ne partage plus vos passions et que peu à peu s'installe le ronron d'une petite vie qui ne vous exalte plus. Que feriez-vous ? Ne me dites pas que cette question ne vous a jamais effleuré ? Je suis sure que certains soirs, au fond de votre lit, vous regrettez le temps qui passe et soudain, parce que vous approchez la quarantaine ou que vous venez juste de la dépasser, vous avez du mal à vous dire que tout va rester ainsi jusqu'à votre retraite. Là l'épouvante vous saisit et cette nuit-là vous décidez de tout remettre en question.
Ce tournant décisif de votre vie va vous conduire vers les aventures les plus folles car elle va tout d'abord vous donner un second souffle, vous obligeant à vous remettre en question. Elle vous laissera une douce impression de liberté et pour certains elle vous conduira à vous retrouver rapidement le ou la nouvelle partenaire de votre vie. Pour d'autres un célibat aux aventures multiples et toutes plus insipides vous laissera dans une infinie solitude, à tel point que vous pourriez regretter l'ancienne quiétude ennuyeuse, mais si confortable.
Bien entendu, lorsqu'on choisit de quitter l'Autre, on est dans l'action et il est souvent grisant de remettre à plat ses anciennes habitudes pour s'en forger de nouvelles. Les familles reconstituées si nombreuses sont le reflet de ce constat du mitan de la vie... Comme l'homme possède un instinct grégaire, il reconstruit généralement une deuxième famille...vous êtes-vous jamais posé cette question d'adopter les enfants d'une autre ? De vivre dans un nouveau décor totalement éloigné de tout ce que vous avez connu jusque là ? Avez-vous-même songé à changer de pays et de langue...Partir...Partir...Voyage...Voyage
Peu d'entre nous n'ont assez de cran ou de folie, selon les points de vue, pour une telle échappée! D'ailleurs celui qui est tenu par des enfants, rivé à un lieu, une école ou des parents âgés se risquera moins facilement à cette dérive. Il y aura toujours les baroudeurs et les aventuriers de tout sexe qui quitteront à tout moment le port, mais ceux-là ne sont bien que dans le mouvement, dans l'ailleurs incapables d'affronter réalité et responsabilité.
Celui qui est abandonné, laissé pour compte ne comprend pas tout de suite la chance qui lui sourit car c'est même plutôt le contraire qu'il perçoit. Lui ou Elle n'avait pas envie de se remettre en question et vivait finalement bien cette quotidienneté que vous teniez pour banale et morose comme un bonheur tranquille. Une fois passé le choc de la rupture de cette séparation inenvisagée car inenvisageable, le délaissé comme l'abandonnée sont contraints de se repositionner par rapport aux autres, à réapprendre à séduire, à se retrouver dans les bras d'une autre ou d'un autre, à oser à nouveau le regard d'un étranger ou d'une étrangère. Une porte se ferme malgré vous et bien sûr une autre s'ouvre...
L'expérience prouve que la vie de nos jours ne nous contraint pas à la solitude, que les occasions de rencontres sont démultipliées par les nouveaux usages sociaux d'Internet et que des sites comme Facebook empêchent bien des gens de sombrer dans une dépression profonde après un choc affectif. Après une rupture non souhaitée, il n'est pas rare de voir celui qui a été plaqué refaire sa vie plus rapidement et avec plus de bonheur que dans sa précédente union.
Je trouve que toute rupture, même la plus poignante, nous fait progresser : dans la connaissance de soi en premier lieu, car nous n'avons plus ni d'écran ni de miroir...et dans la connaissance des autres, tous les témoins de notre chagrin. Pour se reconstruire, il faut du temps et de la patience, du courage et du sang froid pour ne pas céder à la panique première de l'inconnu, de cette incertitude dans laquelle on tombe forcément au début. Et puis la chance tourne forcément en notre faveur, un jour ou l'autre ; parce que ce jour-là on réalise que le petit vendeur de journaux vous sourie, qu'un merle est venu vous rendre visite dans votre jardin et que la nouvelle voisine est si jolie... Alors la vie reprend son cours et le monde se recompose sous vos yeux !
La clé pour retrouver le bonheur perdu, c'est de regarder autour de soi ; car la vie ne peut et ne doit pas s'arrêter à une seule personne.
Partir Partir
Même loin de quelqu'un
Ou de quelqu'une
Même pas pour aller chercher fortune
Oh partir sans rien dire
Vivre en s'en allant
Chanson de Julien Clerc
11:06 Publié dans Femmes, IMMIGRATION, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie, psychologie, couple, crise, voyage, séparation


























